ABBEY ROAD – 21 mai 2011 – Bastogne

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Intensities-in-two-cities : de retour dare-dare du concert du/de/des G4 à Bertrix (voir par ailleurs) pour rejoindre Bastogne, c’est de justesse que cette review du set d’ABBEY ROAD figure donc ici : it’s been a hard day’s night. Merci d’ailleurs, Docteur, d’annoncer au micro de manière un rien ostentatoire l’arrivée (pourtant discrète) d‘Intensities-in-tens-cities sur la scène de crime… Certains doivent encore probablement tenter de déchiffrer la teneur de cette annonce pour le moins subliminale. More serious, qu’est-ce qui ressemble plus à un concert d’ABBEY ROAD qu’un concert des Beatles (ou vice-versa, peut-être) ? C’est la raison qui motive sans doute la présence d’un public parmi lequel, il est à parier, aucun n’a vu davantage les vrais Fab Four sur une quelconque scène que le grand Jacques sur celle que foulent précisément ce soir nos faux Liverpooliens.

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Il n’est pas facile de réinventer les Beatles chaque soir, mais c’est un exploit que réalise manifestement ABBEY ROAD en redonnant à chaque fois corps et vie (et âme) à des airs pourtant délavés par tant de passages en machine. A coups de Vizirette et d’autres enzymes plus ou moins gloutons, les couleurs des Beatles semblent presque retrouver plus d’éclat à chaque lavage, et la densité de la texture des tissus est comme plus vive après chaque essorage. C’est sans doute ça l’effet ABBEY ROAD : ravive les couleurs, retend les tissus, et pour un blanc plus blanc que blanc (comme l’album du même nom, for sure…). Le prochain concert d’ABBEY ROAD confirmera sans doute le constat que le calcaire est moins résistant qu’une Gibson rouge, qu’un programme à ultra-haute température n’est possible qu’avec un solide Marshall et qu’il y a tambour et tambour. Ou quand poudre à canon et poudre à lessiver ne sont en tous cas pas poudre aux yeux. it’s been a hard day’s night

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G4 – 21 mai 2011 – Bertrix

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L’affiche donne le ton – et il n’est pas spécifiquement question des gabiers du même nom, même si un moussaillon est de la partie ce soir. Soirée tribute, d’ailleurs, avec une intensities-in-two-cities : après le G4 à Bertrix, se sera tout à l’heure Abbey Road à Bastogne (It’s a long way to the top if you wanna rock’n’roll – air connu). Tout est donc dit et écrit, et correctement mentionné sur l’affiche du G4 ce soir, pour le quatrième gig d’un band qui ne s’était pas initialement constitué pour durer, que du contraire. Mais l’éphémère est devenu rémanent pour notre plus grand plaisir, et le flingue à un coup est devenu une sulfateuse qui assure. Le "Projet G4" est donc tout naturellement devenu simplement… G4

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Aaaaaah ! comme dans le bon vieux temps, l’organisateur monte sur les planches pour annoncer le groupe avant que les lumières ne s’éteignent : on croirait réentendre un microsillon vintage double live quelconque… Pour ajouter une touche de surréalisme, l’annonceur ne manque pas non plus de préciser qu‘exceptionnellement ce soir le bar restera ouvert durant le spectacle (sic) – au cas où on oublierait qu’on est dans un centre culturel et qu’on fait là une coupable entorse aux ancestrales et rigides habitudes des lieux – et qu‘il est recommandé d’éteindre son gsm (re-sic). Cette dernière précision fera cependant l’objet d’un rapide démenti de la part du band qui précise quand même d’entrée de jeu, par la voix de son M. Loyal (Denis Richard – vocals), que de toutes façons on ne les entendra pas sonner, qu’il vaut mieux les laisser sur vibreur et qu’après tout on n’en a rien à f…. On est donc bien dans un centre culturel – et cette petite touche un rien cocasse n’est pas pour déplaire à un parterre particulièrement peu conventionnel également pour un tel endroit.

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A l’instar de ces présentateurs/animateurs radio (dont je tairai pudiquement le nom) qui irritent royalement leurs auditeurs en annonçant sur les ondes Les Pink Floyd, Les AC-DC, Les Police, Les Supertramp, Les Nirvana, etc. (Le(s)) G4 remonte donc sur les planches pour un quatrième gig en un an, passant de la sorte du statut de tueur occasionnel one-shot à celui nettement plus envié de respectable serial-killer de la scène luxembourgeoise. Vivement d’ailleurs le prochain forfait dans un mois, manière de prendre une nouvelle balle en pleine tête, non pas entre les deux yeux ou plutôt si, mais entre les deux tympans plus précisément. Les quatre lead-guitars copulent deux par deux, Manu "Roi Lion" Moreau et Bernard "The Boss" Castelloes sur le flanc gauche, Albert "Le Maître" Pemmers et Julien "Magical Fingers" Mary sur l’aile droite, tandis que keyboard et bass-man font de même sur le podium où Ben "en Gaume" Langlois croise le fer (ou plutôt le pétard) avec Didier "A poil, Bidon !" Tonneau, laissant tout seul comme un grand, installé derrière son artillerie, Geoffroid "Boum Boum" Mary.

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L’équipage est au complet, les huit corsaires du vaisseau Classic Rock peuvent prendre le large après avoir longuement affûté leurs munitions ces dernières semaines pour relever le défi d’un nouvel épique combat contre la facilité et le confort. Car quatre lead-guitars à synchroniser, c’est pas du pâté (gaumais), et huit flibustiers à caser, c’est pas full-confort non plus. Mais (Le(s)) G4 a été pensé (un peu) et conçu (beaucoup) pour partir à l’assaut de classic rocks non pas particulièrement pour les revisiter mais plutôt pour les réincarner. Le fun en plus, conjugué à la puissance de 4 grattes et à la bonne humeur de 8 potes désormais complices pour le meilleur et sans le pire.

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L’intemporel a de nouveau frappé fort ce soir. Non pas dans le dos mais en plein coeur. Et à coups de watts, maudits rockeurs !

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BOOTLEG – 07 mai 2011 – Sterpigny

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Suis-je ce soir à Gouvy, ou plutôt quelque part entre entre la moiteur marécageuse du bayou lousianais, la plaine de Woodstock et le célèbre croisement d‘Haight & Ashbury…? C’est ça l’effet BOOTLEG – un tribute band intégralement dédicacé à Creedence Clearwater Revival. Et c’est peu dire qu’on s’y croirait : le Petit Royaume de Belgique détient en effet ce samedi le record européen de chaleur (29°), et la concentration internationale de 2CV à la Madelone donne au parc de la Ferme un air hippie qui n’est pas pour déplaire au rassemblement d’une belle brochette de soixanthuitards égarés (mais aux engins décorés bien garés, eux) entre Peace & Love et Make Love Not War. Cool, l’ambiance, mon Frère. Il est des concerts dont la quintessence n’est pas (uniquement) musicale et dont la narration relève plutôt du vécu et du non-dit: BOOTLEG est de ceux-là…

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BOOTLEG est dès lors pleinement en phase avec le contexte, le moment et l’endroit : et où ailleurs qu’à la Ferme Madelone cette symbiose entre des époques si différentes et cette fusion entre des personnages si particuliers pourraient-elles être plus d’actualité ? Deux heures de revival pour un Creedence Clearwater du même nom et qui ne le porte que trop bien – si ce n’est peut-être le Clearwater qui n’est pas la meilleure appellation qui soit en ces circonstances houblonnés ! Ce soir, c’était back to the future en quittant la Madelone, avec un arrière-goût d’amertume en se disant que les sixties, ça devait être géant quand même. Cool, même, Brothers and Sisters. Merci BOOTLEG, merci les gars pour ce petit parfum et pour cette ambiance d’une autre époque, d’une autre ère – d’un temps que les moins de 20 ans (pardon : 50) ne peuvent pas connaître. Et je suis de ceux-là, si, si…!

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An evening with RUSH – 12 mai 2011 – Dublin

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Rush, 1 de 3… seulement (pas de Rush UK Tour en ce qui concerne mon agenda 2011). RUSH for first time ever in Ireland, annonce l’affiche : on peut dès lors s’attendre à un moment d’une exceptionnelle intensities – pardon : intensité, que laisse d’autant plus présager une vaste et superbe O2 Arena, étuve pleine à craquer et prête à déborder comme une Guinness locale servie dans les règles de l’art (blurps). Italiens, Espagnols, Anglais,… Belges ont fait expressément le déplacement, et c’est bien la moindre des choses au vu de l’événement. Oiseau de mauvais augure, mon appareil photo décide de passer hors service à peine les premières notes égrenées : bardaf, c’est l’embardée, faudra se replier sur du matos de secours de bien piètre qualité.

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An evening with RUSH, 3 hours 1/2 show, 30 min intermission : c’est ce qu’on peut appeler un menu alléchant, bien que ce soit un classique pour RUSH. Et c’est parti mon kiki pour un set rutilant et impeccable, d’une insolente excellence : RUSH repousse à chaque tournée les frontières de la perfection et les limites du possible dans un show millimétré et d’une complexité technique et musicale hors normes – et peut-être est-ce une des raisons pour lesquelles le show de ce soir me parait par trop clinique. Tout est trop à sa place, tout est trop parfait, tout est trop au point, pas la moindre faille,… mais sans doute pas la moindre improvisation non plus : la perfection, parfois, peut déranger. A moins que le fait que ce soit ce soir mon 29ème concert de RUSH en soit la raison ? A moins que le fait de ne pas se retrouver plongé dans la frénésie aux avant-postes de la scène en soit une explication ? A moins que ce soit peut-être le manque de surprise ce soir, si ce n’est le choc du décorum pas piqué des hannetons ainsi que celui de la version live des deux premiers morceaux de leur prochain album ? Peu coutumier du fait, RUSH n’a en effet pas sorti de nouvel album depuis sa dernière tournée européenne, et donc peu d’occasions ce soir d’être pris à contre-pied ou frappé par un effet-surprise-de-la-mort-qui-tue dont le trio nous a toujours accoutumés par le passé. Comme pour se faire pardonner, RUSH nous offre sur un plateau comme pièce-maîtresse de cette courte tournée européenne l’intégrale de Moving Pictures. Ce qui est et reste considéré l’album in-con-tour-na-ble des Canadiens est joué dans son intégralité et d’un seul tenant : trois-quarts d’heure durant, un exploit aussi physique que technique, sans parler de l’effet (bombe) atomique qu’il déclenche dans un public intergénérationnel qui ne s’y est pas trompé. The Camera Eye, joué live pour la première fois en 31 ans lors de cette tournée, se révèle être un moment anthologiquement paroxystique, avec un Alex – plus multiinstrumentiste que jamais – taquinant même occasionnellement du clavier afin de renforcer les jongleries instrumentales des quatre bras et jambes de Geddy…

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RUSH a toujours été un band à part dans la galaxie de la musique moderne, loin du r’n’r circus, de ses strass et de ses paillettes, loin de ses excès et de ses scandales aussi. Ce n’est pas non plus à 60 ans qu’ils vont changer, après avoir écrit les pages les plus lyriques et les plus complètes (au sens de plein, de plénitude) de ce qui sera demain la musique classique. Car même Jean-Sébastien Bach a de son temps composé de la musique contemporaine et moderne, pas de la "musique classique". La soirée se termine dans un hôtel de Dublin à la carte et au menu estampillés pour la circonstance "RUSH", et envahi d’une foule bigarrée aux t-shirts à l’étoile rouge les plus divers, dans une ambiance mêlant dorénavant joyeusement les effluves Rushiennes à celles de Guinness et autres whiskies: cette after oscille entre une "RUSH Convention" et une "RUSH Perfection", l’une n’empêchant d’ailleurs pas l’autre. Ce soir et ici, plus que jamais, All the world is a stage

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BLACKFOOT – 19 avril 2011 – Verviers

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"Do you wanna check my gear… backstage ?" demande Mike Estes à la jolie brunette tombée ce soir sous le charme de l’ex-Lynyrd Skynyrd. Aussitôt dit, aussitôt fait, et de l’emmener main dans la main vers ce fameux backstage. Ca se passe comme ça en fin de soirée chez l’ Francis au Spirit alors que l’endroit se vide, nous laissant seuls au bar avec Greg T. Walker, l’emblématique (véritable) indien BLACKFOOT de service qui sirote encore bière sur bière, adossé à la table de mixage qui trône dans un Spirit désormais vidé de son public. Les portes se referment ensuite derrière nous, rideaux. Le Southern Rock a encore frappé fort (loud) et dur (hard) ce soir, avec un spectre lynyrdskynyrdien planant dans un club où les t-shirts du même nom se disputent aux Molly Hatchet et autres BLACKFOOT. Sensation d’autant plus prégnante que le set se clôture – en guise de second rappel réclamé à corps et à cris – par un puissant et intemporel Sweet Home Alabama. Panem et circenses : que demande de plus le peuple ?! On a néanmoins échappé à un Free Bird qui aurait été du plus mauvais goût tant le répertoire de nos Pieds Noirs est, mon Dieu, nourrissant et consistant à souhait.

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Charlie Hargrett reste fidèle à lui-même, l‘Hamster Jovial et guitariste originel du band qui promène dans le civil comme à la scène sa bonhommie sympathique et chaleureuse de grand-père jamais avare d’un bon mot ou d’un trait d’humour. Mais un grand-père qui mouille sa chemise comme pas deux, didju, une fois sur les planches et les santiags aux pieds. Manière sans doute de donner la réplique aux mocassins de l’Indien mais aussi aux riffs lancés à la volée par l’autre lead guitar (& vocals) Mike Estes. Entre les deux, Greg T. Walker se demande peut-être ce qu’il serait advenu de BLACKFOOT s’il avait quitté le band comme Rickey Medlocke pour renforcer les rangs de Lynyrd. Mais qu’importe après tout : pour l’heure, le tiercé de mes Sudistes préférés vacille à nouveau après ce show chaud show. Sans doute les prochains sets de Molly Hatchet et de Lynyrd Skynyrd me feront derechef reconsidérer mon ordre de préférence. Tiercé dans l’ordre ou dans le désordre, peu importe finalement : The South Will Rise Again – pour autant qu’il en fut autrement un seul petit jour seulement. "Mes mocassins et les tiens, devant la tente d’indien…" (air connu – sacrée Mino, va !).

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SUBSTITUTE – 17 février 2011 – Verviers

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Dans la déjà courte histoire du band, 3ème montée sur les planches pour SUBSTITUTE… qui manque bien de les briser à l’instar de l’Alain "Pete" qui explose en fin de set sa guitare sur la dite scène : un grand moment d’énergie et de show pure rock’n’roll qui clôture un set des plus chauds. Oufti mazette !

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Le public venu en nombre au Spirit ne s’y est pas trompé : et c’est au contraire en fermant les yeux qu’on se tromperait ! C’est en effet une belle et vilaine claque totalement WHO que nous assènent les Marshall poussés dans le rouge pour l’occasion. Back to the future : certes, un tribute band reste toujours une copie, mais on sait aujourd’hui que les copies couleurs ont parfois un meilleur rendu et plus encore de relief que l’original en noir & blanc. Et les meilleurs contrefacteurs trompent parfois le plus fin des experts…

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Le contrefacteur sonne toujours quatre trois fois, avec SUBSTITUTE: un set en deux parties, un rappel puis un second. Avec une saveur surannée et old fashioned à la manière de la madeleine de Proust, qui me replonge en plein coeur d’une belle soirée où il m’a été donné en son temps de voir les WHO sur la scène de Forest National. Je peux désormais écrire que je viens de les voir une seconde fois, ce soir à Verviers…

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CHANNEL ZERO – 15 janvier 2011 – Bruxelles

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Les six (6) soirs sold out d’affilée à l‘Ancienne Belgique à l’occasion de leur reformation l’année dernière aiguisent ma curiosité et me poussent à être de la partie pour l’un des deux (2) sold out de cette année au même endroit, un an quasi après leur tour de force 2010. D’autant que pour beaucoup, CHANNEL ZERO est le plus grand groupe de métal qu’ait jamais connu la Belgique – Ancienne ou pas – qui a enchaîné de surcroit la main stage de Rock Werchter et du Graspop Metal Meeting l’été dernier, excusez du peu !

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Les métallos belges ne se trouvent pas qu’à Seraing ou qu’à Marcinelle, mais aussi dans une autre ancienne Belgique – celle du Boulevard Anspach ! Le quatuor frappe fort ce soir, au propre comme au figuré, avec notamment pas moins de trois guests qui se succèdent sur scène et dont le moindre n’est pas Phil Demmel (de Machine Head). Pour du métal, c’est dur comme fer, mais le faire n’est sans doute pas le plus dur…

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La surprise permanente et le contre-pied qui apportent un peu de renouvellement ne sont pas vraiment le leitmotiv de la soirée, ce que ma connaissance (très) partielle du band me laissait sérieusement augurer de ce concert. 100 minutes d’une prestation efficace, très efficace même autant que percutante, sans jamais cependant la petite étincelle qui met véritablement le feu aux poudres (du moins aux miennes). Cela n’enlève rien, strictement rien au mérite d’un band bien soudé et rodé comme il se doit, mené par un impressionnant lead vocals qui occupe et remplit tout le cubage de l’AB devant un public acquis et conquis. Restent quelques longueurs entre certains morceaux, avec un batteur souffrant peut-être d’hémorroïdes qui l’amènent à faire systématiquement quelques pas à côté de ses fûts à chaque temps mort (… second degré…). C’était du lourd, ce soir, même si des plus lourds encore paraissent parfois plus aériens et plus subtils. Mais c’était du belge, surtout. Me faudra-t-il sans doute une piqûre de rappel pour apprécier les bienfaits indéniables de ce virus bien de chez nous…

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** Choeur de Rock Coeur – Coeur de Rockeurs **

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6ème édition du concert caritatif au profit des enfants défavorisés de la commune de Habay ce samedi 22 janvier 2011 à Marbehan (Bois des Isles). A l’affiche :

  • ORION à 19h00 : groupe virtonais de street punk français,
  • à 20h05 BLACK DOG MEN de tendances blues garage-rock et stoner,
  • DIRTY COVER CATS à 21h20 avec un répertoire de covers rockabily-blues,
  • et enfin à 23h00 le G4 – 8 musicos sur scène dont 4 guitaristes qui reprennent haut la main quelques classic-rocks qui ont déjà fait les belles heures de deux chaudes soirées l’année dernière en province (voir par ailleurs !).

La soirée se clôturera avec un DJ set par le groupe AN ORANGE CAR, CRASHED… Détails pratiques et informations complémentaires sur http://entrepot.losange.net

« What I’ve done this morning is vintage » (Nugent)

Anaheim Stadium, California, Aug. 27th, 1977.
Wish I would have been there… !!

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(Picture courtesy of Sasha NUGENT)

Let the music do the talking…!

… quand le premier quotidien francophone du Royaume en parle…

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MOLLY HATCHET – 7 décembre 2010 – Verviers

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Ce n’est qu’à l’issue du dernier concert de l’année qu’on est en mesure de parler DU concert de l’année. Mais en tout état de cause, la prestation de MOLLY HATCHET au Spirit est assurément de celles dont il faudra tenir compte le moment venu d’inventorier le millésime 2010. Les 6 lascars ont – désormais – gagné pour moi depuis leur dernier show ici-même l’année dernière leurs galons de Southern Rock Band n°1, détrônant – dorénavant – le mythique Lynyrd Skynyrd. S’il fallait toutefois établir un poll – puisqu’il est de tradition dans le Sud de décerner la palme au band-étendard le plus "représentatif" du Deep South. Etrange habitude que celle-là, alors même que le Sud est suffisamment vaste pour qu’il y ait de la place pour tous, comme dirait l’autre…

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La longévité, la prolixité, le dynamisme et l’intarissable soif de composer, de jouer et de tourner inlassablement de grands stades US en petits clubs européens fait de MOLLY HATCHET the référence rock sudiste. Certes, bien d’autres peuvent prétendre à ce titre – et à raison – mais un rock band gagne ses galons tant sur les planches et en studio que dans l’imaginaire collectif. Et à ce triple titre, dans la longévité et dans l’intensité, MOLLY HATCHET tient le haut du pavé.

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Le show de ce 7 décembre à Verviers est une seconde Saint-Nicolas, avec un carnaval de décibels (le concert le plus fort de cette année au Spirit ?) et une gouaille digne d’un Mardi Gras avant l’heure. Ce n’est pas encore Noël, mais les divins enfants sont déjà dans la crèche, une crèche sans boeuf ni âne mais meublée de Marshall et de Pearl. Les Rois Mages sont six, et Sudistes. L’encens est décibels et la mire est rock’n’roll. A moins qu’il ne s’agisse de six Pères Fouettards qui ont laissé Saint-Nicolas aux mains des Nordistes ?

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Quasi deux heures de classiques mais aussi de surprises, telles celles tirées de leur nouvel album ainsi qu’un vibrant hommage à Ronnie James DIO avec une reprise de The Man on the Silver Mountain. Une prestation sans faute, sans fausse note, sans faux semblant et sans faux fuyant : un duel entre 6 gars sur scène unis comme les doigts de la main et un aréopage aux couleurs sudistes. Et puis, quelle belle fin d’année que clôturer 2010 par un sublissime et classique Free Bird : la manière et la classe, pour le vigoureux n°1, de saluer avec panache et flamboyance, le mythique n°2 (là, je ne vais pas me faire que des amis…!). Quittant les planche avec un chaleureux "Thank you Francis, thank you Verviers, thank you Belgium", tout est dit – alors que la soirée n’est pas encore terminée. Ite misa est. Alleluia. Jouez, hautbois, résonnez musettes…

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