Un cliché à l’image d’un show tout bonnement extraordinaire, exceptionnellement extraordinaire.
Un show comme on n’en fait plus.
Un band qui compose comme on ne compose plus. Un groupe qui joue comme on ne joue plus.
Now online, en différé des Rotondes par un beau soir d’octobre 2019: MOTORPSYCHO…
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Il y a quelque chose d’interpellant dans l’iconographie mise en scène par Glenn HUGHES, déjà présente sur les affiches de cette tournée: son portrait enjolivé datant des seventies, enluminé d’un lay-out peace & love certes du meilleur goût. Ne peut-on glorifier et célébrer les (ses) golden years sans devoir obligatoirement forcer sur un pathos qui prêterait presqu’à sourire…?
Hormis ces considérations, Glenn HUGHES demeure du haut de ses 71 balais un tout grand Monsieur, un personnage charismatique qui n’a en rien besoin de ces artifices visuels pour nous rappeler combien sa patte a marqué des générations entières de bassistes et au moins autant de hordes de chanteurs. Sa seule présence scénique, son jeu de basse et – naturellement – sa voix lui suffisent amplement pour inscrire son légendaire patronyme dans le guest-book du Het Depot.
Il n’en demeure pas moins que son insistance à vocaliser à outrance nous donne définitivement des boutons et nous pompe plus qu’un tantinet le dard (… nous nous étions pourtant déjà juré par le passé de ne plus subir ce qui devient par moment une véritable corvée). L’excès nuit en tout, et notre bon vieux Glenn (à la dentition trop parfaite pour un septuagénaire) n’a définitivement plus besoin de ces démonstrations totalement inutiles et parfaitement superflues pour conserver son statut de The Voice.
My name is Glenn, and I love you. I love you, I love music and music saved me, and my music loves you. Oui, la musique a certainement sauvé le bonhomme des affres et excès qu’il a partagés avec bon nombre d’icônes des sixties et des seventies, mais point trop s’en faut non plus. A force d’insister, Glenn HUGHES provoque chez nous l’effet inverse de celui attendu. Joue, fieu, ne la ramène pas trop, arrête tes vocalises et balance-nous toute ta sauce. C’est pour ça qu’on est venu… Bedankt.
MOTORHEAD a beau figurer ad vitam aeternam sur une branche de notre Sainte-Trinité rock’n’rollesque, Phil CAMPBELL et ses salopards de fistons ne nous ont pas marqué de manière indélébile. Le guitariste emblématique de l’ex-power trio tout aussi emblématique manque de consistance et même de présence scénique en l’absence de son leader – de notre leader, feu Lemmy.
Les compositions, pourtant bien torchées et bien construites en studio, manquent manifestement de relief en live, manquent de chien, et c’est tout le band qui en pâtit semble-t-il: pas uniquement Phil mais également ces trois fistons ainsi que le lead vocal qui s’est immiscé dans la famille de Phil CAMPBELL et de ses Bastard Sons.
Une prestation de CAMPBELL tout simplement moyenne et en demi-teinte qui ne nous laissera donc pas un souvenir impérissable, malgré quelques beaux et bons moments tels que l’incontournable Ace of Spade qui ne sont toutefois pas tous à mettre au crédit originel du seul CAMPBELL – voire pas du tout, si l’on vise un excellentissime Silver Machine. Déçus, nous… ?
SJOCK Festival, Your R’n’R Highlight of the Year, clame la publicité. Et elle n’a pas tort, la bougre !
Festival de musique alternative depuis 1976, le SJOCK est depuis toujours chevillé par et à l’initiative de bénévoles et de volontaires, à l’origine issus du club des jeunes de Gierle. Depuis plus de 40 ans, l’événement est devenu au cours de toutes ces années un festival atypique en optant consciemment pour une affiche rock & roll au sens premier du terme.
Lieu de rencontre du rockabilly, du psychobilly, du punk, du roots, mais aussi et surtout du garage, les crêtes épaisses et colorées côtoient tatouages, bas érotiques, décolletés et autres Turbojugend. Ce qui a commencé sous le slogan « Eén Podium, één Feest » est devenu avec le temps « 1 festival et 3 scènes ». Depuis 2015, les groupes sont en effet répartis sur la Main Stage, sur la Titty Twister abritée sous le marquee et sur la Bang Bang Stage. Et que du beau monde à nouveau cette année pour arpenter ces planches…
Sur les plus de 7 milliards d’habitants sur terre, seulement 7 se sont vus l’insigne honneur d’être gratifiés du surnom de RAMONE. Si quatre d’entre eux sont partis jammer la-haut dans le ciel, il en demeure toujours trois ici-bas, Dont un ce vendredi soir au SJOCK Festival: CJ RAMONE.
The BARSTOOL PREACHERS prêchent la bonne parole sous le marquee avec un message punk qui nous vient en droite ligne de Brighton UK, après que FLOGGING MOLLY ait mis la mainstage à sac. Leur fusion toute particulière entre le folk traditionnel irlandais et un punk-rock bien abrasif est vite lassante, manque de rugosité et de renouvellement pour qualifier leur show de passionnant de bout en bout. On s’en lasse rapidement vite pour peu qu’on n’en soit pas un inconditionnel, ce qui est manifestement notre cas.
FLOGGIN MOLLY nous laissera toutefois un souvenir impérissable de ce SJOCK 2019, mais pas exactement sur scène. Toute fin de soirée, nous déambulons au milieu de l‘Artists Village – un nom un peu pompeux pour qualifier de la sorte le « village » de containers et autres loges en dur (les vestiaires de ce stade de foot) servant de dressing rooms aux différents bands. Nous passons alors devant devant la loge FLOGGING MOLY, sans faire attention à Dennis Casey attablé à un mange-debout planté sur la pas de la porte.
Il nous interpelle avec de grand signes nous faisant montre de le rejoindre, n’ayant manifestement pas envie de terminer cette longue soirée seule devant sa Guinness – qui n’est pas sa première, loin s’en faut. Nous invitant à trouer la nuit en sa compagnie, il nous indique le gros frigo Coca Cola installé dans la loge afin que nous allions nous y servir. Il ne reste plus qu’une Guinness – et pour cause… – et quelques Corona. Il ne nous en faut néanmoins pas plus pour passer un bien agréable moment à refaire le monde avec lui, seuls autour de ce mange-debout a grignoter chips et autres saloperie, bières en main, dans la douceur de la nuit déjà bien avancée…
Mais tout a une fin, et un de ses roadies finit par nous rejoindre, manifestement mandaté par le crew pour venir rechercher la brebis égarée du troupeau déjà parti de bonne heure se coucher. Le planning affiché sur le frigo renseigne en effet que la nuit sera courte et que longue sera la journée de demain avec une prestation en tête d’affiche du Bospop Festival…
Le gutterbully punk-rock de The GODDAMN GALLOWS vire plutôt au hobocore gypsy-punk (selon les spécialistes que nous ne sommes pas) dans une effusion et une éruption d’improbables riffs où se mêlent accordéon, banjo, mandoline et wahsbord à la sauce Marshall survitaminée. De quoi se mettre idéalement en jambe(s) pour la prestation de The HIP PRIESTS, autoproclamés (en américain dans le texte) the biggest dick in rock’n’roll who flaunt their swagger like Puffball spores in a storm…
Et pour en rajouter une couche, toujours selon les très inspirés HIP PRIESTS excellant dans l’art de parler d’eux-mêmes: The inbred, oversexed, white trash bastard sons of Iggy P., Johnny T., Lemmy & Handsome Dick. A glorious mess of souped up, lubed up, fucked up, low rent, hot assed anthemic garage punk & roll. The Righteous King Rockers of in-your-face rock’n’roll bukkake. If this is full of bullshit, we fuckin’ love it and you’re never too late to get on board !
BOOZE & GLORY prend la relève pour maintenir haut le flambeau de la scène punk anglaise royalement représentée sur la mainstage avec, cette fois, une Fender Jazz Bass poussée dans ses ultimes retranchements. Aurait-on l’idée de se lancer sur les pistes du Paris-Dakar au volant d’une Bentley…? BOOZE & GLORY, oui. Quelque chose à ajouter peut-être ?!
La carte de visite d’ELECTRIC FRANKENSTEIN (que nous découvrons) fait référence aux Stooges, à MC5, aux Dead Boys, aux NY Dolls ou encore aux Damned. C’est sans doute quelque peu ambitieux et un brin prétentieux eu égard à un band qui n’a quand même pas la consistance ni la rugosité de ses maîtres à penser. Sur les routes depuis plus de 25 ans, il en est toutefois le digne mais très modeste héritier.
Si GLUECIFER a déjà incendié le SJOCK il y a 19 ans parait-il, les Norvégiens reviennent pour cette fois achever leur forfanterie de pyromanes, tels une horde de brigands revenant sur les lieux de leur méfait. Nous avions une fois par le passé déjà affronté leur puissance de feu en première partie de MONSTER MAGNET en 2004 à l’Ancienne Belgique. Pour 16 €… La mainstage du SJOCK est désormais comme nous, marquée au fer rouge…
Avec The HELLACOPTERS, c’est comme si le rock’n’roll était à nouveau redevenu fun, dangereux et flamboyant avec un garage-rock qui transpire l’enthousiasme et la simplicité bonne-enfant. Stop talking, start screaming, continue drinking and hail the Saviors of R’n’R !! éructe le présentateur annonçant l’arrivée du band sur les planches. What else ?!
Pendant ce temps, derrière le rideau noir qui sépare le backstage des feux de la rampe, nous assistons au spectacle des Suédois qui s’étreignent une dernière fois, comme s’ils partaient au front pour ne jamais en revenir. Ils ne font pourtant « que » se préparer à affronter la mainstage en leur qualité de tête d’affiche, et à réinventer le r’n’r.
Ni plus, ni moins. Long live rock’n’roll…!

Aaaaaaah, le HELLFEST…! Avec l’historique Download, le mythique Wacken et notre Graspop national, nous voici face au quatrième mousquetaire – et non des moindres. En ce solstice d’été 2019, le vignoble nantais accueille la 14ème édition de cette grand-messe devenue incontournable au même titre que les trois premières nommées. Sold out depuis près d’un an en moins de deux petites heures, les 180.000 tickets pour ces 3 jours et ces 3 nuits d’Enfer sont à l’image de l’événement: dantesque, hallucinant, colossal, titanesque mais surtout magique…
Le site semi-permanent offre un décorum digne du meilleur Mad-Max, quand ce n’est pas plutôt Games of Throne ou Alien. Aucun festival – par définition éphémère – n’est en mesure de rivaliser avec des infrastructures ici permanentes. A moins que peut-être Tomorrowland dans un tout autre registre, mais sans les deux immenses mainstages dont peut se prévaloir le Hellfest, flanquées de pas moins de 5 écrans LED aussi démesurés et gigantesques que les scènes elles-mêmes.
Un premier écran à gauche de la scène gauche, un second à droite de la mainstage right, un troisième entre les deux scènes, et enfin deux écrans identiquement démesurés en toile de fond de chacune des deux scènes revenant latéralement sur leurs flancs. Un dispositif visuel qualitatif et quantitatif tout bonnement exceptionnel et unique pour ne manquer aucun rictus caché, aucun poil de barbe rebelle ou aucun ongle mal coupé. Redoutablement efficace, ou effroyablement intrusif c’est selon…
Trois immenses chapiteaux semi-ouverts hébergent 3 scènes supplémentaires tandis qu’un 6ème et dernier lieu de débauche sonore, en total open-air quant à lui, est lové dans l’amphitéâtre de la War-Zone au décor (permanent) apocalyptique, entre Mad-Max et… Auschwitz. 160 groupes et autant de concerts vont transformer le parc de Clisson en un enfer pavé de bonnes intentions 3 jours et 3 nuits durant, sous un soleil de plomb aussi implacable et redoutable qu’une sonorisation tout bonnement ex-cep-tion-nel-le et jamais – ô grand jamais – auparavant nulle part rencontrée.
3 jours et 3 nuits de peace & love, d’amour et d’amitié, de fête et de débauche sonore, de gastronomie et de divertissements, de déguisements et de wall of death, de pit-circle et de bières. Le Hellfest est devenu le plus gros vendeur de bières français avec 800.000 litres vendus en trois jours (pour 180.000 personnes, frêles femmes et jeunes enfants compris) sur 350 mètres de linéaires, alimentés par 15 citernes de 250 hectolitres, 40 tanks de 1.000 litres, huit semi-remorques et 4 km de tuyaux qui courent enterrés sous les pieds des festivaliers.
Mais notre HELLFET, c’est aussi près de 65 km parcourus en trois jours, entre parkings et site du festival, entre mainstages et espace-presse, entre scènes diverses et VIP area, entre bars, fronstage et conférences de presse. Ce sont 3 jours passés a faire inlassablement le pied-de-grue de midi à minuit dans l’accès des différents pits photos, sous un soleil de plomb, entre les hurlements de la foule dans le dos et le véritable mur de la scène qui se dresse devant nous – mainstage #2 à ce point haute que sont totalement éclipsés de nos objectifs le batteur ou les musicos se tenant quelque peu en retrait…
« Notre » HELLFEST, ce sont aussi 3 jours de stress et de tension, de peur de perdre une seule des 200 ou 250 précieuses secondes dont les photographes accrédités sont gratifiés pour tirer le meilleur cliché du set sur lequel ils ont jeté leur dévolu, sacrifiant par là d’autres prestations simultanées ou quasi. Notre HELLFEST dans le photo-pit est en définitive tout sauf une sinécure, et s’apparente davantage à un des douze travaux d’Hercule qu’à une promenade de santé ou à un moment festif de pur délire. Et dire qu’il y en a qui croient qu’on s’amuse…
Notre HELLFEST, ce sont donc aussi et surtout des moments puissants et uniques, magiques et épiques, entre belles surprises et grosses claques, entre émotions et passion(s), mais aussi entre frustrations et quelques rares déceptions. Si le HELLFEST a hébergé les adieux définitifs à la France de SLAYER, de KISS et de LYNYRD SKYNYRD – excusez du peu – c’est bel et bien la prestation de TOOL qui était très attendue de beaucoup. Le fondateur du HELLFEST, Ben Barbaud, avoue depuis longtemps que la venue des Américains faisait partie de ses objectifs prioritaires depuis des années…
Ainsi, il est minuit et demi en ce dimanche, troisième et dernier soir, quand TOOL déboule sobrement, discrètement, sur scène en toute fin de festival et déstabilise une bonne partie du public. Comme à l’accoutumée, les Californiens restent dissimulés dans une semi-pénombre, laissant toute la place à leur musique. Se retranchant derrière leur musique. Tout pour leur musique. Même les écrans géants ne les montrent pas un seul instant, affichant au contraire les mêmes images expérimentales et anxiogènes que nous avions pu découvrir la semaine dernière à Amsterdam où nous avons eu la chance de les découvrir.
Pas un mot non plus, pas un bonsoir, pas un merci, mais une musique allant crescendo, déversée sur Clisson par le biais d’une sonorisation d’une perfection aussi apocalyptique et hallucinante que tout simplement… parfaite. N’en demeure pas moins que face à un parterre de 60.000 personnes, l’absence de tout visuel du band sur les immenses écrans LED est pour certain du foutage de gueule. D’autres y voient au contraire l’expression ultime que TOOL n’en a que pour sa musique et rien que pour sa musique, ses structures alambiquées secouées de déflagrations. Et quelles déflagrations…
Au préalable, ANTHRAX prépare sur la mainstage #2 l’arrivée de SLAYER avec un Tom Araya qui semble particulièrement ému de faire ses adieux au public français. Vétérans en tournée d’adieu, SLAYER ne faillit pas à sa réputation avec quasiment que des tempos rapides du début à la fin. On aime ou – comme nous – on n’aime pas vraiment. Toujours est-il qu’Araya n’a manifestement pas envie de partir, et restera longtemps à saluer un public en délire sous les flashs d’un gigantesque feu d’artifice qui salue ainsi les adieux français de SLAYER (… ou qui annonce l’arrivée de TOOL sur la mainstage #1 ?).
Autres adieux réussis la veille, et le mot est faible: ceux de LYNYRD SKYNYRD avec ce véritable moment chaire-de-poule et cet intense et émouvant set. Au soleil couchant qui baigne d’une chaude lumière horizontale la mainstage #1, le rappel (tout à fait imprévu?) qu’entament les Sudistes avec leur magistral FreeBird à l’heure même de quitter la scène fait partie de ces rares et précieux moments qui comptent dans une vie. Ce morceau de bravoure sera par ailleurs la seule – la seule – entorse à un planning rigoureusement tenu à la seconde près sur les 6 scènes du HELLFEST les 3 jours durant. Remarquable, émouvant et poignant pied-de-nez de LYNYRD SKYNYRD au système en guise d’ultime révérence après 50 ans de bons, loyaux et fidèles services. Masterclass.
Distingué et tout en élégance, cet ultime Freebird – et nous réalisons alors que plus jamais il ne nous sera donné de l’apprécier en live. Feu Ronnie Van Zant prendra même les commandes des lead vocals via une séquence filmée en noir et blanc: après nous avoir réservé sur Simple Man photos et vieux films de famille projetés sur les écrans, LYNYRD est tout simplement magique pour ses adieux. Tout simplement magique. Séquence émotions, avec un public qui le lui rend à l’unisson…
Richie KOTZEN, bien loin de Poison et de Mr Big, nous déverse à l’heure de l’apéro son excellent blues-rock-hard-soul à la Rory Gallagher. Tout l’opposé d’une double cuvée germanique également présente à l’affiche: à EISBRECHER, totalement dans la lignée de Rammstein, nous préférons leurs excellentissimes compatriotes et vétérans de BÖHSE ONKELZ
Que du beau monde à mentionner dans le lineup de DEADLAND RITUAL, à commencer bien évidemment – à tout seigneur tout honneur – par son fondateur Geezer Butler en manque manifeste de Black Sabbath, rejoint par Steve Stevens (Billy Idol), Matt Sorum (Guns N’ Roses) et Franky Perez (Apocalyptica). Un set composé en grande partie de reprises de Sabbath, de Heaven & Hell, de Velvet Revolver et de Billy Idol: que du bonheur pour un supergroupe / tribute band (biffer la mention inutile).
Un EAGLES of DEATH METAL malgré tout surprenant annonce l’arrivée d’un tout grand WHITESNAKE. Même si Coverdale n’a plus vraiment sa légendaire voix, le band est là pour assurer malgré de dispendieux et inutiles soli de guitares et de drums (quoique Aldridge demeure un batteur hors-pair). Ces démonstrations surannées n’ont définitivement pas (plus) leur place en festival dans le cadre d’un set d’une petite heure – si ce n’est en la présente circonstance pour permettre au beau David d’aller reposer ses cordes vocales. Et vu ce qu’il en fait encore, on ne peut que lui pardonner.
A bien vite oublier, malgré l’avoir évité depuis des décennies: DEF LEPPARD – l’erreur de casting, ou plutôt l’erreur tout court qui perdure et se maintient en haut des affiches de manière incompréhensible depuis des lustres, entre tubes US insipides et ballades sirupeuses d’une totale vacuité. Tout l’inverse d’un ZZ TOP qui fête en grandes pompes ses 50 ans de carrière, démontrant une forme olympique avec un set sans grande surprise si ce n’est une présence scénique et un enthousiasme communicatif qu’on ne leur connaît guère.
Pour ses adieux à la scène, KISS présente une mise en scène pharaonique, mais la démesure ne compense pas une prestation sans beaucoup d’âme malgré une set list plongeant loin dans le passé – et rappelant aux ignares que KISS a indéniablement fait partie des grands du rock’n’roll… avant de devenir une vulgaire arme de distraction massive. En 2019, KISS tire la langue – et pas que Gene Simmons – à l’occasion donc de ce qui est également leur dernier concert en France au terme de 45 années de carrière.
Les gars livrent une performance souvent poussive et trop rarement exaltante, malgré une setlist pourtant emplie de tubes et une débauche d’effets visuels et pyrotechniques. Mais le concept ou plutôt le produit-marketing s’essouffle, et sans doute n’est-il pas inopportun de ranger définitivement la clé sous le paillasson avant la prochaine tournée de trop. Quoique nous avions déjà assisté en 2000 – il y a 19 ans ! – à trois shows US de leur Farewell Tour 2000 !! Bon sang ne saurait mentir, dit-on.
Les Sudistes de BLACKBERRY SMOKE nous réservent la surprise d’un savoureux « Come Together » en clôture de set, avant de laisser la place à un CLUTCH qui a davantage sa place dans de plus modestes salles que sur la mainstage #1 du HELLFEST. Après avoir déjà supporté la daube de Def Leppard, le grunge sans âme de STONE TEMPLE PILOTS nous assène le coup de grâce à travers une prestation commerciale expédiée sans relief aucun, jusqu’à ce qu’ANTHRAX réveille la plaine de Clisson avec e.a. leur inévitable mais très réussi et inévitable «Antisocial».
Pour qui apprécie le mariage entre Heroic Fantasy et Power Metal, les 5 guerriers de GLORYHAMMER partent à la guerre. On ne sait trop si la reine sera sauvée à la fin, mais on s’en tape royalement. Notre premier GODSMACK sur la mainstage #1 consiste en une bien appréciable surprise de métal alternatif US bien gentillet, à l’inverse de leurs compatriotes encapuchonnés de UADA qui nous plongent dans les ténèbres d’un black metal atmosphérique aux mélodies spectrales: sobre, brutal mais diablement somptueux.
La scène française du 1er jour déverse sur la plein de Clisson un peu de tout, à boire et à manger. Les prestations musclées de LOFOFORA, de NO ONE IS INNOCENT et de DAGOBA sur la mainstage #2 précèdent celle passablement dispensable d’ULTRA VOMIT. Avant que le charme et le magnétisme de MASS HYSTERIA nous réserve le thrill que ne parvient cependant pas à nous fourguer un prévisible et GOJIRA froidement technique.
Le doom de nos chouchous d’UNCLE ACID & THE DEAD BEATS ravage la Valley Stage en ajoutant un brin de heavy et un soupçon de stoner à leur horrifique pseudo-psychedelisme. Les hypnotiques MY SLEEPING KARMA leur avaient solidement préparé le terrain un peu plus tôt sur la même scène, dénotant d’un KVERLERTAK éjaculant un concentré enthousiasmant de métal suintant le death, le rock, le punk et le black sur la Altar Stage. Tout l’anti-thèse de la rigidité d’un DREAM THEATER fidèle à lui-même qui ne nous exalte pas plus que la semaine dernière à la Rockhal de Luxembourg, mais sans non plus la verve d’un DROPKICK MURPHYS qui n’a pourtant guère sa place sur la mainstage #1 en prélude aux guerriers de SABATON. Les Suédois remplacent au pied-levé MANOWAR suite à un sombre et obscur forfait déclaré plus tôt dans la journée, et qui terminera sans doute devant les tribunaux.
SABATON réserve une place de choix à quelques extraits de leur dernière galette qu’ils nous avaient présentée en exclusivité il y a quelques semaines à Verdun, et sa dimension scénique achève de nous convaincre…
TESLA roule à l’électricité (ah ah ah) et sait faire parler les watts (hi hi hi), mais pas vraiment la poudre (boum !). Et à propos de poudre, notre vénéré et vénérable SLASH nous laisse sur notre faim – une fois n’est pas coutume. Non pas qu’il n’avait pas la gnac, le SLASH, mais corseté dans un format festival qui ne convient pas à son tempérament de feu, ce type de prestation chronométrée n’est manifestement guère compatible avec son explosivité naturelle et peu contrôlable. Et dire que son concert de début d’année au Cirque Royal à Bruxelles demeure – mais alors là sans discussion aucune – dans notre top 5 historique…
TRIVIUM ainsi que LAMB of GOD ne transcendent pas la mainstage #2, tout le contraire d’un excellentissime CANDLEMASS qui demeure une de nos plus belles claques prises de plein fouet au même titre que WOLFHEART. Un cran en-dessous, YOB ainsi que UADA demeurent au rang des belles découvertes, de même que les guignolesques ME FIRST AND THE GIMME GIMMES qui ont irradié toute la War Zone, cette fameuse zone déjantée un tantinet excentrée et comme hors de tout référentiel sur le festival…
Clisson 2019 est mort. Vive le HELLFEST 2020 !

MONSTER TRUCK, c’est tout l’inverse de Greta Van Fleet et ce n’est donc que pur bonheur, pur jus et pur rock’n’roll. Car c’est au prix de leur sueur et de leurs nuits sur la route que les Canadiens se sont fait un nom, qu’ils se sont forgé un caractère, qu’ils se sont modelé un style, qu’ils se sont construit une réputation, qu’ils ont imposé leur talent – et quel talent !
Greta Van Fleet, on n’a rien contre: on a tout contre, a fortiori quand on est face à des gars de la trempe de MONSTER TRUCK. Alors que les frangins Van Fleet ne sont guère moins secs derrière les oreilles, les voilà commercialement propulsés au firmament de la gloire – aussi éphémère que fragile quand elle ne repose sur rien – par la magie d’une campagne marketing digne du meilleur produit de lessive: un véritable panneau dans lequel sont tombés les ménagères du rock’n’roll adeptes des medias mainstream.
Le succès de Greta Van Fleet est celui des mouches agglutinées sur un ruban adhésif. La force de MONSTER TRUCK, c’est la puissance de l’expérience, la solidité des compositions, la force scénique et plus simplement encore la simplicité, l’efficacité, l’authenticité et la robustesse du concept, depuis les hommes jusqu’à leur production. MONSTER TRUCK, ce n’est pas avec un attrape-mouche qu’on les encadrera. 10 ans on the road, 10 ans d’innombrables et interminables tournées, 10 ans de travail mis et remis sur l’ouvrage, 10 ans à ouvrir pour les plus grands de la scène mondiale, ca forge un tempérament. Ca donne de la consistance. Ca fait de vous quelqu’un, autre chose qu’un pantin médiatique à la solde des majors. Autre chose qu’une façade qui peine à cacher la vacuité d’un logis sans intérêt. Don’t fuck with the Truck !
Après donc nombre de tournées européennes en tant qu‘opening act, MONSTER TRUCK est de retour pour enfin – enfin ! – briller en tête d’affiche. Et ce n’est là que juste récompense amplement méritée qui a le goût de toute la sueur qu’ils ont laissée sur les scènes et sur les routes européennes toutes ces dernières années. Ce n’est là que juste salaire d’un travail de forçats effectué soir après soir en première partie, job souvent ingrat mais ô combien fondateur et rémunérateur en termes d’expérience et de bouteille.
Cette expérience et cette bouteille paient ce soir sur la scène de la Rockhal, sans devoir cette fois expédier leur set en vue de faire rapidement place nette pour la tête d’affiche. Devenus headliners, les quatre de MONSTER TRUCK ont embarqué dans leurs bagages des gars d’Edmonton tout aussi remarquables, de la même veine et qui partagent le même bon sens des gens terre-à-terre, la tête sur les épaules, et qui ne se la pètent pas: ROYAL TUSK. En définitive, deux remarquables prestations de gars de là-bas, au fin fond du Canada, qu’aura chaudement apprécié un public qui n’a cependant pas répondu en masse à l’appel. Les absents ont toujours tort et n’en ont qu’à s’en mordre les onglets.


Le Cirque Royal, notre Royal Albert Hall à nous Belges, version hard-discount ou low-cost. Mais qu’importe le flacon lorsque le contenu transcende l’enveloppe qui le contient. Car il y a de ces instants uniques, magiques, qui te marquent parce qu’ils ne surviennent que quelques fois au mieux – ou jamais au pire. Parce qu’ils te prennent à froid et par surprise. Par traîtrise, ils t’emmènent dans une dimension que tu ne soupçonnais même pas avant que tu ne franchisses à ton insu cette barrière spatio-temporelle.

L’envolée hal-lu-ci-nan-te de 10 bonnes minutes dans laquelle SLASH nous emmène ce soir durant ce Wicked Stone – a priori inoffensif – qu’il sublime fait partie de ces moments intemporels, de ces instants qui te marquent de manière indélébile, pour toujours et à jamais. Et ce coup d’éclat chaque soir réinventé par SLASH, chaque soir renouvelé et remodelé, refaçonné selon son humeur du moment, n’est plus une performance: c’est tout simplement un hapax. Un inénarrable et inégalable hapax.

Les scènes du monde entier sont arpentées par une une flopée de guitaristes, de tous ordres et de tous genres, de tous calibres et de tous formats. Dans cet univers bigarré où le meilleur côtoie le pire, subsistent une poignée de personnages hors-normes, qu’on appelle, pour une toute petite minorité d’entre-eux seulement, guitar-heros. Parmi ces happy-few, émergent encore deux ou trois Guitar Zeus exceptionnels. Et SLASH fait assurément partie de ces élus parmi les élus.
La scène rock est peuplée d’excellents joueurs, des virtuoses du manche mais parfois piètres compositeurs. Ou de prolifiques auteurs mais, sur scène, aussi soporifiques qu’ennuyeux, comme éteints. Ou qui se révèlent être au contraire à ce points centrés sur la technique de leur « performance » qu’on les croirait concourir pour décrocher l’or olympique. Il y a aussi les surdoués de la six-cordes, mais incapables de te composer un morceau qui a du chien ou de te le jouer avec leur tripes.
On n’oublie pas non plus ceux aussi qui confondent « play », « perform » et « entertainement » ou – pire – qui les mélangent à mauvais escient. Il y a aussi ceux qui te prennent la guitare comme un manche à balai, et qui s’échinent à te déplacer le plus de poussière possible en un minimum de temps. Et il y a ceux qui s’endorment parfois avant même d’avoir terminé leur demi-partition…
Puis il y a SLASH, seigneur parmi une poignée de quelques autres titans. Hors catégorie.
Scrameustache parmi les extraterrestres de la six-cordes, SLASH est de ces rares auteurs-compositeurs qui allient le don de l’écriture à l’éclaboussante et insolente irradiation scénique. Soutenue par un jeu hors-norme, la richesse de ses compositions sert un doigté et un toucher qui n’ont d’égales que la maestria et la flamboyance avec lesquelles il nous démontre, une fois de plus ce soir, qu’on ne se bouscule décidément pas au Panthéon de l’Histoire du Rock’n’Roll. Amen.
Objection, votre Honneur ?
Si Wayne KRAMER est de longue date entré au Panthéon du Rock’n’Roll, il est maintenant devenu une légende. Une légende vivante…

Pour fêter le 50ème anniversaire de son Kick Out The Jams devenu culte dès sa sortie, le guitariste et leader originel de MC5 termine à Genk une tournée mondiale articulée autour de cet album fondateur. Pour l’occasion, Kramer renomme son groupe MC50, devenu supergroup de par la présence d’un casting de derrière les fagots en s’entourant du meilleur: le guitariste de Soundgarden, le batteur de Fugazi, le bassiste de Faith No More, et le chanteur de Zen Guerilla (excusez du peu).

Nous avions eu l’immense privilège d’assister à leur prestation explosive au Sjock Festival cet été, mais de là à imaginer que ce n’était alors qu’une mise en jambe, qu’une simple mise en bouche comparativement au bouquet final de cet ultime set de cette ultime tournée, ce 1er décembre au Sinner’s Day Festival. Avec le recul suffisant, nous pouvons qualifier la prestation de ce soir de véritable concert de l’année. Regardez-moi cette énergie !

Full review now online (read below).
Clichés complémentaires disponibles dans notre GALERIE…
1ère partie de choix, l’excellentissime QUAKER CITY NIGHT HAWKS nous plonge directement dans l’ambiance et le climat que seuls les bands « de là-bas » peuvent procurer. Le son et l’accent ravageur en sont, le look et l’attitude placide de même, les compos alambiquées arrachent le bitume mais juste comme il faut – ni trop, ni trop peu – et ce son, ce son: quel son, Madre de Dios !

Avec un set digne de celui d’une tête d’affiche, la magie du southern rock de QUAKER CITY NIGHT HAWKS opère à merveille, bien plus que sur leurs albums studio soit dit en passant. Et l’on se croit, le temps d’une Budweiser, plongé au plus profond du deep south. A suivre de très, très près ces gars de QCNH…
Avec pareille entrée en matière et un public déjà outre-Atlantique, BLACKBERRY SMOKE se la joue sur du velours. Un southern rock pur et (parfois pas assez) dur, des crinières au vent et de la barbe au-dessus du veston, des guitares assaisonnées au boogie, rock’n’roll, bluegrass ou, pour reprendre leur site, une exploration sonore qui vous propulse dans les sphères du ‘transcendantalisme heavy metal‘ (euh, heavy metal? …faudra nous expliquer).

Les cinq d’Atlanta, country boys plus vraiment tous jeunes bercés par la musique de Nashville, sont donc tombés enfants dans la marmite Allman Brothers, JJ Cale, Lynyrd Skynyrd, Marshall Tucker Band ou encore ZZ Top – y compris lunettes solaires seventies, pantalons patte d’eph et crinières au vent, à la mode Black Crowes du début des années nonante. Et il parait que même aux Etats-Unis, terre natale de BLACKBERRY SMOKE, personne ne semble savoir dans quelle catégorie classer le groupe, mélange de gospel, de bluegrass, de rock et de soul avec une touche de country.
Si donc même les gars de « là-bas » sont dans l’impossibilité de catégoriser BLACKBERRY SMOKE, ce n’est pas nous qui allons nous y risquer. D’autant plus qu’au vu de l’éclectisme du public de tous âges et de tous styles, venu en nombre, on risquerait même de s’en mettre une partie à dos. Nous, tant que ça hume bon l’authentique deep south et que la véritable southern touch de première qualité est au rendez-vous, on se passe même volontiers d’une Bud – c’est dire.

Myles KENNEDY trônant seul sur scène, tantôt debout, tantôt assis, face à un public bigarré venu néanmoins en nombre: le club de la Rockhal se prête à merveille au caractère intimiste de ce surprenant solo unplugged.
Avec de l’ALTER BRIDGE de-ci et du SLASH de-là, Myles KENNEDY fait bien sûr la part belle au répertoire de ses deux formations. Mais on voit qu’il a surtout à coeur de partager sa dernière et récente production solo.
Les esprits chagrins, de cuir et de noir vêtus, diront que la soirée manquait peut-être de voltage et de décibels. C’est qu’ils seront passés à côté des indéniables qualités vocales bluesy de Myles KENNEDY qu’on ne suspecte pas forcément en temps « normal », quand il officie au sein de ses deux combos.

Mélancolie, chagrin, blues et mélodies fragiles en mémoire de son père récemment décédé, Myles KENNEDY célèbre à la fois la vie et l’après-mort sous toutes leurs facettes. Une facette de KENNEDY que nous ne suspections nullement, et qui le rend encore plus chaleureux, proche et humain qu’il ne l’était déjà.
Dorian SORRIAUX, maître du psychédélisme suédois au sein de BLUESPILLS, n’atteint pas en première partie l’explosivité qu’il dégage au sein de son band habituel. Si Myles KENNEDY brille de mille feux ce soir en solo unplugged, ce n’est pas vraiment le cas de Dorian SORRIAUX qui souffre manifestement de la comparaison et surtout de solitude et de consistance… (photos sur notre Facebook et sur notre Instagram).

Pourquoi donc le BERTIGNAC s’évertue-t-il à se fourvoyer dans la chansonnette mainstream et autres The Voice alors que, rockeur dans l’âme, il excelle dans le registre real r’n’r et full guitar ? Est-ce pour plaire aux petites cochonnes de Bruxelles et aux grosses cochonnes belges qu’il semble tout particulièrement apprécier ce soir (et qui le lui rendent bien)?! C’est qu’il a la gnac le BERTIGNAC, dès lors que la pulsion de jouer au guitar hero l’envahit et qu’il s’agit de faire hurler sa six-cordes en nous balançant ses longs délires carrément hendrixiens – quand pas claptoniens ou stoniens avec ses/ces ouhouh en background vocals.

Ces quelques longs et bons moments d’anthologie ponctuent un set long de 2h25’ (excusez du peu), que quelques solides extraits du répertoire de TELEPHONE contribuent à enflammer plus d’une fois. Quand BERTIGNAC y met du sien et donne le corps, il y a même du Free, de l’Aerosmith et du Led Zep derrière ses riffs. Sans doute le guitariste le plus exaltant de l’Hexagone, le plus inspiré et le plus inspirant avec Paul Personne. Le ton est donné d’entrée de jeu lorsqu’il enjoint le public à lever son cul (sic) des confortables sofas rouges du Cirque Royal dès la fin du 1er morceau, avant même de saluer le public.
C’est ce qui s’appelle une entrée en matière dès plus acceptables. Bingo, Gamin: prochaine fois, faudra que tu fasses déverriner la totalité des fauteuils à la manière du Nuge un beau soir de mars 1977 pour rendre cette su-per-be salle plus chaude encore que le rouge royal qui la tapisse jusque sous la grande verrière. Allez Louis, t’es revenu à tes fondamentaux, et Gainsbourg a fait place nette pour Gainsbard – de qui ton look tient de plus en plus. Et ce ne sont pas les trois belles de SIRIUS PLAN qui nous contrediront…
Pour la seconde fois (de mémoire), un contrat-pass-photo nous lie ce soir au producteur (Gérard Drouot en la circonstance). La précédente fois, c’était à l’occasion du concert de Motörhead en 2011. Apprécions le fait, une fois n’est pas coutume, que nous pouvons officier durant tout le set et non pas pendant les seuls trois premiers morceaux.
En d’autres termes,
CONTRAT PASS PHOTO – LOUIS BERTIGNAC – Concert : Cirque Royal – Bruxelles – Date : 04 février 2015
Adresse e-mail : xxx@xxx.com – Téléphone : +32.xxx.xx.xx
Je soussigné …Xx Xx… travaillant pour ● le blog ou site internet : www.intensities-in-10s-cities.eu – garantis que les photographies réalisées le jour du concert cité ci-dessus, sont exclusivement destinées à être diffusées dans le cadre des visées ci-avant. Je garantis ainsi que les photographies réalisées du concert cité ci-dessus ne pourront en aucun cas être vendues ou données à une autre publication ou émission, à une autre agence de presse ou tout autre type de société de diffusion d’image, sauf accord préalable et écrit de l’artiste.
L’artiste m’autorise les prises de vue durant tout le concert.
De même je me placerai à l’endroit que m’indiquera le régisseur de l’artiste le jour du concert et ferai en sorte de gêner au minimum le public. Enfin, j’accepte si cela me l’est demandé d’envoyer dans les meilleurs délais une sélection de photographies par mail à l’adresse xxx@xxx.fr, pour validation des photos et afin que l’artiste puisse en utiliser éventuellement plusieurs au choix, gracieusement, dans un cadre non commercial exclusivement (ex. site internet ou page Facebook …), avec citation des crédits de l’auteur.
Fait à …Xx, le 04 février 2015, Signature (avec mention «bon pour accord» ).
Mais de rien, mon cher Gérard Drouot: tout le plaisir était VRAIMENT pour nous. Si,si !





















































































































































































































































































































































































































