Masterclass… What else ?! The ARISTOCRATS ont fait étalage de leur génie, de leur humour, de leur inventivité et de leur virtuosité avec un Marco MIMMEMANN définitivement au Panthéon des martyriseurs de fûts…
Now online et toujours dans notre GALERY de portraits Intensities in 10s Cities:From Backstage to Frontstage, All The World Is A Stage. Et, as usual, pas de chipotage ni de bidouillage avec les photos comme vous en voyez partout ailleurs. Non: ici, c’est NO f*cking Photoshop. NO damn Ligthroom. NO bullshit RAW format. NO holy crap numeric nor digital overdub. NO a.i. feature (artificial intelligence sucks) : ONLY pure one-shot JPEG. Parce que shooter live, c’est comme le real rock’n’roll: c’est spontané, c’est brut de décoffrage et surtout ça doit le rester…
Après deux concerts exceptionnels à la Rockhal, annonce la salle (… alors que nous vous en avons déjà narrés trois ici-même et non pas deux: en 2018, 2020 et 2023 !!), le trio instrumental rock/fusion le plus déjanté au monde est de retour pour conclure sa tournée mondiale DUCKTOUR. The ARISTOCRATS – Guthrie GOVAN (guitare), Bryan BELLER (basse) et le génialissime Marco MINNEMANN (batterie) – déploient à nouveau leur virtuosité musicale et leur humour décalé habituels en interprétant une grande partie de leur nouvel album concept DUCK, ainsi que des classiques issus de leurs cinq précédents albums.
« L’Europe a toujours occupé une place très spéciale dans notre cœur », a déclaré le groupe d’une seule voix, « et c’est sur ce continent que nous avons véritablement tourné, en 2012. Dès le début, nous avons ressenti l’amour et le soutien du public. Treize ans et de nombreuses tournées plus tard, cette place reste particulière. Et aujourd’hui, nous présentons enfin notre spectacle DUCK à ceux qui l’attendent depuis plus d’un an». DUCK est, de façon assez improbable, un album-concept instrumental racontant l’histoire d’un canard antarctique fuyant un pingouin policier jusqu’à New York, où l’attendent de nouvelles mésaventures et de nouveaux dangers. No comment !
Au cours des 14 dernières années, The ARISTOCRATS – le guitariste Guthrie GOVAN (Steven WILSON, Hans ZIMMER,Asia/GPS), le bassiste Bryan BELLER (Joe SATRIANI, Steve VAI, DETHKLOK) et le batteur Marco MINNEMANN (Steven WILSON, Joe SATRIANI, Steve HACKETT) [excusez du peu !] – se sont imposés comme l’un des groupes de rock-fusion instrumental les plus originaux, les plus irrévérencieux et les plus divertissants de la planète. Les médias du monde entier se sont enthousiasmés pour le groupe, les qualifiant de « plus divertissants que la fusion n’a le droit de l’être… » et affirmant : « S’il existe un trio instrumental rock plus accompli, empathique et polyvalent que The ARISTOCRATS, je ne l’ai pas encore entendu…»
L’engouement suscité par leur premier concert, initialement prévu comme unique, au salon NAMM d’Anaheim en 2011 a conduit à la sortie de leur premier album éponyme. Enregistré en seulement huit jours, The ARISTOCRATS (2011) a été salué comme un classique instantané par les plus grandes publications musicales du monde, figurant dans de nombreux top 10 de l’année. The ARISTOCRATS ont ensuite sorti quatre autres albums studio acclamés par la critique au cours de la décennie suivante, dont deux se sont classés dans le top 10 jazz du Billboard. Avec quatre tournées mondiales et trois albums live à leur actif, le groupe est reconnu sur les cinq continents comme une expérience musicale incontournable et explosive.
Ce soir à la Rockhal, pas de grande surprise. Comment d’ailleurs pourrait-on mettre la barre plus haut que ce que le trio nous a habitué ? Près de deux heures durant, une démonstration humoristico-virtuoso-acrobatique ponctuée d’un solo de Minnemann qui restera dans les mémoires. Un regret, s’il fallait en formuler un ? Une basse bien trop absente qui jouait profil bas sans qu’on ne comprenne trop pourquoi…
The ARISTOCRATS… comment dire…? Comment dire ? Un concert de The ARISTOCRATS ne se raconte pas vraiment. Disons que cette expérience sensorielle se vit davantage qu’elle ne se décrit. C’est un voyage (en absurdie, parfois) qu’on entreprend sans trop savoir où il va nous mener. C’est une escapade musicale dans les tréfonds et les recoins rarement explorés, parfois redoutés, souvent espérés, mais jamais trop prévisibles. The ARISTOCRATS, c’est comme qui dirait un passage obligé pour qui n’en est pas contraint.
Now online et dans notre GALERY Facebook « From backstage to frontstage ». NO Photoshop. NO Ligthroom. NO RAW format. NO numeric nor digital overdub : ONLY pure one-shot JPEG
Les amateurs de rock de haut vol, les véritables connoisseurs avaient une date à marquer d’une pierre blanche dans leur agenda : celle du 05 octobre 2023 à laquelle le trio de virtuoses débarquait à la Rockhal pour un concert qui s’annonçait mémorable. Et mémorable, il l’a été. Exceptionnels, ils l’ont été ! Guthrie Govan, Bryan Beller et Marco Minnemann sont définitivement les maîtres du genre, celui d’une fusion audacieuse et improbable de styles allant du jazz au métal, en passant par le funk, le blues voire même la pop.
Et l’on ne parle même pas de leur sens de l’humour particulier : un concert des ARISTOCRATS, c’est 100% de blague, 200% de virtuosité et 300% de complexité pour un résultat global qui frise l’excellence musicale et la perfection mélodique. Quand ce n’est pas au contraire de la dérision totale, lorsque par exemple le trio démonte, dézingue et massacre la bienséance et le bon goût musical élémentaire avec leur Blues Fuckers qui clôture la soirée dans une joyeuse vrille aussi cacophonique qu’hilarante.
The ARISTOCRATS, c’est un voyage musical pour le moins particulier voire hors norme qui perdure depuis plus de deux décennies. Le band se forme spontanément en 2011 à la suite d’une performance improvisée au Winter NAMM Show à Anaheim, en Californie : contents de leur alchimie improbable sur scène, ils décident au pied levé de continuer ensemble après ce concert quasi-improvisé. The ARISTOCRATS conquiert rapidement les oreilles averties d’un public connaisseur et amateur d’humour, de complicité et de virtuosité. Capables de fusionner les influences de chacun de ses membres, The ARISTOCRATS est avant tout une formule synergique et synergétique sans pareille, ou quasi.
Govan impressionne par sa technique et sa musicalité. Beller, confirme sa réputation de bassiste polyvalent et inventif qui a accompagné quantité de pointures. Et last but not least, Marco Minnemann demeure un batteur aussi prodigieux que créatif. S’il collabore avec Paul Gilbert ou Steven Wilson, ce n’est pas pour rien. Et son émouvant hommage rendu à Neil Peart tout juste décédé lors du dernier passage des ARISTOCRATS ici même le 16 janvier 2020 était sans doute annonciateur de sa toute récente collaboration avec Alex Lifeson. The ARISTOCRATS, que des pointures. Et les pointures ne fréquentent que les pointures. Qui se ressemble s’assemble…
Le spectacle est à la fois énergique, humoristique et interactif, où la musique oscille entre complexité et accessibilité, sérieux et décalé, originalité et familiarité. C’est tout ça, The ARISTOCRATS. Et bien plus encore : une extraordinaire complicité et une synchronisation à couper le souffle, les deux allant de pair pour ce band improbable et exceptionnel, pour un des groupes les plus talentueux et les plus amusants de la scène rock instrumental. Parce que ce trio à la technicité imparable et à la virtuosité stratosphérique fait également preuve d’un talent démesuré. Un style inclassable, des riffs lourds et implacables là, des notes de jazz qui s’envolent, plus loin une touche de flamenco…
La création, l’audace et l’originalité sont permanentes et pour autant, le groupe ne perd jamais son public : une vraie démonstration à laquelle un public de vrais connaisseurs (des deux sexes) assiste, tantôt dans un silence assourdissant pour deviner les notes étouffées, tantôt partageant de grands éclats de rire quand le trio se lâche en humour totalement décalé. Loin d’être seulement un spectacle pour passionnés, les shows des ARTISTOCRATS sont aussi de grands moments de partage. À se demander comment nos lascars s’y prennent pour nous offrir cette débauche dans une concentration aussi maximale qu’est décontractée et hilare leur attitude. Les connoisseurs étaient manifestement présents ce soir dans l’assistance. Dans le pit-photo également: nous y étions seuls…
Minuit bien sonné: GOVAN et MINNERMANN débarquent au bistrot voisin de la Rockhal, et s’installent à la table voisine de la nôtre pour écluser – comme nous – quelques Guinness jusqu’à la fermeture des lieux. Au moment de lever le camp, on leur serret la pince en leur adressant en guise d’au revoir: « Your Neil PEART tributes were much, very much appreciated: thank you from the bottom of our heart… »
Et de fait, Marco lui a dédié un peu plus tôt dans la soirée son remarquable et excellentissime solo d’inspiration fort peartienne, tandis que plus tard Beller rendait lui aussi un vibrant hommage à RUSH, ce groupe sans lequel beaucoup ne seraient tout simplement pas – pour reprendre ses termes.
Ceci dit, Nous poser un lapin à quelques heures de l’ouverture des portes, ça on ne nous l’avais jamais fait. Bingo…
Mais soit: les cartes sont entre les mains du management, souverain en matière d’accréditations-photos, et c’est ainsi. Une fois n’est pas coutume, nous assisterons dès lors au show sans nous préoccuper de cadrer correctement notre cliché ni de choisir la bonne vitesse, la bonne ouverture et la bonne exposition de nos shoots.
Pour reprendre les termes du band, « What do you call an act who blends elements of dirty rock, folk, jazz, and explosions of esoterica into one mind-melding album? » The ARISTOCRATS of course ! Avec Guthrie Govan aux guitares, Bryan Beller à la basse et l’extraordinaire – mais pas plus que ses deux compères – Marco Minnemann aux drums, probablement sommes-nous en présence d’une des meilleures alchimies de rock-fusion instrumentale et exploratoire du circuit.
Une discipline exemplaire doublée d’une liberté bien cadrée, une classe folle servie par une rare virtuosité, le tour de force du trio débouche sur une production exclusive que le band précise répondre à une règle de base non-négociable: the music must be pleasurable for the listener and it most definitely has to be fun to play. Et le fun est bien au programme de ces deux grosses heures de démonstration, un peu trop même avec un humour qui n’aurait pas déplu aux Monty Python entre tous les morceaux, mais au risque à la longue de casser le rythme de la soirée.
L’excès nuit en tout, mais on leur pardonne – comme on excuse l’incartade du premier de classe boutoneux et à lunettes…
Comment qualifier The ARISTOCRATS autrement que de supergroup quand on connait le pedigree de ces trois talents réunis presque par accident en 2011 ? Au gré de l’agenda de leurs carrières respectives auprès des plus grands, ils enregistrent et tournent à l’occasion, juste pour le plaisir de partager.
Et ce soir, ils ne partagent pas: ils donnent. Ils donnent tout: du jazz-fusion seventies au prog en passant par le rock instrumental et au rap metal. Entre autres. The ARISTOCRATS, ce ne sont pas des pointures, c’est carrément tout le magasin qui va avec…
Moins pompant que Dream Theater dans son registre, moins pompeux que Yes dans un autre, plus excitant que Steve Vai dans son répertoire et bien plus touchy que Jacques Stotzem (ah ah ah !) dans le sien, The ARISTOCRATS flinguent tout simplement tout ce qui bouge. Point. Au suivant.