Ian PAICE – Spirit of 66 @ Verviers – 14 février 2019

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Ian PAICE demeure le seul membre fondateur de DEEP PURPLE toujours à la manoeuvre au sein du band. Mais comment occuper ses soirées dès lors qu’aucune tournée n’est prévue avant l’automne prochain?

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Tout simplement en tournant en featuring avec Pur.pendicular, "le meilleur tribute band de Deep Purple au monde" comme il le concède lui-même. En sus de ne pas perdre la main, ça lui permet en outre de garder la forme en évitant de rester chez lui à picoler dans son fauteuil (sic).

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Ce Pur.pendicular n’est pas qu’un tribute band présentant un Deep Purple Best of Classics parmi d’autres. Avec Ian PAICE derrière les fûts à quelques mètres de soi, ça confère à l’événement une dimension peu conventionnelle dans une véritable ambiance club. Et surtout l’occasion de replonger dans un passé iconique avec quelques perles à l’instar de Child in Time, qui ont depuis longtemps disparu de la set-list live officielle de DEEP PURPLE, la voix de Ian Gillan ne pouvant plus se permettre de telles excentricités…

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Rory Gallagher’s BAND of FRIENDS – Verviers – 03 déc. 2016

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Etre puni par où on a péché, mais aussi disparaître tragiquement au sommet de sa gloire – ou comment Rory GALLAGHER est entré au Panthéon de l’Histoire du RRR (Real Rock’n’Roll) par la toute grande porte. Ainsi se créent les mythes, ainsi les légendes s’écrivent. (Et si l’on est effectivement puni par où l’on a péché, que la prostate de Rocco Siffredi ne défaille pas avant le reste…). Rory avait 47 ans quand son foie a défailli, quand sa greffe a eu raison de lui. Nous n’avions que 30 ans. Il en a toujours 47 aujourd’hui, et nous en avons bien plus maintenant…

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D’un blues-rock assez rustique jusqu’à un rock de plus en plus puissant dans les années ’80 avec le cataclysmique live "Stage Struck", GALLAGHER a toujours su garder une sensibilité très bluesy qui le démarquait des autres guitar heros. Jusqu’au triste soir où son corps de 47 ans n’en a plus voulu, de cette saloperie de greffe. Et de tout le reste qu’il lui avait fait endurer.

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Nous n’avons eu droit qu’à un seul face-à-face avec la Bête – c’était en 1994 déjà. Rory GALLAGHER, c’était 100% party, 200% no compromission, 300% energy, 400% live on stage et 500% heart & soul. Ce soir à nouveau, les yeux fermés, c’est à s’y méprendre. Car BAND of FRIENDS n’est pas un tribute band : c’est un groupe au sein duquel le destin a, par la force des choses, troqué l’élément fondateur centripète par une symbiose explosive à force centrifuge.

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En 35 ans de carrière, l’homme à la chemise à carreaux a vendu des dizaines de millions de disques sans jamais se la péter. Gerry McAVOY, durant vingt ans, a été le bassiste de celui que Jimi Hendrix himself désignait comme le plus grand guitariste. Nous avons déjà rapporté que dans une interview, à la question : "Qu’est-ce que ça vous fait d’être le meilleur guitariste du monde?", Hendrix répondit tout simplement: "Je ne sais pas, demandez à Rory Gallagher".

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Gerry McAVOY rejoint donc le premier groupe de GALLAGHER en ’67 à Belfast. La littérature prétend que Rory avait réussi à articuler ses chorus dans une rythmique sous-jacente avec pour conséquence que, lorsqu’il partait en solo, on avait toujours l’impression qu’un guitariste rythmique jouait derrière lui. Cette technique terriblement exigeante fait que GALLAGHER n’a eu que très peu de successeurs. Et à ce petit jeu – ou plutôt à ce jeu de titan – Marcel Scherpenzeel n’a aujourd’hui pas que la consistance de Rory au sein du BAND of FRIENDS mais également son panache et sa flamboyance.

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Edward " Ted " McKenna aux drums est le troisième homme du BAND of FRIENDS, lui qui a officié à la charnière des 70′ et des 80’s aux côtés de GALLAGHER également. Le trio ne fait donc pas que célébrer la musique de Rory, c’est également le son, l’énergie, le doigté, l’âme et le charisme de GALLAGHER qui sont à la fête ce soir encore. Encore, encore et toujours.

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Y a-t-il d’ailleurs jamais eu autant de sueur qui ait coulé sur les planches du Spirit of 66, autant que ce soir, autant que Rory himself en aurait fait couler?! Too much is not enough: une étoile continue sacrément de briller là-haut, didju…

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Now online : Rory Gallagher’s BAND OF FRIENDS

Gerry McAvoy’s BAND of FRIENDS live @ Spirit of 66 – Verviers: "A celebration of the music of Rory GALLAGHER".
Not just the notes – but the sound, energy and feel of Rory GALLAGHER delivered by people who helped define it…

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WARREN HAYNES Band – Limbourg – 17 novembre 2015


En débutant son set avec le Imagine de John Lennon mais en version so(m)brement instrumentale, Warren HAYNES rend lui aussi hommage mais à sa manière aux victimes parisiennes des attaques terroristes de vendredi dernier. Avec l’humilité, la décence et la retenue des grands : sans un seul mot introductif, sans une phrase par la suite… Un seul morceau d’entrée de jeu et tout est dit, sans même une allusion plus appuyée pour qui n’aurait pas compris la densité du moment: let the music do the talking….

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Accompagné par un remarquable lead violon virevoltant et un banjo tout aussi lead et électrifié, c’est toute une partie du répertoire de GOV’T MULE et des ALLMAN BROTHERS que la clique à HAYNES fait tout à coup sonner fort cajun et Bayou – et ce n’est pas pour nous déplaire. Par contre, le blue grass fort appuyé dans lequel Warren a récemment viré est moins excitant, moins entertaining, mais on s’en accommode. L’acoustique toujours aussi exceptionnelle du Kursaal de Limbourg rajoute à l’esthétique du cadre, même s’il l’on suppute les lieux moins reluisants en pleine lumière qu’ils ne le sont de par la magie d’un light show sobre mais efficace. Welcome back in Europe, Mr. Haynes, ce fut un réel plaisir de se taper l’incruste deux heures et demi durant en votre compagnie, même sans le Mule

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Uli Jon ROTH – Spirit of 66 @ Verviers – 07 octobre 2015

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Une heure du matin : le maestro traverse le Spirit of 66 sous les viva et les applaudissements des quelques derniers clients qui sirotent leur ultime (?) bière au bar. Encore un monstre sacré qui s’en repart fier (ou plutôt fatigué) du devoir accompli ! Et quel devoir: plus de deux heures durant, Uli Jon ROTH nous promène à travers les décennies avec un focus particulier sur le mythique – oui, osons le mot – Tokyo Tapes, le bouquet final de sa glorieuse époque au sein de SCORPIONS avant d’en claquer la porte. Concédons que, musicalement, le band déclinera d’ailleurs au cours de la décennie suivante, la richesse des compositions des Teutons prenant peu à peu l’eau jusqu’à atteindre une certaine daube – osons également le terme – à de rares et ponctuelles exceptions près.

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Il est de ces groupes seventies à l’instar d’Aerosmith ou de Kiss par exemple qui ne demeurent aujourd’hui qu’un pâle reflet de leur grandiloquence d’antan et de leur flamboyance disparue. 1978: le double-live Tokyo Tapes est synonyme pour SCORPIONS d’une période que les moins de 50 ans ne peuvent sans doute guère imaginer en termes de richesse musicale et de créativité débordante. Si ce n’est ce soir avec ce Scorpions Revisited Tour dans lequel le toujours hendrixien Ulrich nous entraîne avec verve mais sans nostalgie aucune. Accompagné de deux autres lead-guitars, excusez du peu, Uli Jon ROTH évite ainsi de nous bassiner les oreilles (déjà malmenées vu le volume sonore) avec ses délires à la Jimi et parfois à la Yngwie, pour se concentrer sur le meilleur du SCORPIONS vintage agrémenté d’un florilège de son Electric Sun.

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Une basse quasi absente en début de show et une guitare rythmique stage right bien trop puissante sur la fin qui troue les tympans, à mettre au passif d’un ingé-son arrivé le jour-même de Suisse par le train pour prendre au pied-levé les manettes de cette fin de tournée sans vraiment connaître les compos: une surprenante confidence du patron des lieux, habituellement moins affable et plus renfrogné… Hormis ce bémol non-imputable au maestro, le toujours aussi my(s)t(h)ique Uli Jon ROTH demeure pour nous dans le 1er cercle : celui des premiers couteaux, et non pas seulement celui des fines gâchettes. Ca tombe très bien quand on trimballe depuis des décennies une dégaine d’indien, avec un bandeau qui fait plus office aujourd’hui de cache-misère qu’autre chose. Tempus fugit, ô tempora, ô mores. Mais quand on n’a plus rien à prouver…

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Now online : Uli Jon ROTH @ Spirit of 66 – 07 oct. 2015

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Glenn HUGHES featuring Doug ALDRICH – Spirit of 66 @ Verviers – 03 octobre 2015

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Avec ses vocalises (parfois) longues comme un jour sans pain et ses jérémiades et logorrhées qui peuvent (parfois) taper sur les nerfs, le risque existe toujours bel et bien avec Glenn HUGHES de peut-être (… parfois…) nous irriter. Mais il n’en est finalement rien ce soir, que du contraire même: The Voice est en forme olympique mais sans nous infliger un abus de cris d’orfraie.

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Le fait qu’il nous confie a-do-rer l’endroit et l’accueil qui lui a est chaque fois réservé par le Francis, semblent ce soir lui donner l’envie de se surpasser et de se dépenser sans compter. Comme dans l’bon vieux temps. Et il n’y a pas à dire mais Glenn HUGHES on le préfère franchement le voir et l’entendre se déchaîner sur sa quatre-cordes plutôt que sur son micro…

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La présence de Doug ALDRICH à ses côtés n’est pas le moindre intérêt de cette soirée sous l’égide du Glenn HUGHES Trio. La combinaison des deux figures séduit, et la mayonnaise a manifestement bien pris entre les deux étendards. La mayo tendrait même ce soir vers l’andalouse ou la banzaï tant la recette est corsée au palais. Que souhaiter de mieux pour assaisonner une set-list des plus équilibrées entre de bons vieux Deep Purple et de plus récents Black Country Communion?!

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Le trio tient allègrement ses deux heures sur les planches, avec en prime 45 minutes d’une première partie bien décoiffante à l’actif d’un remarquable Jared James NICHOLS que nous découvrons. Avec deux impressionnants power-trios à l’affiche ce soir, c’est 2 heures 3/4 de power-music pour la modique somme de 29 € (… boissons non comprises, quand même): qui dit mieux, par les temps qui courent?! Un Spirit of 66 sold out est bien la preuve qu’on peut encore faire des miracles sans pratiquer l’escroquerie manifeste…

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MICHAEL SCHENKER’s Temple of Rock – Verviers, Spirit of 66 – 17 novembre 2014

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Co-fondateur de SCORPIONS avec son frère Rudolf, Michael SCHENKER nous sert ce soir un best of de la plus riche époque des teutons, mâtiné d’un florilège de UFO et d’une sélection raffinée du MICHAEL SCHENKER GROUP. Que demander de plus?!

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L’Allemand se pointe (comme les casques du même nom) bonnet vissé sur le crâne sur lequel semble rivées depuis des années ses lunettes de soleil pour (certainement) protéger la laine de la chaleur dégagée par les lustres. Accompagné de ses 6 Gibson Flying V dont 5 refroidissent alternativement dans leur box, Herr SCHENKER réunit derechef son line up exceptionnel « TEMPLE OF ROCK » identique à celui de 2013, ainsi flanqué de ses deux compères historiques de l’époque SCORPIONS, Herman "Ze German" RAREBELL et le flamboyant Francis Botox – pardon: BUCHHOLZ – qui n’a pas changé en 30 ans (mais comment est-ce Dieu possible?).

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L’ex-Rainbow Doogie WHITE aux vocals est un peu à la traîne, avec un organe qui peine manifestement en fin de set à force de passer sans cesse du Klaus Meine à du Phil Mogg et vice-versa. Encore davantage que l’année passée au même endroit – et ce n’est pas peu dire – SCHENKER est jovial et rayonnant, enthousiaste même et d’un entrain plus que communicatif. Oui, aussi étrange que cela puisse paraître, il a l’air de s’amuser et de prendre son pied, le Teuton (son pied mari(teu)ton?). A moins que ce ne soit l’effet Gibson Flying bien coincée entre les jambes…?

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L’époque semble presque lointaine où nous n’avions droit qu’à son faciès d’enterrement et à sa tronche d’une morbide froideur proche de l’antipathie et du dédain. Mais, comme nous le confie le patron des lieux à l’issue du set, "C’est que Michael SCHENKER a-do-re littéralement se produire au Spirit". Ce qui ne l’empêche cependant pas de prendre la poudre d’escampette et de se sauver en catimini, bien encadré, dès le set terminé. 1h40 plus tôt, "Doctor Doctor" ouvre comme l’avait fait UFO l’année dernière une copieuse set-list, comme pour laisser penser que ce qui est fait n’est plus à faire (ou plus vite fait plus vite quitte, peut-être ?).

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Toujours est-il que ces 100 minutes de bonheur ravissent un public comblé composé d’une horde de fans du SCORPIONS de la première heure, à peine plus nombreux que les aficionados de l’ovni UFO et tous réunis par une même délectation pour les compos du MICHAEL SCHENKER GROUP. Et que dire lorsqu’il rend hommage à Ronnie James Dio?! Pour la petite histoire, restera cependant à préciser à Francis Buccholz que Verviers est situé en Belgique et non pas en France. Mais ne soyons pas mauvaise gueule: c’est vrai que nous sommes si loin de l’Allemagne, ici à Verviers…

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(Concerts encore antérieurs de Michael SHENKER au Chapitre 1 "The Vintage Years 1978-2011")

NASHVILLE ♥ PUSSY – Verviers, Spirit of 66 – 13 octobre 2014

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Alleï, une fois n’est pas coutume, inspirons-nous de l’excellente review du dernier album de NASHVILLE PUSSY parue dans l’édition de septembre 2014 de "Classic Rock Magazine" afin de partager l’ambiance de ce 13 octobre 2014 dans la fournaise du Spirit of 66.
Let’s go !
"Unashamed party animals, NASHVILLE PUSSY haven’t sounded this strong since debut album Let Them Eat Pussy in 1998. Atlanta’s fiery four-piece clearly don’t give a damn, they’re just doing what comes naturally – and that means pulling together references from Motorhead, Ted Nugent, Aerosmith and Skynyrd, alongside a huge dose of redneck attitude, while never losing their ribald sense of humour".

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"It’s obvious on Everybody’s Fault But Mine, which owes something to Mountain, and carries on through the Motorhead-fuelled Rub It To Death and Spent. They then hook up the trailer to the ZZ Top snout for Beginning Of The End before getting countrified for Tray For Cocaine, Hooray For Tennessee. This is Skynyrd with tongues in cheek, while Pillbilly Blues hitches a ride to an AC/DC groove circa Let There Be Rock, and Pussy‘s Not A Dirty Word could belong in the Aerosmith box. Yep, this is loud American rock’n’roll, with no frills, no regrets".

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Que dire de plus ?! Qu’ajouter, puisque tout est dit, bien dit et si bien écrit qu’en rajouter ferait tache et caisse de résonance. Et avec d’entrée de jeu Keep on Fucking, la messe était dite dès la première note – même pas besoin d’attendre la consécration, d’autant plus qu’on communiait au Jack Danniels et à la Jupiler sur la scène. NASHVILLE PUSSY reste un band à part, et comme José, a le râble tanné. Ca doit être ça, notre version bien de chez nous du redneck. Le Spirit of 66 n’a jamais si bien porté son nom, avec ces effluves de Jack Danniels qu’on pouvait humer à des lieues.

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Est-il besoin de rappeler que NASHVILLE PUSSY fait référence à une phrase que Ted Nugent éructa un beau soir sur scène dans le Tennessee? L’occasion de se passer et repasser ce morceau d’anthologie qu’est Wang Dang Sweet Poontang sur l’abum Double Live Gonzo ! où, tout en délicatesse et en finesse comme à l’accoutumée, le Nuge de dédier de la sorte ce morceau à la gente féminine locale. Ite missa est: allez en paix et ne péchez plus Brothers & Sisters…

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(Deux précédentes reviews de NASHVILLE PUSSY en texte & photos : 2002 et 2009)

VANILLA FUDGE – Spirit of 66, Verviers – 21 mars 2014

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Exactement 10 ans jour pour jour après sa dernière prestation sur ces mêmes planches (http://www.intensities-in-tens-cities.eu/tag/Vanilla%20Fudge), un des plus vieux bands encore en activité retrouve l’intimité du Spirit of 66 à Verviers. 10 ans jour pour jour, et pas moins flamboyantes pour un sou, nos trois icônes – Tim Boggert a de fait décidé depuis lors de remiser sa quatre cordes au vestiaire de sa carrière, s’estimant atteint par la limite d’âge. Il est remplacé par rien de moins que le bassman de Cactus. Restent néanmoins ce soir trois véritables monuments sur les planches pour une prestation de près de deux heures. Groupe majeur dont l’influence sur les grands de l’histoire du rock est indéniable, les icônes du FUDGE ressurgissent intactes d’une époque révolue et d’un passé remontant aux sixties, lorsque même Led Zeppelin assurait leur première partie.

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Réaliser qu’il s’agit bien ce soir des mêmes légendes est une gageure ! La musique du FUDGE demeure à l’image de ses géniteurs et de ses concepteurs, et en l’occurrence de ses performers : d’une étincelante modernité et d’une fraîcheur exceptionnelle par ailleurs parfaitement impossible de dater. Sans pour autant recourir au carbone 14, Mark Stein a l’allure d’un jeune premier derrière son Hammond – et quelle exceptionnelle sonorité, cet Hammond : à quand son classement au patrimoine (im)matériel de l’Unesco?! Carmine Appice est tout sourire en défonçant ses fûts comme il y a 50 ans, et Vince Martell réinvente le toucher de guitare comme si de rien n’était. Et ces voix, quelles célestes harmonies lorsque tout quatre jouent des lead vocals : ce n’est plus le Spirit, c’est une cathédrale. Ce n’est plus Verviers c’est le Vatican. Ce n’est plus de la musique, mais du véritable miel…

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La quintessence du band réside cependant ailleurs encore que dans l’exceptionnelle longévité de son oeuvre – à l’image de celle de ses auteurs : c’est dans sa simplicité et dans sa générosité mêmes. Tels de jeunes premiers, ils resteront tous quatre une bonne heure durant au merchandising à deviser de-ci de-là jusqu’au dernier client, avant de rejoindre leurs appartements backstage. Quand ils en ressortiront un à un, ce sera dans un club dorénavant vidé de son public.

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Mark Stein (plus très frais ni net semble-t-il…) vient se planter tout seul devant nous, en équilibre sur le tabouret de la table de mixage, attendant comme une momie ses comparses – dont Carmine tout de noir vêtu qui se fond dans les tentures tout aussi noires d’un recoin de scène désormais vide: les lunettes sur le nez, il tapote son smartphone d’une main, tenant de l’autre quelques cintres en guise de garde-robe de costumes de scène. Vince Martell ferme plus tard encore la marche, d’apparence tout fringuant mais nous marmonnant que son organisme est cependant resté bloqué sur le fuseau horaire des States.

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Et ces trois légendes vivantes de quitter nonchalemment le Spirit pour rejoindre dans le noir on ne sait trop quel lieu. Le patron qui tournait impatiemment en rond peut maintenant – enfin ! – fermer la boutique. Une soirée décidément bien hors-normes avec des formats tout simplement hors-normes également. Hors-norme, VANILLA FUDGE le reste au sens propre du terme, reléguant proprement la meute de ces cinq dernières décennies dans les cordes bien tristounettes d’une normalité qui ne sera manifestement jamais sa marque de fabrique. A dans 10 ans donc, même jour, même heure, même endroit…

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