* Breaking News * UK summer festivals w/ « BLACK DEER » & « BLOODSTOCK »

Le UK’s Black Deer Festival serait-il le premier événement musical en presqu’un an et demi à venir enjoliver notre agenda, votre agenda ?! Et que dire alors du Bloodstock ?! Alors qu’à l’instar de la sombre année 2020, la plupart des festivals de cet été 2021 ont été annulés ou sont en passe de l’être, alors que toutes les tournées, tous les concerts et tous les événements musicaux du Vieux Continent ne sont plus que lointains et douloureux souvenirs remontant à des temps presqu’immémoriaux (début 2020, c’est dire), une lueur d’espoir pointerait-elle timidement à l’horizon avec ce Black Deer Festival lové dans la si jolie campagne anglaise et ce Bloodstock 2021 à l’affiche si… comment dire ? Si… Monde d’Avant ! L’avenir nous le dira, l’avenir vous le dira. L’avenir, l’avenir, l’avenir – quand on n’a plus que l’espoir en l’avenir.

… is all the World still a Stage ?

From backstage to frontstage, from photo-pit to dressing-rooms, vintage rock’n’roll live pictures through time

NO Photoshop. NO Lightroom. NO Raw. NO bullshit. NO visual overdub

ONLY 100% pure one-shot live JPEG

All the World is STILL a Stage ! Même si, reconnaissons-le, l’avenir du grand rock’n’roll circus semble encore et toujours bien incertain en ce 1er janvier 2021 – voire totalement sombre et à l’horizon terriblement bouché en ce contexte pandémique mondial. Nul ne sait encore quand, où, comment et à quelles improbables conditions reprendront les affaires, ni quand les spots de la rampe pourront reprendre leur éclat et les Marshall retrouver leur couleur incandescente. Bien malin ou bien tordu aurait pu imaginer en mars 2020 que le couperet tomberait sur le r’n’r circus en lui imposant – à lui et au monde entier – une léthargie forcée jusqu’en 2021 (…2022 ?). En attendant de vous retrouver frontstage ou dans le pit-photo lorsque le grand cirque aura repris vie et que nous tous aurons retrouvé nos marques, notre vie, nos habitudes, entretenons cette petite flamme d’espoir en nous replongeant de-ci de-là via nos galeries Facebook et Instagram dans les plus belles pages du livre de notre monde d’avant

* Coronavirus Covid19 – World Tour Cancellations *

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(Posté le 15 mars 2020 – mis à jour le 23 octobre 2020)

Jamais bien sûr n’aurions-nous cru l’oiseau de mauvais augure qui aurait annoncé que SAXON au Trix d’Antwerpen le 4 mars 2020 était notre dernier concert de l’année, mettant de facto ce site en léthargie… Une semaine plus tard, le secteur culturel et événementiel, sa myriade d’acteurs et tout le show-business régional, national et international subissent un dramatique coup d’arrêt. #SaveOurStages. Mais the show must go on et nous nous efforçons depuis lors d’y contribuer en enrichissant au quotidien nos deux galeries photographiques online @ FacebookInstagram.
Que faire d’autre ? Après les concerts de ce printemps 2020, les festivals d’été ont été annulés les uns après les autres. Les tournées reportées d’abord à l’automne 2020 puis annoncées pour 2021, commencent à être postposées à 2022. Triste réalité pour des millions d’acteurs directs ou victimes indirectes du secteur qui souffrent comme jamais. Triste réalité pour les millions d’amateurs et de spectateurs que nous sommes. Notre modeste contribution positive à soulager cette crise qui perdure depuis ce printemps 2020 sera d’entretenir le feu sacré du r’n’r circus en postant dans nos deux galeries un florilège de nos meilleurs clichés, jour après jour…

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C’est tout un monde d’intermittents du spectacle, d’artistes – des plus anonymes aux plus renommés – mais aussi d’organisateurs, de techniciens, de promoteurs, d’acteurs de tous bords du monde associatif, culturel et du show biz qui sont ainsi touchés de plein fouet par une crise inédite dont personne ne peut encore mesurer le désastre actuel humain, artistique, culturel et économique à venir – sans parler du désastre psycho-social qui perdure, qui empire mois après mois.
Sacré Russ BALLARD : clairvoyant, le gars, clairvoyant dès début mars 2020: son passage planifié le 16 du mois au Spirit of 66 fut notre premier show annulé, premier d’une longue, longue, trop longue série. Un moment reportée à l’automne puis en décembre, sa tournée a bien vite été définitivement annulée. Claivoyants et sages, ces seniors.

Russ BALLARD – 14 & 16 mars 2020 – annulé

14 mars 2020 @ Verviers. 16 mars 2020 @ Bremen: deux dates qui mettent fin à 40 ans d’attente. 40 ans que nous l’attendions, Russ BALLARD.
40 ans que nous le guettions dans notre radar, puis patatras: coronavirus et covid-19 nous tombent sur le râble.
J – 4 : le bonhomme (clairvoyant et/ou à risque) annule carrément sa tournée européenne, la plus touffue depuis 1976 avec pas moins de 18 dates prévues à l’affiche dont au moins 2 à notre agenda en Belgique et en Allemagne.
J – 2: ce sont toutes les activités culturelles, sociales, festives, sportives, événementielles qui sont annulées ; puis tout un pays, toute un continent, toute une planète quasi qui passe en lockdown pour une durée encore indéterminée…

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Une tournée de 18 dates passe à la trappe. 18 dates prévues en ce printemps 2020 alors même que la biographie officielle de BALLARD ne recense que… 42 concerts en tout et pour tout depuis l’année 1977 !
42 concerts au compteur de Russ BALLARD depuis 1977, après une glorieuse et faste année 1976 qui l’avait vu monter 21 fois sur les planches en cette seule année. A 74 ans aujourd’hui, le pedigree de Russ BALLARD est donc riche de 63 dates, 63 concerts en tout et pour tout qui ont égrainé toute sa longue carrière et qui le rapprochent d’autant plus des étoiles. 63 dates, hormis sans doute quelques rares apparitions en guest de-ci de-là. Tout est dit. Et tout ce qui est rare et précieux. Priceless.

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Reste maintenant à espérer que son compteur ne soit pas définitivement arrêté à 63, cette tournée printanière 2020 étant d’ores et déjà annoncée reportée à décembre. Pour autant, évidemment, que le Russ passe à travers les mailles de la pandémie Covid-19, et que celle-ci ne devienne plus qu’un mauvais souvenir. God save the Queen. And Russ BALLARD too, plize.

SAXON sold out @ Trix, Anvers – 04 mars 2020 – Preview

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Question du jour: combien d’adolescents encore à l’école aujourd’hui jouiront-ils du plaisir d’assister, lorsqu’ils approcheront de la soixantaine en 2060, à un nième concert de leurs idoles de 2020…?
Pour toute une génération – la nôtre – qui a eu le bon goût de tomber sous le charme de bands tels SAXON qui ont véritablement façonné un pan du rock’n’roll et qui a misé sur des valeurs sures sachant qu’elles allaient, c’est certain, traverser les âges, c’est en 2020 un rare privilège de fin gourmet que ne pas se poser la question par laquelle nous débutions ce billet.

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Et l’on ne parle pas de ces groupes, aussi honorables et aussi respectables soient-ils (… ou pas) qui n’arrêtent pas de soi-disant come-backer, ou qui se reforment pour de subtiles raisons qui n’échappent à personne et sous de ridicules faux-semblants – GENESIS, pour n’en citer qu’un, qui annonce cette semaine son 2020 Réunion Tour après plus de 15 ans d’absence et de silence radio.
On ne vise pas non plus d’autres tout aussi remarquables bands, dont les régulières mais peu fréquentes tournées ne sont que vénales guignolesqueries et divertissement de masse sans intérêt aucun (qui a parlé des ROLLING STONES, qui…?).

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Non, nous parlons bien ici de quantité de ces bands à l’instar de SAXON qui n’ont jamais quitté le devant de la scène depuis quatre ou cinq décennies. S’ils ont parfois disparu du haut de l’affiche au gré des succès et insuccès commerciaux de la coulée continue de leur intarissable production, leur nom n’a cependant jamais – jamais – été éclipsé de ces mêmes affiches. Sans compromis, sans compromission non plus, SAXON est de ces groupes qui ont écrit et qui écrivent l’histoire du Rock’n’Roll depuis des décennies. Aux forceps d’ninombrables et interminables tournées.
Amen.

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SAXON est de la trempe de ces groupes dont on narre ici-même, depuis des années, l’épopée perpétuelle de ceux qui n’ont que faire des mouvements, modes, vagues et autres tendances tout aussi éphémères que futiles qui rythment l’actualité musicale mainstream. Suivi par des hordes de fidèles qui grossissent au même rythme qu’elles se rajeunissent au fil des décennies, SAXON est de ces groupes qui ont traversé, intacts et intègres, les âges et les époques, les modes et les courants.

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SAXON est de ceux qui jamais n’ont plié sous les diktats imposés par l’industrie musicale ou par ceux de la lucrative popularité à tous prix. SAXON est de ceux qui jamais n’ont succombé aux sirènes promettant le succès immédiat et éternel au prix de compromis musicaux. SAXON n’est pas non plus de ceux qui ont vendu leur âme au dieu Royalties ou sacrifié leur intégrité artistique sur l’autel de la déesse Cash-music.

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Mais on s’égare, on s’égare et on s’éloigne de notre propos: maintenant en ligne, le warm-up de SAXON ni plus ni moins sold out au Trix d’Anvers, ce 04 mars 2020. Et bien sûr également online dans notre galerie de portraits ici-même

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Upcoming shows : festivals été 2020

Où se croisera-t-on cet été, les p’tits graisseux ? Pour notre part, pass-photo déjà précieusement en poche, nous vous donnons d’ores et déjà rendez-vous @ Clisson (Fr.) pour le HELLFEST, @ Gierlé (Be) pour le SJOCK, @ Charleville-Mézières (Fr.) pour le CABARET VERT & @ Maidstone (UK) pour le RAMBLIN’ MAN FAIR
Toutes ces affiches ne sont encore que provisoires, Madness et LA Machina ne figurant pas encore sur le programme du Sjock, Slipknot n’apparaissant pas encore sur l’affiche du Cabaret Vert et Rival Sons ainsi que Black Star Riders n’étant pas encore incrustés dans celle disponible du Ramblin’ Man

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A tout saigneur tout honneur: regardons dans notre rétroviseur et replongeons-nous dans l’ambiance du HELLFEST 2019 avec le billet ci-dessous que nous postions l’été dernière.

FLASHBACK – Juin 2019 @ Clisson – FLASHBACK :

Aaaaaaah, le HELLFEST…! Avec l’historique Download, le mythique Wacken et notre Graspop national, nous voici face au quatrième mousquetaire – et non des moindres. En ce solstice d’été 2019, le vignoble nantais accueille la 14ème édition de cette grand-messe devenue incontournable au même titre que les trois premières nommées. Sold out depuis près d’un an en moins de deux petites heures, les 180.000 tickets pour ces 3 jours et ces 3 nuits d’Enfer sont à l’image de l’événement: dantesque, hallucinant, colossal, titanesque mais surtout magique…

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Le site semi-permanent offre un décorum digne du meilleur Mad-Max, quand ce n’est pas plutôt Games of Throne ou Alien. Aucun festival – par définition éphémère – n’est en mesure de rivaliser avec des infrastructures ici permanentes. A moins que peut-être Tomorrowland dans un tout autre registre, mais sans les deux immenses mainstages dont peut se prévaloir le Hellfest, flanquées de pas moins de 5 écrans LED aussi démesurés et gigantesques que les scènes elles-mêmes.

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Un premier écran à gauche de la scène gauche, un second à droite de la mainstage right, un troisième entre les deux scènes, et enfin deux écrans identiquement démesurés en toile de fond de chacune des deux scènes revenant latéralement sur leurs flancs. Un dispositif visuel qualitatif et quantitatif tout bonnement exceptionnel et unique pour ne manquer aucun rictus caché, aucun poil de barbe rebelle ou aucun ongle mal coupé. Redoutablement efficace, ou effroyablement intrusif c’est selon…

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Trois immenses chapiteaux semi-ouverts hébergent 3 scènes supplémentaires tandis qu’un 6ème et dernier lieu de débauche sonore, en total open-air quant à lui, est lové dans l’amphitéâtre de la War-Zone au décor (permanent) apocalyptique, entre Mad-Max et… Auschwitz. 160 groupes et autant de concerts vont transformer le parc de Clisson en un enfer pavé de bonnes intentions 3 jours et 3 nuits durant, sous un soleil de plomb aussi implacable et redoutable qu’une sonorisation tout bonnement ex-cep-tion-nel-le et jamais – ô grand jamais – auparavant nulle part rencontrée.

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3 jours et 3 nuits de peace & love, d’amour et d’amitié, de fête et de débauche sonore, de gastronomie et de divertissements, de déguisements et de wall of death, de pit-circle et de bières. Le Hellfest est devenu le plus gros vendeur de bières français avec 800.000 litres vendus en trois jours (pour 180.000 personnes, frêles femmes et jeunes enfants compris) sur 350 mètres de linéaires, alimentés par 15 citernes de 250 hectolitres, 40 tanks de 1.000 litres, huit semi-remorques et 4 km de tuyaux qui courent enterrés sous les pieds des festivaliers.

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Mais notre HELLFET, c’est aussi près de 65 km parcourus en trois jours, entre parkings et site du festival, entre mainstages et espace-presse, entre scènes diverses et VIP area, entre bars, fronstage et conférences de presse. Ce sont 3 jours passés a faire inlassablement le pied-de-grue de midi à minuit dans l’accès des différents pits photos, sous un soleil de plomb, entre les hurlements de la foule dans le dos et le véritable mur de la scène qui se dresse devant nous – mainstage #2 à ce point haute que sont totalement éclipsés de nos objectifs le batteur ou les musicos se tenant quelque peu en retrait…

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« Notre » HELLFEST, ce sont aussi 3 jours de stress et de tension, de peur de perdre une seule des 200 ou 250 précieuses secondes dont les photographes accrédités sont gratifiés pour tirer le meilleur cliché du set sur lequel ils ont jeté leur dévolu, sacrifiant par là d’autres prestations simultanées ou quasi. Notre HELLFEST dans le photo-pit est en définitive tout sauf une sinécure, et s’apparente davantage à un des douze travaux d’Hercule qu’à une promenade de santé ou à un moment festif de pur délire. Et dire qu’il y en a qui croient qu’on s’amuse…

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Notre HELLFEST, ce sont donc aussi et surtout des moments puissants et uniques, magiques et épiques, entre belles surprises et grosses claques, entre émotions et passion(s), mais aussi entre frustrations et quelques rares déceptions. Si le HELLFEST a hébergé les adieux définitifs à la France de SLAYER, de KISS et de LYNYRD SKYNYRD – excusez du peu – c’est bel et bien la prestation de TOOL qui était très attendue de beaucoup. Le fondateur du HELLFEST, Ben Barbaud, avoue depuis longtemps que la venue des Américains faisait partie de ses objectifs prioritaires depuis des années…

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Ainsi, il est minuit et demi en ce dimanche, troisième et dernier soir, quand TOOL déboule sobrement, discrètement, sur scène en toute fin de festival et déstabilise une bonne partie du public. Comme à l’accoutumée, les Californiens restent dissimulés dans une semi-pénombre, laissant toute la place à leur musique. Se retranchant derrière leur musique. Tout pour leur musique. Même les écrans géants ne les montrent pas un seul instant, affichant au contraire les mêmes images expérimentales et anxiogènes que nous avions pu découvrir la semaine dernière à Amsterdam où nous avons eu la chance de les découvrir.

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Pas un mot non plus, pas un bonsoir, pas un merci, mais une musique allant crescendo, déversée sur Clisson par le biais d’une sonorisation d’une perfection aussi apocalyptique et hallucinante que tout simplement… parfaite. N’en demeure pas moins que face à un parterre de 60.000 personnes, l’absence de tout visuel du band sur les immenses écrans LED est pour certain du foutage de gueule. D’autres y voient au contraire l’expression ultime que TOOL n’en a que pour sa musique et rien que pour sa musique, ses structures alambiquées secouées de déflagrations. Et quelles déflagrations…

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Au préalable, ANTHRAX prépare sur la mainstage #2 l’arrivée de SLAYER avec un Tom Araya qui semble particulièrement ému de faire ses adieux au public français. Vétérans en tournée d’adieu, SLAYER ne faillit pas à sa réputation avec quasiment que des tempos rapides du début à la fin. On aime ou – comme nous – on n’aime pas vraiment. Toujours est-il qu’Araya n’a manifestement pas envie de partir, et restera longtemps à saluer un public en délire sous les flashs d’un gigantesque feu d’artifice qui salue ainsi les adieux français de SLAYER (… ou qui annonce l’arrivée de TOOL sur la mainstage #1 ?).

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Autres adieux réussis la veille, et le mot est faible: ceux de LYNYRD SKYNYRD avec ce véritable moment chaire-de-poule et cet intense et émouvant set. Au soleil couchant qui baigne d’une chaude lumière horizontale la mainstage #1, le rappel (tout à fait imprévu?) qu’entament les Sudistes avec leur magistral FreeBird à l’heure même de quitter la scène fait partie de ces rares et précieux moments qui comptent dans une vie. Ce morceau de bravoure sera par ailleurs la seule – la seule – entorse à un planning rigoureusement tenu à la seconde près sur les 6 scènes du HELLFEST les 3 jours durant. Remarquable, émouvant et poignant pied-de-nez de LYNYRD SKYNYRD au système en guise d’ultime révérence après 50 ans de bons, loyaux et fidèles services. Masterclass.

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Distingué et tout en élégance, cet ultime Freebird – et nous réalisons alors que plus jamais il ne nous sera donné de l’apprécier en live. Feu Ronnie Van Zant prendra même les commandes des lead vocals via une séquence filmée en noir et blanc: après nous avoir réservé sur Simple Man photos et vieux films de famille projetés sur les écrans, LYNYRD est tout simplement magique pour ses adieux. Tout simplement magique. Séquence émotions, avec un public qui le lui rend à l’unisson…

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Richie KOTZEN, bien loin de Poison et de Mr Big, nous déverse à l’heure de l’apéro son excellent blues-rock-hard-soul à la Rory Gallagher. Tout l’opposé d’une double cuvée germanique également présente à l’affiche: à EISBRECHER, totalement dans la lignée de Rammstein, nous préférons leurs excellentissimes compatriotes et vétérans de BÖHSE ONKELZ

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Que du beau monde à mentionner dans le lineup de DEADLAND RITUAL, à commencer bien évidemment – à tout seigneur tout honneur – par son fondateur Geezer Butler en manque manifeste de Black Sabbath, rejoint par Steve Stevens (Billy Idol), Matt Sorum (Guns N’ Roses) et Franky Perez (Apocalyptica). Un set composé en grande partie de reprises de Sabbath, de Heaven & Hell, de Velvet Revolver et de Billy Idol: que du bonheur pour un supergroupe / tribute band (biffer la mention inutile).

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Un EAGLES of DEATH METAL malgré tout surprenant annonce l’arrivée d’un tout grand WHITESNAKE. Même si Coverdale n’a plus vraiment sa légendaire voix, le band est là pour assurer malgré de dispendieux et inutiles soli de guitares et de drums (quoique Aldridge demeure un batteur hors-pair). Ces démonstrations surannées n’ont définitivement pas (plus) leur place en festival dans le cadre d’un set d’une petite heure – si ce n’est en la présente circonstance pour permettre au beau David d’aller reposer ses cordes vocales. Et vu ce qu’il en fait encore, on ne peut que lui pardonner.

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A bien vite oublier, malgré l’avoir évité depuis des décennies: DEF LEPPARD – l’erreur de casting, ou plutôt l’erreur tout court qui perdure et se maintient en haut des affiches de manière incompréhensible depuis des lustres, entre tubes US insipides et ballades sirupeuses d’une totale vacuité. Tout l’inverse d’un ZZ TOP qui fête en grandes pompes ses 50 ans de carrière, démontrant une forme olympique avec un set sans grande surprise si ce n’est une présence scénique et un enthousiasme communicatif qu’on ne leur connaît guère.

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Pour ses adieux à la scène, KISS présente une mise en scène pharaonique, mais la démesure ne compense pas une prestation sans beaucoup d’âme malgré une set list plongeant loin dans le passé – et rappelant aux ignares que KISS a indéniablement fait partie des grands du rock’n’roll… avant de devenir une vulgaire arme de distraction massive. En 2019, KISS tire la langue – et pas que Gene Simmons – à l’occasion donc de ce qui est également leur dernier concert en France au terme de 45 années de carrière.

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Les gars livrent une performance souvent poussive et trop rarement exaltante, malgré une setlist pourtant emplie de tubes et une débauche d’effets visuels et pyrotechniques. Mais le concept ou plutôt le produit-marketing s’essouffle, et sans doute n’est-il pas inopportun de ranger définitivement la clé sous le paillasson avant la prochaine tournée de trop. Quoique nous avions déjà assisté en 2000 – il y a 19 ans ! – à trois shows US de leur Farewell Tour 2000 !! Bon sang ne saurait mentir, dit-on.

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Les Sudistes de BLACKBERRY SMOKE nous réservent la surprise d’un savoureux « Come Together » en clôture de set, avant de laisser la place à un CLUTCH qui a davantage sa place dans de plus modestes salles que sur la mainstage #1 du HELLFEST. Après avoir déjà supporté la daube de Def Leppard, le grunge sans âme de STONE TEMPLE PILOTS nous assène le coup de grâce à travers une prestation commerciale expédiée sans relief aucun, jusqu’à ce qu’ANTHRAX réveille la plaine de Clisson avec e.a. leur inévitable mais très réussi et inévitable «Antisocial».

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Pour qui apprécie le mariage entre Heroic Fantasy et Power Metal, les 5 guerriers de GLORYHAMMER partent à la guerre. On ne sait trop si la reine sera sauvée à la fin, mais on s’en tape royalement. Notre premier GODSMACK sur la mainstage #1 consiste en une bien appréciable surprise de métal alternatif US bien gentillet, à l’inverse de leurs compatriotes encapuchonnés de UADA qui nous plongent dans les ténèbres d’un black metal atmosphérique aux mélodies spectrales: sobre, brutal mais diablement somptueux.

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La scène française du 1er jour déverse sur la plein de Clisson un peu de tout, à boire et à manger. Les prestations musclées de LOFOFORA, de NO ONE IS INNOCENT et de DAGOBA sur la mainstage #2 précèdent celle passablement dispensable d’ULTRA VOMIT. Avant que le charme et le magnétisme de MASS HYSTERIA nous réserve le thrill que ne parvient cependant pas à nous fourguer un prévisible et GOJIRA froidement technique.

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Le doom de nos chouchous d’UNCLE ACID & THE DEAD BEATS ravage la Valley Stage en ajoutant un brin de heavy et un soupçon de stoner à leur horrifique pseudo-psychedelisme. Les hypnotiques MY SLEEPING KARMA leur avaient solidement préparé le terrain un peu plus tôt sur la même scène, dénotant d’un KVERLERTAK éjaculant un concentré enthousiasmant de métal suintant le death, le rock, le punk et le black sur la Altar Stage. Tout l’anti-thèse de la rigidité d’un DREAM THEATER fidèle à lui-même qui ne nous exalte pas plus que la semaine dernière à la Rockhal de Luxembourg, mais sans non plus la verve d’un DROPKICK MURPHYS qui n’a pourtant guère sa place sur la mainstage #1 en prélude aux guerriers de SABATON. Les Suédois remplacent au pied-levé MANOWAR suite à un sombre et obscur forfait déclaré plus tôt dans la journée, et qui terminera sans doute devant les tribunaux.
SABATON réserve une place de choix à quelques extraits de leur dernière galette qu’ils nous avaient présentée en exclusivité il y a quelques semaines à Verdun, et sa dimension scénique achève de nous convaincre…

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TESLA roule à l’électricité (ah ah ah) et sait faire parler les watts (hi hi hi), mais pas vraiment la poudre (boum !). Et à propos de poudre, notre vénéré et vénérable SLASH nous laisse sur notre faim – une fois n’est pas coutume. Non pas qu’il n’avait pas la gnac, le SLASH, mais corseté dans un format festival qui ne convient pas à son tempérament de feu, ce type de prestation chronométrée n’est manifestement guère compatible avec son explosivité naturelle et peu contrôlable. Et dire que son concert de début d’année au Cirque Royal à Bruxelles demeure – mais alors là sans discussion aucune – dans notre top 5 historique…

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TRIVIUM ainsi que LAMB of GOD ne transcendent pas la mainstage #2, tout le contraire d’un excellentissime CANDLEMASS qui demeure une de nos plus belles claques prises de plein fouet au même titre que WOLFHEART. Un cran en-dessous, YOB ainsi que UADA demeurent au rang des belles découvertes, de même que les guignolesques ME FIRST AND THE GIMME GIMMES qui ont irradié toute la War Zone, cette fameuse zone déjantée un tantinet excentrée et comme hors de tout référentiel sur le festival…
Clisson 2019 est mort. Vive le HELLFEST 2020 !

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** FIN DU FLASHBACK **

Now online : MONSTER MAGNET @ Trix, Antwerp – 12 février 2020

Maintenant en ligne, nos désormais vieux fourneaux de MONSTER MAGNET dans toutes leurs oeuvres et qui envoient sévère @ Anvers.
Et bien sûr en compagnie de quantité d’autres instantanés dans notre désormais fameuse galerie de portraits

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URIAH HEEP + NAZARETH + WISHBONE ASH @ Saarbrücken, 18 janvier 2020

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Plus de 150 ans de rock british fusionnés en un triumvirat sur la même affiche – qui dit mieux ?! Sans compter l’âge du capitaine, Andy Scott (The SWEET) qui joue le maître de cérémonie en donnant alternativement la parole aux protagonistes tandis que les roadies s’affairent à évacuer ou dresser le matos entre deux sets. Elle est pas belle, la vie chez nos voisins teutons à Saarbrücken ?!

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L’excitation de cette affiche se le dispute à l’impatience de pénétrer et de découvrir une nouvelle antre, arène d’un soir pour un nouveau combat de vieux gladiateurs qui en ont vu bien d’autres – que ce soit dans le public comme sur scène – mais qui en ont encore sous la pédale. Cette Saarlandhalle vaut également à elle seule le déplacement, quoi qu’un peu trop vaste ce soir au vu de l’affluence. Mais les organisateurs ont vu juste en misant sur cette salle en lieu et place de leur traditionnel Garage qui se serait avéré trop exigu.

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19h00 précises, Andy SCOTT lance les hostilités en invitant WISHBONE ASH (established 1969 siouplait) à le rejoindre pour tailler une bavette, avant de laisser le band grimper à l’assaut des planches. Il réitérera l’exercice ce soir avant chacun des deux autres sets qui s’en suivent. WISHBONE ASH ouvre ainsi le bal, nous drapant une heure durant de twin guitars et de mélodies qui vous trottent en tête depuis des décennies, et qui vont y rester encore bien longtemps sans doute.

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Le pit-photo est aussi démesurément vaste que peut être profonde et large la scène – des conditons aussi confortables pour shooter que pour performer ; tous les petits plats ont été décidément disposés dans tous les grands, et il n’en manque pas un dans cette batterie de cuisine. Même satisfaction au bar, où les demi-litres germains sont le standard de stricte rigueur ici, à un prix tout aussi démocratique. Sans parler des sanitaires et de toute cette infrastructure et cette logistique qu’on ne trouve décidément qu’en Allemagne. Prosit.

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WISHBONE ASH vieillit comme il a vécu: proprement, avec classe, élégance et distinction – à l’image des gentlemen qu’ils demeurent. 51 ans sur les routes n’ont rien enlevé de leur superbe et de leur grâce, mais rien non plus de leur efficacité et de leur redoutable maestria. Le confort et la force tranquille des gens qui n’ont plus rien à prouver ni à personne…

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NAZARETH – established 1968 ! – prend haut la main la relève pour une heure de démonstration. Bien qu’ils soient sur les route depuis plus de 50 années de manière ininterrompue, c’est notre tout premier face-à-face avec les Ecossais sans doute les plus célèbres avec Simple Minds et Franz Ferdinand.

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Et la première fois compte toujours, après qu’ils nous aient fait faux-bon un beau soir de mai 1983 à Forest National où ils devaient ouvrir pour ce qui restera – déjà ! – le dernier concert de RUSH en Belgique.

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Rarement l’alliance d’une Gibson Les Paul et de quelques Marshall nous aura procuré un tel effet: sans doute seul Steven WILSON, bien qu’au moyen d’autres armes et munitions, peut nous titiller et nous fournir autant de sensations avec une sonorité, une puissance et une limpidité aussi cristalline que celle de Murrison ce soir avec NAZARETH. Si c’est dans les vieilles casseroles qu’on fait les meilleures soupes, ce n’est manifestement pas avec de jeunes carottes – que du contraire…

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La dernière production d’URIAH HEEP qui remonte déjà à 2018 nous avait on s’en souvient littéralement scotché dans sa déclinaison live à Bruxelles il y a 2 ans – tant en live que sur la platine. Cet album, aussi intemporel que ses géniteurs, est sans doute à considérer comme un des meilleurs dont peut se targuer le band au cours de son demi-siècle d’existence, réussisant la gageure de réaliser une parfaite synthèse de 50 ans de son rock’n’roll – ni plus ni moins, et excusez du peu.

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Sublimé par la wah-wah de Cox qui arrache toujours autant que ne duvête l’Hammond de Lanzon, le résultat démontre à nouveau ce soir un URIAH HEEP véritablement à l’unisson et dans une forme olympique. Combien de jeunes pousses pourraient-elles en prendre de la graine ?! Les gars, si on ne vous consacre pas à vous seuls un chapitre de l’Histoire du Rock, je veux bien manger mes objectifs.

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Now online : URIAH HEEP + WISHBONE ASH + NAZARETH @ Saarbrücken

Un éblouissant et flamboyant URIAH HEEP qui partage l’affiche avec pas moins que NAZARETH et WISHBONE ASH tout aussi cinquantenaires – que demander de plus ?!
150 ans de rock british présentés par Andy Scott (The SWEET) en maître de cérémonie: il y a de ces soirs qui méritent le déplacement effectué…

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Maintenant en ligne, et dans notre galerie de portraits

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Qui a dit que c’était dans les vieilles casseroles qu’on fait les meilleures soupes, déjà…? Et pas besoin de jeunes carottes pour ce faire, s’il vous plait.

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The ARISTOCRATS – Rockhal @ Esch – 16 janvier 2020

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Minuit bien sonné: GOVAN et MINNERMANN débarquent au bistrot voisin de la Rockhal, et s’installent à la table voisine de la nôtre pour écluser – comme nous – quelques Guinness jusqu’à la fermeture des lieux. Au moment de lever le camp, on leur serret la pince en leur adressant en guise d’au revoir: « Your Neil PEART tributes were much, very much appreciated: thank you from the bottom of our heart… »
Et de fait, Marco lui a dédié un peu plus tôt dans la soirée son remarquable et excellentissime solo d’inspiration fort peartienne, tandis que plus tard Beller rendait lui aussi un vibrant hommage à RUSH, ce groupe sans lequel beaucoup ne seraient tout simplement pas – pour reprendre ses termes.

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Ceci dit, Nous poser un lapin à quelques heures de l’ouverture des portes, ça on ne nous l’avais jamais fait. Bingo…
Mais soit: les cartes sont entre les mains du management, souverain en matière d’accréditations-photos, et c’est ainsi. Une fois n’est pas coutume, nous assisterons dès lors au show sans nous préoccuper de cadrer correctement notre cliché ni de choisir la bonne vitesse, la bonne ouverture et la bonne exposition de nos shoots.

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Pour reprendre les termes du band, « What do you call an act who blends elements of dirty rock, folk, jazz, and explosions of esoterica into one mind-melding album? » The ARISTOCRATS of course ! Avec Guthrie Govan aux guitares, Bryan Beller à la basse et l’extraordinaire – mais pas plus que ses deux compères – Marco Minnemann aux drums, probablement sommes-nous en présence d’une des meilleures alchimies de rock-fusion instrumentale et exploratoire du circuit.

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Une discipline exemplaire doublée d’une liberté bien cadrée, une classe folle servie par une rare virtuosité, le tour de force du trio débouche sur une production exclusive que le band précise répondre à une règle de base non-négociable: the music must be pleasurable for the listener and it most definitely has to be fun to play. Et le fun est bien au programme de ces deux grosses heures de démonstration, un peu trop même avec un humour qui n’aurait pas déplu aux Monty Python entre tous les morceaux, mais au risque à la longue de casser le rythme de la soirée.
L’excès nuit en tout, mais on leur pardonne – comme on excuse l’incartade du premier de classe boutoneux et à lunettes…

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