Now online : 20ème Festival CABARET VERT – Charleville Mézières, 20 et 21 août 2026

Now online, les 20 ans du CABARET VERT qui fait chanter, danser et pogoter l’Ardenne, qu’elle soit au pluriel du côté français ou qu’elle soit au singulier en Belgique: putain, putain, c’est vachement bien, nous sommes quand même tous des Ardennais… Et ce ne sont pas The DEFTONES ni BODY COUNT feat. Ice-T ou The SPARKS ou encore TURNSTILE et ULTRA VOMIT qui vont nous contredire. Et que dire alors du mutant en costume, the one and only one Nick CAVE?

Une édition 2026 du Cabaret Vert qui nous a réservé son lot de surprises, parfois bonnes, parfois excellentes, parfois moins bonnes. Et qui a fait la part belle à des combos qui décidément ne parviennent pas à passer la rampe de notre humble opinion. RISE OF THE NORTH STAR et LAST TRAIN en font partie haut la main, tout à l’inverse de SPEED et de THEA qui nous ont dépoté les synapses.

Now online et toujours dans notre GALERY de portraits Intensities in 10s Cities : From Backstage to Frontstage, All The World Is A Stage. Et, as usual, pas de chipotage ni de bidouillage avec les photos comme vous en voyez partout ailleurs. Non: ici, c’est NO f*cking Photoshop. NO damn Ligthroom. NO bullshit RAW format. NO holy crap numeric nor digital overdub. NO a.i. feature (artificial intelligence sucks) : ONLY pure one-shot JPEG. Parce que shooter live, c’est comme le real rock’n’roll: c’est spontané, c’est brut de décoffrage et surtout ça doit le rester…

Avec 106 000 festivaliers réunis en quatre jours, le Cabaret Vert a célèbré sa 20e édition avec un nouveau succès populaire. De Deftones à Nick Cave, cette édition anniversaire aura surtout confirmé une chose : vingt éditions après sa naissance, le festival continue de cultiver la découverte, le mélange des genres et le renouvellement. Au point d’ailleurs qu’on ne s’est contenté que des jeudi et vendredi, les samedi et dimanche virant vraiment foire au boudin (mais zil en faut pour tous les goûts, mon bon monsieur).

The DEFTONES @ Festival Cabaret Vert – Charleville Mézières – 20 août 2026

Pas de pass-photo pour le set de DEFTONES… Mouais… Quatre médias accrédités seulement… Cette édition du Cabaret Vert est marquée par tellement de restrictions-photos (et ne parlons même pas de Nick CAVE demain…) que certains collègues habitués comme nous du pit et du crash-photo décident tout simplement de jeter l’éponge et de ne même plus revenir demain. Sans parler de ces artistes qui te demandent la signature préalable d’un contrat et/ou qui exigent de valider tes clichés avant toute diffusion. Il est passé où le rock’n’roll hein, il est passé où ce fuc*king de pu*ain de rock’n’roll ? Hein…?

On ne résiste à nouveau pas à l’envie de reprendre derechef la review de Fosse Commune pour agrémenter ces quelques clichés volés et pris à la sauvette depuis bien loin dans le public: « BREAKING FOSSE #4 – CABARET VERT – ON A VU DEFTONES. Vu mon état de fatigue ça va être télégraphique. Bref. J’ai vu Chino Moreno. Le seul type qui peut porter un pantalon cargo trop court avec des chaussettes blanches et être sexy as fuck. J’ai déjà écrit, à l’occasion du Mainsquare 2025, tout ce que j’ai à dire sur Deftones. J’enlève pas un ligne. Au Cabaret Vert. Ils ont joué 1h20. Ils sont rentrés sur Be Quiet and drive. Au milieu on a chanté Change…ah ah ahhh ah ah ahhhhh. J’ai perdu ma voix. Me suis engueulée avec la meuf de devant qui filmait tout. J’ai quand même fini avec un pied nu (une sale histoire). Le jeudi de l’enfer touche à sa fin. A cette heure je rêve d’un plaid et d’une camomille« .

Perso, The DEFTONES ne nous ont pas franchement transcendé – et sans doute sommes-nous parmi les seuls à rester sur notre faim à en écouter tous les dithyrambiques commentaires qui fusent sur la plaine du festival. Franchement, oui franchement, les Californiens n’ont pas inventé grand chose. Depuis 1988 que les gars sont à la manoeuvre, on pouvait espérer et attendre un peu plus de consistance, d’audace et de grandiloquence rock’n’rollesque. Mais non: un set d’une banale et affligeante banalité. Rien à jeter, non. Mais rien à en garder non plus. Dommage…

GRASPOP METAL MEETING – 28 juin 1998 – Dessel

Graspop_1998
Une vaste prairie, trois scènes, et des dizaines de milliers de t-shirt noirs ou de blousons de cuir de même couleur : le décor est planté, le spectacle est impressionnant ! La faune est à la hauteur de l’affiche : bigarrée et colorée, puissante et variée. Je retrouve Primus (après les avoir vus à sept reprises lorsqu’ils ouvraient pour Rush) sans tomber à nouveau sur leur charme. Dream Theater me semble toujours aussi soporifique, avec l’inconvénient majeure supplémentaire que je pensais – a tort – que leur jeu live donnerait un peu plus de vie, de corps, de chaleur et de cœur à leur musique froide au possible. Erreur : cette prestation me semble sans âme ni vie, bien qu’ils restent des musiciens hors paire et d’exceptionnels techniciens – mais de là à dire qu’ils sont charismatiques et que leur musique parlent aux tripes, non. Définitivement non… La toute grande foule est là pour le Sabbath, pour Black Sabbath qui aligne ici son line up originel et original : l’événement musical de l’année ! Ozzy, au micro, chauffe le public depuis le backstage avant même le commencement du show : « Do you fucking hear me ? ». Le concert est à la hauteur des espérances, de toutes les espérances : nous vivons un véritable moment d’anthologie ! Le double CD live qui succédera à cette tournée s’appelle « Reunion » – et le titre correspond admirablement à la réalité. L’image du jour ? Notre brave Ozzy qui se déculotte et expose ostensiblement son postérieur aux 50.000 paires d’yeux. Un classique, allez-vous me rétorquer. Effectivement. Mais jusqu’au moment où Ozzy dépose son micro pour bien écarter les fesses de ses deux mains…

Graspop_Affiche_1998