Now online : SABATON feat. APOCALYPTICA @ Sportpaleis, Anvers

SABATON, une machine de guerre…
Le concert sold out du Lotto Arena déplacé vers le Sportpaleis voisin vu l’affolement des ventes est un signe qui ne trompe pas: pour qui ne le saurait pas, SABATON est définitivement entré dans la cour des grands. Et l’on ne parle pas uniquement des (au moins) 10 semi-remorques à l’effigie du band qui font bien belle figure aux portes du Sportpaleis.

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Quant à APOCALYPTICA qui officie en première partie (après une performance dispensable de AMARANTHE en opening act), considérons que la plus-value de son apport réside essentiellement dans sa présence en "background strings" de SABATON une longue partie du concert durant. Une franche réussite qui fournit un peu plus d’amplitude encore à la scénographie des Suédois…

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Maintenant en ligne, et clichés supplémentaires disponibles of course dans notre galerie de portraits

SABATON @ Sportpaleis Antwerp – 02 février 2020

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Nuclear Blast – le plus important label heavy sur la planète Terre s’il fallait le préciser – n’a pas fait les choses à moitié. Nous avions déjà eu l’honneur, le privilège mais surtout le plaisir au printemps dernier d’être deux jours durant les invités de SABATON à l’occasion de la "listening session" de leur dernier opus "The Great War". Cela se passait – on ne peut mieux le concevoir – à Verdun, sur les lieux mêmes mis en scène et en musique par leur dernier concept-album…
Rebelote ce soir, avec un service avant- et après-vente parfait.

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21h10 précises: briefing des photographes au sein du pit-photo – une première en la matière, et bien riche de conseils et de suggestions au vu du déroulé de la scénographie, de la pyrotechnie et des autres éléments constitutifs du set de SABATON. Le management ne veut absolument pas que les photographes passent à côté de la montre en or, et souhaitent une couverture maximum du show en suggérant même de tirer certains clichés pour tel ou tel morceau depuis le fond du Sportpaleis qui offre une vue panoramique sur le light show et la piro.

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La vingtaine de photographes attitrés que nous sommes est scindée en deux groupes de 10, ainsi que précisé dans le mail reçu il y a quelques jours déjà. Et qui disait en substance :
Dear photographer,
On behalf of Sabaton I’m mailing you the instructions for photographing the band this Sunday February 2 in Antwerp. Please read them carefully, as they are different from what you are used to.
There’s big pyro/fireworks all the way through the show, so do follow the instructions below closely for your own safety !:
– when you show your valid ID card at the press/guest reception desk of the venue, you will get an enveloppe with your name on it, including a photopass and a letter with instructions

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Sabaton’s crew member(s) will meet you/all photographers before the Sabaton set at 21H10 in the pit on the right of the stage, in order to answer any questions you may have. Please DO NOT miss this meeting !
– from the photo pit in front of the stage, you will get to shoot five songs
– Sabaton’s crew members will separate the photographers into two groups, so that the pit is not busy. Your group is marked on your photo-pass.
Group A: Songs #1, #2, #3 – EXIT PIT – #13, #14 – EXIT PIT
Group B: Songs #9, #10, #11 -EXIT PIT – #15, #16 – EXIT PIT

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– when you are not in the photo-pit, feel free to continue shooting the show from the front of house
– your pass will give you access to the floor and stalls of the arena
– support bands’ rules: Three first songs
– other rules: No flash, no video
Please mail the link of your (photo) report as soon as it’s online.
Many thanks.
Enjoy the show, have a blast !" (… tu parles !)

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SABATON est devenu une machine de guerre… Le concert sold out du Lotto Arena déplacé vers le Sportpaleis voisin vu l’affolement des ventes est un signe qui ne trompe pas: SABATON est définitivement entré dans la cour des grands. Et l’on ne parle pas uniquement des 10 semi-remorques que nous avons dénombrés aux portes du Sportpaleis. A l’éffigie du band, ils font ma foi bien belle figure…

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L’attente fut néanmoins longuette avec, dès 19h00, un AMARANTHE qui part à l’assaut des planches. Trois lead vocals qui complètent un trio guitare-basse-batterie n’est pas – et de loin – notre configuration préférée. Pas plus que celle d’APOCALYPTICA nous le confessons, et son trio de violoncelles qui vient identiquement garnir la même la doublette guitare-batterie. Entre les deux, notre coeur balance, mais ne bat pas particulièrement la chamade.

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Le neuvième album studio de SABATON, The Great War, est un album conceptuel musicalement riche qui capture l’atmosphère sinistre de la Première Guerre mondiale. Il perpétue la marque de fabrique typique du groupe en mettant en scène des histoires de champs de bataille impitoyables à travers le monde. The Great War baptise la tournée mondiale 2020 de SABATON: The Great Tour….

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C’est sur scène – bien plus qu’en studio – que se déploie tout le génie guerrier de SABATON, où la scénographie – au lieu de distraire le spectateur – renforce ici la puissance et la texture des compositions. En évitant de sombrer dans le grand-guignolesque d’un RAMMSTEIN ou de virer au barnum ridicule d’un KISS, la pyrotechnie et le decorum de SABATON sont ici au service du band, au lieu de le déservir. Ce n’est que plaisir pour l’oreille et pour les yeux, mais un peu moins pour l’objectif avec une scène ce soir bien (trop) haute, garnie de surcroit de sacs de sables et autres barbelés de circonstances mais entravant le champ des prises de vue.

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La gentillesse et la simplicité des cinq gars de SABATON nous avaient littéralement séduit l’année passée à Verdun. Leur show au Hellfest 2019 quelques mois plus tard nous avait agréablement surpris. Mais c’est véritablement le set de ce soir au Sportpaleis d’Anvers qui achève avec brio et réussite ce méticuleux travail de séduction…
APOCALYPTICA n’y est d’ailleurs pas pour rien, ses trois violoncelles étant invités à partager la scène de SABATON une grande partie du concert pour rendre celui-ci d’autant plus grandiloquent.
Bienvenue dans la cour des grands…
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HELLFEST @ Clisson, 21-23 juin 2019

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Aaaaaaah, le HELLFEST…! Avec l’historique Download, le mythique Wacken et notre Graspop national, nous voici face au quatrième mousquetaire – et non des moindres. En ce solstice d’été 2019, le vignoble nantais accueille la 14ème édition de cette grand-messe devenue incontournable au même titre que les trois premières nommées. Sold out depuis près d’un an en moins de deux petites heures, les 180.000 tickets pour ces 3 jours et ces 3 nuits d’Enfer sont à l’image de l’événement: dantesque, hallucinant, colossal, titanesque mais surtout magique…

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Le site semi-permanent offre un décorum digne du meilleur Mad-Max, quand ce n’est pas plutôt Games of Throne ou Alien. Aucun festival – par définition éphémère – n’est en mesure de rivaliser avec des infrastructures ici permanentes. A moins que peut-être Tomorrowland dans un tout autre registre, mais sans les deux immenses mainstages dont peut se prévaloir le Hellfest, flanquées de pas moins de 5 écrans LED aussi démesurés et gigantesques que les scènes elles-mêmes.

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Un premier écran à gauche de la scène gauche, un second à droite de la mainstage right, un troisième entre les deux scènes, et enfin deux écrans identiquement démesurés en toile de fond de chacune des deux scènes revenant latéralement sur leurs flancs. Un dispositif visuel qualitatif et quantitatif tout bonnement exceptionnel et unique pour ne manquer aucun rictus caché, aucun poil de barbe rebelle ou aucun ongle mal coupé. Redoutablement efficace, ou effroyablement intrusif c’est selon…

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Trois immenses chapiteaux semi-ouverts hébergent 3 scènes supplémentaires tandis qu’un 6ème et dernier lieu de débauche sonore, en total open-air quant à lui, est lové dans l’amphitéâtre de la War-Zone au décor (permanent) apocalyptique, entre Mad-Max et… Auschwitz. 160 groupes et autant de concerts vont transformer le parc de Clisson en un enfer pavé de bonnes intentions 3 jours et 3 nuits durant, sous un soleil de plomb aussi implacable et redoutable qu’une sonorisation tout bonnement ex-cep-tion-nel-le et jamais – ô grand jamais – auparavant nulle part rencontrée.

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3 jours et 3 nuits de peace & love, d’amour et d’amitié, de fête et de débauche sonore, de gastronomie et de divertissements, de déguisements et de wall of death, de pit-circle et de bières. Le Hellfest est devenu le plus gros vendeur de bières français avec 800.000 litres vendus en trois jours (pour 180.000 personnes, frêles femmes et jeunes enfants compris) sur 350 mètres de linéaires, alimentés par 15 citernes de 250 hectolitres, 40 tanks de 1.000 litres, huit semi-remorques et 4 km de tuyaux qui courent enterrés sous les pieds des festivaliers.

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Mais notre HELLFET, c’est aussi près de 65 km parcourus en trois jours, entre parkings et site du festival, entre mainstages et espace-presse, entre scènes diverses et VIP area, entre bars, fronstage et conférences de presse. Ce sont 3 jours passés a faire inlassablement le pied-de-grue de midi à minuit dans l’accès des différents pits photos, sous un soleil de plomb, entre les hurlements de la foule dans le dos et le véritable mur de la scène qui se dresse devant nous – mainstage #2 à ce point haute que sont totalement éclipsés de nos objectifs le batteur ou les musicos se tenant quelque peu en retrait…

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"Notre" HELLFEST, ce sont aussi 3 jours de stress et de tension, de peur de perdre une seule des 200 ou 250 précieuses secondes dont les photographes accrédités sont gratifiés pour tirer le meilleur cliché du set sur lequel ils ont jeté leur dévolu, sacrifiant par là d’autres prestations simultanées ou quasi. Notre HELLFEST dans le photo-pit est en définitive tout sauf une sinécure, et s’apparente davantage à un des douze travaux d’Hercule qu’à une promenade de santé ou à un moment festif de pur délire. Et dire qu’il y en a qui croient qu’on s’amuse…

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Notre HELLFEST, ce sont donc aussi et surtout des moments puissants et uniques, magiques et épiques, entre belles surprises et grosses claques, entre émotions et passion(s), mais aussi entre frustrations et quelques rares déceptions. Si le HELLFEST a hébergé les adieux définitifs à la France de SLAYER, de KISS et de LYNYRD SKYNYRD – excusez du peu – c’est bel et bien la prestation de TOOL qui était très attendue de beaucoup. Le fondateur du HELLFEST, Ben Barbaud, avoue depuis longtemps que la venue des Américains faisait partie de ses objectifs prioritaires depuis des années…

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Ainsi, il est minuit et demi en ce dimanche, troisième et dernier soir, quand TOOL déboule sobrement, discrètement, sur scène en toute fin de festival et déstabilise une bonne partie du public. Comme à l’accoutumée, les Californiens restent dissimulés dans une semi-pénombre, laissant toute la place à leur musique. Se retranchant derrière leur musique. Tout pour leur musique. Même les écrans géants ne les montrent pas un seul instant, affichant au contraire les mêmes images expérimentales et anxiogènes que nous avions pu découvrir la semaine dernière à Amsterdam où nous avons eu la chance de les découvrir.

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Pas un mot non plus, pas un bonsoir, pas un merci, mais une musique allant crescendo, déversée sur Clisson par le biais d’une sonorisation d’une perfection aussi apocalyptique et hallucinante que tout simplement… parfaite. N’en demeure pas moins que face à un parterre de 60.000 personnes, l’absence de tout visuel du band sur les immenses écrans LED est pour certain du foutage de gueule. D’autres y voient au contraire l’expression ultime que TOOL n’en a que pour sa musique et rien que pour sa musique, ses structures alambiquées secouées de déflagrations. Et quelles déflagrations…

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Au préalable, ANTHRAX prépare sur la mainstage #2 l’arrivée de SLAYER avec un Tom Araya qui semble particulièrement ému de faire ses adieux au public français. Vétérans en tournée d’adieu, SLAYER ne faillit pas à sa réputation avec quasiment que des tempos rapides du début à la fin. On aime ou – comme nous – on n’aime pas vraiment. Toujours est-il qu’Araya n’a manifestement pas envie de partir, et restera longtemps à saluer un public en délire sous les flashs d’un gigantesque feu d’artifice qui salue ainsi les adieux français de SLAYER (… ou qui annonce l’arrivée de TOOL sur la mainstage #1 ?).

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Autres adieux réussis la veille, et le mot est faible: ceux de LYNYRD SKYNYRD avec ce véritable moment chaire-de-poule et cet intense et émouvant set. Au soleil couchant qui baigne d’une chaude lumière horizontale la mainstage #1, le rappel (tout à fait imprévu?) qu’entament les Sudistes avec leur magistral FreeBird à l’heure même de quitter la scène fait partie de ces rares et précieux moments qui comptent dans une vie. Ce morceau de bravoure sera par ailleurs la seule – la seule – entorse à un planning rigoureusement tenu à la seconde près sur les 6 scènes du HELLFEST les 3 jours durant. Remarquable, émouvant et poignant pied-de-nez de LYNYRD SKYNYRD au système en guise d’ultime révérence après 50 ans de bons, loyaux et fidèles services. Masterclass.

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Distingué et tout en élégance, cet ultime Freebird – et nous réalisons alors que plus jamais il ne nous sera donné de l’apprécier en live. Feu Ronnie Van Zant prendra même les commandes des lead vocals via une séquence filmée en noir et blanc: après nous avoir réservé sur Simple Man photos et vieux films de famille projetés sur les écrans, LYNYRD est tout simplement magique pour ses adieux. Tout simplement magique. Séquence émotions, avec un public qui le lui rend à l’unisson…

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Richie KOTZEN, bien loin de Poison et de Mr Big, nous déverse à l’heure de l’apéro son excellent blues-rock-hard-soul à la Rory Gallagher. Tout l’opposé d’une double cuvée germanique également présente à l’affiche: à EISBRECHER, totalement dans la lignée de Rammstein, nous préférons leurs excellentissimes compatriotes et vétérans de BÖHSE ONKELZ

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Que du beau monde à mentionner dans le lineup de DEADLAND RITUAL, à commencer bien évidemment – à tout seigneur tout honneur – par son fondateur Geezer Butler en manque manifeste de Black Sabbath, rejoint par Steve Stevens (Billy Idol), Matt Sorum (Guns N’ Roses) et Franky Perez (Apocalyptica). Un set composé en grande partie de reprises de Sabbath, de Heaven & Hell, de Velvet Revolver et de Billy Idol: que du bonheur pour un supergroupe / tribute band (biffer la mention inutile).

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Un EAGLES of DEATH METAL malgré tout surprenant annonce l’arrivée d’un tout grand WHITESNAKE. Même si Coverdale n’a plus vraiment sa légendaire voix, le band est là pour assurer malgré de dispendieux et inutiles soli de guitares et de drums (quoique Aldridge demeure un batteur hors-pair). Ces démonstrations surannées n’ont définitivement pas (plus) leur place en festival dans le cadre d’un set d’une petite heure – si ce n’est en la présente circonstance pour permettre au beau David d’aller reposer ses cordes vocales. Et vu ce qu’il en fait encore, on ne peut que lui pardonner.

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A bien vite oublier, malgré l’avoir évité depuis des décennies: DEF LEPPARD – l’erreur de casting, ou plutôt l’erreur tout court qui perdure et se maintient en haut des affiches de manière incompréhensible depuis des lustres, entre tubes US insipides et ballades sirupeuses d’une totale vacuité. Tout l’inverse d’un ZZ TOP qui fête en grandes pompes ses 50 ans de carrière, démontrant une forme olympique avec un set sans grande surprise si ce n’est une présence scénique et un enthousiasme communicatif qu’on ne leur connaît guère.

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Pour ses adieux à la scène, KISS présente une mise en scène pharaonique, mais la démesure ne compense pas une prestation sans beaucoup d’âme malgré une set list plongeant loin dans le passé – et rappelant aux ignares que KISS a indéniablement fait partie des grands du rock’n’roll… avant de devenir une vulgaire arme de distraction massive. En 2019, KISS tire la langue – et pas que Gene Simmons – à l’occasion donc de ce qui est également leur dernier concert en France au terme de 45 années de carrière.

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Les gars livrent une performance souvent poussive et trop rarement exaltante, malgré une setlist pourtant emplie de tubes et une débauche d’effets visuels et pyrotechniques. Mais le concept ou plutôt le produit-marketing s’essouffle, et sans doute n’est-il pas inopportun de ranger définitivement la clé sous le paillasson avant la prochaine tournée de trop. Quoique nous avions déjà assisté en 2000 – il y a 19 ans ! – à trois shows US de leur Farewell Tour 2000 !! Bon sang ne saurait mentir, dit-on.

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Les Sudistes de BLACKBERRY SMOKE nous réservent la surprise d’un savoureux « Come Together » en clôture de set, avant de laisser la place à un CLUTCH qui a davantage sa place dans de plus modestes salles que sur la mainstage #1 du HELLFEST. Après avoir déjà supporté la daube de Def Leppard, le grunge sans âme de STONE TEMPLE PILOTS nous assène le coup de grâce à travers une prestation commerciale expédiée sans relief aucun, jusqu’à ce qu’ANTHRAX réveille la plaine de Clisson avec e.a. leur inévitable mais très réussi et inévitable «Antisocial».

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Pour qui apprécie le mariage entre Heroic Fantasy et Power Metal, les 5 guerriers de GLORYHAMMER partent à la guerre. On ne sait trop si la reine sera sauvée à la fin, mais on s’en tape royalement. Notre premier GODSMACK sur la mainstage #1 consiste en une bien appréciable surprise de métal alternatif US bien gentillet, à l’inverse de leurs compatriotes encapuchonnés de UADA qui nous plongent dans les ténèbres d’un black metal atmosphérique aux mélodies spectrales: sobre, brutal mais diablement somptueux.

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La scène française du 1er jour déverse sur la plein de Clisson un peu de tout, à boire et à manger. Les prestations musclées de LOFOFORA, de NO ONE IS INNOCENT et de DAGOBA sur la mainstage #2 précèdent celle passablement dispensable d’ULTRA VOMIT. Avant que le charme et le magnétisme de MASS HYSTERIA nous réserve le thrill que ne parvient cependant pas à nous fourguer un prévisible et GOJIRA froidement technique.

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Le doom de nos chouchous d’UNCLE ACID & THE DEAD BEATS ravage la Valley Stage en ajoutant un brin de heavy et un soupçon de stoner à leur horrifique pseudo-psychedelisme. Les hypnotiques MY SLEEPING KARMA leur avaient solidement préparé le terrain un peu plus tôt sur la même scène, dénotant d’un KVERLERTAK éjaculant un concentré enthousiasmant de métal suintant le death, le rock, le punk et le black sur la Altar Stage. Tout l’anti-thèse de la rigidité d’un DREAM THEATER fidèle à lui-même qui ne nous exalte pas plus que la semaine dernière à la Rockhal de Luxembourg, mais sans non plus la verve d’un DROPKICK MURPHYS qui n’a pourtant guère sa place sur la mainstage #1 en prélude aux guerriers de SABATON. Les Suédois remplacent au pied-levé MANOWAR suite à un sombre et obscur forfait déclaré plus tôt dans la journée, et qui terminera sans doute devant les tribunaux.
SABATON réserve une place de choix à quelques extraits de leur dernière galette qu’ils nous avaient présentée en exclusivité il y a quelques semaines à Verdun, et sa dimension scénique achève de nous convaincre…

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TESLA roule à l’électricité (ah ah ah) et sait faire parler les watts (hi hi hi), mais pas vraiment la poudre (boum !). Et à propos de poudre, notre vénéré et vénérable SLASH nous laisse sur notre faim – une fois n’est pas coutume. Non pas qu’il n’avait pas la gnac, le SLASH, mais corseté dans un format festival qui ne convient pas à son tempérament de feu, ce type de prestation chronométrée n’est manifestement guère compatible avec son explosivité naturelle et peu contrôlable. Et dire que son concert de début d’année au Cirque Royal à Bruxelles demeure – mais alors là sans discussion aucune – dans notre top 5 historique…

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TRIVIUM ainsi que LAMB of GOD ne transcendent pas la mainstage #2, tout le contraire d’un excellentissime CANDLEMASS qui demeure une de nos plus belles claques prises de plein fouet au même titre que WOLFHEART. Un cran en-dessous, YOB ainsi que UADA demeurent au rang des belles découvertes, de même que les guignolesques ME FIRST AND THE GIMME GIMMES qui ont irradié toute la War Zone, cette fameuse zone déjantée un tantinet excentrée et comme hors de tout référentiel sur le festival…
Clisson 2019 est mort. Vive le HELLFEST 2020 !

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SABATON – Verdun Chapter – press meeting, 12-14 avril 2019

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Il y a des groupes qui se donnent une image, et il y en a qui sont cette image. SABATON fait indéniablement partie de la seconde catégorie…
SABATON, c’est cinq gars passionnants et passionnés, cinq gars intègres et entiers. Cinq gars d’une extraordinaire simplicité, d’une incroyable gentillesse et d’une sympathie hors du commun. Cinq gars tout ce qu’il y a de plus normal mais qui mènent a contrario une vie qui n’a rien d’anodin ni de banal. Pause. Retour sur deux journées passées en leur si chaleureuse et agréable compagnie.

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Entrés symboliquement en studio le 11 novembre 2018, très exactement le jour du 100ème anniversaire de l’Armistice, SABATON verra son 9ème et dernier album "The Great War" sortir cet été, le 19 juillet 2019. C’est cependant en cette mi-avril déjà que les Suédois décident de frapper fort en présentant à la presse internationale en avant-première leur dernier né. Et pas n’importe où: sur les champs de bataille de Verdun, au cœur même de cette sanglante boucherie, fil conducteur de leur album-concept "The Great War".

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Alternant devoir de mémoire sur les lieux mêmes, listening-sessions de leur nouvel album, visites de hauts-lieux commémoratifs mais aussi autres moments foncièrement plus festifs, SABATON emmène la quarantaine de journalistes que nous sommes autour et aux alentours de Verdun.

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Les quelques historiens chevronnés qui orchestrent leur chaine YouTube « Sabaton History Channel » sont nos guides de 1er choix, pour mieux encore contextualiser et décrire les faits tragiques ou héroïques qui charpentent les 11 morceaux de ce nouvel album. De quoi conférer à ces deux journées et deux soirées passées en compagnie de SABATON le cachet de l’authenticité historique combiné à une expérience conviviale, émotionnelle et musicale sans pareille.

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La passion historique de SABATON pour les hauts-faits d’armes qui ont égrené les différents conflits de l’Histoire n’est pas plus nouvelle que feinte. Pas plus les événements contés dans leurs précédents albums que la scénographie de leurs shows ne sont une démarche marketing camouflant une coquille plus ou moins vide, un corps creux. Non : SABATON, ce sont cinq gars passionnés d’histoire et de conflits, passion qu’ils traduisent en une discographie qui a (aussi) vocation pédagogique – pas uniquement visuelle ni faussement sincère ou hypocritement intéressée.

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Ainsi, deux jours durant, nous avons arpenté en compagnie de SABATON les lieux mêmes qui charpentent leur dernier « The Great War » – dont le morceau « Verdun » n’est pas le moindre – comme si nous déambulions au sein même des coursives de leur album. Faisant œuvre historique en témoignant de l’ignominie et de la folie humaine, les gars de SABATON ont mis en musique les 300 jours de la bataille qui s’est tenue ici-même à Verdun, à raison de 1.000 morts par jour dans les deux camps.

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Parcourir ces sites historiques empreints de tant de souffrance et de drames ne laisse personne de marbre. Recueillement, silences et émotions ponctuent la visite de l’ossuaire de Douaumont, de la Citadelle de Verdun, du Memorial Museum également.
Puis du village détruit de Ornes, où les flocons de neige s’invitent pour le shooting-photo du samedi fin de journée, mais également quelques fans alertés via réseaux sociaux de la présence de SABATON. Un weekend tout en contraste(s) donc entre pélerinage, visites historiques, listening-session et caractère joyeusement festif d’autres moments passés avec le band.

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Joakim nous confiera qu’en tournée, ils ne manquent jamais de vérifier si leur itinéraire entre deux shows ne passe pas à proximité d’un haut-lieu historique. C’est ainsi qu’ils ont précédemment visité Bastogne – dont Screaming Eagle est un vibrant hommage à tous ceux tombés lors de cette Batte of the Bulge – l’Offensive des Ardennes. Quant au frigo qui trône dans la cuisine de Pär, il commence à devenir sérieusement trop petit pour accueillir tous les magnets qu’il achète au fur et à mesure de ses visites de par le monde – nous confie-t-il un brin amusé en achetant à la Citadelle de Verdun un aimant des lieux qui va venir agrandir sa collection et compliquer son problème…

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Chris joint quant à lui l’utile à l’agréable, nous confiant que parcourir le monde en alternant de la sorte moments graves mais aussi séquences foncièrement festives et rock’n’roll est une vie rêvée, même si éprouvante et probablement pas éternelle… Hannes, amateur passionné de bonnes bières, n’est pas le dernier à troquer la Carslberg du bar de l’hôtel contre une Grimbergen blonde qu’on partage ensemble, nous avouant apprécier particulièrement la belgian beer connection. Tommy, enfin, nous livre qu’il attend avec impatience de fouler un jour les planches du Sweden Rock Festival – ce qui sera la moindre des choses.

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Ceci dit, "The Great War" est bien né, très bien né et maintenant dans la boîte – ne (vous) reste plus qu’à attendre le 19 juillet pour le découvrir, ou les premiers concerts de la tournée (f)estivale de SABATON.
Total respect au label Nuclear Blast (Markus Wosgien) et chapeau bas à Replica Promotion (Olivier Garnier, Roger Wessier & Pascale Lacquehay) pour la parfaite et excellentissime organisation d’un remarquable weekend axé autour d’une action promotionnelle comme on n’en fait plus guère en ces temps numériques et dématérialisés…

Now online : press meeting w/ SABATON for next album « The Great War »

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Maintenant en ligne, le récit d’un weekend sur les champs de bataille de Verdun ces 12 et 13 avril 2019 avec SABATON qui célèbre non seulement 20 ans d’existence, mais aussi et surtout la promotion de leur nouvel et 9ème album "The Great War" (sortie prévue le 19 juillet 2019).
Clichés complémentaires de ces deux journées avec SABATON dans notre GALERIE

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GRASPOP Metal Meeting 2012 : Ozzy OSBOURNE, SLASH, BLACK LABEL SOCIETY, SLAYER, SABATON, PARADISE LOST,…

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La sidérurgie lourde est encore promise à un bel l’avenir au Plat Pays : si pas à Liège, c’est à Dessel que la phase à chaud continue de démembrer les tympans en une coulée continue incandescente. La grand-messe annuelle des métalleux offre à l’oreille une affiche lourde de chez Arcelor métal, et à l’oeil le spectacle de spécimens en tous genres qui ont hiberné pendant un an. En tous cas, ce n’est pas au zoo qu’on a pu les croiser ces derniers temps, ni au boulot : allez savoir où ils étaient parqués !? Car ce n’est pas seulement la Fête de la Musique ce 22 juin 2012 : c’est carrément halloween tendance Binche et puissance Gremlins.

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Une gigantesque mainstage, deux énormes marquees, un metaldome et d’autres zones & scènes encore occupent le terrain de ce que la presse appelle désormais le plus grand festival de métal d’Europe (sic). Pour ne se concentrer que sur cette première journée du vendredi 22 juin 2012, BLACK SABBATH était annoncé tête d’affiche dès le début de l’année avec son line-up originel. Mais le traitement du cancer de Tony Iommi en a décidé autrement, contraignant le band a annuler toute sa tournée estivale.

Affiche de janvier 2012 : Graspop_2012_Ad.jpg puis de juin 2012 : GMM12webflyer16052012.jpg

En lieu et place du Sabbath, c’est donc notre bouffeur préféré de chauves-souris – OZZY & Friends pour les néophytes – qui tient le haut du pavé pour terminer en beauté (?) cette première journée chaud-boulette et entamer par la même occasion la nuit la plus courte de l’année. 22h59 : avec une minute d’avance sur l’horaire, la machine est lancée et la bête est lâchée. Ozzy déboule sur scène avec ses traditionnels "I can’t fuckin’ hear you" et autres "Are u fuckin’ crazy?". Sacré Ozzy, va, toujours fidèle à lui-même et toujours aussi prévisible. Avec néanmoins un bémol de taille : une mise en jambe assez cata marquée par une voix tout simplement… fausse. Ou deux tons décalés : ouch ! Le temps de se remettre au diapason, le grand dadet est déjà en train de jouer avec ses seaux d’eau (jetés à la volée) et autre lance à incendie déversant généreusement sa mousse sur les premiers rangs. N’étant jamais aussi bien servi que par soi-même, hé hop un coup la tête dans le seau, et hop la lance dans la tronche, et puis je t’en remets une couche en aspergeant de temps à autres le matos backstage…! Il est hilare, le Ozzy.

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Semblant toujours aussi faussement balourd, s’appuyant des deux mains sur le micro fixé à son pied, il sautille Ozzy, il sautille sur place comme s’il avait fait, beuglant à tout-va ses "Louder, louder !" et autres "Fuckin’ crazy !". Ozzy : tout l’inverse du jeune et agile Tommy Clufetos qui abat un boulot d’enfer aux drums là-bas derrière, et qui a bien grandi depuis qu’il a quitté l’ombre du Nuge qui l’a nourri au biberon de sa Byrdland alors qu’il battait à peine…

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Trois fameux guests viennent rehausser de leur présence la seconde partie du show et entourer le band à Ozzy : le brave, fidèle et discret Geezer Butter qui mouline toujours autant sans avoir l’air d’y toucher, le Slash qui se la joue perfecto sans frime et qui assure un max de chez max en alternance avec un Zakk Wylde l’oeil enragé et quasi l’écume à la bouche. Jusqu’au bouquet final qui nous offre pas moins de 3 lead guitars et 2 lead bass entourant Ozzy pour un final tout simplement dantesque mâtiné d’un Paranoid d’anthologie. Le rideau peut tomber, la journée a été parfaite et se termine comme elle a commencé : la phase à chaud de Dessel a tenu toutes ses promesses…

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Plus tôt dans la journée, à 14h40 pour être précis : BLACK LABEL SOCIETY n’est pas le premier band à arpenter la mainstage devant un public qui continue d’arriver par vagues entières. La bande à Zakk nous sert quasi le même set qu’il y a 10 jours au Luxembourg – à peine plus court – en ce compris son solo toujours aussi soporifique mais heureusement (!) moins long cet après-midi. Zakk, arrête tes soli, veux-tu, d’autant plus qu’ils n’apportent rien sinon l’ennui. Les Marshall sont à nouveau en nombre sur scène, mais ni plus ni moins qu’à la Rockhal pour un public pourtant maintenant des dizaines (centaines?) de fois plus nombreux.

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En définitive, B.L.S. nous délivre une prestation tout ce qu’il y a de plus honnête, sans toutefois le petit grain de folie ou le petit-quelque-chose-qui-fait-que et qui, parfois, fait la différence entre un bon concert et un show grandiose. Peut-être le Zakk se réservait-il en fait pour sa prestation du soir tout à fait démoniaque aux côtés d’Ozzy, mais encore fallait-il le savoir…

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Direction les deux gigantesques tentes marquees qui accueillent chacune une belle brochette de sacrés bands tout au long de la journée. Passons rapidement sur le set de SACRED REICH qui n’apporte rien de particulier à l’Histoire de la Musique, pour nous concentrer sur celui de PARADISE LOST: un peu de douceur dans un monde de brutes. Les enfants de choeur de la journée paraissent doux comme des agneaux au milieu de cette affiche de charognes, et feraient même passer Elmut Loti pour un méchant cogneur. Un concert propre et bien construit, à l’instar de leurs compositions savamment léchées avec cette petite pointe de doom qui chatouille juste là où il faut. Chouette set, les gars.

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Si les warriors de SABATON peuvent prêter à sourir en jouant aux faux méchants avec leurs effets pyrotechniques à la Rammstein, ils décrochent néanmoins le prix de la sympathie et de la simplicité. Le chanteur avouant même avoir été vachement nervous avant de monter sur scène ne rend ces Suédois que plus sympathiques encore et attachants, finalement. Offrant ses lunettes de soleil bien utiles à un gamin de 12 ans au premier rang, il ne peut par ailleurs s’empêcher de marquer son incompréhension face à l’absence de bouchons dans ses oreilles encore chétives et si fragiles. Bien, ces Swedish, bien…,

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Tout l’inverse de SLAYER, en définitive. Eux, ce sont des vrais : on ne sourit pas sur scène, Môsieur, on joue. On se la joue. Le regard noir et le rictus méchant aux lèvres, SLAYER est une machinerie de gravos. Les barbes aussi impressionnantes que les tatoos les situent aux antipodes d’un boys band de tapettes – et il ne s’agit pas que de la musique. Lourd et rapide, SLAYER assume grave et déchire un nouveau trou du c… au monde. C’est ce qu’ils font de mieux, parait-il, depuis des lustres – sans doute la raison pour laquelle le monde tourne si carré.

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Flashback sur la mainstage pour la prestation de SLASH en fin d’après-midi. Loin de ses frasques G’n’R, aux antipodes du barnum qu’était devenu la bande à Axl Rose, SLASH est devenu un grand, grand Monsieur bien sage et rangé tout comme il faut. Propret même, le loup s’est transformé en agneau – à moins qu’il ne s’agisse que d’un simple déguisement pour mieux nous faire tomber dans le panneau et nous prendre à contre-pied ? Son talent et son brio n’en sont que plus éclatants : son jeu explose à la figure et iradie une plaine noire de monde. C’est assurément LE show de la journée, avec la perle de métal pour un des (LE ?) moments forts de ce vendredi lorsqu’il enflamme l’immensité avec un exceptionnel "Paradise City" en guise d’au revoir. Featuring Myles KENNEDY aux vocals entouré de ses Conspirators, SLASH nous offre en définitive le set de la journée. Assurément…

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(Autres photos et reviews de Ozzy, de Black Label Society, de Slayer, de Paradise Lost et d’un précédent Graspop sur All the World is a Stage – Chap.1 :The Vintage Years 1978-2011)