CABARET VERT ** Festival Face B ** Still A-Live @ Charleville Mézières, 27 août 2021

Années après années, le Cabaret Vert demeure un OVNI dans le paysage des festivals. Et il reste également notre petit préféré dans ce créneau si particulier des rassemblements festifs multi-culturels. Covid oblige, l’édition 2020 annulée débouche sur une version 2021 passablement remaniée. On a réduit la voilure sans toutefois perdre l’âme et la spécificité du Cabaret Vert, rebaptisé pour l’occasion Face B. L’immense Square Bayard – que l’on découvre pour la première fois vide de ces dizaines milliers de spectateurs et visiteurs – a laissé place à La Macérienne toute voisine: usine désaffectée transformée en une espèce d’urbex artistique, où les sculptures côtoient les DJ et quantité d’autres expressions artistiques se disputent la place à d’autres formes d’art.

Chancre insolite, créatif et beau, la scénographie de ces espaces industriels permet de révéler la capacité de réinvention d’un espace ouvrier. Porté au sens propre par un collectif de bénévoles et d’artistes, la Macérienne en version Face B incarne la notion de résilience, si chère à notre époque… L’illustre bâtiment se transforme de la sorte en un lieu culturel éphémère durant 5 semaines avec un programme aussi intense que réjouissant : concerts, conférences, débats, cinéma, afterwork, expos, activités jeune public, rendez-vous citoyens, food & drinks.

La traditionnelle grande scène a quant à elle déserté le Square Bayard, et le public de se replier sur la seule scène, orpheline, de cette édition 2021 plantée non loin. La petite plaine fourmille de quantité de volontaires et de bénévoles – l’ADN de cet événement – qui désinfectent tables et bancs (pshit-pshit) au fur et à mesure que les quelques milliers de festivaliers s’assoient puis se relèvent pour ailleurs aller déambuler.

Les traditionnelles trappistes belges garnissent la carte des boissons, entre autres mets plus délicats les uns que les autres. Une façon de célébrer le bien vivre à l’ardennaise pour tous les goûts: les végétariens, les pro-barbacks, les allégés, les gourmands, les sans-alcools, les fêtards, les gastronomes, les petits budgets,… L’espace VIP-partenaires-médias installé dans ses murs habituels reste lui aussi un modèle du genre: quand on vous dit que le Cabaret Vert figure dans notre top-list.

Une édition 2021 bien particulière donc sous le signe du covid, avec une affiche tout aussi réduite que la voilure du festival. Pas d’alléchantes grosses têtes d’affiche internationales, la programmation faisant par conséquent la part belle aux nationaux, dont l’absence d’YZEULT annoncée le jour-même pour des raisons de santé. Le local de l’étape Ian CAULFIELD ouvre en fin d’après-midi les festivités sur un mode mineur, presque timide qu’il semble, avant de laisser le champ libre à un DIONYSOS bien en jambes.

Le Mathias prend tout le monde à contre-pied en lançant le show depuis le sommet de la tour de sonorisation, avant de fendre le public et rejoindre la scène via le pit-photo. Une heure trente d’un set bien tonique, alternant moments plus sobres et passages plus nerveux, avant de mettre la clé sous le paillasson au terme d’une prestation bien proprette – une intéressante première en ce qui nous concerne.

Cette programmation moins tonitruante donc que les précédentes, accueille également ce vendredi soir Benjamin BIOLAY. Prenant le relais de DIONYSOS à la nuit tombante, il délivre une prestation tantôt bien énergique, tantôt plus intimiste, déployant en tout état de cause un répertoire dont nous ne sommes ni familier ni particulièrement amateur. Nos clichés n’ayant jamais été validés par le management de l’artiste, nous les livrons finalement en stoemeling – puisqu’il doit en être ainsi. Qui ne dit mot consent…

Ne pas faire au rabais, ne pas se résigner, faire différemment, dans tous les cas s’adapter et par les soirs bleus d’été, quitter les sentiers battus. Les organisateurs ne voulaient pas d’un petit Cabaret mais bien une « Face B », une exploration à la fois d’un temps plus long, d’une jauge plus faible imposée par le contexte et d’un lieu, redessiné. Ces 4 jours de Still A-Live ont ainsi permis aux équipes de bénévoles de renouer avec le plaisir d’un accueil public réussi de 23.000 spectateurs au total. Nous avons quant à nous retrouvé l’osmose entre des artistes heureux de retrouver la scène et un public plein d’énergie vivant ensemble une expérience collective après une si longue traversée du désert durant tant, tant et tant de mois…

** CABARET VERT ** alias « Festival Face B » – 28 août 2021 – Preview

Now online : retour aux affaires dans l’excitation du pit photo avec DIONYSOS sur la scène du Cabaret Vert – édition 2021 sous l’appellation Festival Face B – Still A-live. Une édition bien particulière, covid oblige, mais au charme, à la richesse, à la diversité et à l’intégrité culturelles qui font de ce fameux Cabaret l’ovni ardennais sans pareil dans le paysage des festivals. Un peu comme un certain village gaulois, peuplé cette fois d’irréductibles Ardennais pour l’occasion…

Le pari était immense pour les organisateurs: voir grand dans le contexte d’une rétractation généralisée. En raison d’un planning très serré (5 mois), d’un contexte sanitaire contraignant, malgré de nombreuses inconnues financières et réglementaires, le projet s’est construit et modifié en même temps qu’il se dévoilait, à la manière d’un spectacle dont ils auraient construit l’histoire et les décors à vue. Premiers clichés en primeur de ce pari réussi dans notre autre bien nommée GALERIE

Patti SMITH – AIRBOURNE – FOALS – REDEMPTION – COCAINE PISS – … @ Festival CABARET VERT 2019, Charleville Mézières (jour 3)

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La Planète se réchauffe. L’Amazonie brûle. Et People Have The Power
Le Cabaret Vert va sans doute ériger une statue à notre égérie de toujours, Patti SMITH. Tandis que le G7 se tient à l’autre bout de l’Hexagone avec le préoccupant sujet de la sauvegarde de l’Amazonie au centre des débats, Patti SMITH balance la sauce et se fait l’étendard du combat mondialiste et durable que mène le Cabaret Vert depuis 14 ans. En reprenant Beds Are Burning (de Midnight Oil), ce n’est pas seulement un flèche de plus qu’elle décoche aux Grands de ce monde, mais à nous tous qui demeurons les bras croisés alors que nos lits sont en proie à un fatal incendie.

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Mais pas une seule revendication de Patti SMITH, pas la moindre allusion, la garce: elle se la joue mine de rien, sachant que l’audience n’est pas dupe. Et pour l’ignare dans l’assistance qui n’aurait pas (encore) compris, d’enchaîner avec un splendide et poignant Mother Earth repris à son pote Neil YOUNG. Nous écrivions à son sujet il y a deux mois seulement, à l’issue de sa mémorable prestation d’Anvers, qu’il était probablement le dernier monstre sacré à parcourir encore les scènes de ce bas-monde monde. Neil YOUNG a son pendant féminin en la légendaire personne de Patti SMITH, dernière survivante d’une époque à jamais révolue, ultime témoignage vivant d’une ère qui a tout créé, qui a tout dit, qui a tout pensé, qui a tout initié, qui a tout engendré, qui a tout enfanté…

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Après la violence des revendications de PROPHETS OF RAGE avant-hier sur la même scène face à de plus violentes injustices encore, le Cabaret Vert 2019 fait fort, très fort en amplifiant encore celle-ci avec la vindicte de Patti SMITH. Quel show, quel concert, quelle Dame: le concert assurément le plus poignant et le plus émotionnel de cette cuvée 2019. Le genre de show qui te prend aux tripes parce que tu sais que tu es face à un monument, face une légende, et que ce monstre sacré en impose encore rien que par sa présence à quelques mètres de toi, rien que par son charisme et son rayonnement qui irradient, qui te donnent la chaire de poule…

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Patti SMITH nous confie que la première fois qu’elle est venue ici se recueillir sur la tombe d’Arthur Rimbaud, c’était en 1973. Avant de finalement investir – au propre comme au figuré – les murs de sa demeure où elle revient régulièrement. Depuis, jamais elle n’avait imaginé jouer en ce lieu qu’elle affectionne particulièrement et où elle vient se recueillir années après années entre poésie, peinture et musique, avec toujours sa même dégaine de chaman punk, ou d’androgyne. The legend is still alive, and well.

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Lors de notre dernier face-à-face avec Patti SMITH à la Rockhal en 2016, nous avions tenté plusieurs fois de capter l’instant furtif où notre grand-mère préférée expédie de sa langue de maîtresse un de ses impressionnants mollards tout aussi légendaires sur les planches. Mais ce fut à nouveau peine perdue ce soir au Cabaret Vert, la traîtresse nous prenant chaque fois de vitesse. Anodin et décalé? Peut-être, mais tellement révélateur du puritanisme et du caractère aseptisé dans lequel nous confinons nos aînés, oubliant qu’ils ont tout fait bien avant nous, et qu’ils ne changent finalement pas plus que ceux qui restent dans le move, et qui ne sont pas devenus vieux avant même d’avoir été jeunes…

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AIRBOURNE rend le soleil couchant plus rouge et plus chaud encore que la fournaise. Pour leur seconde venue au Cabaret (et pour notre nième AIRBOURNE en ce qui nous concerne), les Australiens ne seraient-ils pas en train de s’essouffler à force de nous balancer leurs shows à 200 à l’heure depuis tant d’années…? L’énergie brute est toujours bien là, explosive et imprévisible – au point que le bassiste s’étale royalement de tout son long sur la scène à force de l’arpenter au pas de course et se prenant les pieds dans le micro.

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Mais les temps morts et autres moments de diversion dont le band semble (ab)user pour souffler quelques instants cassent le rythme d’une prestation qu’on a déjà connue beaucoup plus dense et soutenue. Les nouvelles compos passent bien la rampe, mais ne sont pas du tout servies par une sono à la hauteur, brouillonne et tout à fait indigne de l’énergie d’AIRBOURNE. En définitive, un AIRBOURNE simplement et passablement bon, mais sans doute à oublier.

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A l’issue donc d’un one-woman show sans comparaison et tout bonnement mémorable et exceptionnel de la légende Patti SMITH, les English de FOALS peuvent débarquer – et même être mauvais (ce qu’ils sont): tout a été dit. Ite missa est. Non, soyons indulgent, correct et surtout honnête: FOALS n’est pas mauvais du tout, mais est simplement inconsistant et sonne creux. A fortiori après la prestation étincelante de Patti SMITH. Il y a de ces groupes et de ces prestations qui n’ont tout simplement pas la consistance nécessaire, qui n’ont pas assez de gras autour de l’os pour marquer les esprits ou remplir l’estomac. FOALS fait partie de ceux-là. Ce n’est pas de leur faute, chacun a ses limites, et même la plus belle femme ne peut donner que ce qu’elle a…

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Mention toute spéciale à REDEMPTION, power-trio dans la plus droite lignée de ses maîtres à penser (regardez du côté des Ramones et de Motörhead). Fin d’après-midi, papa et ses deux fistons (Mat, 17 ans à la gratte et au chant, et Rod du haut de ses 11 ans à la batterie !) montent sur scène, et ils ont tout des grands. Tout ! Certainement le début d’une histoire très, très prometteuse quand on voit l’efficacité et surtout la maturité des deux gosses. Avec une voix qui impose et une rythmique hallucinante qui cogne, le padre peut être fier de ses rejetons qui n’ont pas dû être bercés avec des comptines. Longue vie à REDEMPTION !

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Terminer la soirée en compagnie de COCAINE PISS sur la Razorback Stage est une manière comme une autre de joindre l’utile à l’agréable. Quoique l’utilité reste discutable, et que le côté agréable ne soit pas le terme le plus adéquat non plus. Le calibre attribué à COCAINE PISS nous semble à nouveau surestimé, et leur manifeste succès continue de nous interpeller – mais soit.

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COCAINE PISS illustre la Belgian Connection qui a pris ses quartier au Cabaret Vert, en compagnie de quelques combos et formations en provenance de Liège et de Charleroi: le Cabaret reste fidèle aux produits belges, et ses brasseries (semi-) artisanales ne sont pas les moins représentatives sur la carte des aubettes du festival…

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Now online : PROPHETS of RAGE + Patti SMITH + AIRBOURNE + FOALS + TWENTY ONE PILOTS + … @ Festival Cabaret Vert 2019

Une faction de choc de l‘Armée Zapatiste de Libération Nationale était sur les planches de la scène Zanzibar du Cabaret Vert – édition 2019.
Arm the Homeless ! Ou un jeudi de lutte populaire pas comme les autres dans les Ardennes françaises, avec pas moins qu’un diplômé en sciences politiques de Harvard à la manoeuvre…

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Tom MORELLO n’a rien perdu de sa verve et de sa superbe, menant tambour battant un PROPHETS OF RAGE comme au meilleur de RAGE AGAINST THE MACHINE. Now online… et en sus quelques clichés en primeur dans notre galerie. Et il n’y a pas que PATTI SMITH ou AIRBOURNE qui y tiennent la pose…

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PROPHETS of RAGE – KNUCKLE HEAD – TWENTY ONE PILOTS – … @ Festival CABARET VERT 2019, Charleville-Mézières (jour 1)

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Chaque décennie, quelques albums emblématiques traduisent l’état de la société, marquent les esprits par leur empreinte ou sont le reflet d’une civilisation, d’une époque, d’un mouvement ou d’un courant. L’album éponyme de RAGE AGAINST THE MACHINE fait partie de ces quelques rares albums (et pochettes) qui ont imprimé leur marque indélébile sur toute une génération, sur toute une frange de la population, sur tout un pan de la société. RAGE AGAINST THE MACHINE, c’est un emblème, un symbole, une icône. Un état d’esprit.

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RATM, c’est le Che Guevara du metal-fusion-rap-funk. Et toute la rage destructrice de PROPHETS of RAGE est contenue dans son cri primal, dans ses riffs, dans ses lignes de basse qui dénoncent l’injustice sociale et sociétale, l’exploitation du faible, l’oppression des minorités, les injustices du capitalisme. Dans les années ’90 et 2000, la lutte anti-impérialiste de Los Angeles à l’Afrique du Sud a(vait) un nom et un visage: RAGE AGAINST THE MACHINE

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En réaction à la campagne présidentielle de Donald TRUMP, se (re)reforme en 2016 à Los Angeles PROHETS OF RAGE. Mené par Chuck D. de Public Enemy et B-Real de Cypress Hill, le groupe est complété par DJ Lord de Public Enemy également et surtout (surtout !) trois des quatre membres de RAGE AGAINST THE MACHINE : Tom Morello, Tim Commerford et Brad Wilk. Est-il possible de faire mieux dans le genre super-combo? C’est la grande classe internationale, qui ce soir nous balance ses titres les plus mythiques avant de nous asséner le coup de grâce avec son Killing in the Name. En live, l’effet est encore plus dévastateur que sur la galette qui l’a enfanté et qui avait en son temps retourné la planète.

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RAGE a plein de chose à nous dire sur l’état de l’Amérique et du monde, et ils ne sont pas contents. Pas contents du tout. Ils ont la rage et nous la déversent avec violence sur la scène du Cabaret, prenant d’ailleurs fait et cause pour le combat des Gilets Jaunes. L’album RAGE AGAINST THE MACHINE nous avait à l’époque retourné, au tout début des nineties, tant le combat porté et mené par RATM n’avait laissé personne indifférent. Aujourd’hui sur scène, leur musique n’a pas pris une ride. Pire: la violence de leurs dénonciations et leur combat pour une plus grande justice sociale n’ont jamais été d’une si tragique actualité: racisme, capitalisme et mondialisation connaissent leur public enemy: PROPHETS OF RAGE.

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Tous les bands ne peuvent pas se targuer d’avoir comme leader un guitariste diplômé en sciences politiques de Harvard qui déboule sur scène le poing serré, brandi haut en l’air: le ton est donné avant même le premier riff. Aaaaah, Morello et ses légendaires interludes de scratching, ses solos tour à tour funkys et frénétiques quand pas carrément speed metal. Le phrasé rap incisif originel de de la Rocha est fidèlement rendu par les deux transfuges de Public Ennemy et de Cypress Hill. Quant au funk-jazz-fusion de la basse de Commerford, il se (con)fond avec la rythmique funk et puissante partagée avec Wilk à la batterie. Géant, et non sans nous rappeler le souvenir d’un concert unique d’AUDIOSLAVE avec ces mêmes gaillards encadrant à l’époque feu Cris Cornell. Un monument. Des légendes. Clap final.

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Sur la scène Razorback, KNUCKLE HEAD nous plonge dans les grandes plaines de l’Ouest, nous immerge dans les marécages du Deep South, Les grosses mécaniques, le cambouis, le soleil qui tape dur sur le crâne en pleine sieste sur une chaise à bascule grinçante. Pas de doute, c’est l’Amérique. Les Etats-Unis d’Alsace, même, avec ces deux compères tombés dans la marmite d’un blues rock déjanté, et d’ailleurs plus électrique, plus méchant, plus graisseux et plus sexy que bluesy. On adore. Tout l’antithèse de TWENTY ONE PILOTS

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TWENTY ONE PILOTS précisément – ou un pop-rock ultra-léger tout ce qu’il y a de plus mainstream. On ne connaissait pas vraiment, mais en pénétrant dans le pit-photo, on a de suite compris à la seule vue de toutes ces jeunes filles se pressant contre les barrières du front-stage. A leurs cris stridents coïncidant avec l’entrée en scène du duo from Ohio, le petit doute (ou plutôt le petit espoir) qui subsistait en nous s’envole bien vite, loin, très très loin…

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Mais c’est ça aussi, l’adorable et le légendaire éclectisme qu’offre année après année l’affiche du CABARET VERT

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Le CABARET VERT 2018 – Freeride Music en Ardennes !

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A tous saigneurs, tout honneur: dans le joyeux bordel de l’ambiance des arts qui se mélangent, qui s’entre-croisent et qui s’hermaphroditent au Cabaret Vert, le pseudo punk numérique de SHAKA PONK fait partie des valeurs sûres en ce 25 août 2018. De nos valeurs sûres, tant il y en a ici.

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De retour cette année avec The MonkAdelic Tour, le live demeure spectaculaire, tout en performances technologiques et scéniques. Bien que SHAKA PONK soit proche des convictions du Cabaret Vert en matière de développement durable, on ne calculera cependant pas l’empreinte écologique du show. Et quel show…!

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Avec le punk-rock saignant de POGO CAR CRASH CONTROL qui ouvre plus tôt dans la journée les hostilités sur la grande scène, on peut se demander s’il y a un pilote dans le gros son. Rien qu’avec le nom, on a compris que ça allait être brutal. Un peu comme être passager du bus de Speed à l’approche d’un embouteillage. On ne sait pas si les gars ont passé leur permis, mais ce qui est sûr, c’est que leur punk garage sauvage chanté en français est parfaitement contrôlé, complètement dingo et que c’est un de nos coups de coeur du festival.

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Cerise sur le gâteau, ce n’est pas une mais deux prestations de POGO CAR CRASH CONTROL que les programmateurs nous réservent. Une première en début d’affiche sous le soleil de la mainstage du festival, et une seconde en soirée sur la minuscule scène Razorback dans un décor à la Mad Max orné d’affiches r’n’r vintage qui, la nuit tombée, vaut à lui seul le déplacement.

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POGO CAR CRASH CONTROL, c’est un peu le cheveu dans la soupe de la programmation 2018 du Cabaret Vert. C’est aussi le cheveu sur la langue, celui qui a le charme qui dénote dans l’univers parfois trop mainstream des gens propres sur eux et qui articulent distinctement…

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A mille lieues des insipides, inodores, incolores et inoffensifs dandys versaillais de PHOENIX, trop doux et trop légers (… trop NRJ pour situer), et bien loin du décevant post-punk soit-disant corrosif de PROTOMARTYR pourtant direct from Detroit, les locaux de BLONDSTONE décoiffent, prêts à t’abattre comme un viel arbre à coup de stoner rock, faisant renaître la grande scène US des années 90.

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A l’instar de POGO CAR CRASH CONTROL programmés eux aussi en début de journée, le bonheur anodin des festivals réside bien dans la satisfaction de toutes ces découvertes. De véritables pépites se dissimulent parfois dans l’anonymat d’une programmation éclectique comme l’est celle du Cabaret Vert, et BLONDSTONE est de celles-là.

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On s’attendait à un gros carnage d’IDLES. Ce fut au contraire une grosse déception: pas de murs de guitares, et un chant plus faux (horriblement faux !) que hargneux… Décevant. Tout le contraire du contry-rock des jeunots de THE NUDE PARTY: arrivant du fin fond de leur Caroline du Nord, mauvais gars à leurs débuts, ils nous replongent dans une époque old school, tout à la cool, avec un rock nuancé de country, entre cow-boys et 60’s. Ambiance garantie !

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RON GALLO et son gros rock low-fi, bien garage, qui gratte et qui est gras comme un hot dog (parait-il) ne nous transcende pas. Tout comme MOANING, référence en matière de post-punk et de noise sur un flot de guitare qui chialle et une batterie qui bombarde: ça c’était sur papier…

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ARCHIE & THE BUNKERS arrivent de Cleveland avec leur son garage punk: mais on est très (trop) sage quand on a 17 ans, et sans guitare ni basse (juste une batterie et un clavier Rhodes !). Décidément, le Cabaret Vert sort vraiment de l’ordinaire, au point de nous faire préférer la programmation de tous ces bands français aux groupes venus direct from USA: ça, franchement, faut l’ faire, nom d’un Ardennais ! Rendez-vous l’année prochaine pour de nouvelles découvertes…

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Now online : the one & only one CABARET VERT 2018 !

Maintenant en ligne, celui qui reste notre préféré de tous les festivals : le CABARET VERT – Freeride music dans les Ardennes !
Si nous ne devions assister qu’à un seul festival, l’événement estival ardennais reste l’incontournable rassemblement qui allie musique, gastronomie, zithologie, arts de la rue, BD, cinéma,… le tout sous le leïtmotiv non-négociable du développement durable. Avec la qualité de son accueil, avec son bien manger et son bien boire, ce 14ème Cabaret Vert perpétue ce concept unique à mettre à l’actif de son organisateur, le Front de Libération des Ardennes Profondes (l’association FLAP).

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Une ambiance et une atmosphère comme nulle part ailleurs. 94.000 festivaliers, et un festival-événement que nous devrions plutôt qualifier de grande orgie multi-sensorielle durable. Cerise sur la gâteau de ce samedi 25 août 2018: SHAKA PONK qui remplace – avantageusement – au pied levé un certain Booba (merci Booba ).

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Full report, review & live footages now online !

KORN – The KILLS – TURBONEGRO – … @ Cabaret Vert 2017

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On remarque avec horreur que les années défilent quand on réalise qu’il y a tip-top un an, nous étions au même endroit à la même heure. Et c’était d’ailleurs également le cas il y a deux ans, trois ans, quatre ans, cinq ans… Tempus Fugit. L’édition 2017 du CABARET VERT est plus "Ardennes Sidérales" que jamais avec un total sold out qui a de quoi réjouir 100.000 heureux et décevoir un peu moins de malheureux probablement…

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L’éco-festival CABARET VERT Rock & Territoire confirme à nouveau qu’il est notre festival pré-fé-ré de tous les festivals, car il confirme plus encore son côté original et unique. La tête dans les étoiles, les pieds dans les Ardennes. Le développement durable en actions. Un festival accueillant et bienveillant qui réconcilie économie locale, qualité de vie et respect de l’environnement. Une restauration durable avec des produits authentiques made in Ardennes et (un peu) au-delà n’en est qu’une des spécificités.

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Le CABARET VERT, c’est un projet de territoire et un festival éco-responsable. C’est un village associatif mais aussi un festival pluridisciplinaire: musique, BD, arts de rue, programmation cinéma, cabaret, jeux et théâtre de rue, spectacles de marionnettes, expositions, bonimenteurs et fakirs… Le CABARET VERT, c’est un monde à part, vers l’infini et au delà. Un festival en apesanteur. Un des derniers festival associatifs autour duquel gravitent 2.000 bénévoles enragés et dévoués…

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Le CABARET VERT, c’est aussi 41 bières différentes, brassées à moins de 200 bornes et toujours avec ce principe d’éviter les produits issus des grands groupes de l’agro-alimentaire. C’est 35 stands de restauration (et même un marché de producteurs) pour plus de 100 plats différents, 12 buvettes pour plus de 80 boissons différentes. Bref, de quoi ravir tant les oreilles que l’estomac et les papilles pendant les 4 jours de festival.

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Le credo ? Privilégier les circuits courts, les micro-brasseries, ou plus grandes, mais familiales et indépendantes. Mais le Cabaret Vert, c’est encore 120 poubelles de tri sélectif, c’est plus de 2.000 et 44 associations impliquées dans l’organisation. C’est aussi 15 centres de tri. C’est un festival économiquement viable, socialement acceptable et écologiquement responsable sur un site exceptionnel.

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Le développement durable, c’est une approche éco-responsable qui englobe tous les aspects du Cabaret Vert. La démarche est bienveillante, pas de moralisation. Chacun doit être volontaire. La déco, la restauration, l’accueil du public, les transports… Tout est pensé: quelle matière ? Quel prix? D’où ça vient ?

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Un public bichonné, devant et à côté des concerts, des espaces pour la fête et la danse bien sûr, mais aussi un soin tout particulier donné à tout ce qui entoure la musique. Si on vient au Cabaret Vert, c’est pour le Cabaret Vert: c’est tout un univers, pas un simple empilage de concerts. L’affiche est comme chaque année pour le moins éclectique, pour brasser large et peut-être parfois trop large… The KILLS m’a tuer, avec un dirty sexy rock aussi sauvage que sensuel – ou comment rester classe et sexy sur des riffs garage bien bruts et féroces. Sexy, sauvage et racé. Nerveux, sensuel et élégant: le duo de choc nous a décoiffé…

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Quant au death punk auto-proclamé de TURBONEGRO, il nous a carrément foutu la râââclée, même si l’on préfère quant à nous parler de heavy glam. Mi- Horror Picture Show, mi-Village People survitaminé, cuir, tatouages, glam, gros riffs, bordel sur scène, ça défouraille solide; c’est hargneux, c’est drôle, c’est cynique et très mélodique à la fois. Et vulgaire comme on l’aime avec "Rendes-vous with Anus", Blow Me, I Get Erection, ou encore Fuck the World où les gestuelles accompagnent mhmmmm les explicit lyrics.

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Haranguant l’audience, la titillant, la provoquant et l’invectivant, tentant de pousser les Macronistes et les Le Penistes à en découdre, TURBONEGRO joue la provoc en associant rythme des Ramones et look Village People: explosif. Jouissif…

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Pas facile pour KORN de prendre la relève après ces deux moments de bravoure. Et l’on ose dire que leur nu metal n’a pas la finesse de TURBONEGRO ni le sex-appeal de The KILLS. Si les Américains ont la puissance pure et le groove pour eux, s’ils bucheronnent comme des grizzlis, ça manque néanmoins de piment et de charme. Comme un gros diamant brut de décoffrage exposé à côté d’une pièce ciselée et d’une perle lustrée…

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Pour terminer ce tour d’horizon du seul vendredi, PARQUET COURTS n’a guère de relief et manque de consistance quand on sait ce qui nous attend par après sur la mainstage. Comme trop gentils et trop proprets qu’ils sont. Mais ce qui n’est encore rien à côté de la naïve et gentille JAIN programmée entre The KILLS et KORN, rien que cela. Programmation incompréhensible pour qui n’a jamais mis les pieds en Ardennes Sidérales. Mais ça se passe comme ça au CABARET VERT et c’est pour ça qu’on y vient, qu’on y revient, et qu’on n’en revient toujours pas.

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Now online : KORN @ Festival Cabaret Vert 2017

et d’autres clichés bien sûr en ligne sur notre Facebook avec The KILLS, TURBONEGRO, etc.

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Festival CABARET VERT avec WOLFMOTHER, MASTODON, L7, Louise Attaque,… @ Charleville Mézières, 26 août 2016

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Où – ailleurs qu’au Cabaret Vert bien entendu – pourrait-on apprécier le même jour sur la même scène MASTODON qui ouvre les hostilités dès 16h15 et Louise Attaque qui les prolonge en soirée – sans parler de Nekfeu qui clôture les festivités?! Nulle part ailleurs…

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Le thermomètre affiche très exactement 35° à l’ombre lorsque nous arrivons sur les lieux – presqu’un record pour la saison, ce qui n’empêchera nullement MASTODON, en plein soleil, de rentrer dans le lard de la grande scène.

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La chaleur qui écrase le Square Bayard ralentit simplement les mouvements mais en rien le tempo de leur sludge ravageur. Une heure d’efforts sous un soleil de plomb déshydrate les corps et échauffe les esprits tant sur scène que dans l’herbe: les boss nord-américains remercieront d’ailleurs chaudement un public qu’ils qualifient de best audience qu’ils n’aient jamais eue en ouverture de festival. Normal, quand on donne tout, on reçoit tout…

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Si MASTODON fait parler la poudre, le quatuor donne néanmoins davantage l’impression de cohabiter et de partager la scène plutôt que de l’investir comme un seul homme. La chaleur étouffante n’est pas propice aux performances hors normes (ni aux attouchements ou accolades, si ce n’est sur l’herbe…), et sans doute faut-il trouver là une probable explication à ce constat bien vite oublié de par la phénoménale puissance de feu du band.

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Le fer de lance du New Wave of American Heavy Metal mérite bien mieux que cette plage horaire, ingrate, de début de journée – mais à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire. MASTODON, alors, est glorieux. Jubilatoirement glorieux – gloria in excelsis deo.

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Cela faisait des plombes que nous attendions de prendre en pleine tronche la claque WOLFMOTHER, et le trio nous en a effectivement mise une solide dans les gencives. Sa puissance lourde et stoner en droite ligne des 70’s, envolées psychées comprises, tient toutes ses promesses avec autant de charisme au cm² que de décibels aux cm³: ça situe…?!

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Les australopithèques nous balancent un pur r’n’r show, costaud et authentique, qui nous renvoie dans les cordes d’un grand ring époque seventies. Andrew STOKCDALE et ses deux comparses semblent en effet tout droit sortis d’une machine à remonter le temps, mettant au goût et aux sonorités du jour des compos qui auraient – comme qui dirait – traversé les décennies, décongelées aujourd’hui à la sauce Hibernatus. Orgasmique, punt aan de lijn.

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WOLFMOTHER, c’est danse avec les loups – mais plutôt version loups garous. Ses relents de Grand Funk Railroad nous en mettent une sérieuse dans les camouilles. Ô extase divine, c’est splendeur et splendosité comme un oiseau tissé en fil de paradis. Comme un nectar argenté coulant dans une cabine spatiale, et la pesanteur devenue une simple plaisanterie…

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WOLFMOTHER a le look des seventies, WOLFMOTHER a le goût des 70’s, WOLFMOTHER a la saveur des années septante, WOLFMOTHER c’est back to the future de chez les kangourous, croisement improbable de Black Box Revelation et de Marty McFly. Un régal. Une purge. Un lavement et un trépanage à la fois… Merci docteur.

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Qu’apprécie-t-on le plus au Cabaret Vert: sa carte des bières (… 21 !) et de mets liquides et solides semi-artisanaux plus délicieux les uns que les autres, ou l’affiche de ces 4 jours multi-culturels à quasi 100.000 personnes ?! A nouveau, l’éco-festival des Ardennes frappe fort et bien (et bien fort). Le Cabaret Vert, c’est surtout une belle réussite territoriale et un éco-projet multi-culturel, reflet de toute une région et de la dynamique de ses habitants-acteurs dans un grand élan sociétal de mixité sociale et de mélange des disciplines: BD, arts de rue, débats, cinéma, théâtre forain, gastronomie, éco-développement, etc.

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Le Cabaret Vert a l’accent aussi associatif qu’humain et présente de solides penchants aussi festifs que gustatifs. C’est un ovni dans le paysage des festivals de l’été. Economie durable et locale côtoient rock’n’roll et techno, mais aussi solidarité(s) en tous genres et rencontres alternatives et créatives. C’est pour cela qu’on y revient au Wild Wild Fest : son esprit sauvage et indomptable continue d’écrire son histoire, sans renier ses valeurs. 94.000 festivaliers l’ont encore bien compris cette année…

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L’an dernier, les riot grrrl de L7 ont fait leur grand comeback après quinze ans d’absence. Le Hellfest s’en rappelle encore et c’est maintenant au tour du Cabaret Vert d’être secoué par les riffs du quatuor. L’Angleterre a Girlschool, les Etats-Unis ont L7 ! Les grunge ladies ne sont plus de première fraîcheur, mais sont également loin d’être périmées: la date de péremption ne semble d’ailleurs même pas être pour demain non plus.

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Pur produit féminin de la grunge generation, aussi dingo sur scène qu’enragées et engagées, les quatre de L7 c’est du pur rock sans compromission et sans fard. L7, c’est comme des jambonneaux dont on aurait ôté le filet pour ne garder que la couenne; c’est bien gras mais relevé à la fois, et finalement très fin même si elle ne font pas dans la dentelle. Ce serait d’ailleurs plutôt corset et cuir…

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L7, c’est un peu comme si Kurt Cobain s’était réincarné en pin-up défraîchie. Ca balance ferme et ça secoue grave, avec une saveur surannée fin eighties. A l’époque, Nirvana explosait; L7 également. A la différence près que L7, c’est un peu comme le big bang: il est vieux comme le monde, mais on peut encore l’entendre.

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Chapeau bas, les filles: le culot se les dispute au panache, et la cellulite à la peau de pêche. Et quelle pêche, L7 !

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