
Maintenant en ligne, le récit d’un weekend sur les champs de bataille de Verdun ces 12 et 13 avril 2019 avec SABATON qui célèbre non seulement 20 ans d’existence, mais aussi et surtout la promotion de leur nouvel et 9ème album "The Great War" (sortie prévue le 19 juillet 2019).
Clichés complémentaires de ces deux journées avec SABATON dans notre GALERIE
Maintenant en ligne, The Great Adventure de la bande à Neal MORSE @ Rockhal de Esch-sur-Alzette ce 27 mars 2019. Grande aventure, belle fumisterie ou bérézina…? Mike PORTNOY doit bien avoir son idée à ce sujet, et probablement pas la même que la nôtre.

Maintenant ici en ligne. Et clichés complémentaires dans notre GALERIE

Un naufrage. Ce concert est un naufrage…
La bière était fraiche au bar et la compagnie agréable. Dans le cas contraire, nous aurions levé le camp bien avant l‘intermission prévue après une heure de concert, comptant échapper à une seconde partie qui ne pouvait qu’être aussi catastrophique et affligeante que la première. De mémoire, cette poudre d’escampette ne nous avait plus titillé l’arrière-train depuis notre dernier OPETH (à moins que ce ne soit notre dernier DREAM THEATER … ?!) ici même au Luxembourg. C’est dire.
Comment peut-on encore écrire, en 2019, une oeuvre conceptuelle de la trempe de "The Great Adventure" qui transpire davantage la naphtaline et le ressassé que l’oeuvre majeure ou le sommet créatif…?! Le père MORSE – qui n’est quand même pas n’importe qui – nous balance un nouvel opus progressif aussi passéiste qu’affligeant. Artwork, codes, compositions, sonorités, thèmes, mise en scène,… tout suinte le rock (dit) progressif dans tout ce qu’il a de plus pompeux et surtout de plus pompant. Dans tout ce qu’il a de pire et de prétentieux. Ce double album d’1h40 (composé de deux mouvements principaux, le tout divisé en cinq chapitres) est intégralement joué se soir: on boit le calice jusqu’à la lie. Ca se veut grandiloquent, épique et flamboyant, mais ce n’est qu’insipide, téléphoné et prévisible…
100 minutes durant, Neal MORSE nous balance sa (re)transcription du roman allégorique chrétien "The Pilgrim’s Progress", écrit par John Bunyan au XVIIe siècle (… nous apprend-on): une histoire, une quête initiatique dans laquelle l’intervention de chaque protagoniste est incarnée par un membre, et donc par une voix. Si l’essentiel des prestations vocales restent assurées par MORSE himself, une part importante est accordée à Bill HUBAUER (keyboards); les parties vocales de Mike PORTNOY restent assez limitées – hormis les choeurs.
Pourtant, les talents de composition de Neal MORSE qu’on connait pour ses albums précédents sont – ou étaient, devrions-nous écrire – de haute volée. Mais ses envolées n’ont présentement plus rien de grandiloquent ni d’efficace – que du contraire. On ne frise pas le pathétisme, on y sombre corps et âmes. Mention spéciale cependant à Randy GEORGE au jeu de basse impressionnant (mais peu audible dans cette soupe) et à Eric GILLETTE qui fait ce qu’il peut à la guitare pour donner sans esbroufe un peu de consistance à cette bouillabaisse sans faire d’ombre au patron.
Quelques fulgurances sont tout de même (un tout petit peu) présentes en seconde partie du set – à partir donc de la 100ème minute ! – juste de quoi donner tout le gras nécessaire à la suite du concert et surtout au rappel qui s’en suit encore dans la foulée (d’une demi-heure tout de même): un medley du meilleur effet pour relever un tant soit peu le niveau général et terminer en beauté. Comme quoi, tout n’est pas à jeter chez Neal MORSE – que du contraire – quand il était encore de ce bas-monde et non pas enlevé par ses pilgrims, envoûté par ses lutins et décérébré par ses feu-follets…

Pas grand monde en début de soirée pour BLISS OUT à qui est confiée la délicate mission d’ouvrir pour NO ONE IS INNOCENT dans une KuFa encore quasi vide. Et qui, d’ailleurs, ne débordera pas franchement le moment venu pour la tête d’affiche de monter sur les planches à 21h00 précises. Et jusque 22h05 précises, top chrono. Si la peur fait bouger, elle fait rarement avancer – et elle ne fait en tout cas pas vraiment durer…
« On a tracé notre route, on s’est jeté dans l’arène. Creusé le même sillon pour exploser les scènes, de la sueur sur les planches et rien calculer en concert, comme si on jouait sa vie, comme si c’était la dernière ! » Cet extrait tiré du titre "20 ans", résume parfaitement la carrière de NO ONE IS INNOCENT, une carrière marquée par des succès, des tempêtes, des coups de gueules, et des combats jamais perdus d’avance. Et un dernier né, Frankestein – qui donne son nom à cette tournée.
NO ONE IS INNCOCENT est un de ces groupes qui font du bien en assumant pleinement leur message et leur discours gaucho-humaniste, enragé et vindicatif. Mais le décalage est quelque peu violent entre le discours et les faits avec un set pour le moins court à la montre: une prestation de 55′ suivie d’un rappel de 10 petites minutes, c’est un peu short de la part d’un groupe qui se revendique intègre et authentique. Certes, la qualité et l’intensité de cette équipée sauvage étaient de la partie, mais ça n’excuse pas tout…
NO ONE IS INNCOCENT est puissant et agressif, vomissant sa rage à l’égard de la violence, du colonialisme et de la guerre. Toujours fidèle à son ADN, entre des racines chez Black Sabbath, Rage Against The Machine (dont ils reprennent ce soir un inégalable "Killing In The Name") et The Stooges, les Français savent encore surprendre avec une formule à l’épreuve du temps : riffs implacables, groove, hymnes incarnés et textes revendicatifs.
Nous découvrons live ce soir – il n’est jamais trop tard – la formule NO ONE IS INNOCENT, manière de s’assurer qu’ils demeurent bien dans le cercle restreint des chefs de clans du rock à grosses guitares. A grosses guitares et à textes – un peu comme si Georges Brassens avait troqué sa gratte pour un Marshall et avait fumé un joint de trop en s’inspirant de la prose de Tagada Jones.
NO ONE IS INNOCENT peut se prévaloir d’avoir officié en première partie d’AC-DC lors du dernier passage des Autraliens au Stade de France: cette seule référence devrait se suffire à elle-même – quoique le contraste soit violent avec l’affluence réduite de ce soir à la KuFa. Mais comme on dit au bar: qui peut le plus peut le moins…

Dresser un portrait de Steven WILSON peut s’avérer de prime abord une tâche assez rebutante. Avec ses cheveux ni assez longs ni assez courts, ses fines lunettes de vue, son teint pâle et sa silhouette mince de végétarien, l’homme n’a rien d’une rock star et il ressemble davantage à un étudiant en anthropologie malgré ses 50 et des berges.
En outre, sans aller jusqu’à donner raison à un chroniqueur qui lui attribuait le charisme d’un bigorneau, on ne peut que rester parfois perplexe devant son jeu de scène (pieds nus, pointant des index énigmatiques vers le public entre deux riffs ou secouant sa main libre dans le vide lorsqu’il chante débarrassé de sa guitare).
Du côté de sa vie personnelle, ce n’est guère plus enthousiasmant, rien ne filtre, ou si peu. Pas de frasques à se mettre sous la dent, ni de petites amies délurées. Les filtres, d’ailleurs, il en a souvent utilisés au début de sa carrière, en studio pour masquer une voix à laquelle il accordait peu de confiance, sur ses disques en se cachant derrière de nombreux pseudonymes fantaisistes ou sur scène avec des lunettes et un rideau de cheveux qui lui masquaient le visage.
Les pieds nus viennent encore de là: Steven WILSON avoue une aversion depuis l’enfance pour les chaussures. Au départ, il monta sur scène contraint et forcé et l’accepta comme un mal nécessaire ("a necessary evil"). Jouer pieds nus n’exprimait donc pas une quelconque volonté d’affirmer un style, mais juste le moyen de se sentir le plus à l’aise, ou plutôt le moins mal à l’aise possible.
Et le riff déboule, incisif et hypnotique, à la fois élaboré et limpide, qui vous happe, vous aspire et vous transporte inexorablement. Ce n’est pas tant vous qui pénétrez la musique de Steven WILSON qu’elle qui investit vos synapses, laissant sur les tympans et le cortex sa marque indélébile, pour le meilleur et… seulement pour le meilleur.
On peut attribuer à la naturelle réserve de WILSON deux origines. Il s’agit d’une part d’un trait de caractère inné, mais surtout d’une décision bien consciente. Il aurait sans doute pu accomplir les efforts nécessaires pour se mettre davantage en avant mais il ne l’a pas jugé utile, ou plutôt il ne l’a pas jugé en adéquation avec la conception qu’il se faisait d’une carrière d’artiste. La musique, sa musique devrait parler pour lui. C’était cela qu’il voulait livrer au public et rien d’autre, surtout pas, en tout cas, une mise en scène de sa personnalité.
N’allez pas y voir de la fausse modestie ou une extrême pudeur. En vérité, Steven WILSON considère que toutes les informations privées émanant de sa personne ne pourraient que polluer son oeuvre. Car il sait finalement très bien ce qu’il veut atteindre et ne compte pas distraire l’auditeur avec autre chose que ce qu’il a enregistré. Il reconnait éviter toute cette nouvelle société de l’immédiateté qui permet de tout savoir sur les artistes en les googlelisant parce qu’elle fait disparaître la magie.
Certes, il est bien conscient de passer pour une sorte de rabat-joie et d’antisocial, mails il le récuse car l’essentiel pour WILSON est de préserver la part de mystère indispensable pour que la magie opère, cette magie qui va faire que le fan va considérer le musicien de rock comme une rock star, comme une icône hors du monde du commun des mortels.
Il estime simplement en fait que c’est la condition sine qua non pour que la musique touche l’auditeur ainsi qu’elle le faisait dans ces années ’70 qu’il regrette tant. Aussi parle-t-il lui-même comme le fan qu’il est resté lorsqu’il déplore que l’on pouvait savoir ce qu’a pris David Bowie au petit-déjeuner, allant même jusqu’à y voir la mort du rock en tant que mythe.
Se préserver pour préserver le mystère, voilà quel pourrait être l’un des aspects de la profession de foi de WILSON, non pour devenir lui-même une icône mais simplement pour que son public puisse éprouver des sentiments analogues à ceux qu’il avait pu ressentir lui-même adolescent pour les artistes qu’il admirait alors. Une relation à l’ancienne en quelque sorte, reposant essentiellement sur l’oeuvre elle-même.
Bien sûr, cette attitude, si elle permet de mettre l’oeuvre en valeur et de préserver son jardin secret, possède un revers: à trop s’effacer derrière sa musique, Steven WILSON n’a pas su attirer l’attention des médias populaires, parce qu’il n’est pas apparu comme l’homme d’exception pouvant captiver les foules, susciter l’engouement. Et pourtant, il réalise des choses exceptionnelles, d’où sa réussite à défaut peut-être de succès.
Difficile donc de peindre un portrait précis et fidèle de l’individu qui pourrait réparer cette relative injustice puisqu’il manque les matériaux permettant de le concevoir….
Ces extraits, nous nous permettons de les emprunter aux premières pages du remarquable ouvrage de Frank BARDEL "Steven WILSON, the Dark Side of the Prog" (© Editions Camion Blanc – 2017). Ils ne peuvent que vous inciter à en savoir plus en vous invitant au voyage. En vous invitant à plonger dans l’oeuvre multiple et protéiforme du dernier génie conceptuel qu’a probablement enfanté le 20ème siècle..


Le Cirque Royal, notre Royal Albert Hall à nous Belges, version hard-discount ou low-cost. Mais qu’importe le flacon lorsque le contenu transcende l’enveloppe qui le contient. Car il y a de ces instants uniques, magiques, qui te marquent parce qu’ils ne surviennent que quelques fois au mieux – ou jamais au pire. Parce qu’ils te prennent à froid et par surprise. Par traîtrise, ils t’emmènent dans une dimension que tu ne soupçonnais même pas avant que tu ne franchisses à ton insu cette barrière spatio-temporelle.

L’envolée hal-lu-ci-nan-te de 10 bonnes minutes dans laquelle SLASH nous emmène ce soir durant ce Wicked Stone – a priori inoffensif – qu’il sublime fait partie de ces moments intemporels, de ces instants qui te marquent de manière indélébile, pour toujours et à jamais. Et ce coup d’éclat chaque soir réinventé par SLASH, chaque soir renouvelé et remodelé, refaçonné selon son humeur du moment, n’est plus une performance: c’est tout simplement un hapax. Un inénarrable et inégalable hapax.

Les scènes du monde entier sont arpentées par une une flopée de guitaristes, de tous ordres et de tous genres, de tous calibres et de tous formats. Dans cet univers bigarré où le meilleur côtoie le pire, subsistent une poignée de personnages hors-normes, qu’on appelle, pour une toute petite minorité d’entre-eux seulement, guitar-heros. Parmi ces happy-few, émergent encore deux ou trois Guitar Zeus exceptionnels. Et SLASH fait assurément partie de ces élus parmi les élus.
La scène rock est peuplée d’excellents joueurs, des virtuoses du manche mais parfois piètres compositeurs. Ou de prolifiques auteurs mais, sur scène, aussi soporifiques qu’ennuyeux, comme éteints. Ou qui se révèlent être au contraire à ce points centrés sur la technique de leur « performance » qu’on les croirait concourir pour décrocher l’or olympique. Il y a aussi les surdoués de la six-cordes, mais incapables de te composer un morceau qui a du chien ou de te le jouer avec leur tripes.
On n’oublie pas non plus ceux aussi qui confondent « play », « perform » et « entertainement » ou – pire – qui les mélangent à mauvais escient. Il y a aussi ceux qui te prennent la guitare comme un manche à balai, et qui s’échinent à te déplacer le plus de poussière possible en un minimum de temps. Et il y a ceux qui s’endorment parfois avant même d’avoir terminé leur demi-partition…
Puis il y a SLASH, seigneur parmi une poignée de quelques autres titans. Hors catégorie.
Scrameustache parmi les extraterrestres de la six-cordes, SLASH est de ces rares auteurs-compositeurs qui allient le don de l’écriture à l’éclaboussante et insolente irradiation scénique. Soutenue par un jeu hors-norme, la richesse de ses compositions sert un doigté et un toucher qui n’ont d’égales que la maestria et la flamboyance avec lesquelles il nous démontre, une fois de plus ce soir, qu’on ne se bouscule décidément pas au Panthéon de l’Histoire du Rock’n’Roll. Amen.
Objection, votre Honneur ?
Paradoxe, paradoxe… L’artiste vit la tête dans les étoiles, immergé dans son futur et projetant le prisme de toute sa créativité dans l’ébauche de ce que sera son prochain chef-d’oeuvre. Son admirateur, lui, vit par procuration, remontant le passé de l’artiste par son oeuvre interposée, évoluant à travers la production de celui qu’il chérit.
Il arrive cependant que l’un et l’autre se rejoignent pour s’enthousiasmer et vivre pleinement le moment présent, communiant dans l’éphémère de l’instant.
La prestation de Steven WILSON ce soir au Cirque Royal de Bruxelles fait partie de ces rares moments, et concourt à la magie de ces instants d’extase…
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Ian PAICE demeure le seul membre fondateur de DEEP PURPLE toujours à la manoeuvre au sein du band. Mais comment occuper ses soirées dès lors qu’aucune tournée n’est prévue avant l’automne prochain?

Tout simplement en tournant en featuring avec Pur.pendicular, "le meilleur tribute band de Deep Purple au monde" comme il le concède lui-même. En sus de ne pas perdre la main, ça lui permet en outre de garder la forme en évitant de rester chez lui à picoler dans son fauteuil (sic).
Ce Pur.pendicular n’est pas qu’un tribute band présentant un Deep Purple Best of Classics parmi d’autres. Avec Ian PAICE derrière les fûts à quelques mètres de soi, ça confère à l’événement une dimension peu conventionnelle dans une véritable ambiance club. Et surtout l’occasion de replonger dans un passé iconique avec quelques perles à l’instar de Child in Time, qui ont depuis longtemps disparu de la set-list live officielle de DEEP PURPLE, la voix de Ian Gillan ne pouvant plus se permettre de telles excentricités…
Après Steven WILSON la semaine dernière (et à nouveau la semaine prochaine…), on passe avec MASTODON du Taj Mahal à Las Vegas, on se téléporte du Louvre à Akihabara. Ou, pour rester plus couleurs noir-jaune-rouge, on passe d’Orval aux Marolles…
MASTODON featuring Scott Kelly of Neurosis, c’est du compact, c’est du condensé, du très lourd. Du massif à en contrarier l’attraction terrestre et à en déplacer le pôle magnétique…

Maintenant en ligne : MASTODON sold out @ Ancienne Belgique – Bruxelles – 09 février 2019
… et mention toute spéciale à KVERLETAK, un vent de fraicheur – non: une tornade – en opening act :

Une Ancienne Belgique comme on l’adore: méchamment sold out, une assistance nettement moins typée métal et bien plus féminine que lors de ces traditionnelles grands messes de la déesse Décibelle. Et à son propos justement, MASTODON est tout juste énorme ce soir. 100 minutes durant, un rouleau compresseur écarte les murs de l‘Ancienne Belgique pour faire place nette et ne laisser que miettes et poussières derrière lui. Phénoménal.
En 2012, en première partie de SOUNDGARDEN et de METALLICA qui se produisaient sur le tapis de roulette de Werchter, nous avions souri à la seule vue du nom de MASTODON mentionné sur l’affiche de cette planche à billets. Mais nous étions bien vite redescendu sur terre et réalisé qu’on était là face à un gros, gros poisson en devenir. C’est maintenant chose faite, et déjà confirmée depuis 2016 lorsque leur prestation au Cabaret Vert nous avait déjà littéralement scotché.
MASTODON rame à contre-courant de tout ce qui pourrait être porteur en termes de marketing: pas de look extravagant, pas d’esbroufe ni d’excès – ni sur scène ni ailleurs. Pas de show ni de frime: rien de ravageur hormis le son, allant à l’encontre de tout diktat en matière de musique, d’image et de bla-bla aussi inutile que superflu.

Juste l’essentiel: 100% de puissance limbée dans un raffinement subtilement construit et avec un batteur tout bonnement exceptionnel. Un de ces rares stickmen hors-norme qui sait allier une force de frappe sans pareille et un jeu aussi subtil que riche et diversifié. Enormissime.
100 minutes durant, et sans rappel, MASTODON telle une locomotive folle écrase tout devant elle, ne s’arrêtant à aucune gare et pulvérisant la butée du terminus. A l’instar d’une poule sans tête – mais avec énormément d’intelligence et de jugeote – le quatuor fonce tout droit. Invincible, ou indifférent à tout ce qui pourrait lui arriver, rien ne l’arrête. Rien ne peut l’arrêter. MASTODON est un mammouth, un alien, un monstre à quatre tête – voire cinq ce soir avec la présence de Scott Kelly, transfuge temporaire de Neurosis.
En explorant de nouveaux horizons mélodiques,MASTODON nous promène entre hardcore technique et post-hardcore, entre sludge métal et progressif, croisant de nombreux genres et osant un mélange lyrique et innovant de grindcore et de hardcore, de metal progressif ou expérimental, de sludge, de stoner metal, de metal alternatif, de groove metal et de heavy metal (… diront les spécialistes que nous ne sommes pas). Mais MASTODON, c’est comme les frites McCain: ce sont qui en parlent le moins qui en mangent le plus…

Avec ces rythmiques aussi inhabituelles que séduisantes, MASTODON impose sa marque de fabrique sans nulle pareille, nous renvoyant à une dimension peu souvent explorée dans le genre. En franchissant ces nouvelles frontières, MASTODON fait méchamment mouche. Et quoi de plus insaisissable qu’une mouche…?!































































































































































