Myles KENNEDY @ Rockhal, Esch-sur-Alzette – 12 juillet 2018

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Myles KENNEDY trônant seul sur scène, tantôt debout, tantôt assis, face à un public bigarré venu néanmoins en nombre: le club de la Rockhal se prête à merveille au caractère intimiste de ce surprenant solo unplugged.

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Avec de l’ALTER BRIDGE de-ci et du SLASH de-là, Myles KENNEDY fait bien sûr la part belle au répertoire de ses deux formations. Mais on voit qu’il a surtout à coeur de partager sa dernière et récente production solo.

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Les esprits chagrins, de cuir et de noir vêtus, diront que la soirée manquait peut-être de voltage et de décibels. C’est qu’ils seront passés à côté des indéniables qualités vocales bluesy de Myles KENNEDY qu’on ne suspecte pas forcément en temps « normal », quand il officie au sein de ses deux combos.

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Mélancolie, chagrin, blues et mélodies fragiles en mémoire de son père récemment décédé, Myles KENNEDY célèbre à la fois la vie et l’après-mort sous toutes leurs facettes. Une facette de KENNEDY que nous ne suspections nullement, et qui le rend encore plus chaleureux, proche et humain qu’il ne l’était déjà.

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Dorian SORRIAUX, maître du psychédélisme suédois au sein de BLUESPILLS, n’atteint pas en première partie l’explosivité qu’il dégage au sein de son band habituel. Si Myles KENNEDY brille de mille feux ce soir en solo unplugged, ce n’est pas vraiment le cas de Dorian SORRIAUX qui souffre manifestement de la comparaison et surtout de solitude et de consistance… (photos sur notre Facebook et sur notre Instagram).

RAMBLIN’ MAN FAIR 2017 – jour 2 @ Maidstone, UK

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Portraits croisés de vieilles gloires toujours au taquet, de petits jeunes à l’avenir prometteur, et de vieux débris tantôt sur le retour tantôt sur le déclin. Chronique visuelle de valeurs sures et d’étoiles montantes. Ephéméride d’un rassemblement de jeunes sages et de vieux fous, où vieux sages et jeunes fous se côtoient dans une même communion grand-guignolesque ou de tragédie grecque (c’est selon), où chacun joue son rôle et tient sa place.
Il y avait du monde dans le photomaton de ce second et dernier jour de Ramblin’ Man Fair 2017…!

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ZZ TOP clôture haut la main une 3ème édition qui a tenu toutes les promesses de son affiche. Les Texans barbus se permettent même une surprenante reprise de Foxy Lady avant d’enchaîner sur du Jeff BECK. Nous aurions quant à nous préféré qu’ils se "contentent" de leur répertoire, suffisamment vaste et plus que suffisant, durant un set (trop) propre et réglé comme du papier à musique.

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Gérant leur image de bout en bout, le trio accorde aux photographes l’accès au pit non seulement durant les 2 premiers morceaux de leur set, mais également – fait suffisamment exceptionnel et rare que pour être souligné – durant les deux premiers de leur rappel. Bien vu, les barbus, on en redemande !

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Pour notre 3ème participation en 3 éditions seulement, notre constat est similaire au deux précédents: hormis la météo pourave du samedi et vis-à-vis de laquelle les organisateurs déclinent toute responsabilité (on est quand même en Angleterre…), il n’y a rien – strictement rien – à redire à la parfaite organisation maintenant huilée de ce festival qui a désormais trouvé sa vitesse de croisière.

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Qui a trouvé sa vitesse de croisière et son public: on vient au Ramblin‘ comme on irait prendre l’air au parc, ce qui est d’ailleurs précisément le cas. Et le soleil de ce dimanche n’est pas non plus étranger aux humeurs guillerettes tant sur les 4 scènes que sur les transats qui pullulent sur ce gazon tout ce qu’il y a de plus anglais.

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Sur la scène principale, STONE BROKEN déverse un pur english pub-rock pour ouvrir les hostilités dominicales. A voir la file qui s’allonge pour leur séance de dédicace qui s’en suit, on dirait bien que le public les a plébiscités pour incarner l’avenir du rock anglais. Sur la scène "Prog" (qui était hier la scène "Grooverider"), la programmation de ce début de journée est indigeste comme un english breakfast qui succéderait à une gastro-entérite nocturne: The GIFT puis I am the Morning réussissent le triste exploit de concentrer en un insipide melting pot tout ce que le prog – dans sa pire acception – a pu produire ces dernières décennies en termes de sonorités ringardes et passéistes, et de mélodies soporifiques.

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Danny WORSNOP (ex- Asking Alexandria) relève un tantinet le niveau sur la mainstage, nous laissant penser qu’il a dû partager avec FOREIGNER ou JOURNEY les mêmes petits pots et les mêmes bricolages de fin d’année à la maternelle. Et avec sa Prozac Session, on n’est effectivement pas très loin de ses addictions et autres assuétudes.

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Passons sur le jeune Aaron KEYLOCK pour mieux fondre sur BLUES PILLS: le band explose littéralement la mainstage. Découverte ici-même il y a tout juste deux ans, notre Ramblin’ Woman et Devil Woman préférée ne nous déçoit à nouveau pas, toujours aussi survitaminée, effroyablement efficace et re-dou-ta-ble-ment entourée. Quand donc cette étoile explosera-t-elle en supernova ?!

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Martin TURNER nous réserve ce qu’il fait de mieux et ce que tout le monde attend de lui: du WHISBONE ASH pur jus. Prestation bien plus consistante que celle que nous délivrent les deux compères de SUPERSONIC BLUES MACHINE et leur southern rock teinté Atlanta. Sans cuivre mais avec un excellent clavier et deux choristes efficaces, l’alchimie et la formule ne sont cependant pas suffisantes pour que prenne la sauce. Tout bénéfice pour MAGNUM qui tire les marrons du feu sur l’autre scène, avec des restes qu’on peut qualifier de meilleurs que bons!

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Dont fuck with the Truck ! MONSTER TRUCK prend le relais de BLUES PILLS à l’applaudimètre à l’issue d’une prestation parfaite sur la grande scène. Leur set acoustique backstage devant les caméras du festival en était d’ailleurs le jouissif présage (voir la séquence retransmise en direct sur notre Facebook live).

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FOCUS doit avoir vieilli autant que sa musique, ce qui ne laisse pas indifférents celles et ceux qui ont suivi la même voie et qui sont en nombre devant la scène. Comparaison n’étant pas raison, le constat est valable (mais sans commune mesure) pour UFO sur la mainstage. De "Lights Out" en intro à "Doctor Doctor" en clôture, il n’y a rien à jeter.

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La bande à Phil MOGG, plus élégant et plus distingué que jamais, so British – nous réserve un florilège de 40 années de pépites qu’il dédicace d’ailleurs à la mémoire de John Marshall en ce jour anniversaire de son décès. De ces deux jours de festival, UFO sera le seul groupe à se voir gratifié de "We want more! We want more…!" scandés par la foule. Mais en vain.

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Avec The Devin TOWNSEND PROJECT, le Ramblin’ a osé – oui: osé ! – du métal ! L’oeil complètement allumé, passant du zombie au possédé et du démoniaque à l’aliéné, TOWNSEND est aussi humoristique que philosophe (oui, oui !), aussi déjanté qu’adepte de l’autodérision. Redevenant bon père de famille lors de ses intermèdes, il rassure le public que tout ça n’est qu’entertainment. A l’issue d’un redoutable et efficace double-jeu, Devin TOWNSEND séduit littéralement toute l’assistance du Ramblin’ (et nous en premier lieu): pari ô combien osé mais surtout réussi d’un festival qui n’a en soit rien de métal !
Le champ est désormais libre pour ZZ Top qui peut clôturer en beauté cette édition 2017…

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Maintenant en ligne : UK’s RAMBLIN’ MAN FAIR 2017

Intensities in 10s Cities : "All the World is a Stage – … From backstage to fronstage "plus que jamais.
Fronstage avec ZZ TOP et EXTREME

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… mais aussi backstage avec UFO, MONSTER TRUCK, BLUES PILLS, Glenn HUGHES, BLACK STAR RIDERS, EXTREME, The PICTURE BOOKS, RIVAL SONS, MAGNUM , FOCUS, Kenny Wayne SHEPHERD, Aaron KEYLOCK, REEF et bien plus encore ci-dessous et sur notre FACEBOOK.

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UK’s RAMBLIN’ MAN FAIR 2015 – (jour 2) : Blues Pills, Rival Sons, Solstafir, The Temperance Movement, The Quireboys, Gregg Allman, Marillion, Bernie Marsden, Ian Anderson, Aaron Keylock, Riverside, The Pineapple Thief.

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Les organisateurs de ce premier RAMBLIN’ MAN FAIR ont sorti et poli l’argenterie. Et véritablement mis les petits plats dans les grands en limitant volontairement à only 15.000 festivaliers sur les deux journées (!) la capacité maximale et optimale d’un site pouvant en accueillir au moins 10 fois plus… chaque jour. C’est dire le confort et les conditions idylliques de participation d’un public choyé et gâté aux petits oignons (sauce menthe) de par cette approche qualitative assez unique en son genre.
Ramblin’ jour 1, midnight – fin :

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Ramblin’, jour 2 : ainsi sommes-nous bienheureux, aux antipodes des marchands du temple qui transforment la plupart des festivals en pompes à fric. Ailleurs, on profite de l’imbécilité complice du festivalier lambda qui apprécie semble-t-il se transformer volontairement en poule de batterie et/ou en bestiaux tout juste bons à cracher son pognon sur les 50 cm² de terre battue qui lui sont dévolus. Ici non, c’est tout le contraire et de surcroit sur un gazon british please: chapeau-melon bas Messieurs les Anglais de TeamRock Radio, UK, where rock music is born comme vous le dites si bien ("If rock’n’roll is a drug, TeamRock is the dealer ").

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Cependant, Angleterre oblige, le soleil radieux d’hier samedi fait place ce dimanche matin à une pluie parfois dense, parfois plus insidieuse et subtile, mais en tous cas continue en ce jour du Saigneurs. Les promoteurs annoncent que le ciel devrait redevenir clément vers 18h00, et le ciel fut: la météo leur donne totalement raison à 18h07’ précises. L’organisation est décidément parfaite…

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Bénéficiant d’un accès en primeur au site de ce Festival of Classic Rock, Prog, Blues & Country dès 10h00, c’est dans un parc totalement vide mais sous un costaud crachin que nous assistons aux premiers soundchecks. Et la baffe de la journée sera confirmée à 13h00 lors de la 1ère prestation sur la main stage : BLUES PILLS est une véritable tuerie. Une tuerie, qu’on vous dit ! La claque dans la figure durant le soundcheck, et la baffe officielle et magistrale en lever de rideau du festival: un dimanche qui commence par un tsunami. Coup de cœur absolu pour ce quatuor suédois abondamment programmé par ailleurs sur TeamRock Radio qui ne s’y est pas trompé. Une basse monstrueusement présente qui bucheronne en cadence avec une batterie bombastique, un guitariste aux riffs plus psychés que ça tu meurs. Et aux vocals, mama mia les vocals !

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BLUES PILLS, c’est la réincarnation du Grand Funk Railroad qui aurait consommé encore plus d’acide pour virer psyché grave. Les Suédois ont carrément réinventé la recette explosive du r’n’r avec aux vocals une espèce de tigresse plus proche de Janis Joplin dopée aux amphet’ que de Dolly Parton. Cette prestation de 35 (?!) minutes seulement pour débuter le dimanche sur la grande scène vaut tous les bâtons de dynamite du monde. Un quatuor réellement ex-cep-tion-nel, assurément la claque absolue de ce dimanche et THE découverte de la journée (voire du weekend).

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Rien qu’à compter le nombre de blondasses qui débarquent backstage en début de soirée pour assister au show de RIVAL SONS, on a compris. On a compris qu’elles cherchent à s’abriter de la pluie. Ou qu’on à affaire à quelque chose de très particulier. Révélation de la décennie et incarnation du renouveau rock’n’roll, ou plutôt plongée en plein revival à mettre à l’actif de frimeurs et de poseurs qui exploitent 5 décennies de r’n’r sans rien véritablement y apporter? L’avenir nous le dira.

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Un son de batterie live très Bonham, une guitare qui arrache bluesy-rock 60’s, tout ça est très riche et relevé par un chanteur charismatique. Le fils naturel et/ou spirituel de Jim Morison? Sa quasi-réincarnation en chair et en os mène tout ça de main de maître. Pour notre part, on préfère manifestement écouter RIVAL SONS – et les apprécier – plutôt que de les regarder. Il y a de ces groupes, comme ça, dont l’allure énerve ou irrite alors que musicalement parlant ils méritent un total respect. Peut-être pas (encore) une totale admiration, mais bien un total respect présentement…

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SOLSTAFIR : notre coup de cœur / découverte du Sweden Rock Festival 2014 confirme amplement tout le bien que nous pensions d’eux il y a un an. La surprise en moins, c’est néanmoins derechef une prestation qui nous entraîne dans de longs loops parfois hypnotiques d’inspiration à la fois de Monster Magnet et d’Anathema. Pas possible, allez-vous dire ?! Effectivement. Sauf quand on sait marier le feu et la glace, ce qui est un jeu d’enfant quand on provient du pays icelandais du même nom. Élémentaire.

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Même scène, autre mo(ve)ment: The TEMPERANCE MOVEMENT : un chanteur qui tient 45’ à ce rythme, on n’en découvre pas tous les jours. Est-ce lui qui entraine le band, ou est-ce le groupe qui le pousse à cette paroxysmique démonstration!? Une combinaison littéralement explosive, comme une espèce de Blues Travellers qu’on aurait tuné ou survitaminé. On a-do-re.

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Festif et entraînant, le rock des QUIREBOYS est celui des bistros où l’on danse. Pas le pub-rock guindé de Dr. Feelgood, mais plutôt celui où l’on met un peu moins les formes et où la Guinness coule à flot.

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Un clavier qui donne le tempo, et c’est presque c’est tout le Maidstone Mote Park qui se transforme en immense piste de danse-sur-boue: 200% rock’n’roll on stage et 100% frontstage. On a beau se contenir et se dire que ce n’est pas pour nous, mais c’est plus fort que tout: les QUIREBOYS, pinte en main, parviennent à faire dodeliner une enclume et swinguer un paraplégique…

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Too old to rock’n’roll, too young to die ? Ian ANDERSON ne pense pas si bien dire: l’homme à la flûte rassemble devant la "Prog Stage" un parterre convenu de cinquantenaires (et plus si affinités) retrouvant probablement les sensations d’une jeunesse en fleurs. Il est de ces mélodies qui traversent plus difficilement que d’autres les âges, les époques et les décennies, et la set list de Ian ANDERSON mâtinée de Jethro Tull en fait ce soir comme qui dirait partie…

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Au flûtiste unijambiste, nous préférons les accords rugueux blues-rock des premières heures du Whitesnake en la ronde personne de son digne représentant Bernie MARSDEN. Le marquee estampillé Outlaw Country Stage hier samedi est étiqueté aujourd’hui Blues Stage: même endroit, même matos mais autre style. Et à l’applaudimètre de ce dimanche, la tête d’affiche des lieux Bernie MARSDEN remporte la victoire absolue.

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De fait, l’ex-Whitesnake attire la grande foule dans un marquee décidément trop petit pour contenir son énergie et la foule qu’elle draine. MARSDEN nous réserve en outre la surprise d’être accompagné par un autre comparse provenant de la congrégation du Serpent Blanc : Neil MURRAY himself. Autant dire que le chapiteau déborde en cette fin de journée comme la panse d’un bavarois à l’Oktoberfest, et la toile dégouline comme le string d’une escort girl en plein taf.

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MARSDEN, tout en rondeur(s) et en bonhomie, nous distille son heavy blues high voltage de derrière les fagots, et la clameur monte encore d’un cran lorsqu’il s’embarque avec Murray dans l’une ou l’autre de ses compos qui ont porté Whitesnake au firmament. Une hystérie collective à en faire pâlir Coverdale himself, fore sure. Avec The SCORPIONS hier, MARSDEN est le seul act à s’offrir un rappel. Non: à nous offrir un rappel…

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Après un tel set, après une telle énergie, la tête d’affiche sur la Main Stage Gregg ALLMAN (en UK exclusive siouplait) ne casse pas trois pattes à un canard. Presque pathétique, comme éteint ou momifié, ALLMAN ne brûle plus. Le soufflé est semble-t-il retombé depuis longtemps. Les cuivres et backgrounds ne parviennent pas à faire décoller le vaisseau ALLMAN. Pire, les interminables vides, langueurs et longueurs entre deux morceaux contrastent d’autant plus violemment avec un MARSDEN pathologiquement hyperactif.

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Ce grand monsieur qu’est Gregg ALLMAN excelle assurément mais n’est manifestement pas ce soir the right man at the right place at the right moment. Le début de son set est couvert par la clameur de la prestation de MARSDEN qui se termine dans le marquee, pour ensuite être cannibalisé par la puissante sonorisation en provenance de MARILLION qui débute sur la Prog Stage en qualité de 3ème tête d’affiche…

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MARILLION, certes irréprochable, ne parviendra cependant pas non plus à faire oublier la prestation de MARSDEN ni celle d’autres belles et grandes pointures qui se sont succédées à l’affiche ce dimanche. Sans revenir sur la bombe BLUES PILLS qui a ouvert les hostilités à 13h05 (quelle étrange heure pour débuter un festival…) et les prestations remarquées du jeune prodige de la gratte Aaron KEYLOCK. Mention spéciale aux Polonais de RIVERSIDE (du Dream Theater en meilleur et moins pompant) et, un ton nettement en dessous, de Pineapple Thief.

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