The SPARKS @ Festival Cabaret Vert – Charleville-Mézières, 21 aout 2026

Cabaret Vert, jour 2. Le festival a changé de ton. Après une journée très rock et métal jeudi, les festivaliers ont eu droit à une programmation plus douce, plus pop, plus… comment dire ? Moins punk mais plus pink, dirons-nous. Et The SPARKS n’y sont pas pour rien. Fosse Commune nous ôte les mots de la bouche, alors rendons à Fosse Commune ce qui est à Fosse Commune. C’est parti mon kiki:

« BREAKING FOSSE #8 – CABARET VERT : SPARKS VS NICK CAVE, DEUX CLAQUES DANS LA GUEULE, DEUX AMBIANCES EN FINAL. Il y a des problèmes de riche en festival. Celui d’hier soir était particulièrement agaçant au Cabaret Vert: The Sparks terminait son set à Razorback au moment où Nick Cave and The Bad Seeds commençait le sien sur la scène principale. Ça devrait être interdit ! Impossible de voir la fin de l’un sans rater le début de l’autre. J’ai donc fait un choix parfaitement scientifique : The Sparks devant, Nick Cave dans les écrans. Ce qui explique accessoirement pourquoi j’ai des photos de Ron Mael à trois mètres et de Nick Cave grand comme un immeuble sur écran géant. Ce n’est pas un parti pris esthétique. C’est le running order. The SPARKS. Je savais évidemment qui étaient les frères Mael. Mais je n’étais pas venue en pèlerinage. Et je n’étais surtout pas préparée à ça« .

Russell Mael, 77 ans, débarque en costume rose et entreprend immédiatement de se comporter comme si son acte de naissance avait été falsifié. Il chante, bouge, occupe la scène, joue avec le public avec une énergie qui serait déjà agaçante chez quelqu’un de trente ans de moins. Derrière son clavier, son frère Ron, 81 ans, tunique bleu nuit, lunettes rondes et immobilité hiératique, ressemble pendant ce temps à un vieux maître taoïste légèrement contrarié par l’agitation générale. Et tout le génie visuel de Sparks tient déjà là : devant, Russell virevolte. Derrière, Ron regarde le monde comme s’il avait depuis longtemps compris quelque chose que nous ignorons. Jusqu’au moment où Ron se lève. Et danse. À 81 ans. Avec un immense sourire. Et là, tout le monde devient complètement con« .

Mais surtout : derrière les deux frères, ça joue sa mère. Un guitariste totalement allumé, qui semble vivre son propre show à l’arrière. Il se déhanche. Fait le con. On dirait qu’il traduit les morceaux en langue des signes. Mais pour les gens légèrement azimuté. Un bassiste en Rickenbacker absolument imperturbable, qui pourrait donner l’impression d’attendre tranquillement son tour à la Poste si son groove n’était pas en train de déplacer plusieurs organes internes. Une section rythmique monstrueuse. Une précision indécente. On pourrait écrire : « À leur âge, ils ont encore une énergie incroyable ». Ce serait flan. Voire insultant. Sparks est incroyable. Point. Et c’est seulement quand quelqu’un te rappelle qu’ils ont 77 et 81 ans que tu réponds : PARDON? « .

Puis il faut partir. Parce qu’à l’autre bout du festival, Nick Cave a commencé la messe. Et là, sans transition, on change d’univers. On vient de finir de chanter des conneries en chœur. Et d’un coup on débarque dans une ambiance funéraire« . Merci Fosse Commune…!

The DEFTONES @ Festival Cabaret Vert – Charleville Mézières – 20 août 2026

Pas de pass-photo pour le set de DEFTONES… Mouais… Quatre médias accrédités seulement… Cette édition du Cabaret Vert est marquée par tellement de restrictions-photos (et ne parlons même pas de Nick CAVE demain…) que certains collègues habitués comme nous du pit et du crash-photo décident tout simplement de jeter l’éponge et de ne même plus revenir demain. Sans parler de ces artistes qui te demandent la signature préalable d’un contrat et/ou qui exigent de valider tes clichés avant toute diffusion. Il est passé où le rock’n’roll hein, il est passé où ce fuc*king de pu*ain de rock’n’roll ? Hein…?

On ne résiste à nouveau pas à l’envie de reprendre derechef la review de Fosse Commune pour agrémenter ces quelques clichés volés et pris à la sauvette depuis bien loin dans le public: « BREAKING FOSSE #4 – CABARET VERT – ON A VU DEFTONES. Vu mon état de fatigue ça va être télégraphique. Bref. J’ai vu Chino Moreno. Le seul type qui peut porter un pantalon cargo trop court avec des chaussettes blanches et être sexy as fuck. J’ai déjà écrit, à l’occasion du Mainsquare 2025, tout ce que j’ai à dire sur Deftones. J’enlève pas un ligne. Au Cabaret Vert. Ils ont joué 1h20. Ils sont rentrés sur Be Quiet and drive. Au milieu on a chanté Change…ah ah ahhh ah ah ahhhhh. J’ai perdu ma voix. Me suis engueulée avec la meuf de devant qui filmait tout. J’ai quand même fini avec un pied nu (une sale histoire). Le jeudi de l’enfer touche à sa fin. A cette heure je rêve d’un plaid et d’une camomille« .

Perso, The DEFTONES ne nous ont pas franchement transcendé – et sans doute sommes-nous parmi les seuls à rester sur notre faim à en écouter tous les dithyrambiques commentaires qui fusent sur la plaine du festival. Franchement, oui franchement, les Californiens n’ont pas inventé grand chose. Depuis 1988 que les gars sont à la manoeuvre, on pouvait espérer et attendre un peu plus de consistance, d’audace et de grandiloquence rock’n’rollesque. Mais non: un set d’une banale et affligeante banalité. Rien à jeter, non. Mais rien à en garder non plus. Dommage…

Now online : Nick CAVE @ Bonn – 25 aout 2026

I am alone now, I am beyond recriminations
Curtains are shut, the furniture is gone
I’m transforming, I’m vibrating, I’m glowing
I’m flying, look at me now
I’m flying, look at me now

Now online et toujours dans notre GALERY de portraits Intensities in 10s Cities : From Backstage to Frontstage, All The World Is A Stage. Et, as usual, pas de chipotage ni de bidouillage avec les photos comme vous en voyez partout ailleurs. Non: ici, c’est NO f*cking Photoshop. NO damn Ligthroom. NO bullshit RAW format. NO holy crap numeric nor digital overdub. NO a.i. feature (artificial intelligence sucks) : ONLY pure one-shot JPEG. Parce que shooter live, c’est comme le real rock’n’roll: c’est spontané, c’est brut de décoffrage et surtout ça doit le rester…

Nick CAVE – Kunst!Rasen Festival, Bonn – 25 août 2026

Deux heures et dix minutes en apesanteur. Deux heures et dix minutes en totale apesanteur avant de réaliser que Nick CAVE termine son set avec ce mystique et aérien Hollywood. Alors que sont projetés sur le grand rideau de fond de scène (rideau : pas écran) quelques passages traduits en allemand en parfaite synchronisation avec la bande son, c’était en français il y a 4 jours au Festival Cabaret Vert de Charleville-Mézières (30.000 personnes). Deux heures et dix minutes en apesanteur avant que le seigneur des lieux ne rajoute près de vingt minutes encore de grand messe en guise de rappel. Un seigneur. Nick CAVE est un seigneur comme on n’en fait plus. Un seigneur, racé et distingué, un mutant en costume comme il n’en reste plus. Au point de venir au pied-levé, quatre jours après notre première communion au Cabaret Vert en France, nous abreuver à nouveau de la bonne parole et communier derechef à Bonn, Allemagne, en compagnie de 9.000 fidèles.

Un Nick CAVE en totale fusion avec son public qui le porte au sens propre du terme, droit debout à bout de bras tendus, soutenu par d’autres dizaines de bras tendus. Un Nick CAVE qui surfe sur son public – toujours au sens propre du terme – comme il surfe avec ses états d’âmes, avec nos états d’âmes. Avec nos âmes. Un Nick CAVE non dénué d’humour non plus, quand, rappelant à son bassiste que tuner sa quatre-cordes entre deux titres, « C’est bon pour Radiohead » et pointe son fidèle Warren Ellis qui n’a quant à lui « plus ajusté son violon depuis 42 ans« . Et commencer comme il y a 4 jours son set avec 5 minutes d’avance, ce doit être aussi de l’humour à la Nick CAVE

On n’est d’ailleurs pas bien loin de la messe, de la grand messe dans une parfaite communion entre le célébrant et les fidèles, où le pain et le vin ont fait place à la symphonie et à l’harmonie, à la fusion et à l’unisson. On entre en vibration avec Nick CAVE comme on entre en religion. Une célébration de deux heures et demi qui ne se conte pas mais qui se vit, qui ne se raconte pas mais qui s’intériorise, qui se partage et qui transcende. Un office de deux heures et demi duquel tu ne ressors pas indemne, duquel tu ne ressors pas le même.

Nick CAVE and The Bad Seeds, c’est 11 personnes on stage, ou plutôt 11 personnages : 4 choristes, 1 batteur, 1 percussionniste, 1 guitariste, 1 claviériste, 1 bassiste (et 2 impressionnants Fender comme on n’en voit plus) ainsi que l’incontournable et peut-être trop présent (à notre goût) multi-instrumentaliste Warren Ellis. Nick CAVE, ce n’est pas, ce n’est plus uniquement un concert, une messe ou un office, c’est une expérience mystique, sensorielle et transcendantale. Une expérience absolue. Ni plus. Ni moins. Tu es mon berger, là où tu iras j’irai. Ite missa est.

BODY COUNT feat. Ice-T @ Festival Cabaret Vert – Charleville Mézières – 20 aout 2026

Gangsta rap ! Une performance explosive mêlant rap et métal, on n’était pas chaud-boulette a priori, ce n’est pas notre truc à nous au départ – ni à l’arrivée d’ailleurs. Mais la claque fut magistrale, du départ à l’arrivée. Pas là pour faire dans la dentelle, l’indéboulonnable Ice-T et ses acolytes de BODY COUNT déversent sur les + 20.000 festivaliers de ce 1er jour de Cabaret Vert tubes de toujours et nouveautés issues de l’album Merciless. On est jeudi, et ça commence bougrement fort le Cabaret…

Depuis 1990 Ice-T a bousculé les codes en réunissant rap politique et métal furieux formant un groupe unique qui a marqué l’histoire de la musique. Avec Ernie C à la guitare et une série de musiciens iconiques BODY COUNT s’est imposé comme un phénomène scandaleux et visionnaire dès son premier album homonyme en 1992 et le célèbre titre controversé « Cop Killer ».

Trente ans plus tard le groupe continue de repousser les limites: des albums comme Bloodlust, Carnivore et Merciless, des collaborations avec Max Cavalera, Dave Mustaine ou Amy Lee et des reprises mythiques de Slayer, Motörhead ou Pink Floyd confirment leur statut de pionniers du crossover entre rap et métal. Déluge de riffs et de rage avec Ice-T au micro, mi-rappant, mi-chantant et un groupe prêt à enflammer chaque note…

Mais BODY COUNT feat. ICE-T n’est pas du goût de tout le monde et l’on ne résiste pas à partager le point de vue de Fosse Commune dont on reprend la review: « BREAKING FOSSE #2 – BODY COUNT EN CRISE IDENTITAIRE FULL TESTO. Body Count : on y était au Cabaret vert. Ice-T demande combien il y a de femmes dans le public. On lève les bras. Puis part dans un discours sur le fait qu’il y aurait trop de « vagins », qu’on émasculerait les hommes et qu’il n’y aurait plus de vrais bonhommes en se touchant les burnes. On a baissé les bras. Et on a fait un truc extrêmement féminin : on a pris toutes nos vagins et on s’est cassées. Perso. J’ai plus la patience pour ces conneries (…) ».

« Et le plus beau, c’est qu’en repartant, on a recroisé le mec déguisé en vulve. Lui avait l’air parfaitement détendu. On n’a pas osé lui annoncer qu’il participait probablement à l’émasculation générale. Bonne continuation aux vrais bonhommes. Nous, on a Turnstile à aller voir « .

Soon online : 20ème Festival CABARET VERT – Charleville Mézières, 20 et 21 août 2026

Soon online, les 20 ans du CABARET VERT qui fait chanter, danser et pogoter l’Ardenne, qu’elle soit au pluriel du côté français ou qu’elle soit au singulier en Belgique: putain, putain, c’est vachement bien, nous sommes quand même tous des Ardennais… Et ce ne sont pas The DEFTONES ni BODY COUNT feat. Ice-T ou The SPARKS qui vont nous contredire.

Soon online et déjà dans notre GALERY de portraits Intensities in 10s Cities : From Backstage to Frontstage, All The World Is A Stage. Et, as usual, pas de chipotage ni de bidouillage avec les photos comme vous en voyez partout ailleurs. Non: ici, c’est NO f*cking Photoshop. NO damn Ligthroom. NO bullshit RAW format. NO holy crap numeric nor digital overdub. NO a.i. feature (artificial intelligence sucks) : ONLY pure one-shot JPEG. Parce que shooter live, c’est comme le real rock’n’roll: c’est spontané, c’est brut de décoffrage et surtout ça doit le rester…

Soon online : SJOCK FESTIVAL #50 – Gierle-Lille, 10-12 juillet 2026

Bientôt en ligne, notre festival préféré qui souffle ses 50 bougies en 2026 – Your R’n’R Highlight Of The Year more then ever ! Quelle aventure, quelles aventures mes amis, depuis la bouillie sonore de COSMIC PSYCHOS qu’il faudrait inventer s’ils n’existaient pas jusqu’à la maturité toute british de COCK SPARRER en passant par l’élégance et la classe d’un Jon SPENCER et la fougue de The DWARVES

Joan JETT se la joue big star en oubliant qu’elle n’est pas sur la main stage d’un méga-festival mais ici en famille, tandis que les filles de L7 ne devinent pas encore que leur bassiste historique va rendre l’âme dans quelques jours, ce à quoi ne sont pas prêts nos Kentucky Men préférés: NINE POUND HAMMER.

Une de nos claques et révélations de cette 50ème édition est inclassable et s’appelle OSEES. The DATSUNS font le boulot tandis que le SJOCK RENDEZ-VOUS BAND a tout bonnement l’étoffe et la carrure d’un all-star-band qui ne réunit que du bon, depuis SHA-LA-LEES jusque PETER PAN SPEEDROCK

Avec THE BRONX, c’est encore de l’amerloche qui fout le feu aux planches du Sjock #50 quand ce n’est pas SONS qui nous rappelle quand même que la Flandre joue ici à domicile et qu’il ne faudrait pas la lui faire à l’envers.

Punk’s not dead ? Punk’s not dead ! Manifestement pas au SJOCK #50 qui demeure l’un de leurs terrains de jeu préférés. Ce ne sont pas The KIDS – qui jouent également à domicile – qui vont nous contredire, pas plus d’ailleurs que The TOY DOLLS plus déjantés que jamais…

Le SJOCK #50 a vécu, et bien vécu. C’est ce que nous allons prochainement vous narrer en texte et en images, entre front & back stage, entre bières et poussière, entre canicule et mosh-pits. Sans conteste notre annuel highlight of the year !

Soon online et toujours dans notre GALERY de portraits Intensities in 10s Cities : From Backstage to Frontstage, All The World Is A Stage. Et, as usual, pas de chipotage ni de bidouillage avec les photos comme vous en voyez partout ailleurs. Non: ici, c’est NO f*cking Photoshop. NO damn Ligthroom. NO bullshit RAW format. NO holy crap numeric nor digital overdub. NO a.i. feature (artificial intelligence sucks) : ONLY pure one-shot JPEG. Parce que shooter live, c’est comme le real rock’n’roll: c’est spontané, c’est brut de décoffrage et surtout ça doit le rester…

A PERFECT CIRCLE – Rockhal, Esch-sur-Alzette, 1er juillet 2026

Il est où le rock’n’roll, il est où…? Celui qui transpire la testostérone, celui qui trempe le t-shirt, le rock’n’roll qui transcende et transfigure celles et ceux qui le martèlent à grands coups de basses, de riff endiablés et de hurlements ravageurs ou d’envolées lyriques ? Il est où le rock’n’roll qui, tout simplement, transporte les foules et les âmes bien loin de leur condition…? A PERFECT CIRCLE délivre ce soir un set impeccable, voire parfait.

Bien trop impeccable et de loin trop propre que pour encore prétendre porter haut et fort l’étendard du real rock’n’roll, du moins live – celui qui te prend par surprise, qui improvise, qui te prend à contre-pied et qui dérape, qui t’envoie une mandale dans les gencives sans que tu n’aies rien vu venir, celui qui te fait oublier tout simplement qui tu es le temps d’un set dont tu sors transcendé. A PERFECT CIRCLE, à force d’être trop propre, trop parfait, s’avère finalement presqu’ennuyeux.

Sans plus-value aucune par rapport aux studios où certes ils excellent, la scène plongée la plupart du temps dans la pénombre – et les performers en contre-jour permanent – n’apporte pas le grain de folie qui manque par ailleurs à ces derniers pour le moins statiques et peu expressifs. Maynard James KEENAN qui n’est pourtant pas le dernier des trublions reste à contre-jour sur son podium central comme à son habitude (TOOL évidemment, mais aussi PUSCIFER,…), dominant depuis l’arrière-scène ses petits compagnons de jeu.

Pas un mot de trop, ni même un mot si ce n’est pour faire l’auto-promotion de sa venue à Bruxelles l’automne prochain sous la bannière PUSCIFER. Soit. On l’adore, mais pas vraiment son « jeu » de scène. Il en est de même pour le reste du band, trop rangé et bien trop appliqué à reproduire fidèlement leur production-studio alors qu’on attend au contraire qu’ils s’en démarquent pour écarter les murs, défoncer la porte et décrocher les étoiles.

Billy HOWERDEL n’apporte pas non plus cette r’n’r touch brute de décoffrage dont il connait pourtant pertinemment bien les effets (Smashing Pumpkins, Nine Inch Nails, G’n’R,…). Reste Josh FREESE aux drums (et au CV aussi long qu’un jour sans bière), le seul à vraiment dépoter. Un son et une sonorisation frisant la perfection servent toutefois indéniablement des morceaux qui se tissent et se dessinent dans la longueur mais sans néanmoins récupérer la sauce à l’issue d’un set qui s’interrompt soudainement à la 65ème minute pour 10 minutes de pause avant de faire ensuite place à un second service 20 minutes durant. Décidément bizarre et plus qu’étrange de bout en bout, cette prestation. A l’image de KEENAN qui autorise le public à sortir son GSM pour le dernier morceau – on aurait préféré un autre final… Mention spéciale à l’explosive française Jehnny BETH qui officie en première partie au sein de son groupe américain éponyme.

Now online : TURBONEGRO @ Sint-Niklaas, 26 juin 2026

Rock’n’Roll Machine… Le rock’n’roll, c’est cette espèce d’intrusion acoustique qui te pénètre par l’oreille droite, qui parcourt ton coeur pour l’en trémousser de stimuli jouissifs puis qui continue son infernale descente vers ton bas-ventre pour te procurer d’humides sensations érectiles avant de remonter à nouveau par ton palpitant pour lui en remettre une couche et te parcourir l’échine. Et enfin ressortir par l’oreille gauche pour recommencer encore, encore et encore cet infernal cycle jusqu’à la jubilation extrême (c’est grave, Docteur…?).

Now online et toujours dans notre GALERY de portraits Intensities in 10s Cities : From Backstage to Frontstage, All The World Is A Stage. Et, as usual, pas de chipotage ni de bidouillage avec les photos comme vous en voyez partout ailleurs. Non: ici, c’est NO f*cking Photoshop. NO damn Ligthroom. NO bullshit RAW format. NO holy crap numeric nor digital overdub. NO a.i. feature (artificial intelligence sucks) : ONLY pure one-shot JPEG. Parce que shooter live, c’est comme le real rock’n’roll: c’est spontané, c’est brut de décoffrage et surtout ça doit le rester…

TURBONEGRO – De Casino, Sint-Niklaas – 26 juin 2026

TURBONEGRO… voyons… euh… comment dire ? Comment dire autrement que TURBONEGRO transforme De Casino en « City of Satan » ? Car il y a des groupes qui jouent des concerts, et puis il y a TURBONEGRO, qui transforme chaque apparition en célébration du rock’n’roll le plus déjanté qui soit.

Dans le cadre de ses Great Gigs in the Park qu’organise le casino dans son parc – comme son nom l’indique – les Norvégiens offrent au public de Sint-Niklaas une démonstration de leur savoir-faire : un concentré de punk, de hard rock, de glam, d’autodérision, d’humour potache et de second degré sans jamais tomber dans la caricature, porté par une énergie qui ne semble jamais faiblir.

Tout parait excessif, outrancier, presqu’absurde… et pourtant tout fonctionne. Parce que derrière les poses et l’autodérision se cache un groupe redoutablement efficace qui maîtrise son sujet comme peu d’autres. La soirée est lancée par Sha-La-Lees, parfaits chauffeurs de salle – ou plutôt de parc – avec leur garage rock abrasif. Mais lorsque les Norvégiens investissent la scène ou plutôt le kiosque planté dans la touffeur tropicale du parc du casino, on change clairement de dimension.

Emmené par The Duke of Nothing, le groupe continue de faire vivre l’héritage laissé par Hank Von Hell, disparu en 2021, tout en affirmant sa propre identité. Aux côtés d’Euroboy, Rune Rebellion, Happy-Tom, Pål Pot Pamparius et Tommy Manboy, le chanteur mène un collectif parfaitement rodé, aussi spectaculaire qu’efficace. Le concert démarre pied au plancher avec « Hurry Up & Die », immédiatement suivi de « Back to Dungaree High » et « Part III: Rock N Roll Machine », annonçant la couleur : aucune baisse de régime n’est au programme. pas question de souffler.

TURBONEGRO enchaîne les classiques avec une insolente facilité et une facilité déconcertante, porté par un son massif et une mécanique parfaitement huilée entre « All My Friends Are Dead », « Sell Your Body (To the Night) », « Hot for Nietzsche » ou encore « Selfdestructo Bust », repris – hurlé – par les fidèles Turbojugend présents bien qu’en ordre dispersé. Puis la rock’n’roll machine s’emballe avec « City of Satan », « Do You Do You Dig Destruction », « Boys From Nowhere » et « Prince of the Rodeo » entretenant une tension permanente avant l’inévitable « Get It On », véritable hymne qui continue, près de trente ans après sa sortie, de provoquer la même folie à l’esprit irrévérencieux qui fait la réputation du groupe depuis plus de trois décennies.

55 petites minutes de riffs assassins plus tard, la machine de guerre aussi précise que dévastatrice met un terme à sa folle chevauchée dans la même énergie qui l’avait vu débuter. Le rappel est à l’image de tout ce qui a précédé : explosif. « Special Education », « Fuck the World (F.T.W.) », « I Got Erection » et l’incontournable « The Age of Pamparius » concluent une prestation sans temps mort, laissant le public sur une dernière décharge d’adrénaline mais aussi sur un goût de vraiment trop peu : ces 75 minutes de prestation, rappel compris, pèsent certes plus que la demi-heure du set délivré par les Norvégiens le 1er novembre dernier ici-même (concert écourté pour les raisons évoquées ici et reporté à ce jour, 26 juin 2026), mais une heure quart de démence jubilatoire c’est quand même un peu pingre.

Toujours est-il que dans le décor verdoyant du Casino Park, l’opposition entre le cadre bucolique et la déferlante sonore de TURBONEGRO a créé un contraste aussi insolite que réussi. Une nouvelle preuve que les Norvégiens demeurent une référence incontournable dès qu’il s’agit de transformer une scène en une gigantesque fête rock déjantée. Sans chercher à réinventer sa formule, TURBONEGRO continue de faire exactement ce qu’il sait faire de mieux : jouer fort, jouer vite et rappeler à tous les pisse-vinaigres que le rock’n’roll, lorsqu’il est exécuté avec autant de conviction, reste l’un des meilleurs remèdes contre la morosité. Canicule ou pas canicule.

Now online : The ARISTOCRATS – Rockhal – 29 mai 2026

Masterclass… What else ?! The ARISTOCRATS ont fait étalage de leur génie, de leur humour, de leur inventivité et de leur virtuosité avec un Marco MIMMEMANN définitivement au Panthéon des martyriseurs de fûts…

Now online et toujours dans notre GALERY de portraits Intensities in 10s Cities : From Backstage to Frontstage, All The World Is A Stage. Et, as usual, pas de chipotage ni de bidouillage avec les photos comme vous en voyez partout ailleurs. Non: ici, c’est NO f*cking Photoshop. NO damn Ligthroom. NO bullshit RAW format. NO holy crap numeric nor digital overdub. NO a.i. feature (artificial intelligence sucks) : ONLY pure one-shot JPEG. Parce que shooter live, c’est comme le real rock’n’roll: c’est spontané, c’est brut de décoffrage et surtout ça doit le rester…