Bientôt en ligne: AIRBOURNE…!

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@ Rockhal, Esch-s/-Alzette. 17 Juillet 2014

AIRBOURNE – Rockhal (Esch-sur-Alzette, GD Lux) – 17 juillet 2014

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Il y a toujours une première fois pour tout. En ce qui nous concerne, ce concert d’AIRBOURNE est notre première – bien des fois envisagée mais toujours reportée. Et quelle première, Madre de Dios! Nous savions que le rock’n’roll existait encore, frais et spontané, enjoué et dégoulinant, basique et sans compromission, mais nous ne savions pas à quel point cette fraicheur était effectivement puissante. Puis-san-te !

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AIRBOURNE, c’est back to the roots. C’est le retour aux fondamentaux, le retour aux sources, brutes et bestiales mais raffinées. Spontanées mais pas brouillonnes ni bâclées. AIRBOURNE, c’est le Jardin d’Eden: tout y est pur et sans fard, tout y est innocence et bon enfant, tout y est vierge et naïf. Tout y est à la fois intemporel et éphémère, violent mais pas méchant, doux mais piquant.

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AIRBOURNE, c’est le Moïse sauvé des eaux: l’avenir d’un peuple, qui en est ses racines mais également son futur. AIRBOURNE nous a séduit, faut-il le cacher?! Non, la candeur, la bonne humeur, la spontanéité et la fraicheur d’AIRBOURNE que nous connaissions sur CD nous ont littéralement subjugué sur scène.

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Comment est-il possible, après 60 ans de rock’n’roll, de ne pas être en fait retourné plus tôt à ses fondamentaux, à ses accords basiques, à son tempo binaire et à son cri primal…? La sueur est toujours bonne conseillère, et avec AIRBOURNE c’est en m³ qu’il faut en compter les litres. Tout comme c’est au bulldozer qu’il faut dénombrer les décibels oscillant entre 100 et 110, avec comme étalon le Marshall: 24 + 12 = 36. Back to the roots, qu’on vous dit. Hein? Quoi? Comment…?.

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On en oublierait presque AC ANGRY qui officiait en première partie. A force de les voir endosser ce rôle ici-même, c’est qu’on s’y habituerait presque. On s’y habitue, mais on ne s’y fait pas encore tout à fait, dirons nous…

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Gagnez 1 x 2 pass-weekend pour le DONKEY ROCK FESTIVAL 2014 © !

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Les joyeux lurons du DONKEY ROCK FESTIVAL vous offrent la possibilité de remportez 1 x 2 entrées valables tout le weekend : profitez-en !!

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Envoyez pour le 25 juillet à contact@intensities-in-10s-cities.eu la réponse à la question suivante (le gagnant de 1 x 2 pass-weekend sera tiré au sort en cas d’ex-aequo et en sera informé par retour-mail) :

Quel est le vrai nom nom civil) du célèbre artiste qui se cache derrière le nouveau projet SUGAR & TIGER qui sera présent à cette édition 2014 du Donkey Rock Festival ?

Résultats du concours ? Cliquez sur "commentaire" ci-dessous.

(Concours ANATHEMA @ Kulturfabrik 30 sept. 2014 : lien tag/Anathema)

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MIKE & the MECHANICS – Rock um Knuedler – Luxembourg – 06 juillet 2014

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En pénétrant dans le parking sous-terrain St-Esprit, on est de suite frappé par l’onde d’infrabasses qui transpercent l’épaisse couche de béton qui nous sépare de la surface et qui pénètrent jusque dans l’habitacle de la voiture. C’est l’effet sismique LOST IN PAIN, à la manoeuvre à quelques mètres au-dessus de notre voiture, sur une des scènes du Rock Um Knuedler. Z’y vont pas par le dos de la cuillère, les métalleux luxembourgeois ! Effet immédiat – ou quand le son est parfois plus rapide que la lumière. Une belle brochette de groupes grands-ducaux compose en effet majoritairement l’affiche de ce 24ème festival urbain "Summer in the City", avec en tête d’affiche Michael Rutheford alias MIKE & the MECHANICS

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A l’heure où Michael Rutheford et ses comparses rencontrent la presse en tout début de soirée, il fait déjà presque nuit noire dehors et il pleut comme vache qui pisse. Le vent vient de se lever très sérieusement et une alerte-orage interrompt les festivités avant que le ciel ne se déchire violemment sur le Duché. La scène principale est évacuée et SURF COWBOY en fait malheureusement les frais : concert annulé. L’orage gronde, et un cordon de sécurité officie pour évacuer la grande scène et sécuriser ses alentours. Quel dommage de devoir faire l’impasse sur ces fameux garçons vachers…

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Il faudra attendre l’arrivée sur scène de la tête d’affiche, Mike & The Mechanics, pour renouer avec la foule qui retrouve, elle aussi, le chemin de la Place Guillaume II un moment vidée de son affluence pourtant bien au rendez-vous du soleil de cet après-midi. Si le public grand-ducal n’est pas réputé être toujours le plus expressif qui soit, il n’en demeure pas moins que le rock fait viscéralement partie de la culture luxembourgeoise. Cette affiche du Rock Um Knuedler ne fait que confirmer le fait en s’inscrivant dans une longue tradition d’événements rock’n’rollesques organisés par les autorités publiques ces dernières années (décennies?). Merci chers voisins/cousins et God save the Duke : petit Duché par sa taille certes, mais grand par sa tradition r’n’r !

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KATAKLYSM – Kulturfabrik (Esch-sur-Alzette) – 02 juillet 2014

Kataklysm_Kulturfabrik_062014.jpg One, two… test… Test. One, two, test. Test… Testicule ! Dès le sound-check, les Montréalais donnent le ton, tabernacle ! Après qu’HATEBREED ait ravagé les lieux la semaine dernière, KATAKLYSM se retrouve face à une barre placée bien haut pour rivaliser avec les Américains. Disons que les Canadiens sortent le grand jeu pour ce faire, mais restent néanmoins une pointure en-dessous de celle de leurs grands-frères US. Ce n’est pas faute d’essayer, mais c’est ainsi : à force semble-t-il de vouloir en faire de trop, KATAKLYSM nous sert ce qui ressemble à une bouillie sonore comparativement à une déferlante HATEBREED qui ne faisait pourtant déjà pas dans la dentelle de Bruges.

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Auréolé du prix du Best Metal Artist/Group or Duo of the Year lors de l’édition du SiriusXM Indie Awards de cette année (nous dit-on…), KATAKLYSM s’affiche ainsi dans les milieux autorisés comme un des nouveaux leaders de la scène death metal (dont nous ne sommes pas spécialiste faut-il le concéder). Dont acte. Mais s’ils sont leaders de la scène headbanging, nous on veut bien le croire au vu de ce qu’on a vu et au su de ce qu’on a entendu !

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En tout état de cause, une chose est sûre : leurs petits frères luxembourgeois de SCARRED et de COSMOGON qui ouvrent ce soir pour les Canadiens connaissent désormais le chemin à suivre même si It’s a Long Way to the Top if you Wanna Rock’n’roll….

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ANATHEMA – gagnez 2 x 2 places pour le 30 septembre 2014 !

La Kulturfabrik de Esch-s/-Alzette vous offre 2 x 2 places pour le concert de ANATHEMA le 30 septembre 2014.

Pour gagner, c’est simple: envoyez votre réponse à la question suivante à contact@intensities-in-10s-cities.eu avant le 31 juillet 2014 à midi. En cas d’ex-aequo, un tirage au sort aura lieu et les 2 gagnants en seront informés le jour même par retour-mail.
Question: combien de patronymes différents le groupe a-t-il comptés parmi ses membres à part entière depuis sa fondation?

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Résultats du concours : les deux gagnants sont Stéphane V.H. et William R. (contactés par email ce 31 juillet 2014). Bravo à eux !

ALBERT BLUES BAND – Martelange – 27 juin 2014

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Il y a des jours comme ça: mine de rien, on se ballade sans appareil photo et l’on tombe sur un petit concert. Et ce petit concert devient vite un grand concert, comme ça sans prévenir, semblant de rien. Un concert de la mort qui tue parce que, sans raison particulière, les gars sont en forme et que la symbiose est immédiate avec la salle. Le public est chaud et l’interactivité subite. Voilà comment une soirée comme une autre devient tout à coup un moment particulier, un after work qui marque les esprit pour rester gravé dans les mémoires. Belle manière de fêter la réussite de nos Diables Rouges lors de ce 1er tour du Mundial marqué par un sans faute – du moins au niveau du résultat brut: ainsi que l’avait prédit ALBERT BLUES BAND, mais avec une résonance particulière et une saveur de fin gourmet ce soir: We are the Winners (Music © ALBERT BLUES BAND; lyrics © Denis RICHARD).

(Refrain) We are the winners, we are the fighters – We are the winners and we’ll win win win again – We are the winners, no more losers – We are the winners and we’ll win win win again
(Couplet 1) We used to lose, we used to cry – Now we are strong and we are proud – Marc raised our limit up to the sky – Above us there’ll be no more cloud
(Couplet 2) Belgium football team has a nickname – We can’t use it, still hope they’ll win the game
(Couplet 3) Eden’s a Hazard for the others – Romelu & Christian are like brothers – There’s no better Kompany than Vince – In England they call him the Prince
(Couplet 4) Thibaut Courtois stops everything – In the middle Witsel is the king – Verthongen ,Vermaelen & Mirallas – Kevin de Bruyne the high class – Big Dan, Mertens and Fellaini – Alderweireld, Dembele, Chadli – Ciman , Januzaj and Origi – Bossut , Mignolet and Anthony – Defour, Lombaerts and Casteels dream To win the cup with this unique team »

(Photo ci-dessus : Bastogne, Fête de la Musique 22 juin 2014)

HATEBREED – Kulturfabrik @ Esch-sur-Alzette – 25 juin 2014

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Il y a quelques semaines, la dynamique et sympathique équipe de la Kulturfabrik annonce qu’entre le Hellfest, le Graspop et le Wacken, HATEBREED viendra faire un petit tour par le Luxembourg histoire de voir si la scène métal se porte toujours aussi bien. A l’issue de notre premier concert des Américains en salle (et non pas en open-air, voir www.intensities-in-tens-cities.eu Chap.1), on peut en conclure que la scène métal grand-ducale se porte. La sidérurgie et le Grand-Duché ont d’ailleurs toujours fait bon ménage, même si Jamie JASTA encourage le public à hausser d’un cran les pogos et autres mosch, sans doute habitué à plus de déchaînement encore de la part de ses aficionados. En ce qui nous concerne, le niveau est tout à fait acceptable et suffisant – tout comme d’ailleurs le mur de son phénoménal que crachent les Marshall dans un espace relativement confiné pour le niveau des vumètres…

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Une des références absolues dans le monde du hardcore, HATEBREED demeure redoutable sur scène, et ce soir on peut dire que la qualité a prévalu sur la quantité. Avec un concert de 1h08′, à peine s’est-on plongé dans le bain que voilà-t-y pas qu’on nous vidange la baignoire sans crier gare – et même sans l’ombre d’un méchant rappel. Un peu court assurément. Sans doute nous ont-ils balancé la set-list de leur saison festivalière au timing serré, oubliant peut-être qu’aucune prestation ne suivait la leur?! Il ne faudrait pas que nos hard-c(h)oristes se la jouent un peu trop diva, sous peine de perdre de leur crédibilité et surtout de leur intégrité dans un milieu où sombrer dans le boum-boum facile est aisé. Nous dirons donc que la qualité l’emportait ce soir sur la quantité, mais c’est bon pour une fois hein les gars: si ça se reproduit, on vous met en guise de punition des bouchons dans les oreilles, garnements !

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Sweden Rock Festival – jour 3: Ted NUGENT, MONSTER MAGNET, FOGHAT, Billy IDOL, etc.

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Samedi 7 juin 2014 : jour 3 de 3. A l’instar des précédentes journées, le sold out affiche au compteur 35.000 festivaliers qui rôtissent sous un soleil de plomb. Les cinq scènes de cette plaine côtière font le plein, et l’ombre prodiguée par les quelques arbres et chapiteaux s’arrache à prix d’or. Les bars ne sont pas en rupture de stock, que du contraire: rarement nous a-t-il été donné de contempler tant de corps (féminins plus particulièrement…) ivres de bières, d’alcools et de soleil. A moins que ce ne soit cette quatrième et dernière journée de festival agrémentée d’autres substances illicites qui sonne définitivement le glas des corps les plus frêles et des constitutions les moins bien préparées?

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Longue journée que cette dernière que nous commençons de magistrale façon avec MONSTER MAGNET à l’heure de l’apéro des douze coups de midi – soit neuf heures trente après le premier chant des oiseaux. Dave Wyndorf et sa bande méritent bien mieux que ces 75 minutes de bonheur total devant un public dont une partie cuve encore de cette nuit, mais ne faisons pas la fine bouche. L’intégrale (ou quasi) de leur dernier "Last Patrol" est passée en revue, agrémentée de quelques autres perles qui ont depuis longtemps assis la réputation de notre stoner préféré. Wyndorf offre toujours son dos au public pendant une partie du show, nous réservant comme à son habitude les reverbs et autres effets psychés dont sa table magique regorge à foison pour notre plus grand bonheur. Du reste, manier des membres supérieurs ce que l’homme a conçu pour l’usage des membres inférieurs ne demeure pas à la portée du premier stoner de bas-étage venu. Le public ne s’y trompe pas et, déjà compact, arrive en masse et par hordes entières à cette heure pourtant presque matinale pour le festivalier lambda. Excellents: vous demeurez excellents les gars, et on ne s’en lasse pas.

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Excellentissime prestation également de FOGHAT en milieu d’après-midi. Avec un Charlie Huhn qui s’impose aux vocals et à la lead-guitar qu’il partage depuis quelques années (comme à la glorieuse époque où il officiait avec Nugent), les revenants de FOGHAT n’ont en fait jamais disparu. Disons plutôt qu’ils ont quelque peu boudé le Vieux Continent: raison de plus pour savourer leur présence ici en Suède avec encore deux membres originels qui nous offrent un show sans fausse note aucune – la bonne humeur et la franche & virile camaraderie en prime.

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Pour la délectation, un extrait du cahier des charges de FOGHAT trainant backstage à l’attention des techniciens opérant stage left: "Audio system MUST be capable of a strong punchy rock and roll sound through out the venue. Foghat is a rock band! It’s LOUD! Please NO latest and greatest hot new thing digital consoles that no one else has heard about!! Live gigs are not the place to learn a new digital console!!!!!" (sic). Savoureux, isn’t it?

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Passons rapidement sur MADAM X et DANGER DANGER qui n’ont rien inventé ni rien apporté à l’histoire du rock, mais qui contentent amplement ceux qui feraient pourtant mieux de s’en souvenir. SODOM et Y&T ne nous focalisent pas plus que WITHIN TEMPTATION ou que SAGA, si ce n’est faire s’écouler le temps en attendant le set des savoureux blueseux graisseux de FIVE HORSE JOHNSON :

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20h40: la prestation de Billy IDOL vient de se terminer sur la Festival Stage. C’est au milieu des roadies officiant sur la Rock Stage, à l’autre extrémité de la plaine, que nous venons d’assister au show du sémillant New-Yorkais, lui préférant le spectacle plus captivant de l’installation du matos pour le concert de NUGENT qui s’en suit. Seul concert européen du Nuge cette année, celui-ci clôturera dans quelques minutes l’édition 2014 du Sweden Rock Festival avant de laisser la place en toute fin de soirée aux locaux de VOLBEAT pour l’after-party. C’est donc de (très) loin que nous assistons par écrans géants interposés à l’impressionnant déploiement d’énergie de Billy IDOL tout au long d’un show d’une bien belle densité. Mais cela n’est encore rien à côté de l’éblouissant état de conservation du quinqua au légendaire torse-nu: si recette-miracle il y a, nous sommes preneurs et plutôt deux fois qu’une!

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« If there is only one (backstage), it will be you ! » nous avait annoncé un mail il y a quelques jours seulement. Et de fait: 20h45 ne demeurent plus à leur poste, de part et d’autre de la grande scène, que les 5 techniciens dédicacés au bon déroulement du show de Ted NUGENT qui débute maintenant dans quelques minutes. Si ce n’est objecti(f)vement pas l’emplacement optimal pour tirer les meilleurs clichés qui soient, ne boudons pas le plaisir du privilège qui nous est réservé: ce soir plus encore que d’habitude, c’est www.intensity-in-the-city ! Greg, Mick et Dereck reviennent les premiers backstage, non sans avoir préalablement déjà supervisé d’un oeil distrait l’installation de leur matos et observé la configuration des lieux. Et apprécié tout comme nous, semble-t-il, le show de Billy Idol. Les suivant de peu, délaissant sa canne dans la voiturette qui l’amène au pied de l’arrière-scène, c’est avec difficultés que le NUGE s’attaque à son tour aux escaliers menant au backstage.

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Arrivé tardivement sur le site fin d’après-midi, Uncle Ted pâtit effectivement des séquelles de sa double opération aux genoux (prothèses), et connaît une convalescence qui s’éternise anormalement. Une jambe raide et douloureuse en est le stigmate le plus visible à son arrivée. Enfourchant sa Byrdland blanche estampillée GWB (Great White Buffalo) que lui prépare et lui bichonne son technicien depuis maintenant ½ heure, il la dégoupille aussitôt pour en faire sortir immédiatement depuis l’arrière du rideau quelques puissants mugissements. Ceux-ci couvrent la traditionnelle bande-son des Rolling Stones annonçant le début maintenant imminent du concert, et indiquent au public que la Bête est aux abois derrière le grand rideau noir. Au petit signe de contentement qu’il nous adresse, il semble des plus satisfaits de l’effet attendu. Mais c’est néanmoins en claudiquant que le NUGE passe ensuite cahin-caha devant nous pour débouler sur scène sous le ciel encore rougeoyant d’un soleil couchant.

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Apocalypse now: hurlements cathartiques de la Bête redevenue Animal qui éructe en retournant à l’état sauvage, brandissant sa Byrdland comme un prédateur sa proie. A l’issue probablement de douloureux efforts, Theodocious Atrocious Nugent retrouve sur scène une mobilité presque naturelle même si quelques yeux avertis remarqueront néanmoins une foulée nettement moins franche. D’autres mettront peut-être sur le compte de Samson le jeu plus statique qu’à l’accoutumée d’un NUGENT désormais orphelin de sa légendaire longue crinière vieille de plus de cinq décennies. Ce look de jeune (?) communiant serait-il le prix à payer pour cette récente et radicale coupe capillaire pour le moins décoiffante?! Ce n’est cependant pas un nouveau NUGENT que nous avons sur scène ni un autre Gonzo, mais bien le Motor City Madman plus vintage que nature et de retour sur le sol de ses ancêtres. Et on a beau s’attendre à recevoir une claque à la première note qu’il tire de sa Byrdland, c’est carrément un tsunami qui s’ébroue avant de se transformer en cataclysme. Ou vice-versa peut-être, tout va si vite et si fort (If it’s too loud, you’re too old – facile à dire quand on est à moitié sourd…).

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Spécialisé dans la grandiloquence à tendance barjot quand même, la carrière disparate de NUGENT manque de souffle depuis nombre d’années si l’on s’en tient à sa seule discographie. Raison pour laquelle c’est bien sur scène que demeurent toute sa démesure, tous ses excès et toute son outrance verbale et musicale de chaque instant. L’inventivité, la spontanéité et l’explosivité peu communes de NUGENT n’ont jamais fait et ne feront jamais dans la sobriété, et c’est bien pour ça que la légende perdure encore et toujours de plus belle sur scène, au-delà donc d’une production studio (et une set-list) plutôt passéiste. La dentelle a toujours été trop mainstream pour lui: rien de tel que le papier de verre, a fortiori s’il a déjà fait ses preuves…

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Cet aller-retour du NUGE entre les States et la Suède consiste en son seul concert européen de l’année. C’est également le premier sur le Vieux Continent depuis notre dernière rencontre dans les salons de l’O2 à Londres alors qu’il bouclait sa courte tournée 2008. La saveur de la tuerie one-shot (au propre comme au figuré) depuis notre poste d’observation n’en est dès lors ce soir que plus jouissive encore. Alternant deux Byrdland embarquées dans ses valises avec deux Les Paul, la démonstration de force du NUGE se termine par le même hurlement éructé par la Bête une heure et demi plus tôt. C’est ainsi que son traditionnel Great White Buffalo clôture ces 90 minutes de débauche sonore qu’avait inaugurées un décapant Gonzo en intro, excusez du peu.

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Entre ces deux masterpieces, le rouleau compresseur s’apparente à un best of the best. La formule quatuor qui (re)prévaut depuis quelques années maintenant sur scène donne toute la consistance et fournit tout le volume aux incontournables classiques dont certains sont encore plus vrais que nature avec un brillant Dereck St-Holmes aux lead vocals originelles. Seule nouveauté de la set-list et donc seule véritable surprise du chef, le morceau éponyme de son prochain CD « Shut Up & Jam » (tout un programme). On aurait espéré être davantage décontenancé par une set-list plus audacieuse qui aurait fait la part belle aux nouveautés, mais Uncle Ted a préféré jouer la carte des classiques – partition qu’il maîtrise effectivement de main de fer. Mais vu les circonstances, sa seule présence sur scène est déjà en soi la surprise du master-chef. Le set se clôture sans les habituels artefacts auxquels le NUGE nous a pourtant habitués depuis bien, bien longtemps: nous n’aurons pas l’occasion de lui en demander la raison, la devinant aisément malgré le fait qu’il ait fait bien mieux que sauver les apparences.

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De fait, sitôt la dernière longue note hurlée par la black Byrdland mourant sans fin dans l’immensité de la plaine qui résonne encore de son cri, c’est en claudiquant de plus belle que Ted NUGENT rejoint la pénombre derrière le grand rideau noir. Il redescend péniblement les escaliers de l’arrière-scène, revêtu de son peignoir bleu estampillé d’un "The Nuge" en lettres d’or dans le dos. Prenant place dans la voiturette qui l’attend au pied du backstage, il disparaît définitivement dans la nuit. L’escapade à Rome prévue en famille à son agenda du lendemain fait ainsi place à un retour « sanitaire » immédiat aux States en prévision de sa toute proche tournée nord-américaine. Ite misa est : l’intimité scénique que nous a valu le Access All Area dont le Nuge nous a gratifié nous permet d’être néanmoins rassuré – pour autant qu’il l’eut fallu: la Bête redevient bel et bien Animal dès le rideau du backstage franchi. La magie demeure, ou plutôt la métamorphose perdure, à l’identique depuis cinquante ans. Là demeure finalement – pour nous – l’essentiel, au-delà de toutes les polémiques que suscite, entretient et nourrit savamment le personnage.

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NUGENT nous a crédité d’un show sans surprise, ni bonne ni mauvaise. Sa verve habituelle était au rendez-vous, ses cris et la magie de ses Byrdland également. Qu’on adule son jeu et/ou qu’on exècre le personnage, NUGENT reste un prédateur sans concurrence sur scène en demeurant un redoutable showman et un tireur d’élite sans nul pareil. L’Histoire se poursuit et le mythe, tenace comme un furoncle, perdure pour le plus grand bonheur de certains – ou à l’image de la misère qui s’abat sur le monde pour d’autres. Mais tous admettront objectivement que le mur de 25 Marshall et autres Peavey disposés sur scène a laissé méchamment parler la poudre. Pour notre part, nous venions pour cela, et principalement à cette fin. Gonzo aussi, le hasard faisant bien les choses. Mission accomplie – back home everybody.

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Sweden Rock Festival – jour 2: BLACK SABBATH, WASP, UDO, Joe BONAMASSA, KAMELOT, etc.

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(Vendredi 6 juin 2014, jour 2 de 3). Le Sweden Zoo comporte suffisamment d’allées que pour varier les espèces animales offertes à la vue et à l’ouïe. Optons dès lors pour les races de notre choix dont les mœurs musicales – notamment – sont à observer de plus près dans leur habitat naturel, ou quasi. Sociologie, musicologie, zoologie ou anthropologie (voire zythologie?), les nuances sont ténues en ces circonstances festivalières. Mais rien de tel pour bien commencer la journée que piquer une tête dans la mer pour se décrasser d’une courte nuit passée dans cette pinède jouxtant la plaine du festival, et pour se remettre les idées en place en vue de notre étude.

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Un ciel bleu et un soleil radieux laissent présager d’une journée-massacre. Et de fait, il n’est pas encore midi que la franche tuerie débute pour se terminer 14 heures plus tard par la prestation (franchement très) dispensable de UDO en guise d‘after. Après la Swedish National Day Celebration de 11h00, les locaux de TALISMAN et les nanas de THUNDERMOTHER ouvrent les hostilités: les premiers se la jouent m’as-tu-vu et les secondes jouent leurs bonnes Girlschool, ni plus ni moins. Mais si le cuir est taillé à l’identique, certain que leurs poitrines valeureusement mises en valeur sont sans doute plus fermes que celles des Anglaises aujourd’hui. Passons sur les Américains de SKILLET, jetons un oeil sur les joyeux fanfarons d’ELECTRIC BANANA BAND et sur leurs compatriotes de Q5 qui se produisent sur la mainstage, pour préférer nous adonner à ROCKKLASSIKER ALL STARS BAND. Avec notamment Mikkey Dee aux drums, c’est avec un (presque) parfait Ace of Spade qu’il semble saluer notre arrivée face à la petite scène.

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Le morceau de résistance de notre après-midi s’appelle Monsieur Joe BONAMASSA. 1h30 de classe et de doigté, le tout présenté dans un emballage cadeau qui prend la forme d’une sono parfaite et puissante. Son jeu est à l’image de son costume gris-bleu même pas froissé, de sa chemise tirée à quatre épingles et de sa coupe proprette : classe et net, notre dandy. Même qu’il serait un peu plus sale dans son jeu que cela pourrait presque s’approcher de la perfection. Jusque dans ses rafraichissements, BONAMASSA se la joue clââââsse, dégustant son Bordeaux dans un élégant verre à pied tandis que le bas-peuple de ses congénères se vautre dans la bière ou le Jack Daniels (voire pire par ces chaleurs : se noie dans l’eau).

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4 jours, 5 scènes, 87 bands: on ne peut tout faire. Ce vendredi 6 juin 2014 est effectivement un remake meurtrier du jour le plus long, 70 ans précisément après un autre tout aussi bruyant. CANNED HEAT, fidèles à eux-mêmes, nous réservent d’agréables moments au même titre que les gusses de KAMELOT, pour le moins plaisants. WASP réussit même à nous surprendre positivement en toute fin de journée alors que nous les avions snobés à leur meilleure époque, avant de faire place nette pour la tête d’affiche du jour…

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Avec 6 minutes de retard, c’est dans une tente-presse pleine comme un oeuf que déboulent Ozzy suivi de près par Tony puis par Geezer devant un aréopage de journalistes, cameramen et autres photographes. Ozzy semble particulièrement détaché du présent contexte, comme comprenant difficilement les questions auxquelles il ne répond d’ailleurs que brièvement ou en tous cas en en faisant très peu cas. Certes, les questions qui fusent sont d’une réelle, affligeante et sidérante banalité, et d’un abyssal anecdotisme – on comprend mieux pourquoi ces conférences de presse sont la bête noire de nombreux…

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Butler aurait d’autres préoccupations plus importantes que rencontrer cette meute de beaufs que cela ne nous étonnerait pas. Ozzy se demanderait encore ce qu’il fait assis là que cela ne nous surprendrait pas non plus. Seul Iommi semble attacher un minimum de considération aux questions qui leurs sont posées, tout en leur réservant néanmoins des réponses on ne peut plus concises et brèves. D’entrée de jeu et avant même que le band ne pénètre dans l’antre surchauffée, les consignes édictées par le Press Manager du festival étaient claires : pas de questions à Iommi au sujet de son état de santé, pas d’interpellations d’Ozzy au sujet de la famille Osbourne (femme ou enfants), etc. En clair: only and only questions about Black Sabbath music. C’est vrai qu’en 6 minutes chrono, peu de place est laissée à d’autres sujets: un simulacre de conférence de presse ?! Qu’à cela ne tienne, le moment est suffisamment unique que pour être apprécié à sa juste valeur. Dommage qu’aucune question n’ait cependant abordé la récente et énigmatique petite phrase de Iommi parue dans la presse anglaise, envisageant que leur prochain concert à Londres pourrait être une belle manière de refermer définitivement le livre Black Sabbath

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Les « I can’t fucking hear you » lancés traditionnellement par Ozzy depuis le backstage annoncent l’entrée du band sur scène en cette fin de soirée. Show parfait, fortement semblable (voire identique?) à celui auquel il nous a été donné d’assister à Amsterdam il y a 6 mois. Ni plus, ni moins. Ozzy semble comme revenu à la vie et les deux pieds sur terre depuis la rencontre de cet après-midi. Butler tronçonne sa quatre cordes dans son coin comme à sa bonne habitude, semblant de rien. Sir Iommi nous la joue classe et sobre à l’instar de celui qui n’a – effectivement – plus rien à prouver. Seul Tommy Clufetos nous en met à nouveau plein la vue. La puissance et la richesse de son jeu semblent avoir encore gagné en maturité et en efficacité ces derniers mois. Mais jusqu’où nous surprendra-t-il encore, cet impressionnant gamin ?! Puis, il est comme qui dirait en famille ici sur le festival, après avoir déjà officié par le passé pour Rob Zombie, Alice Cooper et Ted Nugent tous présents ! La tête d’affiche de cette seconde journée a tenu toutes ses promesses – le Sabbath peut s’en repartir satisfait du travail accompli, la plaine se rendormir, et les campings de poursuivre bruyamment les festivités jusqu’au petit matin. Another Perfect Day, comme dirait Lemmy…

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–> A SUIVRE… TO BE CONTINUED… A SUIVRE