Now online : SIMPLE MINDS sold out @ Rockhal – 02 avril 2024

SIMPLE MINDS ? C’était soirée FLTR le lundi, soirée CESEC le mardi, soirée Agro le mercredi et soirée Sporkot le jeudi. Entre autres. Et pour celles & ceux qui ont connu le meilleur des eighties, mon bon monsieur. Mais il y avait aussi SIMPLE MINDS aux soirées Bio, chez Adèle ainsi qu’au Maphys bien sûr. Quand ce n’était pas SIMPLE MINDS au Réthéo ainsi qu’à la Casa, ou chez les Vétés ainsi qu’à la Lux. Voire même à la Carolo, c’est dire…

Now online et toujours dans notre GALERY Intensities in 10s Cities : From Backstage to Frontstage, All The World Is A Stage. Et, as usual, pas de chipotage ni de bidouillage avec les photos comme partout ailleurs. Non: ici, c’est NO f*cking Photoshop. NO damn Ligthroom. NO bullshit RAW format. NO holy crap numeric nor digital overdub : ONLY pure one-shot JPEG. Parce que shooter live, c’est comme le real rock’n’roll: c’est brut de décoffrage et surtout ça doit le rester. A.I. sucks.

SIMPLE MINDS – Rockhal, Esch-sur-Alzette, 02 avril 2024

Le grand écart : près de 40 ans de grand écart entre 1985, notre premier SIMPLE MINDS dans le chaudron bruxellois de Forest National, et ce beau soir de 2024. Vertige. Time flies. Ceci dit, l’inconvénient avec cette véritable machine à hits qu’est SIMPLE MINDS – ou le bon côté des choses, c’est selon – c’est qu’une fois le rappel venu, on est en droit de se demander quel tube les Ecossais vont-ils encore réussir à nous sortir de derrière les fagots pour prolonger notre plaisir. Et le leur c’est certain dans une Rockhal ce soir sold out, pleine comme un oeuf et à l’ambiance dance floor (une fois n’est pas notre habitude) plus chaude que jamais.

105 minutes durant, rappel compris, les murs de la Rockhal ont vibré non seulement sur ’81, ’82, ’83, ’84 mais également au son des nineties et de bien davantage encore tant l’histoire de SIMPLE MINDS est une déferlante de succès qui égrènent notre bande-son de bien des décennies. Mais à l’inverse d’autres bands guimauves jouant sur la fibre émotive et émotionnelle de leur public, nous ne sommes pas ici face à une nostalgie dégoulinante, facile et mielleuse mais bien dans la revisite de morceaux cultes exécutés par un vrai band. Pas un de ces groupes recomposés à l’envi au gré des départs des uns et de l’arrivée des autres aussi vite remplacés qu’une vieille chaussette trouée.

SIMPLE MINDS demeure un vrai band, authentique, parfaitement articulé et efficacement huilé autour de l’intemporel noyau Jim KERR / Charlie BURCHILL. Evoluent à leurs côtés des musiciens en parfaite symbiose et interconnexion. « Belfast Child » en est la parfaite illustration avec un Jim KERR ma-gis-tral, quasi a capella par moment, imposant le respect et un silence total – oui : total. Sa voix aussi limpide que puissante, portée par une extraordinaire sono, semble repousser les murs de la Rockhal, devenant un instrument à part entière se mariant tantôt aux autres, se jouant tantôt des autres.

Entamé avec un tonitruant « Waterfront » soutenu par une ligne de basse plus ébouriffante que jamais, le set se termine en apothéose 105 minutes plus tard par un explosif « Sanctify Yourself« . Entre les deux, une déferlante de valeurs sûres mais aussi de quelques perles oubliées ou plutôt repêchées au plus profond de la discographie des Ecossais. Flash-back: « Don’t you (forget about me) » nous avait franchement laissé sur notre faim le 11 décembre 1985 (oui il y a quasi 40 ans et l’on s’en souvient comme si c’était hier) lorsque la bande au jeune Jim KERR avait laissé Forest National continuer son « la lalalala lalalala lala-lalalala… » sans même embrayer pour relancer la machine de plus belle. Ce soir, SIMPLE MINDS ne réitère pas cette erreur de jeunesse…

A la rythmique – ô joie, ô bonheur, ô volupté, ô maestria – Cherisse OSIER fait maintenant intégralement partie des meubles et son charme n’a d’équivalent que la démesure de son talent derrière les fûts: belle complicité qui n’a d’égal que l’efficacité qui s’en dégage. Si SIMPLE MINDS a toujours eu pour habitude de ne jamais nous décevoir au fil des décennies, les Ecossais ont aujourd’hui changé de braquet pour rien que moins nous ébouriffer. Rien de moins.

Now online : SIMPLE MINDS @ Ancienne Belgique

SIMPLE MINDS comme à la maison, ou quasi !
Un sold out de plus @ Ancienne Belgique cette fois, Bruxelles – 18 février 2018.

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SIMPLE MINDS – Ancienne Belgique – 18 février 2018

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Il a été expérimentalement établi que les gaz suffisamment dilués satisfont l’équation des gaz parfaits qui exprime que le produit de la pression p par le volume V ne dépend que de la température. Ainsi, dans un cylindre (par exemple une salle de concert) dont le volume est réduit de moitié (par exemple l’Ancienne Belgique), la pression (dégagée par SIMPLE MINDS) est doublée à température constante (… et quelle température !).

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Ceci s’effectue par des transferts de chaleur des zones chaudes (SIMPLE MINDS sur scène) vers les zones plus froides (l’audience de l’Ancienne Belgique en début de show) selon trois types de processus bien distincts: la conduction, la convection (forcée ou naturelle) et le rayonnement. La conduction, encore appelée diffusion thermique, est la transmission d’énergie thermique par les mouvements désordonnés des constituants de la matière (Jim Kerr, par exemple).

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La convection est souvent le mécanisme dominant de transfert de chaleur. C’est la matière en mouvement qui transporte la chaleur qu’elle contient. La diffusion se limite alors au transfert de chaleur entre les parois (de l’Ancienne Belgique) et le fluide (la set-list) dans une fine zone de contact appelée couche limite thermique (autrement dit, le front stage).

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Le rayonnement correspond à un troisième mode de transfert de chaleur. C’est ainsi que nous recevons la chaleur du soleil (le light show). La lumière est en général émise par un atome lors d’une transition d’un électron d’un niveau d’énergie excité (SIMPLE MINDS) vers un niveau plus bas (le public – ou vice-versa). Cette émission se fait à la fréquence ν reliée à la différence d’énergie E entre niveaux par la fameuse relation de E = hν, où h = 6,6 × 10-34 m2 kg/s est la constante de Kerr (Jim de son prénom).

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En définitive, les gars, que vous a-t-il pris de jeter votre dévolu sur de petites salles pour cette tournée européenne, et de choisir ainsi l’Ancienne Belgique pour votre seule date belge ?! Vos derniers passages faisaient salle comble à Forest National… Non pas que nous n’apprécions pas l’AB – que du contraire, que du contraire ! – mais combien de milliers de déçu(e)s votre choix a-t-il pu occasionner ?!

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Mais bon, vous avez fait le choix d’une tournée intimiste de petites salles à travers l’Europe, et c’est tout bénéfice pour les heureux élus. La toute relative intimité de cette soirée bruxelloise devant un parterre de 2.000 privilégiés est inversement proportionnelle à l’étuve survoltée dans laquelle se déroule ce nouveau face-à-face. Car SIMPLE MINDS et la Belgique (et Bruxelles en particulier), c’est une longue, longue histoire d’amour depuis que les petits Belges que nous sommes aient été les premiers à conférer une stature internationale et même mondiale à ce quintet d’Ecossais presqu’inconnus à une époque désormais révolue…

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Avec cette nouvelle tournée, Jim et Charlie proposent ainsi une soirée en trois partie: quelques longs extraits de leur nouvel album suivis d’une séance d’interview live depuis la scène (euh… intermède tout à fait dispensable). Et pour terminer en beauté, un florilège d’absolument tous leurs plus grands classiques. Menu original s’il en est, mais peut-être un peu trop décousu en termes de rythmes et de cadence, avec cependant une dernière heure littéralement explosive.

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Fidèle à sa réputation sans faille, SIMPLE MINDS fait de Bruxelles un danse floor rythmé de ses tubes indémodables, de son énergie communicatrice malgré le poids des ans et saupoudré de ses nouveaux standards – même si 99% de l’assistance avait cassé sa tirelire pour s’offrir un savoureux retour vers les déjà lointaines eighties.

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2h10 plus tard, deux rappels convenus compris, le bon peuple de cinquas fifty male bedonnant / fifty female fardée de ressortir jovial d’une Ancienne Belgique sold out depuis des mois et des mois. Pas de surprise à la clé, si ce n’est l’incontestable constat que nos Ecossais de malheur ont quand même indélébilement et à tout jamais marqué de leur empreinte la bande son des eighties, côté Western World. Don’t you forget (about me)…

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(PS: un concert sans pit front-stage, ça change ! Que du bonheur pour le premier rang qui peut déposer ses chopes sur la moquette de la scène. Mais nettement, nettement moins top pour les photographes…).

Now online : SIMPLE MINDS @ Rockhal – 18 avril 2017

Maintenant en ligne : scottish party @ Rockhal (Esch-sur-Alzette) avec SIMPLE MINDS "Acoustic Tour 2017" et Kt TUNSTALL en première partie…

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SIMPLE MINDS – Rockhal @ Esch, 18 avril 2017

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SIMPLE MINDS n’a rien inventé (depuis 30 ans) si ce n’est constituer des souvenirs pour ceux qui ont vieilli avec, et graver la bande originale des folles nuits de ceux qui étaient dans la fleur de l’âge durant les eighties. New Gold Dream 81, 82, 83, 84 : SIMPLE MINDS ne peut mieux débuter son show ! La bande à Jim KERR est toutefois de ces groupes qui vieillissent comme et avec leur public, mais sans vraiment réussir à renouveler celui-ci ni à le rajeunir.

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Ce n’est ainsi qu’après une heure de concert (assis) que quelques milliers de quinquas daignent enfin lever leur c… pour se trémousser sur Don’t you (Forget about me) puis enfin à se lâcher dans une Rockhal qui ne se rassoira désormais plus jusqu’à l’extinction des feux.

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Il aura donc fallu une heure pour décoincer une assistance frigidement assise alors que, de bout en bout, SIMPLE MINDS enchaîne tubes sur tubes, tous revisités dans le cadre de cet Acoustic Tour 2017 qui n’a finalement d’acoustique que le nom – appellation par bonheur aussi usurpée que trompeuse.

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Et rien que pour ce revival finement toiletté, savamment revisité, délicatement relifté mais puissamment joué, on a tout simplement envie de dire à ces Ecossais qu’ils continent tout bonnement encore à faire longtemps ce qu’ils ont toujours fait: ni plus ni moins une joviale, tonique et décapante cure de jouvence.

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Jim KERR, leader charismatique incontestable qu’il demeure au fil des décennies, reste définitivement maître de la scène, et même maître de cérémonie en allant jusqu’à présenter himself, en ouverture de soirée, la charmante Kt TUNSTALL qui assure une brillante 1ère partie. Scottish party de bout en bout donc, avec un virulent "No Brexit !" lancé par Kerr – ovationné – avant de faire place nette à sa charmante compatriote en avant-soirée.

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Now online : SIMPLE MINDS @ Brussels – 14 nov. 2015

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SIMPLE MINDS – Forest National @ Bruxelles – 14 nov. 2015

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Parcourir les entrailles de Forest National colorées de tags du sol aux plafonds, zig-zaguer entre les semi-remorques stationnés et déambuler entre les caisses de matos entreposées de-ci de-là constituent toujours un moment très intense. Déboucher ensuite backstage avant de glisser frontstage génère le second frisson qui s’enchaine bien vite au premier. Juste avant le troisième, lorsque depuis le pied de la scène le regard parcourt la cuvette de Forest National qui déborde de monde jusqu’au dernier étage bien haut, là-bas bien loin de la scène. Ces trois frissons conjugués continuent de valoir leur pesant d’or, chaque fois renouvelé…

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Si ce n’est qu’un quatrième frisson vient ce soir parcourir l’échine. Peu après que les lumières s’éteignent et à l’issue d’un envoutant Boléro de Ravel annonçant crescendo l’arrivée de SIMPLE MINDS sur scène, les cris et hurlements des 8.000 quinquas (… et plus si affinités) s’interrompent. Plutôt que commencer leur show en fanfare, les Ecossais se tiennent debout, alignés, presqu’au garde à vous, visiblement graves, plantés au beau milieu de la scène baignée d’un impressionnant silence. Jim KERR s’avance face au public, micro en main, sous une lumière blanche et blafarde: "Habituellement, c’est cool d’être chanteur dans un groupe, mais parfois c’est très difficile quand on doit s’exprimer et qu’on ne trouve pas ses mots. Je vous demande une minute de silence en hommage à tous ceux qui ont perdu la vie hier à Paris, ensuite nous jouerons…". Les trois écrans, derrière et de part et d’autre de la scène, arborent le bleu-blanc-rouge (…sang) de circonstance. Après un « Merci ! » (en français dans le texte), chacun de rejoindre ses instruments sur scène, et le show de véritablement commencer.

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Huit photographes accrédités, quatre de part et d’autre de la petite avancée, et impossible de passer de stage left à stage right pour tirer les clichés de son choix : il en est ainsi afin de ne pas obstruer les deux cameramen arpentant, eux, de gauche à droite le frontstage caméra à l’épaule. Soit. Qu’à cela ne tienne, SIMPLE stage left et MINDS stage right n’a pas annulé son concert suite aux attaques terroristes de la veille à Paris, contrairement à quantité d’autres spectacles mais moyennant une présence policière lourdement armée aux entrées et une fouille minutieuse de notre équipement photographique. Le seul fait mérite d’être souligné, sans éclipser la constatation manifeste que le band semble rester plus jeune que jamais semble-t-il avec une nouvelle galette en guise d’élixir d’éternelle jeunesse.

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Une pause de 15 minutes à l’issue de la première heure n’est que reculer pour mieux sauter encore 75 minutes durant… et pas moins de 28 titres au total. Si Forest National se métamorphose à nouveau ce soir en une gigantesque piste de danse, ce sera partie remise demain à 30 petits kilomètres seulement. SIMPLE MINDS renverra l’ascenseur au Sportpaleis lui aussi, retournant bien à la Belgique l’accueil que nous, les premiers hors UK, avons réservé au quintet écossais des Simples d’Esprit début des eighties. C’était il y a bien, bien plus de 30 ans aujourd’hui. C’était hier. Et aussi phénoménal que ce soir…

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SIMPLE MINDS – Forest National, Brussels – 23 novembre 2013

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21h03′ : la Sécurité nous emmène, direction front-stage. L’agreement que chaque photographe a préalablement dû signer mentionne les contraintes et conditions habituelles de travail: nous disposons des trois premiers morceaux pour opérer, et bien sûr sans flash, etc., etc. – ritournelle habituelle. Nous ne sommes ce soir "que" sept privilégiés à avoir été accrédités par et pour SIMPLE MINDS. Emmenés donc par une paire de vigiles G4S à travers les sombres couloirs qui courent par-dessous les gradins de Forest, nous déboulons backstage puis enfin frontstage. Arrivés aux côtés puis au devant de la scène quelques instants seulement avant que les lumières de la salle ne fassent place à celles de la scène, la vue de la "cuvette" de Forest confirme le fait que cette salle demeure bien l’une des plus impressionnantes et des plus chaleureuses du circuit européen – opinion du reste strictement personnel.

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D’une taille restée relativement humaine, sans sombrer dans le gigantisme de bien d’autres arènes plus modernes, plus fonctionnelles et bien plus vastes, Forest National conserve cette (toute relative) intimité comme nulle autre pareille de par la configuration de ses gradins : tout en courbes, depuis le toit jusqu’au sol, ils emmitouflent littéralement la scène sans jamais l’étouffer ni en être trop éloignés non plus. Cette architecture confère à la salle bruxelloise l’ambiance presque feutrée d’un club mais à la puissance 1000 ! Combien de bands n’ont-ils d’ailleurs pas profité de leur passage par Bruxelles pour immortaliser cette vue et cette ambiance si particulières, a fortiori lorsque les plus de 8.000 places sont sold-out comme ce soir…?! SIMPLE MINDS a déjà affiché complet la veille à quelques kilomètres seulement, à la Lotto Arena d’Anvers : c’est dire si ce "Greatest Hits+ Live Tour" porte fichtrement bien son nom en fédérant par milliers quadras et quinquas à la recherche du temps passé, nostalgiques de leurs frissons et de leurs émois du début et de la première moitié de ces sacrées eighties…!

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105 minutes durant, SIMPLE MINDS nous assène le best of the best de leurs greatest hits, réussissant bien des fois à faire lever, à faire frapper des mains, à faire chanter et danser tout Forest – oui: absolument tout Forest : impressionnant ! Certes, tout le monde a pris de l’âge et des kilos depuis ces glorieuse eighties, tant sur scène que dans le public, mais les fidèles comparses de Jim Kerr assurent, tout comme lui, à la perfection – sans parler d’une choriste black moulée dans un tailleur pour le moins seyant, et à l’organe tout aussi remarquable que la houppette du Jim. Une rythmique impeccable, des claviers typés eighties tout ce qu’il y a de plus british wave des années ’80 (… presque kitch…), une set-list de tubes confectionnée pour charmer le plus grand nombre, sont ici réunis tous les ingrédients d’une soirée Scottish tout aussi réussie que festive et dansante, aux vertus raffermissantes et rajeunissantes.

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C’est là un exercice néanmoins "facile" pour la machine à tubes qu’est resté l’élixir de jeunesse SIMPLE MINDS, en ne courant du reste pas le risque de s’aventurer hors de ces sentiers battus et rabattus. 8.000 fêtards ont d’ailleurs effectué expressément le déplacement, et sont repartis se coucher quasi rajeunis de 30 ans… C’est-y pas joli et gentil ça, de rendre les gens heureux et tout guillerets en un tournemain ?! Même la sortie de scène de SIMPLE MINDS sur un tonitruant "The Jean Genie" de Bowie lancé à plein volume dans la sono depuis la table de mixage contribue à prolonger cette douce volupté alors que les néons blanchâtres de Forest lentement reprennent le dessus. A (New) Gold Dream… (is over).

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Simple Minds @ Brussels, 1985 @ www.intensities-in-tens-cities.eu (All the World is a Stage – Chap. 1: "The Vintage Years 1978-2011")

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TORHOUT WERCHTER – 6 juillet 1986 – Werchter

Hé oui – ou plutôt hé non: plus de trace de mon ticket. Mais que de souvenirs en tête, même s’il y avait encore une fois à boire et à manger (au propre comme au figuré). Sont à l’affiche en ce bel été 1986: The Beat Farmers (j’arrive trop tard que pour les voir, merci les bouchons flamands), The Waterboys (cool), The Robert Cray Band(‘ me souviens plus), Simply Red (j’aime pas les rouquins), Lloyd Cole & the Commotions (propre sur lui), Talk Talk(aaaaaah !), UB40(reggae night), Elvis Costello & the Attractions (bof) et en tête d’affiche Simple Minds qui transforme la plaine en piste de danse géante. 70.000 personnes à Torhout le samedi, 70.000 à Werchter le lendemain – combien de litres de bières et de kilos de frites pour sustenter tout ce bas-peuple au sein duquel il fait si bon être…?