FIRST THREE SONGS w/ NO FLASH – pure live .jpeg ONLY !

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UK’s RAMBLIN’ MAN FAIR 2015 – (jour 1) : Saxon, Blue Oyster Cult, Dream Theater, The Scorpions, Anathema, Toseland, FM, Touchstone, Jess & the Bandits, Unto Us

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TeamRock Radio est à la radio ce que Shelby est à l’automobile, punt aan de lijn.
Et quand on sait que derrière la station est à l’œuvre l’éditeur de Classic Rock Magazine, de Blues Magazine, de Metal Hammer et de Prog Mag, tout est dit.
Et quand on aura enfin ajouté que TeamRock Radio est instigatrice et organisatrice de ce tout premier Festival of Classic Rock, Prog, Country & Blues, la boucle est idylliquement bouclée. On applaudit, on s’incline et on tire sa révérence. Punt aan de lijn.

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Plantons le décor : quoi de plus british qu’un immense parc urbain pour accueillir, en plein centre-ville de Maidstone, un événement de l’ampleur et de la facture du Ramblin’ Man Fair ?! Un gazon anglais bien, bien plus vaste et plus vert encore qu’un 18 trous sépare les trois scènes judicieusement installées. Parmi celles-ci, un marquee cependant trop exigu que pour y accueillir toute la foule vu les pointures qui s’y produisent – péché de jeunesse d’un méga festival naissant. Outre ce quasi seul bémol organisationnel s’il fallait en imputer un aux divins promoteurs, notons une affiche peut-être trop (oui, trop !) ambitieuse en regard du timing. Trois jours de festival auraient été nécessaires afin d’éviter l’extrêêêême frustration engendrée par le chevauchement de bien des prestations : lorsque deux – voire même trois – têtes d’affiche sont simultanément au charbon sur leur scène respective, ne fusse qu’en léger décalage de timing, choisir c’est plus que jamais renoncer… Aaaaargh.

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La première journée ensoleillée du Ramblin’ pourrait très partiellement (et très subjectivement) se résumer à ce qu’en écrit a posteriori un illustre anonyme sur le Facebook du festival à propos de la main stage (Classic Rock Stage) : "Fantastic day, SAXON and BLUE OYSTER CULT were the highlights, SCORPIONS were pretty average and DREAM THEATER just boring ".

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Et de fait, SAXON fait le buzz à l’applaudimètre de ce 1er jour de Ramblin’. Frustrés par un timing aussi chiche que celui octroyé à la plupart des bands (45′), notre grand Biff galvanisé par un public qui lui est tout acquis, déchire sa set-list et fait mine de la manger, éructant qu’ils sont ici chez eux et qu’il font ce qu’ils veulent (sic). Du tout, tout grand SAXON ce samedi sur la Classic Rock Stage, qui ne peut faire mieux qu’offrir un florilège de leur best of dans l’étroitesse du créneau horaire qui leur est dévolu: juste le temps d’un vinyl, et pas un double live…

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Jouissant du privilège d’être le maître des lieux qui a vu naître la BWOHM et de jouer sur son terrain quasi, SAXON est le vainqueur logique à l’applaudimètre de ce samedi. Mais à ce même applausemeter, les Anglais sont néanmoins tenaillés par BLUE OYSTER CULT

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La première fois compte toujours. Et c’est notre premier BLUE OYSTER CULT – depuis le temps ! Des décennies qu’on les attend, les Américains. Un mythe ! Et ils sont en forme, les seniors, avec un set propret, bien carré, sans frime ni fioriture. Une sono parfaite tout au long du weekend (oui, parfaite) amplifie l’effet Godzilla et donne tout juste l’envie de nous replonger dans la si riche discographie du B.O.C.. Prestation millimétrée tout en faisant semblant de rien, manche contre manche, épaules contre épaules, le BLUE OYSTER CULT respire la classe, transpire l’expérience et rayonne de la distinction de ceux qui ont réussi, qui ont traversé les décennies, qui savent qu’ils n’ont plus rien à prouver mais qui ont l’élégance de ne pas en faire étalage. Notre coup de cœur de la journée – car la première fois compte toujours (double)…

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DREAM THEATER. Pareil à lui-même. Le seul concert 2015 des "virtuoses" de service au Royaume Uni ("UK exclusive") ne réussit à nouveau pas à nous séduire. Toute cette technique, cette technicité, cette dextérité musicale nous laisse de marbre. Ces "prouesses" sont sans âme ni cœur. Froide et distante, cette performance frigide nous laisse derechef indifférent. Les compositions de DREAM THEATER, alambiquées mais tristement creuses au final, cette bouillie cérébrale et ces compositions tarabiscotées ne charment probablement que les amateurs de performance, pas les amoureux de sensations… En un mot: boring.

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Quand on est gamin de presque 14 ans et qu’on se prend "Tokyo Tapes" dans la g…, ça ne peut que marquer un ado branché real r’n’r. Ceci pour celles et ceux qui ignorent que The SCORPIONS, avant de faire dans la guimauve mainstream à l’instar d’Aerosmith, ont eu une vraie vie avant l’actuelle.

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La blitzkrieg germanique débute à balles de guerre, manière de marquer les esprits pour la seule date anglaise des Teutons : et c’est donc quasiment "Tokyo Tapes" qu’ils nous balancent d’entrée de jeu avec son cortège de perles et raretés tout droit sorties des seventies ! Le plaisir est relativement bref mais bien réel avec un enchainement de Speedy’s Coming, Top of the Bill, Steamrock Fever et autres moments de grâce vintage. De quoi rendre d’autant plus mièvre et insipide la production actuelle des Allemands qu’ils nous bassinent, non sans un jouissif crochet préalable par les eighties et tout début 90’s.

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Passons évidemment sous silence la "prestation" solo de plus en plus dispensable au fil des années de la tantouse de service aux drums, ce serait trop d’honneur que de la mentionner. En définitive, un set de SCORPIONS dans la droite lignée des précédentes prestations : beaucoup de (très) bon, peu à jeter, avec un Schenker qui demeure sur la scène internationale un showman manifestement au-dessus de la mêlée et un Meine qui semble pour sa part quelque peu usé depuis la tournée d’adieu (?!) du groupe.

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La demi-heure de retard avec laquelle débute le set (seule entorse au timing millimétré de tout ce weekend) nous prive de la prestation de CAMEL sur la Prog Stage, set qui se chevauche parfaitement mais tristement celui des chevaliers teutoniques. Mais choisir, c’est renoncer…

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Précédemment toutefois, sur cette même Prog Stage, moments de grâce et de plénitude avec ANATHEMA. Une heure de bonheur atmosphérique avec la fratrie Cavanagh, ça transporte, ça envole, ça décolle – comme entrer en lévitation ou franchir l’espace-temps de la 4ème dimension. ANATHEMA nous entraîne à nouveau dans un autre monde, se jouant subtilement de nos sensations en alternant tout en finesse douceurs aériennes, vol plané et atterrissages forcés au rythme de leurs ambiances et de leurs décibels toujours aussi Wilsoniens. Un régal à chaque fois, et plus encore aujourd’hui…

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TOSELAND : la surprise et la découverte du jour dirons-nous, avec une énergie débordante de la part d’un band donc les compositions ont absolument tout du Slash, de la construction des morceaux à leur déroulé live. James TOSELAND aux vocals a de surcroit dû faire ses gammes et ses vocalises avec Myles Kennedy, c’est pas possible autrement. Pour leur première mainstage en festival, annoncent-ils, on peut les assurer que ce n’est pas leur dernière ! Sans doute tout le monde ne peut-il pas se prévaloir d’un double champion du monde de Superbike comme leader & front-man…

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En 40 minutes de FM, nous voilà soudainement replongés dans cette vague US des années ’80, rock aux senteurs californiennes et West Coast qui inondait la bien nommée fréquence radio du même nom. On adore – car ça nous rappelle de bons moments – mais on se dit qu’il y des courants musicaux qui vieillissent quand même moins bien que d’autres: flash-back ou Flash Dance ?

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JESS & the Bandits, UNTO US et TOUCHSTONE terminent le tour d’horizon de ce 1er jour de ce 1er Ramblin’ Man Fair, sans commentaire particulier vu qu’il n’y a rien de particulier à en dire: leur tirer le portrait suffit. Vivement donc demain !

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THERAPY? – Ancienne Belgique – Bruxelles, 06 avril 2015

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Un light show bleu accentué, de surcroit en contre-plongée arrière, quoi de mieux pour mettre en scène le côté sombre des compos? Mais quoi de pire pour tirer quelque cliché…? The dark side of THERAPY?
Lorsqu’on nous offrit pour nos 30 ans, un beau soir de 1994, l’album "Troublegum" d’un groupe qui nous était alors tout à fait inconnu, nous étions aux antipodes de penser que plus de 20 ans après, son effet sur scène serait toujours aussi intense, puissant et dévastateur. Ce lundi de Pâques, l‘Ancienne Belgique a tremblé pour la 9ème fois sous les coup de butoir de THERAPY?, et ce sont les quelques extraits de "Troublegum" – toujours… – qui ont le plus agité le sismographe et pogoté les neurones. “ Happy people have no stories ”: c’est ce que disait déjà le thérapeute en chef de THERAPY? en 1995 sur "Infernal Love". 20 ans plus tard, ce même Andy Cairns est donc pour la neuvième fois de passage à l’Ancienne Belgique pour présenter – notamment – le quatorzième et dernier enfantement du groupe. Aussi lourd que sombre, dark side of THERAPY?

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En offrant au public belge une incartade par Bruxelles alors qu’ils sont en plein UK Tour, les Irlandais font honneur à une audience continentale qui a été une des premières à leur conférer un statut international. La prestation de ce soir demeure dans le standard auquel THERAPY? nous a habités, malgré deux ombres à un tableau pourtant épicé : une sono un peu brouillonne en début de set, et la voix d’Andy Cairns encore souffrante de sa récente et méchante grippe qui vient de leur faire annuler deux dates anglaises.

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Nonobstant, ces vieux brigands de THERAPY? sont fidèles à leur réputation, délivrant ce soir un parfait “ in-your-face, bruisingly melodic punk/metal with a healthy respect for noise, chaos and unsettling psychodrama ”. Le public semble majoritairement constitué de fidèles de la première heure, même si l’accueil réservé par celui-ci aux extraits du dernier album sorti il y a moins de 10 jours est pour le moins (très) hot.

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Commencé en force avec leur nouveau single, le concert se termine en bouquet final avec un explosif "Nowhere" qu’introduit furieusement un virulent "Breaking the Law" emprunté à Judas Priest. Nourri d’un light show allant crescendo et toutes griffes dehors à la dimension du power trio, le band, lui, avait déjà sorti les crocs dès le premier accord. Vient assurément d’être écrite une nouvelle page de la belle romance entre les Irlandais et la Belgique – Ancienne ou pas.

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Soon online : THERAPY ? @ Brussels, 06 avril 2015

Le genre d’email en provenance du management de THERAPY?… qu’on aime encore bien lire deux ans et demi après notre dernière rencontre-interview à l’occasion du Festival Terres Rouges 2012 à Esch-sur-Alzette (G.D. Luxembourg):
Hi !
Great to hear from you. I hope you are well.
It would be our pleasure to offer you a Guest List +1 (with Photo Pass) for the show at the AB in Brussels on April 6th.
Please contact me closer to the day, as my memory isn’t what it used to be!!
I look forward to seeing you in Brussels.
Kindest regards.
R.

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STEVEN WILSON – Rockhal @ Esch-s/-Alzette – 21 mars 2015

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Quand on connaît la manière avec laquelle l‘animal gère son droit à l’image, se faire accréditer n’est pas la moindre des choses – que nenni ! Et ce ne sont pas tous les détenteurs d’un smartphone qui se sont fait confisquer le leur par la security alors qu’ils tentaient de prendre l’un ou l’autre cliché à la dérobée durant le set qui nous contrediront. Leur restera néanmoins comme souvenir les selfies pris dans la file de 150m qui s’agglutine devant la Rockhal à l’ouverture des portes…

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Parmi tous les projets que Steven WILSON mène en parallèle depuis le début de sa prolifique carrière solo, il en est un qui a pris plus de consistance et d’ampleur que d’autres: PORCUPINE TREE. Il y a cependant fort à penser que le porc-épic ne piquera plus à l’avenir, à en comprendre les dernières déclarations de son fondateur et leader. Trop à l’étroit dans le carcan d’un groupe où il lui faut composer avec d’autres, la carrière de WILSON est en effet de longue date tiraillée entre son prolixe parcours en solitaire et ses différentes formations menées de concert(s) – qu’elles s’appellent Blackfield, ou No-Man, ou encore Bass Communion, Storm Corrosion et bien évidemment Porcupine Tree,… Sans parler de ses occupations de producteur pour bien d’autres formations encore.

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PORCUPINE TREE est mort (quoique pas encore enterré), vive Steven WILSON ?! Disons que la différence ne saute pas aux yeux ni surtout aux oreilles, tant ce va-nus-pieds de Wilson se confond(ait) avec PORCUPINE, tant la symbiose au sein du porc-épic débouchait sur de savantes et puissantes co-constructions qu’on retrouve quasi telles quelles dans la production solo de ce multi-instrumentiste hors paire.

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Est-ce tout le Luxembourg qui est ici réuni ce soir ? plaisante d’entrée de jeu Steven WILSON s’adressant à une Rockhal bien sold out. Et il colonise de fait une assemblée qui lui était par ailleurs soumise dès avant la 1ère note. Son dernier opus Hand. Cannot. Erase., encore tout chaud dans les bacs, est délivré in extenso, entrecoupé seulement par deux intermèdes (estampillés Porcupine Tree notamment) en son plein mitan. Et il en sera de même après un semblant de rappel derrière un voilage-écran qui sépare désormais la scène du public, afin de servir deux heures de show allongé d’autres shit (sic) tirées de son répertoire qui – ainsi qu’il l’explique – se fondent et se marient parfaitement avec le concept, l’ambiance et l’atmosphère (frame) de son dernier opus.

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A quand remonte notre dernier concert avec un son d’une telle pureté, d’une telle puissance, d’une telle limpidité et d’une perfection telle, dans une salle à l’acoustique expressément conçue à cette fin ? La richesse, l’émotivité et l’émotion que dégage l’oeuvre – sombre – de cet extraordinaire Wilson méritent sans conteste ce standard tout à fait hors norme. Des frissons nous en parcourent encore l’échine, tant un tel package composition-scénographie-sonorisation relève de l’expérience rare, unique et ô combien prégnante. Même si en la circonstance Steven Wilson semble se concentrer sur les lead vocals et background (guitars, bass & keyboards), distribuant davantage les munitions à ses comparses que jouant son Rémy Bricka.

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Il est des soirs où la conjonction des astres donne à l’expérience en cours son caractère tout à fait exceptionnel et extra-ordinaire. L’éclipse solaire, les grandes marées et l’équinoxe ont conjointement concouru, cette semaine, à faire de ce concert le phénomène paroxysmique par excellence, l’événement si pas (bien sûr) de la décennie du moins de l’année. Steven Wilson vient assurément de franchir une étape supplémentaire sur le chemin qui le mène au panthéon des compositeurs hors normes, intemporels, à la créativité inaccessible et à l’explosivité inintelligible. Un génie conceptuel, point barre… Et puis, vous en avez déjà vu beaucoup de concerts qui se terminent par un générique de 10 minutes ?

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WITHIN TEMPTATION – Rockhal @ Esch-s/-A. – 05 mars 2015

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La force et l’énergie d’EPICA, mais également la richesse et la puissance de leurs mélodies, nous avaient littéralement charmés fin 2014 à la Kulturfabrik. Pourtant, le genre grandiloquent, élégance, mélodrame et grandeur symphonique ne sont pas du tout notre tasse de thé. Pour preuve, notre précédente expérience pour le moins mitigée en la matière portait précisément comme nom l’année dernière… WITHIN TEMPTATION.

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Nous observions l’été dernier donc, backstage et d’un oeil franchement distrait, ces parait-il incontestables figures de proue et leaders du genre qui officiaient au Sweden Rock Festival 2014. Le contexte ne se prêtait-il pas à l’exercice? La lumière ambiante et estivale ternissait-elle leur prestation? Avions-nous la tête ailleurs…? Toujours est-il que la démonstration ne nous avait à l’époque franchement pas convaincus. Et ce soir à la Rockhal d’Esch-sur-Alzette, le constat est plus atterrant encore. Certes, la voix puissante de soprano de Sharon den Adel se marie admirablement bien aux sonorités symphoniques du band… mais le très pompeux vire rapidement au franchement trop pompant.

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Une configuration "parterre assis" n’encourage en outre pas une effusion et une profusion de réactivité de la part d’un public qui semble tout aussi surpris que nous de voir les lampes se rallumer au bout de 50 petites minutes seulement. Cet entracte (?!) pour le moins inopportun et en tous cas aussi prématuré que salvateur a définitivement raison de nous : cette décevante prestation se résume à une mise en scène artificielle dont l’éclat surfait ne suffit pas à compenser la platitude des mélodies, la faiblesse des constructions et la redondance des compositions. Soyons cependant respectueux des organisateurs répondant aux attentes d’un large public friand de ce type de "sons & lumières" qui se prête bien à la configuration des lieux, se dégustant sagement assis et le cul religieusement serré comme à la messe. Mais, rockeurs et rockeux de tous cuirs et de tous poils, circulez: il n’y a rien à voir… (ni à entendre).

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(Vu notre accrédition-presse without photo-pass, seules deux vues d’ensemble ci-dessus ont été tirées depuis la table de mixage en fond de salle. Les cinq autres clichés proviennent quant à eux du backstage du Sweden Rock Festival 2014 alors que le groupe rejoignait ses pénates…).

Soon online : HOOVERPHONIC – Arlon 1er mars 2015

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HOOVERPHONIC – Arlon / Aarlen, dimanche 1er mars 2015

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2ème sold-out d’affilée à Arlon: la tournée d’HOOVERPHONIC continue de remplir les caisses, même si nous n’y contribuons guère. A entendre Callier, le band a apprécié l’hospitalité des Arlonais, la visite de Luxembourg-city et le marché aux puces dominical à Saint-Donat. Bémol: le couvre-feu imposé aux bistros à 02h du matin (… à qui le dites-vous): toujours aussi loquace et sympa, l’Alex Callier. Tout l’inverse de son complice Raymond Geerts pour le moins renfrogné, ou qui a dû ch… une pendule (à moins que ce ne soit les effets conjugués du gin et de l’altitude, peut-être?). Et des remerciements tout particuliers adressés à l’équipe de la Maison de la Culture d’Arlon qui a semble-t-il bien récuré les lieux après l’after-party gin-tonic backstage à l’issue du concert d’hier soir (sic). Ah bon, HOOVERPHONIC serait donc plus rock’n’roll backstage que sur scène, mince alors…?!?!

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Avec une set-list sensiblement identique à celle de Bastogne il y a un gros mois – et les mêmes blagues… – seul l’agencement de l’ordre des morceaux diffère quelque peu. Noémie Wolfs, toute de noir courtement vêtue, semble peu franche sur ses high heels in motion qui vagabondent, instables, sur la moquette de la scène. Demeurant – à tort ou à raison – timide ou très peu à l’aise en parlant et en échangeant sous les feux de la rampe, c’est bien en chantant qu’elle y excelle. HOOVERPHONIC fêtera cet automne ses 20 ans, et l’homme à qui le groupe doit son succès est présent ce soir dans l’assemblée: l’hommage du band et l’ovation qui s’en suit n’en sont que plus sincères.

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Tout comme la chaleureuse invitation lancée au public d’envahir la scène dans un beau bordel, de prendre possession des lieux et d’effectuer frontstage un petit pas de danse pour qui est familier du manbo: chaud devant! Un certain Laurent qui a des couilles (sic) est déclaré vainqueur par le band: couilles, ça fait plaisir à entendre avec l’accent flamoutche. Oyez, oyez, bonnes gens: HOOVERPHONIC en a (des couilles) ! Oyez, oyez, qu’on se le dise: HOOVERPHONIC est rock’n’roll (…mais backstage only).

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Une heure trois-quarts de show – disons plutôt de prestation – avec une belle boucle en guise de dernier rappel : le premier hit (pardon: tube ! ) de HOOVERPHONIC qui remonte au millénaire précédent déjà, et en final le dernier en date : le superbe, envoûtant et soyeux Gravity. Ou comment terminer sur un petit nuage…

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Prochainement en ligne – next online : MONSTER MAGNET @ « Garage » (Saarbrücken, Germany) – Feb. 17th, 2015

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MONSTER MAGNET – « Garage » @ Saarbrücken – 17 fév. 2015

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Photo-pass avec les mentions "SB" pour Saarbrücken, et "MM" pour MONSTER MAGNET: comme ça, on ne vous cache rien… MONSTER MAGNET évolue, change, mute tout en restant fondamentalement identique. La dernière fois que nous avons pu passer un peu de temps avec son leader, c’était l’été dernier au Sweden Rock Festival. Et, pour notre 3ème concert du MAGNET en 12 mois, on observe qu’en fond de scène Dave WYNDORF passe effectivement de plus en plus de temps dos au public à manipuler sa table magique, son set de distorsion psyché d’une main, jouant de la guitare de l’autre.

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Pendant que ces sons venus d’ailleurs font office de background et de toile de fond – ou plutôt de lourde chape de plomb – le band bucheronne et martèle frontstage. La tournure des concerts de MONSTER MAGNET s’apparente de plus en plus à une bande son venue d’ailleurs – space rock, vous avez dit? Stooner, non peut-être?! Si pas hallucinogènes, en tout cas hypnotiques: en loops, le rythme et les décibels font leur oeuvre neurologique au fur et à mesure que le concert avance, et le Garage de Saarbrücken ne fait pas exception ce soir. Etat de conscience modifiée, état de conscience altérée – volupté de fin gourmet.

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L’album "Milking The Stars" a convaincu l’année dernière Dave WYNDORF et ses alcooliques de continuer à travailler des sonorités de plus en plus expérimentales. Pour ce remake de leur "Last Patrol" de 2013, plutôt que de remixer les bandes originales, le band a retravaillé tout l’enregistrement pour lui donner un "real psychedelic weird 60’s vibe”. Ce qui faisait récemment dire à WYNDORF que l’idée à la base de ce projet est bien de continuer et continuer à mettre de la distance entre MONSTER MAGNET et l’étiquette métal qui lui colle aux basques depuis des lustres. Et il en sera de même à l’avenir dans la mesure où le MAGNET n’a jamais été un groupe de métal, dixit WYNDORF. Il continuera néanmoins a chanter et à jouer loud même si cela peut semer la confusion. Trèèèèès, très loud, peut-on confirmer ce soir…

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Ces sons expérimentaux, WYNDORF et le groupe continuent donc à les travailler dans le cadre d’une version alternative de l’album "Mastermind". Ils en tritouillent expérimentalement les morceaux, en réimaginant fondamentalement l’abum. Ainsi que le confiait récemment le leader, “I haven’t mastered it yet but it’s all mixed. And it’s very strange: weird acoustic versions of songs that used to be super heavy, turning things inside out. Not just like an unplugged situation, but truly odd. I seem to be searching for odd as we go on – odd is interesting”.

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Décidément, MONSTER MAGNET demeurera toujours à part dans le r’n’r circus – et David WYNDORF un alien, un extra-terrestre au sens propre du terme et dans toute sa splendeur et sa démesure. MONSTER MAGNET est un OVNI du rock’n’roll mais quoi de plus normal quand on fait du space-rock, que son leader est un véritable mutant et qu’il porte de surcroit un t-shirt à l’effigie de UFO ?! La boucle est bouclée – rien d’anormal quand on joue en loops.

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Louis BERTIGNAC – Cirque Royal, Bruxelles – 4 février 2015

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Pourquoi donc le BERTIGNAC s’évertue-t-il à se fourvoyer dans la chansonnette mainstream et autres The Voice alors que, rockeur dans l’âme, il excelle dans le registre real r’n’r et full guitar ? Est-ce pour plaire aux petites cochonnes de Bruxelles et aux grosses cochonnes belges qu’il semble tout particulièrement apprécier ce soir (et qui le lui rendent bien)?! C’est qu’il a la gnac le BERTIGNAC, dès lors que la pulsion de jouer au guitar hero l’envahit et qu’il s’agit de faire hurler sa six-cordes en nous balançant ses longs délires carrément hendrixiens – quand pas claptoniens ou stoniens avec ses/ces ouhouh en background vocals.

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Ces quelques longs et bons moments d’anthologie ponctuent un set long de 2h25’ (excusez du peu), que quelques solides extraits du répertoire de TELEPHONE contribuent à enflammer plus d’une fois. Quand BERTIGNAC y met du sien et donne le corps, il y a même du Free, de l’Aerosmith et du Led Zep derrière ses riffs. Sans doute le guitariste le plus exaltant de l’Hexagone, le plus inspiré et le plus inspirant avec Paul Personne. Le ton est donné d’entrée de jeu lorsqu’il enjoint le public à lever son cul (sic) des confortables sofas rouges du Cirque Royal dès la fin du 1er morceau, avant même de saluer le public.

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C’est ce qui s’appelle une entrée en matière dès plus acceptables. Bingo, Gamin: prochaine fois, faudra que tu fasses déverriner la totalité des fauteuils à la manière du Nuge un beau soir de mars 1977 pour rendre cette su-per-be salle plus chaude encore que le rouge royal qui la tapisse jusque sous la grande verrière. Allez Louis, t’es revenu à tes fondamentaux, et Gainsbourg a fait place nette pour Gainsbard – de qui ton look tient de plus en plus. Et ce ne sont pas les trois belles de SIRIUS PLAN qui nous contrediront…

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Pour la seconde fois (de mémoire), un contrat-pass-photo nous lie ce soir au producteur (Gérard Drouot en la circonstance). La précédente fois, c’était à l’occasion du concert de Motörhead en 2011. Apprécions le fait, une fois n’est pas coutume, que nous pouvons officier durant tout le set et non pas pendant les seuls trois premiers morceaux.

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En d’autres termes,
CONTRAT PASS PHOTO – LOUIS BERTIGNACConcert : Cirque Royal – BruxellesDate : 04 février 2015
Adresse e-mail : xxx@xxx.comTéléphone : +32.xxx.xx.xx
Je soussigné …Xx Xx… travaillant pourle blog ou site internet : www.intensities-in-10s-cities.eugarantis que les photographies réalisées le jour du concert cité ci-dessus, sont exclusivement destinées à être diffusées dans le cadre des visées ci-avant. Je garantis ainsi que les photographies réalisées du concert cité ci-dessus ne pourront en aucun cas être vendues ou données à une autre publication ou émission, à une autre agence de presse ou tout autre type de société de diffusion d’image, sauf accord préalable et écrit de l’artiste.

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L’artiste m’autorise les prises de vue durant tout le concert.
De même je me placerai à l’endroit que m’indiquera le régisseur de l’artiste le jour du concert et ferai en sorte de gêner au minimum le public. Enfin, j’accepte si cela me l’est demandé d’envoyer dans les meilleurs délais une sélection de photographies par mail à l’adresse xxx@xxx.fr, pour validation des photos et afin que l’artiste puisse en utiliser éventuellement plusieurs au choix, gracieusement, dans un cadre non commercial exclusivement (ex. site internet ou page Facebook …), avec citation des crédits de l’auteur.
Fait à …Xx, le 04 février 2015, Signature (avec mention «bon pour accord» ).
Mais de rien, mon cher Gérard Drouot: tout le plaisir était VRAIMENT pour nous. Si,si !