The SPARKS @ Festival Cabaret Vert – Charleville-Mézières, 21 aout 2026

Cabaret Vert, jour 2. Le festival a changé de ton. Après une journée très rock et métal jeudi, les festivaliers ont eu droit à une programmation plus douce, plus pop, plus… comment dire ? Moins punk mais plus pink, dirons-nous. Et The SPARKS n’y sont pas pour rien. Fosse Commune nous ôte les mots de la bouche, alors rendons à Fosse Commune ce qui est à Fosse Commune. C’est parti mon kiki:

« BREAKING FOSSE #8 – CABARET VERT : SPARKS VS NICK CAVE, DEUX CLAQUES DANS LA GUEULE, DEUX AMBIANCES EN FINAL. Il y a des problèmes de riche en festival. Celui d’hier soir était particulièrement agaçant au Cabaret Vert: The Sparks terminait son set à Razorback au moment où Nick Cave and The Bad Seeds commençait le sien sur la scène principale. Ça devrait être interdit ! Impossible de voir la fin de l’un sans rater le début de l’autre. J’ai donc fait un choix parfaitement scientifique : The Sparks devant, Nick Cave dans les écrans. Ce qui explique accessoirement pourquoi j’ai des photos de Ron Mael à trois mètres et de Nick Cave grand comme un immeuble sur écran géant. Ce n’est pas un parti pris esthétique. C’est le running order. The SPARKS. Je savais évidemment qui étaient les frères Mael. Mais je n’étais pas venue en pèlerinage. Et je n’étais surtout pas préparée à ça« .

Russell Mael, 77 ans, débarque en costume rose et entreprend immédiatement de se comporter comme si son acte de naissance avait été falsifié. Il chante, bouge, occupe la scène, joue avec le public avec une énergie qui serait déjà agaçante chez quelqu’un de trente ans de moins. Derrière son clavier, son frère Ron, 81 ans, tunique bleu nuit, lunettes rondes et immobilité hiératique, ressemble pendant ce temps à un vieux maître taoïste légèrement contrarié par l’agitation générale. Et tout le génie visuel de Sparks tient déjà là : devant, Russell virevolte. Derrière, Ron regarde le monde comme s’il avait depuis longtemps compris quelque chose que nous ignorons. Jusqu’au moment où Ron se lève. Et danse. À 81 ans. Avec un immense sourire. Et là, tout le monde devient complètement con« .

Mais surtout : derrière les deux frères, ça joue sa mère. Un guitariste totalement allumé, qui semble vivre son propre show à l’arrière. Il se déhanche. Fait le con. On dirait qu’il traduit les morceaux en langue des signes. Mais pour les gens légèrement azimuté. Un bassiste en Rickenbacker absolument imperturbable, qui pourrait donner l’impression d’attendre tranquillement son tour à la Poste si son groove n’était pas en train de déplacer plusieurs organes internes. Une section rythmique monstrueuse. Une précision indécente. On pourrait écrire : « À leur âge, ils ont encore une énergie incroyable ». Ce serait flan. Voire insultant. Sparks est incroyable. Point. Et c’est seulement quand quelqu’un te rappelle qu’ils ont 77 et 81 ans que tu réponds : PARDON? « .

Puis il faut partir. Parce qu’à l’autre bout du festival, Nick Cave a commencé la messe. Et là, sans transition, on change d’univers. On vient de finir de chanter des conneries en chœur. Et d’un coup on débarque dans une ambiance funéraire« . Merci Fosse Commune…!

The DEFTONES @ Festival Cabaret Vert – Charleville Mézières – 20 août 2026

Pas de pass-photo pour le set de DEFTONES… Mouais… Quatre médias accrédités seulement… Cette édition du Cabaret Vert est marquée par tellement de restrictions-photos (et ne parlons même pas de Nick CAVE demain…) que certains collègues habitués comme nous du pit et du crash-photo décident tout simplement de jeter l’éponge et de ne même plus revenir demain. Sans parler de ces artistes qui te demandent la signature préalable d’un contrat et/ou qui exigent de valider tes clichés avant toute diffusion. Il est passé où le rock’n’roll hein, il est passé où ce fuc*king de pu*ain de rock’n’roll ? Hein…?

On ne résiste à nouveau pas à l’envie de reprendre derechef la review de Fosse Commune pour agrémenter ces quelques clichés volés et pris à la sauvette depuis bien loin dans le public: « BREAKING FOSSE #4 – CABARET VERT – ON A VU DEFTONES. Vu mon état de fatigue ça va être télégraphique. Bref. J’ai vu Chino Moreno. Le seul type qui peut porter un pantalon cargo trop court avec des chaussettes blanches et être sexy as fuck. J’ai déjà écrit, à l’occasion du Mainsquare 2025, tout ce que j’ai à dire sur Deftones. J’enlève pas un ligne. Au Cabaret Vert. Ils ont joué 1h20. Ils sont rentrés sur Be Quiet and drive. Au milieu on a chanté Change…ah ah ahhh ah ah ahhhhh. J’ai perdu ma voix. Me suis engueulée avec la meuf de devant qui filmait tout. J’ai quand même fini avec un pied nu (une sale histoire). Le jeudi de l’enfer touche à sa fin. A cette heure je rêve d’un plaid et d’une camomille« .

Perso, The DEFTONES ne nous ont pas franchement transcendé – et sans doute sommes-nous parmi les seuls à rester sur notre faim à en écouter tous les dithyrambiques commentaires qui fusent sur la plaine du festival. Franchement, oui franchement, les Californiens n’ont pas inventé grand chose. Depuis 1988 que les gars sont à la manoeuvre, on pouvait espérer et attendre un peu plus de consistance, d’audace et de grandiloquence rock’n’rollesque. Mais non: un set d’une banale et affligeante banalité. Rien à jeter, non. Mais rien à en garder non plus. Dommage…

BODY COUNT feat. Ice-T @ Festival Cabaret Vert – Charleville Mézières – 20 aout 2026

Gangsta rap ! Une performance explosive mêlant rap et métal, on n’était pas chaud-boulette a priori, ce n’est pas notre truc à nous au départ – ni à l’arrivée d’ailleurs. Mais la claque fut magistrale, du départ à l’arrivée. Pas là pour faire dans la dentelle, l’indéboulonnable Ice-T et ses acolytes de BODY COUNT déversent sur les + 20.000 festivaliers de ce 1er jour de Cabaret Vert tubes de toujours et nouveautés issues de l’album Merciless. On est jeudi, et ça commence bougrement fort le Cabaret…

Depuis 1990 Ice-T a bousculé les codes en réunissant rap politique et métal furieux formant un groupe unique qui a marqué l’histoire de la musique. Avec Ernie C à la guitare et une série de musiciens iconiques BODY COUNT s’est imposé comme un phénomène scandaleux et visionnaire dès son premier album homonyme en 1992 et le célèbre titre controversé « Cop Killer ».

Trente ans plus tard le groupe continue de repousser les limites: des albums comme Bloodlust, Carnivore et Merciless, des collaborations avec Max Cavalera, Dave Mustaine ou Amy Lee et des reprises mythiques de Slayer, Motörhead ou Pink Floyd confirment leur statut de pionniers du crossover entre rap et métal. Déluge de riffs et de rage avec Ice-T au micro, mi-rappant, mi-chantant et un groupe prêt à enflammer chaque note…

Mais BODY COUNT feat. ICE-T n’est pas du goût de tout le monde et l’on ne résiste pas à partager le point de vue de Fosse Commune dont on reprend la review: « BREAKING FOSSE #2 – BODY COUNT EN CRISE IDENTITAIRE FULL TESTO. Body Count : on y était au Cabaret vert. Ice-T demande combien il y a de femmes dans le public. On lève les bras. Puis part dans un discours sur le fait qu’il y aurait trop de « vagins », qu’on émasculerait les hommes et qu’il n’y aurait plus de vrais bonhommes en se touchant les burnes. On a baissé les bras. Et on a fait un truc extrêmement féminin : on a pris toutes nos vagins et on s’est cassées. Perso. J’ai plus la patience pour ces conneries (…) ».

« Et le plus beau, c’est qu’en repartant, on a recroisé le mec déguisé en vulve. Lui avait l’air parfaitement détendu. On n’a pas osé lui annoncer qu’il participait probablement à l’émasculation générale. Bonne continuation aux vrais bonhommes. Nous, on a Turnstile à aller voir « .

TURNSTILE @ Festival Cabaret Vert – Charleville Mézières, 20 août 2026

On l’avoue tout de go : on n’a pas kiffé TURNSTILE outre mesure. A peine du bout des lèvres. On n’a finalement guère apprécié TURNSTILE, tous comptes faits. On n’a pas compris l’engouement et la ferveur que le Cabert Vert a réservé Baltimoriens. On ne comprend pas. On n’a pas compris, on ne comprendra sans doute pas… Figure centrale du punk hardcore contemporain selon certains, le band de Baltimore revendique himself une approche expérimentale fusionnant l’énergie du hardcore mélodique (euh… c’est pas antinomique, ça ?) avec des éléments de pop, de funk et de rock alternatif – fin de citation. Soit. Mais nous, on n’a pas kiffé – ce qui n’est pas le cas de notre chère et adorable Fosse Commune dont on va à nouveau reprendre la prose. Car elle sait de quoi elle parle, elle… Elle.

A toi la parole, ma chère ! « BREAKING FOSSE #3 – CABARET VERT – TURNSTILE : J’AI TENU LA MOITIÉ DU SET… MAIS C’ETAIT OUF. En direct du Cabaret Vert. Bon. J’avais dit que je voulais faire TURNSTILE devant. J’ai fait Turnstile devant. J’ai tenu la moitié du set. Je considère que le contrat est rempli. Parce que Turnstile, sur scène, c’est exactement ce que j’espérais : du hardcore joyeux. Un énorme bordel euphorique. Ça saute. Ça groove. Ça cogne. Ça sourit. Le groupe envoie une énergie absolument phénoménale et la fosse lui rend immédiatement. Le problème, c’est que la fosse lui rend TOUT. CIRCLE PIT À GAUCHE, CIRCLE PIT A DROITE, SLAMMEURS AU-DESSUS. J’étais hyper bien placée. Vraiment. Assez près pour prendre une énorme claque et suffisamment au milieu pour comprendre rapidement que cette excellente place venait avec quelques conditions générales d’utilisation. J’étais cernée. Avec devant, derrière : des humains extrêmement heureux de se rentrer dedans. À partir de là, regarder un concert devient une activité secondaire. Tu regardes Turnstile. Tu regardes le ciel. Turnstile. DES PIEDS. Turnstile. Le circle pit vient de s’ouvrir. Turnstile. UN CUL. Et tu recommences « .

Et elle continue, notre adorable Coeur !  » Le tout dans une ambiance absolument géniale. C’est important de le dire : la fosse était hyper sympa à quelques bourrins près. Ça se relève. Ça s’aide. Ça rigole. Mais physiquement ? PUTAIN. J’ai donc procédé à une évaluation scientifique de la situation. Le groupe : incroyable. La fosse : incroyable. Mon envie de rester : très forte. Mes chances de terminer Deftones ce soir avec un squelette encore assemblé : en diminution rapide. Et surtout j’ai vu ce type en foulard en face qui était pas vraiment là pour autre chose que la bagarre. Et ça j’aime pas bien. Foulard intégral quand y’a pas de poussière. J’ai tendance à m’éloigner. Il fallait sortir. Petit problème : sortir d’une fosse de Turnstile ne consiste pas exactement à dire : « Excusez-moi, pardon, je voudrais passer. » J’ai donc attendu. Et soudain, j’ai vu un très grand monsieur qui sortait. Une opportunité. Je me suis accrochée à ses épaules et je l’ai suivi. Voilà. À cet instant précis, cet homme n’était plus un festivalier. C’était mon brise-glace. Il ouvrait la route. Je suivais dans son sillage. Extraction réussie. LE CONTRÔLE TECHNIQUE : je suis maintenant sur le côté et j’observe ceux qui sortent. C’est magnifique. Ça boite. Ca souffle. Ça ruisselle. Ça vérifie ses chaussures. Ça remonte son slip. Ça remet son soutif à sa position réglementaire. Et surtout, ça sourit. Parce que c’est ça, Turnstile. Personne n’a l’air malheureux. Tout le monde a simplement l’air d’avoir été passé quarante minutes dans une machine à laver avec 3000 copains « . Merci Copine ! Même si on n’a pas partagé pas le même vécu…

Soon online : 20ème Festival CABARET VERT – Charleville Mézières, 20 et 21 août 2026

Soon online, les 20 ans du CABARET VERT qui fait chanter, danser et pogoter l’Ardenne, qu’elle soit au pluriel du côté français ou qu’elle soit au singulier en Belgique: putain, putain, c’est vachement bien, nous sommes quand même tous des Ardennais… Et ce ne sont pas The DEFTONES ni BODY COUNT feat. Ice-T ou The SPARKS ou encore TURNSTILE et ULTRA VOMIT qui vont nous contredire.

Soon online et déjà dans notre GALERY de portraits Intensities in 10s Cities : From Backstage to Frontstage, All The World Is A Stage. Et, as usual, pas de chipotage ni de bidouillage avec les photos comme vous en voyez partout ailleurs. Non: ici, c’est NO f*cking Photoshop. NO damn Ligthroom. NO bullshit RAW format. NO holy crap numeric nor digital overdub. NO a.i. feature (artificial intelligence sucks) : ONLY pure one-shot JPEG. Parce que shooter live, c’est comme le real rock’n’roll: c’est spontané, c’est brut de décoffrage et surtout ça doit le rester…

Now online : CABARET VERT 2025

Now online et toujours dans notre GALERY de portraits Intensities in 10s Cities : From Backstage to Frontstage, All The World Is A Stage. Et, as usual, pas de chipotage ni de bidouillage avec les photos comme vous en voyez partout ailleurs. Non: ici, c’est NO f*cking Photoshop. NO damn Ligthroom. NO bullshit RAW format. NO holy crap numeric nor digital overdub. NO a.i. feature (artificial intelligence sucks) : ONLY pure one-shot JPEG. Parce que shooter live, c’est comme le real rock’n’roll: c’est spontané, c’est brut de décoffrage et surtout ça doit le rester…

Cabaret Vert 2025 : QUEENS of the STONE AGE, RESOLVE, FFF, The LINDA LINDAS, MC SOLAAR,… 16 août 2025

Tantôt avec « s », tantôt sans « s », Charleville-Mézières ou plutôt le Cabaret Vert se labellise Ardenne(s) comme si la cité de Rimbaud ne savait de quelle extrémité de la Meuse se revendiquer: côté source française ou côté embouchure belge. Aux bars, l’Orval et la Chimay se disputent la place aux productions brassicoles françaises. Idem pour casser la croûte: avec ses exigences éco-responsables sans pareilles, le Cabaret s’approvisionne en circuit court auprès de producteurs locaux dans un rayon de quelques dizaines de kilomètres.

Le solde est à l’avenant, des sanitaires à la production électrique, du recyclage des détritus aux infrastructures. Le Cabaret Vert est un festival définitivement semblable à aucun autre, et ce n’est pas uniquement pour son éclectisme en termes d’affiche mais également en matière de diversité culturelle (festival BD, cinéma,…) et d’engagement politique (débats, think-tanks de réflexion,…).

Tenue sous un ciel radieux, l’édition 2025 du Cabaret Vert a rassemblé 101.000 festivaliers durant ces 4 jours de découvertes, de liberté et d’émotions: chaque espace a porté l’énergie collective du festival et ouvert une parenthèse hors du temps. 83 groupes, 70 auteurs de BD, 300 journalistes et photographes, 650 partenaires: marquée par ses engagements durables et par le brassage des générations, cette Blue Edition rappelle combien nous avons besoin de nous retrouver pour vibrer ensemble.

Zoom sur la journée du samedi 16 août affichant quelques perles et découvertes notables sur la scène Razorback, le vilain garnement des 4 scènes déployées de part et d’autre de la Meuse. RESOLVE tes problèmes à coup de métal ! S’appuyant sur un passage remarqué au Hellfest ainsi que sur deux années de tournées internationales, RESOLVE s’impose comme l’étoile montante du métalcore français. Pour notre part pas particulièrement amateur (ni connaisseur) du genre, force est toutefois de constater que les Français délivrent un set parfaitement audible et hautement appréciable. Se démarquant des stéréotypes en vigueur dans le style, le combo peut se prévaloir de compos qui tiennent admirablement bien la route et un jeu de scène digne d’une tête d’affiche.

Pionnier du rap français dans les années 90, MC★SOLAAR continue d’être considéré l’une des plus belles plumes de la scène francophone. Le rap, qu’il soit français ou international, n’est pas notre créneau – que du contraire. Et quand les consignes sont à ce point claires et nettes en provenance de l’artiste (« Aucun photographe autorisé dans le pit »), passez votre chemin il n’y a rien à voir et encore moins à entendre…

Avec leur punk-rock qui fait trembler les injustices, The LINDA LINDAS sont devenues virales avec leur performance de « Racist, Sexist, Boy » à la bibliothèque publique de Los Angeles. Depuis, elles crient contre l’injustice, chantent sur l’adolescence, déclament liberté et rébellion en incarnant l’altruisme punk sur un mode post-punk, garage-rock, power-pop toutefois trop propret et trop gentillet à notre oreille mais qui a tout pour porter les 4 filles (nous n’en comptions que 3…) au firmament du mainstream.

Alan WALKER nous fait fuir le festival sans même attendre le set de LEPROUS auquel nous aspirions. C’est dire. Puis à quoi bon shooter un type au visage à moitié dissimulé, seul sur une immense scène, qui chipote à des boutons pour en faire sortir des sons tout ce qu’il y a de plus synthétiques et sans âme ? Rien que ses conditions photos nous font sourire (à défaut de pleurer): les photographes doivent être intégralement habillés de noir dans le pit-photo et ne peuvent rester statiques. Pincez-nous (et pour les autres conditions hallucinantes, voir photo ci-dessus en début de post…). Heureusement, la FEDERATION FRANCAISE DE FUNCK (FFF) et QUEENS of the STONE AGE auront quant à eux amplement fait notre journée (voir aussi ici et ici) et ça, moussaillon, ça n’a pas de prix.

Now online : FEDERATION FRANCAISE de FUNCK @ Cabaret Vert Festival 2025

Tenue sous un ciel radieux 4 jours durant, l’édition 2025 du Cabaret Vert a rassemblé 101 000 festivaliers épris de découvertes, de liberté et d’émotions. Concerts, BD, cinéma, débats : chaque espace a porté l’énergie collective du festival et ouvert une parenthèse hors du temps. Marquée par ses engagements durables et par le brassage des générations, cette Blue Edition 2025 rappelle combien nous avons besoin de nous retrouver pour vibrer ensemble. Et si ce n’est pas FFF qui en est la plus vibrante illustration, on veut bien manger notre objectif…

Now online et toujours dans notre GALERY de portraits Intensities in 10s Cities : From Backstage to Frontstage, All The World Is A Stage. Et, as usual, pas de chipotage ni de bidouillage avec les photos comme vous en voyez partout ailleurs. Non: ici, c’est NO f*cking Photoshop. NO damn Ligthroom. NO bullshit RAW format. NO holy crap numeric nor digital overdub. NO a.i. feature (artificial intelligence sucks) : ONLY pure one-shot JPEG. Parce que shooter live, c’est comme le real rock’n’roll: c’est spontané, c’est brut de décoffrage et surtout ça doit le rester…

Fédération Française de Funck [FFF] – Cabaret Vert Festival – Charleville Mézières, 16 aout 2025

La scène Razorback a pris de l’embonpoint, au point de devenir une quasi seconde mainstage. Sa programmation reste quant à elle fidèle à son ADN originelle : du brut et du brutal. FFF (alias Fédération Française de Funck) fait peut-être exception avec son funk-rock plus brut que brutal, mais l’esprit Razorback transpire de tous leurs pores.

Enfilez votre camisole de Funck : FFF, c’est une baffe de bonne humeur dans la gueule, un direct du droit d’énergie, de riffs musculeux, de funk et de fun. Fédération Française de Funck : la (notre) révélation de ce samedi de Cabaret Vert. FFF balance tout, ferraille lourd et donne la charge magistralement tabassée par une rythmique dont le tempo funk bien bourrin braconne merveilleusement. Les riffs alambiqués sont bloqués en mode rafale et le groupe joue en permanence la rupture funk-rock / rock-funk avec subtilité, quand ce n’est pas un cuivre qui vient subitement tournoyer et faire monter l’écume sur fond d’électricité sous pression.

Et avec le sourire, siouplait : les gars, hilares, prennent manifestement leur pied en communiquant leu fun(ck) à un public conquis que le leur rend intégralement dans un joyeux bordel – à tel point que les photographes doivent finalement évacuer le pit à mi-concert alors que tout le set était initialement open-bar photos.

La FFF livre ainsi un concert endiablé à l’image de leur style musical qui perdure depuis 23 ans déjà en continuant de faire jaillir les tripes : génial ovni du funk, FFF fait naître une fusion de rock et de funk parée pour faire balloter les corps dans un tourbillon charnel tout en couchant des textes qui saisissent avec subtilité l’énergie des combats pour la cause des femmes et la protection de l’environnement.

Tout en fougue, chair et sueur, le combo francilien met la foule de Razorback en fusion derrière leur apparence Martin Circus (le bassiste arborant une cagoule à l’effigie de Sulli, personnage phare de Monstre et Cie, tout en mâchouillant un mediator) et à l’air de ne pas y toucher. La Fédération Française de Funck, un band à l’énergie et à l’efficacité bigrement redoutables et aux compositions qui – dans leur version live du moins – s’avèrent tout bonnement cataclysmiques. Un cataclysme de fun, de funk, de soul et d’un rock incandescent qui lume et irradie comme une coulée continue : FFF Fédération Française de Funck, assurément notre coup de cœur du jour.

Now online : QUEENS of the STONE AGE @ Cabaret Vert Festival – 16 août 2025

Et quantité d’autres merveilles et découvertes au coeur de ce festival définitivement pas comme les autres et qui donne aux Ardennes françaises (pléonasme) un air de jardin des délices et d’ailleurs. De cet ailleurs que d’aucuns appellent Eden ou Olympe et que nous appellerons quant à nous tous simplement nirvana. « Bonsoir, je suis heureux d’être parmi vous ce soir… My name is Will Smith ». Sacré Josh va, toujours le mot pour rire ! Quand ce n’est pas le coup de bottine dans la g… des photographes…

Now online et toujours dans notre GALERY de portraits Intensities in 10s Cities : From Backstage to Frontstage, All The World Is A Stage. Et, as usual, pas de chipotage ni de bidouillage avec les photos comme vous en voyez partout ailleurs. Non: ici, c’est NO f*cking Photoshop. NO damn Ligthroom. NO bullshit RAW format. NO holy crap numeric nor digital overdub. NO a.i. feature (artificial intelligence sucks) : ONLY pure one-shot JPEG. Parce que shooter live, c’est comme le real rock’n’roll: c’est spontané, c’est brut de décoffrage et surtout ça doit le rester…

QUEENS of the STONE AGE – Cabaret Vert Festival – 16 août 2025

On se souvient toujours de sa première fois, et ce soir est notre premier QOTSA après bien des rendez-vous manqués – dont l’annulation de la bande à Josh Homme ici-même pas plus tard que l’année dernière. On n’a jamais été le plus grand des fans de QUEENS of the STONE AGE, mais il est de ces groupes auxquels il faut s’être frotté de très près au moins une fois – a fortiori s’ils tirent leurs racines et pompent leur sève de Kyuss, de Soundgarden, de Pearl Jam et de Monster Magnet en en syphonnant pour certains leurs meilleurs éléments constitutifs.

L’impressionnante scène Zanzibar est plongée dans le noir alors que le soleil vient de disparaître de l’horizon, laissant béat Josh Homme devant le spectacle face à lui des arbres illuminés de mille leds multicolores. What a beautiful view… lâche donc celui qui vient de se présenter à la foule comme Will Smith (ah ah ah). Si nous n’avons donc jamais été le plus grand des fans de QOTSA (même si leur présence justifie à elle seule la nôtre), force est d’avouer que le band nous envoie ce soir une belle mandale dans les gencives avec une set-list qui nous réconcilie définitivement avec les Ricains – ou plutôt qui nous fait définitivement tomber sous leur charme.

La plaine du Cabaret baignée dans une poussière sablonneuse hume bon Palm Desert, là-même où Joshua Homme dans le décor des années 1990 forma Queens of the Stone Age, entité musicale multidimensionnelle qui aujourd’hui dépasse le genre qu’elle a elle-même créé. Trop prolifique, ambitieuse et brillante pour être limitée par les frontières d’un style unique, la formation s’est depuis transformée en un mastodonte musical qui déploie devant nos yeux tout son charisme par sa présence irradiante.

Ce qui a commencé par des generator parties dans le désert s’est transformé en concerts à guichets fermés et en têtes d’affiche des plus grands festivals de par le monde. Indéniablement rock — toujours —, QOTSA est imprégné d’une énergie brute, d’une sueur et d’une magie noire unique que seuls Homme et ses acolytes savent insuffler.

Le management est américain – et donc strict sur les règles: pas de photographes face à la scène, uniquement du côté droit ou gauche du pit-photo. Et interdiction d’en bouger durant le temps imparti pour shooter. Dès lors pas question de faire le mauvais choix, et quand on sait que Homme est gaucher la question ne se pose pas trop longtemps – même pas longtemps du tout. Dommage néanmoins pour le manque de diversité des angles de prise de vue valorisant bien pauvrement et trop injustement un set en tous points remarquable et qui mérite bien plus…