BODY COUNT feat. Ice-T @ Festival Cabaret Vert – Charleville Mézières – 20 aout 2026

Gangsta rap ! Une performance explosive mêlant rap et métal, on n’était pas chaud-boulette a priori, ce n’est pas notre truc à nous au départ – ni à l’arrivée d’ailleurs. Mais la claque fut magistrale, du départ à l’arrivée. Pas là pour faire dans la dentelle, l’indéboulonnable Ice-T et ses acolytes de BODY COUNT déversent sur les + 20.000 festivaliers de ce 1er jour de Cabaret Vert tubes de toujours et nouveautés issues de l’album Merciless. On est jeudi, et ça commence bougrement fort le Cabaret…

Depuis 1990 Ice-T a bousculé les codes en réunissant rap politique et métal furieux formant un groupe unique qui a marqué l’histoire de la musique. Avec Ernie C à la guitare et une série de musiciens iconiques BODY COUNT s’est imposé comme un phénomène scandaleux et visionnaire dès son premier album homonyme en 1992 et le célèbre titre controversé « Cop Killer ».

Trente ans plus tard le groupe continue de repousser les limites: des albums comme Bloodlust, Carnivore et Merciless, des collaborations avec Max Cavalera, Dave Mustaine ou Amy Lee et des reprises mythiques de Slayer, Motörhead ou Pink Floyd confirment leur statut de pionniers du crossover entre rap et métal. Déluge de riffs et de rage avec Ice-T au micro, mi-rappant, mi-chantant et un groupe prêt à enflammer chaque note…

Mais BODY COUNT feat. ICE-T n’est pas du goût de tout le monde et l’on ne résiste pas à partager le point de vue de Fosse Commune dont on reprend la review: « BREAKING FOSSE #2 – BODY COUNT EN CRISE IDENTITAIRE FULL TESTO. Body Count : on y était au Cabaret vert. Ice-T demande combien il y a de femmes dans le public. On lève les bras. Puis part dans un discours sur le fait qu’il y aurait trop de « vagins », qu’on émasculerait les hommes et qu’il n’y aurait plus de vrais bonhommes en se touchant les burnes. On a baissé les bras. Et on a fait un truc extrêmement féminin : on a pris toutes nos vagins et on s’est cassées. Perso. J’ai plus la patience pour ces conneries (…) ».

« Et le plus beau, c’est qu’en repartant, on a recroisé le mec déguisé en vulve. Lui avait l’air parfaitement détendu. On n’a pas osé lui annoncer qu’il participait probablement à l’émasculation générale. Bonne continuation aux vrais bonhommes. Nous, on a Turnstile à aller voir « .