RAMBLIN’ MAN FAIR 2017 – jour 1 @ Maidstone, UK

IMG_2936.JPG
Avec une affiche ratissant large qui mêle du primeur et de jeunes pousses à peine écloses à du fruit nettement plus mûr (voire même avarié…), le Ramblin’ Man Fair persiste et signe haut la main en proposant un menu aussi varié que consistant. Cette 3ème édition, qu’il nous est donné de couvrir depuis ses débuts en 2015, confirme le caractère de son affiche tout aussi british que la météo: s’il faisait sec hier soir vendredi pour la prestation de SAXON, il pleut comme vache qui pisse ce samedi. Welcome in UK…
IMG_0726.JPG
Toseland_Ramblin2017_0002.JPG Toseland_Ramblin2017.jpg Toseland_Ramblin2017_0019.JPG

TOSELAND confirme sur la mainstage tout le bien qu’on pensait déjà de lui après l’avoir découvert ici-même. Dandy boy consistant, il réussit à allier look et efficacité, ce qui est rarement le cas de ces playboys plus de pacotille que rockers. REEF enchaîne, et c’est la claque du jour. Notre surprise-découverte de cette édition aligne un bassiste hors-paire qui suinte un look Double Live Gonzo, et qui flanque au band comme un zeste de Grand Funk Railroad magistralement assumé par un lead-vocal qui assure sans faille.

Reef_Ramblin2017_0005.JPG Reef-Ramblin2017.jpg Reef_Ramblin2017_0019.JPG British_Lion_Ramblin2017.jpg Jessica_Lynn_Ramblin2017.jpg KennyWayneShepherd_Ramblin2017.jpg

Par contre, le verdict BRITISH LION est implacable pour Steve HARRIS qui ferait bien mieux de s’occuper full time d’IRON MAIDEN plutôt que de s’égarer dans de vagues projets parallèles sans consistance aucune. A l’image de DOKKEN qui s’en suit sur la scène principale: Mick Brown a quitté les fûts de Ted Nugent pour retourner à ses premières amours dokkéniènes – ou comment abandonner le bâton de dynamite pour faire le choix du pétard mouillé (et on ne parle pas de la pluie ici). Avec un leader qui a perdu tout autant sa voix que son charisme, l’exercice débouche sur un mièvre résultat.

Dokken_Ramblin2017_2.JPG Dokken_Ramblin2017_1.JPG Dokken_Ramblin2017_3.JPG Glenn_Hughes_Ramblin2017_0004.JPG Glenn_Hughes_Ramblin2017.jpg Glenn_Hughes_Ramblin2017_0014.JPG

SCORPION CHILD stone à merveille bien évidemment, avant que Glenn HUGHES ne prenne le relais. Ses compositions ou celles qu’il cosigne avec ses compères de BLACK COUNTRY COMMUNION tiennent toujours admirablement bien la route en live, malgré le fait que The Voice of r’n’r nous impose trop souvent ses interminables vocalises maintenant plus irritantes qu’autre chose. Comme pour ne se prouver qu’à lui-même qu’il sait encore tenir la note…

IMG_20170729_183749.JPG
Outre un remarquable hommage qu’il rend à Coverdale et particulièrement apprécié du public, il met l’audience à genoux avec un terrible Burn en clôture de set. Comme si tout le monde attendait ça

ScorpionChild_Ramblin2017_2.JPG IMG_9878.JPG IMG_1514.JPG
ThePictureBooks_Ramblin2017_0001.JPG ThePictureBooks_Ramblin2017.jpg ThePictureBooks_Ramblin2017_0010.JPG

The PICTURE BOOKS, excellentissimes comme à leur habitude, font trop vite place nette à LIONIZE tandis que s’ébrouent sous le marquee la charmante Jessica LYNN: si c’est la fille de l’autre, elle a tout d’une grande. RIVAL SONS décroche la palme de la sono la plus puissante de la journée, et hérite par la même occasion de la place d’honneur à l’applaudimètre. Pas étonnant qu’ils racontaient backstage devant la caméra l’excellent souvenir qu’ils gardent de leur tournée en première partie de BLACK SABBATH.

RivalSons_Ramblin2017_1.JPG RivalSons_Ramblin2017_3.JPG RivalSons_Ramblin2017_4.JPG

De Kenny WAYNE SHEPHERD, nous ne profiterons malheureusement que de l’excellente prestation unplugged qu’il délivre backstage pour les caméras du festival, préférant pour notre part assister au feu d’artifice BLACK STAR RIDERS. Ils ont aujourd’hui sans conteste transcendé le mythe THIN LIZZY et franchi le Styx (?!) pour entrer par la grande porte dans l’arène du real classic rock.

BlackStarRiders_Ramblin2017_32.JPG
Malgré un solo de batterie tout aussi inutile que superflu, le band a aujourd’hui gagné ses lettres de noblesse et définitivement coupé le cordon ombilicale THIN LIZZY tout en perpétuant remarquablement sa patte et sa griffe. Le bassiste, en retrait, semble même exorciser le lourd poids du passé et de l’héritage Lynott. Pour preuve, seul Boys are back in Town a ravivé la mémoire de ceux qui l’ont gardée…

BlackStarRiders_Ramblin2017_0024.JPG BlackStarRiders_Ramblin2017.jpg BlackStarRiders_Ramblin2017_0027.JPG

EXTREME clôture cette journée avec une prestation en demi-teinte. Comme une erreur de casting, avec un show relativement creux et en dents de scie, qui ne trouvera jamais sa véritable vitesse de croisière. Tout le monde n’est pas égal face au vieillissement…
Demain est un autre jour, et c’est tant mieux car on remet le couvert.

Extreme_Ramblin2017_0009.JPG Extreme_Ramblin2017.jpg Extreme_Ramblin2017_0020.JPG

Now online : MONSTER TRUCK @ Rockhal – 31 mars 2017

Maintenant en ligne ci-dessous, MONSTER TRUCK (et The PICTUREBOOKS en opening act) @ Rockhal, Esch-sur-Alzette (G.D. Luxembourg)

MonsterTruck_Rockhal_March2017_0155.JPG

MONSTER TRUCK – Rockhal @ Esch, 30 mars 2017

Monster_Truck_PhotoPass.JPG
Ontario power ! Après DANKO JONES il y a deux semaines, au tour de MONSTER TRUCK de revenir faire la nique aux chevelus (et aux dégarnis) du coin. Et quoi de mieux que The PICTUREBOOKS pour assurer leur première partie ?! Cette fenêtre de tir d’une bonne demi-heure hume bon les vastes plaines de l’Ontario et les grands espaces à parcourir au guidon de choppers, chevelures et barbe fournies au vent. Jeans, cuir et chemises de bûcheron en prime, les gars de The PICTUREBOOKS crachent leur blues-rock rêche et incandescent, comme imbibé à la fois de single malt whisky et d’émanations de gaz d’échappement. Délectation de fin gourmet…

Picturebooks_Rockhal_March2017.jpg
La formule binôme guitare-batterie a déjà fait ses preuves par le passé (The White Stripes, Black Box Revelation,…), mais on semble avoir ici atteint un sommet en la matière. C’est sale et gras à souhait, mêlant l’huile de vidange et les émanations de gazoline dans un garage poussiéreux (où ils enregistrent d’ailleurs "live" à domicile entre choppers et Marshall…). Et ce côté fébrile, énergique et authentique, teinté de sonorités industrielles: top class, top fuel, top energy.

MonsterTruck_Rockhal_March2017_0052.JPG MonsterTruck_Rockhal_March2017_0088.JPG MonsterTruck_Rockhal_March2017_0116.JPG MonsterTruck_Rockhal_March2017_0167.JPG MonsterTruck_Rockhal_March2017_0170.JPG MonsterTruck_Rockhal_March2017_0196.JPG MonsterTruck_Rockhal_March2017_0090.JPG MonsterTruck_Rockhal_March2017_0192.JPG

MONSTER TRUCK prend le relais mais l’affiche de ce soir n’est pas vecteur d’une forte audience, quoique connaisseuse et de très, très grande qualité ainsi que particulièrement féminine, allez savoir pourquoi. Si The PICTUREBOOKS a remarquablement planté le décor et chauffé les esprits, c’est pour lubrifier une piste de dragsters royale à MONSTER TRUCK. On ne le répétera jamais assez: don’t fuck with the Truck

MonsterTruck_Rockhal_March2017_0043.JPG MonsterTruck_Rockhal_March2017_0154.JPG MonsterTruck_Rockhal_March2017_0184.JPG MonsterTruck_Rockhal_March2017_0201.JPG MonsterTruck_Rockhal_March2017_0060.JPG MonsterTruck_Rockhal_March2017_0229.JPG MonsterTruck_Rockhal_March2017_0155.JPG Monster_Truck_PhotoPass.JPG MonsterTruck_Rockhal_March2017_0238.JPG

Le quatuor reste des plus jouissifs avec des vocals gutturales qui amplifient le son saturé d’une crasse lead guitar; le keyboard densifie le tout d’une atmosphère plombée que viennent renforcer d’implacables drums. MONSTER TRUCK rajeunit de main(s) de maître(s) un style vieux de 4 décennies, à moins qu’il ne fait tout simplement que réinventer une époque que les moins de 50 ans etc. etc.

MonsterTruck_Rockhal_March2017_0145.JPG MonsterTruck_Rockhal_March2017_0220.JPG MonsterTruck_Rockhal_March2017_0194.JPG MonsterTruck_Rockhal_March2017_0181.JPG MonsterTruck_Rockhal_March2017_0237.JPG MonsterTruck_Rockhal_March2017_0240.JPG MonsterTruck_Rockhal_March2017_0218.JPG MonsterTruck_Rockhal_March2017_0149.JPG

Cependant, un show expédié en 75 minutes rappel compris (!), ça nous reste quand même un peu en travers de la gorge. Mais comment leur en vouloir quand envoyer la sauce à ce rythme et que l’intensité contrebalancent la quantité? Gaffe quand même les gars: pas deux fois, au risque de perdre de votre crédibilité. Et elle est actuellement tellement top que c’en serait vraiment, vraiment dommage(able). Allez, emballez, c’est pesé, et qu’on ne vous y reprenne plus, garnements…!

MonsterTruck_Rockhal_March2017_0165.JPG MonsterTruck_Rockhal_March2017_0116.JPG monster-truck-2017.jpg MonsterTruck_Rockhal_March2017_0242.JPG