SLASH (feat. Myles Kennedy & The Conspirators) – Brussels (Forest National) – 26 nov. 2014

Slash_tix_26nov2014.JPG
Il nous faut aujourd’hui vous l’avouer: le haut-de-forme, les lunettes et la tignasse de SLASH ne font qu’un. Et c’est affublé de cet attribut-postiche tout-en-un que notre Gilbert Montagné chauve de la six cordes monte chaque soir sur scène. Si, si… Allez, outre le scoop, Mister Saul Hudson demeure sans doute dans son créneau un des derniers véritables guitar-heroes de sa génération. Et comme tous les personnages qui en imposent, on l’adore ou on le déteste. Ceux qui porteraient encore aux nues le jeu hyper-technique, froid et sans relief aucun des S. Vai, J. Satriani et autres Y. Malmsteen, ne jouent plus dans la même division: aucun de ces trois-là ne rivalise avec le toucher de SLASH ni avec son écriture. Les 25 minutes que dure la démonstration de force de Rocket Queen vous transforme un homme: on n’est plus le même après qu’avant. Ou alors on déteste son jeu et sa patte. Mais en tout état de cause, SLASH demeure bien un des derniers monstres sacrés de la catégorie "Vaut assurément le déplacement".


Slash_Graspop_2012_0020.JPG Slash_Graspop_2012_0013.JPG Slash_Graspop_2012_0043.JPG

Au millénaire dernier, Gun’s & Roses a enfanté un mutan. A l’époque déjà (et surtout?), le jeu et l’écriture de SLASH explosaient à la face du monde, mais noyés dans la débauche du band. Maintenant qu’il officie sous son seul nom, sa véritable dimension et sa carrure – au propre comme au figuré – éclaboussent la scène rock’n’roll. 1h45 de show avant qu’il n’ouvre la bouche pour quelques secondes, le SLASH, juste pour remercier l’audience et Myles Kennedy, avant de repartir pour 1/4 d’heure de rappel: 21h00-23h00, l’horaire de travail quotidien (ou presque) respecté à la minute près ! Forest n’en demande pas plus – ou plutôt si: beaucoup plus. Mais notre Schwarzenger de la 6 cordes en garde sous le pied pour les décennies à venir, et c’est heureux ainsi car l’histoire du r’n’r ne s’arrête pas un beau et bon soir de novembre 2014 mais se doit de continuer au XXIème siècle avec ceux qui en écrivent les plus belles pages.


Slash_Graspop_2012_0034.JPG Slash_Graspop_2012_0016.JPG Slash_Graspop_2012_0081.JPG

Mais… Mais après un show à guichet fermé à l’Ancienne Belgique à l’automne 2012, SLASH et ses Conspirators on découvert ce soir l’infâme bouillie sonore de Forest National : merci Live Nation. Désservi par un son pourrave au possible, le band (et le public surtout) mérite bien mieux qu’un ingénieur du son qui a sans doute décroché son diplôme par correspondance. Forest National reste une salle mythique et un banc d’essai redoutable pour les apprentis sorciers de la console. Mais le juge de paix des salles a frappé tristement fort ce soir: sorry, mister SLASH, vous méritiez beaucoup mieux que cette mélasse. Et que dire de MONSTER TRUCK qui a fait plus qu’essuyer les plâtres en première partie…?!

Slash_Graspop_2012_0096.JPG Slash_Graspop_2012_0124.JPG Slash_Graspop_2012_0106.JPG Slash_Graspop_2012_0128.JPG

(Un précédent concert de SLASH en texte & photos ? Au : Graspop Metal Meeting 2012 )

EPICA + DRAGONFORCE @ Kulturfabrik – 20 novembre 2014

Epica_bill_Kufa_20nov2014.jpg
A l’instar d’Anathema le mois dernier (voir ici), EPICA décide également de débuter sa tournée européenne par la Kulturfabrik de Esch-s/-Alzette (G.D. Lux). Et disons-le tout de go: autant Within Temptation ne nous avait pas particulièrement séduit ni tapé dans l’oeil lors du Sweden Rock Festival cet été (ici), autant la symphonie tout en puissance d’EPICA nous impressionne et nous transporte ce soir.

Epica_20nov2014_0162bis.JPG Epica_20nov2014_0160.JPG Epica_20nov2014_0168.JPG Epica_20nov2014_0175.JPG Epica_20nov2014_0015.JPG Epica_20nov2014_0033.JPG Epica_20nov2014_0021.JPG Epica_20nov2014_0137.JPG

Le son lourd et puissant est porté par les lead vocals aériennes de Simone Simons, dont la pureté (on parle ici de la voie, pas de l’enveloppe charnelle qui l’accompagne) est conservée intacte de par une sono parfaitement à la hauteur. Les riffs bien léchés sont balancés efficacement et proprement, et le public venu en masse contribue à l’impression générale en faisant preuve de répondant (une fois n’est pas coutume…): EPICA a toutes les raisons d’être satisfait de sa prestation. Et le public itou, manifestement.

Epica_20nov2014_0097.JPG Epica_20nov2014_0062.JPG Epica_20nov2014_0120.JPG Epica_20nov2014_0064.JPG Epica_20nov2014_0125.JPG Epica_20nov2014_0090.JPG Epica_20nov2014_0036.JPG Epica_20nov2014_0178.JPG Epica_20nov2014_0156.JPG Epica_20nov2014_0193.JPG Epica_20nov2014_0145.JPG Epica_20nov2014_0220.JPG

Avec Nightwish et Within Temptation, Epica forme le véritable trident européen de la frange la plus symphonique du métal. Sorti plus tôt cette année, le sixième et dernier épisode discographique des Hollandais (The Quantum Enigma) est une œuvre aussi intense qu’émouvante qui – dixit le groupe toujours – réussit à le sortir de ses habitudes et à le bousculer juste ce qu’il faut pour que celui-ci donne le meilleur de lui-même. Opération réussie. Dont acte !

Epica_20nov2014_0076.JPG Epica_20nov2014_0186.JPG Epica_20nov2014_0118.JPG Epica_20nov2014_0170.JPG Epica_20nov2014_0131.JPG Epica_20nov2014_0226.JPG Epica_20nov2014_0238.JPG Epica_20nov2014_0258.JPG Epica_20nov2014_0240.JPG

DRAGONFORCE a pour sa part parfaitement joué son rôle de Very Special Guest en chauffant à point une salle qui n’en demandait pas tant. C’est vrai que les Marseillais de DAGOBA – qui débutaient au préalable les hostilités en tout début de soirée – n’avaient pour leur part satisfait qu’une frange minoritaire d’un public: celui qui était plutôt venu pour le Pastis que pour le kaas. C’est comme ça: à table, il en faut pour tous, de l’apéro au fromage…

Dragonforce_Kufa_20nov2014.jpg

Soon online ♫ bientôt en ligne : EPICA & DRAGONFORCE @ Kulturfabrik (Esch-sur-Alzette), 20 novembre 2014

Epica_20nov2014_0200.JPG Epica_20nov2014_0234.JPG Epica_20nov2014_0208.JPG

MICHAEL SCHENKER’s Temple of Rock – Verviers, Spirit of 66 – 17 novembre 2014

MSG_2014_tix.JPG
Co-fondateur de SCORPIONS avec son frère Rudolf, Michael SCHENKER nous sert ce soir un best of de la plus riche époque des teutons, mâtiné d’un florilège de UFO et d’une sélection raffinée du MICHAEL SCHENKER GROUP. Que demander de plus?!

MSG_17nov2014_0317.JPG MSG_17nov2014_0282.JPG MSG_17nov2014_0295.JPG MSG_17nov2014_0298.JPG MSG_17nov2014_0304.JPG MSG_17nov2014_0308.JPG

L’Allemand se pointe (comme les casques du même nom) bonnet vissé sur le crâne sur lequel semble rivées depuis des années ses lunettes de soleil pour (certainement) protéger la laine de la chaleur dégagée par les lustres. Accompagné de ses 6 Gibson Flying V dont 5 refroidissent alternativement dans leur box, Herr SCHENKER réunit derechef son line up exceptionnel « TEMPLE OF ROCK » identique à celui de 2013, ainsi flanqué de ses deux compères historiques de l’époque SCORPIONS, Herman "Ze German" RAREBELL et le flamboyant Francis Botox – pardon: BUCHHOLZ – qui n’a pas changé en 30 ans (mais comment est-ce Dieu possible?).

MSG_2014_setlist.JPG MSG_17nov2014_0008.JPG MSG_17nov2014_0063.JPG MSG_17nov2014_0113.JPG MSG_17nov2014_0201.JPG MSG_17nov2014_0209.JPG MSG_17nov2014_0157.JPG MSG_17nov2014_0092.JPG MSG_17nov2014_0014.JPG MSG_17nov2014_0225.JPG MSG_17nov2014_0152.JPG MSG_17nov2014_0056.JPG

L’ex-Rainbow Doogie WHITE aux vocals est un peu à la traîne, avec un organe qui peine manifestement en fin de set à force de passer sans cesse du Klaus Meine à du Phil Mogg et vice-versa. Encore davantage que l’année passée au même endroit – et ce n’est pas peu dire – SCHENKER est jovial et rayonnant, enthousiaste même et d’un entrain plus que communicatif. Oui, aussi étrange que cela puisse paraître, il a l’air de s’amuser et de prendre son pied, le Teuton (son pied mari(teu)ton?). A moins que ce ne soit l’effet Gibson Flying bien coincée entre les jambes…?

MSG_17nov2014_0221.JPG MSG_17nov2014_0160.JPG MSG_17nov2014_0168.JPG MSG_17nov2014_0122.JPG MSG_17nov2014_0191.JPG MSG_17nov2014_0213.JPG

L’époque semble presque lointaine où nous n’avions droit qu’à son faciès d’enterrement et à sa tronche d’une morbide froideur proche de l’antipathie et du dédain. Mais, comme nous le confie le patron des lieux à l’issue du set, "C’est que Michael SCHENKER a-do-re littéralement se produire au Spirit". Ce qui ne l’empêche cependant pas de prendre la poudre d’escampette et de se sauver en catimini, bien encadré, dès le set terminé. 1h40 plus tôt, "Doctor Doctor" ouvre comme l’avait fait UFO l’année dernière une copieuse set-list, comme pour laisser penser que ce qui est fait n’est plus à faire (ou plus vite fait plus vite quitte, peut-être ?).

MSG_17nov2014_0028.JPG MSG_17nov2014_0029.JPG MSG_17nov2014_0035.JPG MSG_17nov2014_0071.JPG MSG_17nov2014_0110.JPG MSG_17nov2014_0220.JPG MSG_17nov2014_0070.JPG MSG_17nov2014_0078.JPG MSG_17nov2014_0089.JPG MSG_17nov2014_0086.JPG MSG_17nov2014_0099.JPG MSG_17nov2014_0111.JPG

Toujours est-il que ces 100 minutes de bonheur ravissent un public comblé composé d’une horde de fans du SCORPIONS de la première heure, à peine plus nombreux que les aficionados de l’ovni UFO et tous réunis par une même délectation pour les compos du MICHAEL SCHENKER GROUP. Et que dire lorsqu’il rend hommage à Ronnie James Dio?! Pour la petite histoire, restera cependant à préciser à Francis Buccholz que Verviers est situé en Belgique et non pas en France. Mais ne soyons pas mauvaise gueule: c’est vrai que nous sommes si loin de l’Allemagne, ici à Verviers…

MSG_17nov2014_0193.JPG MSG_17nov2014_0254.JPG MSG_17nov2014_0234.JPG
MSG_17nov2014_0291.JPG
(Concerts encore antérieurs de Michael SHENKER au Chapitre 1 "The Vintage Years 1978-2011")

Soon online – bientôt en ligne : TRIGGERFINGER & BIG SUGAR @ Forest National, Brussels – 06 décembre 2014

BigSugar_Forest_06dec2014.JPG Big_Sugar_06dec2014_0518.JPG
Triggerfinger_2014_0320.JPG Big_Sugar_06dec2014_0404.JPG

… et déjà quelques extraits vidéos des sound checks et concerts de TRIGGERFINGER & BIG SUGAR :
(Sorry pour l’exécrable qualité de cette vidéo, inversement proportionnelle à celle des prestations. Enjoy !).

TAGADA JONES – L’Entrepôt, Arlon – 19 octobre 2014

TagadaJones_tix_Oct2014.JPG
TAGADA JONES, ou quand rock enragé rime avec rock engagé, bien à gauche de l’échiquier rock hexagonal. Les Bretons ont repris il y a pas mal d’années maintenant comme qui dirait la relève d’un certain flambeau – ou plutôt d’un étendard – jadis tenu par les Berurriers Noirs notamment, voire Les Ramoneurs de Menhirs ou Lofofora qui continuent leur bonhomme de chemin, après l’intervalle Bal des Enragés. Dommage que le public n’ait pas capté cet essentiel – ce fondamental – et ne se soit pas déplacé en nombre dans un Entrepôt pourtant bien configuré pour contenir la rage boulimique de TAGADA JONES.

Tagada-Jones_2014_0006.JPG Tagada-Jones_2014_0111.JPG Tagada-Jones_2014_0109.JPG Tagada-Jones_2014_0110.JPG Tagada-Jones_2014_0122.JPG Tagada-Jones_2014_0029.JPG

Si le band regrette cette affluence toute relative, il rend néanmoins un hommage appuyé à cette assistance certes clairsemée mais toutefois bien en phase semble-t-il avec les dissidents. Les slogans taillés dans le roc(k) sont scandés par des refrains qui leur donnent une consistance toute spéciale ; les lignes de guitares tout comme le mur de la rythmique leur assurent une caisse de résonance et une portée optimales pour devenir cri du cœur, cri de rage, cri de révolte. La puissance des mots et le choc des riffs en quelque sorte, loin d’un discours aseptisé et creux : la musique porte les lyrics, le discours vindicatif et intemporel colle à la hargne des Marshall.

Tagada-Jones_2014_0034.JPG Tagada-Jones_2014_0055.JPG Tagada-Jones_2014_0037.JPG Tagada-Jones_2014_0093.JPG Tagada-Jones_2014_0062.JPG Tagada-Jones_2014_0095.JPG Tagada-Jones_2014_0158.JPG Tagada-Jones_2014_0072.JPG Tagada-Jones_2014_0103.JPG Tagada-Jones_2014_0179.JPG Tagada-Jones_2014_0077.JPG Tagada-Jones_2014_0114.JPG

TAGADA JONES revendique sa place dans le débat sociétal, et ceux qui ne l’entendent pas de la sorte doivent souffrir d’acouphènes. Ceux qui l’entendent aussi, d’ailleurs. Si avec Lavilliers la musique est un cri qui vient de l’intérieur, avec TAGADA JONES ce cri intérieur porte sacrément à l’extérieur. Et tant qu’à faire, c’est pas plus mal pour être entendu. No pasaran !

Tagada-Jones_2014_0084.JPG Tagada-Jones_2014_0196.JPG Tagada-Jones_2014_0126.JPG Tagada-Jones_2014_0098.JPG Tagada-Jones_2014_0145.JPG Tagada-Jones_2014_0148.JPG Tagada-Jones_2014_0130.JPG Tagada-Jones_2014_0198.JPG

Bientôt en ligne – Soon online: TAGADA JONES

IMG_1844.JPG IMG_1838.JPG 10574375_10152752137979099_9217475019843918731_n.jpg

NASHVILLE ♥ PUSSY – Verviers, Spirit of 66 – 13 octobre 2014

Nashville-Pussy_tix_2014.JPG
Alleï, une fois n’est pas coutume, inspirons-nous de l’excellente review du dernier album de NASHVILLE PUSSY parue dans l’édition de septembre 2014 de "Classic Rock Magazine" afin de partager l’ambiance de ce 13 octobre 2014 dans la fournaise du Spirit of 66.
Let’s go !
"Unashamed party animals, NASHVILLE PUSSY haven’t sounded this strong since debut album Let Them Eat Pussy in 1998. Atlanta’s fiery four-piece clearly don’t give a damn, they’re just doing what comes naturally – and that means pulling together references from Motorhead, Ted Nugent, Aerosmith and Skynyrd, alongside a huge dose of redneck attitude, while never losing their ribald sense of humour".

NashvillePussy_2014_0003.JPG IMG_1215.JPG IMG_1270.JPG NashvillePussy_2014_0010.JPG NashvillePussy_2014_0045.JPG NashvillePussy_2014_0071.JPG IMG_1472.JPG NashvillePussy_2014_0086.JPG NashvillePussy_2014_0110.JPG NashvillePussy_2014_0090.JPG NashvillePussy_2014_0151.JPG NashvillePussy_2014_0099.JPG NashvillePussy_2014_0130.JPG NashvillePussy_2014_0169.JPG NashvillePussy_2014_0194.JPG NashvillePussy_2014_0301.JPG

"It’s obvious on Everybody’s Fault But Mine, which owes something to Mountain, and carries on through the Motorhead-fuelled Rub It To Death and Spent. They then hook up the trailer to the ZZ Top snout for Beginning Of The End before getting countrified for Tray For Cocaine, Hooray For Tennessee. This is Skynyrd with tongues in cheek, while Pillbilly Blues hitches a ride to an AC/DC groove circa Let There Be Rock, and Pussy‘s Not A Dirty Word could belong in the Aerosmith box. Yep, this is loud American rock’n’roll, with no frills, no regrets".

Nashville_Pussy_Verviers_13oct2014.jpg
Que dire de plus ?! Qu’ajouter, puisque tout est dit, bien dit et si bien écrit qu’en rajouter ferait tache et caisse de résonance. Et avec d’entrée de jeu Keep on Fucking, la messe était dite dès la première note – même pas besoin d’attendre la consécration, d’autant plus qu’on communiait au Jack Danniels et à la Jupiler sur la scène. NASHVILLE PUSSY reste un band à part, et comme José, a le râble tanné. Ca doit être ça, notre version bien de chez nous du redneck. Le Spirit of 66 n’a jamais si bien porté son nom, avec ces effluves de Jack Danniels qu’on pouvait humer à des lieues.

NashvillePussy_2014_0315.JPG NashvillePussy_2014_0322.JPG NashvillePussy_2014_0316.JPG NashvillePussy_2014_0324.JPG NashvillePussy_2014_0361.JPG NashvillePussy_2014_0388.JPG NashvillePussy_2014_0379.JPG NashvillePussy_2014_0369.JPG NashvillePussy_2014_0390.JPG NashvillePussy_2014_0393.JPG NashvillePussy_2014_0413.JPG NashvillePussy_2014_0425.JPG

Est-il besoin de rappeler que NASHVILLE PUSSY fait référence à une phrase que Ted Nugent éructa un beau soir sur scène dans le Tennessee? L’occasion de se passer et repasser ce morceau d’anthologie qu’est Wang Dang Sweet Poontang sur l’abum Double Live Gonzo ! où, tout en délicatesse et en finesse comme à l’accoutumée, le Nuge de dédier de la sorte ce morceau à la gente féminine locale. Ite missa est: allez en paix et ne péchez plus Brothers & Sisters…

NashvillePussy_2014_0005.JPG NashvillePussy_2014_0114.JPG NashvillePussy_2014_0156.JPG NashvillePussy_2014_0235.JPG NashvillePussy_2014_0337.JPG NashvillePussy_2014_0158.JPG NashvillePussy_2014_0376.JPG NashvillePussy_2014_0480.JPG NashvillePussy_2014_0493.JPG

(Deux précédentes reviews de NASHVILLE PUSSY en texte & photos : 2002 et 2009)

Soon online – bientôt en ligne : NASHVILLE ♥ PUSSY

IMG_1215.JPG NashvillePussy_2014_0411.JPG

NASHVILLE ♥ PUSSY live @ Spirit of 66, 14 octobre 2014

ANATHEMA – Kultufabrik @ Esch-sur-Alzette (G.D. Lux.) – 30 septembre 2014

Anathema_30sept2014_0103.JPG
Etrange, tous ces groupes anglo-saxons qui scindent leur UK de leur European Tour, à l’instar d’ ANATHEMA tout fier d’annoncer au public que cette date à la Kufa de Esch est leur première date européenne alors qu’ils viennent de terminer leur UK Tour. Mais soit, nous ne serons jamais des insulaires. Encore tout auréolés de leur 3 nominations au Progressive Music Award 2014 et d’une récompense effectivement décrochée, ANATHEMA nous balance la crème de leur crème près de deux heures durant.

Anathema_Tour2014_Motherscake.jpg Anathema_30sept2014_0030.JPG Anathema_30sept2014_0020.JPG Anathema_30sept2014_0060.JPG Anathema_30sept2014_0023.JPG Anathema_30sept2014_0069.JPG Anathema_30sept2014_0071.JPG Anathema_30sept2014_0031.JPG Anathema_30sept2014_0076.JPG Anathema_30sept2014_0047.JPG Anathema_30sept2014_0080.JPG Anathema_30sept2014_0054.JPG Anathema_30sept2014_0084.JPG Anathema_KuFa_Sept2014.JPG Anathema_30sept2014_0098.JPG Anathema_30sept2014_0086.JPG

Pour les amateurs de guitare qui gratte, il manquera toujours ce petit quelque chose, ce dérapage, ce délire, cet envolée, cette explosion, ce clash qui fait qu’un ANATHEMA ne sera effectivement jamais qu’un Porcupine Tree de seconde catégorie. Et c’est sans doute mieux ainsi, vu qu’avec Steven Wilson à la production déjà, il ne manquerait alors plus que lui et sa gratte sur les planches pour que le tableau passe d’un Chagall à un Van Gogh.

Anathema_30sept2014_0015.JPG Anathema_30sept2014_0088.JPG Anathema_bill_30sept2014.jpg

De projet doom metal initialement, ANATHEMA est devenu au fil du temps plus atmosphérique, plus progressif, plus aérien – un peu trop peut-être, du moins sur la durée d’un set complet. La formule semble cependant tenir manifestement la route alors que le band reste a contrario un habitué des programmations et scènes disons plus couillues et plus graisseuses (Hellfest & Cie). La démonstration de ce soir reste donc quant à elle empreinte de toute la douceur qui sied, face à un public en phase mais qu’il restera cependant difficile de catégoriser entre doux, amorphe et inerte. Ou subjugué peut-être? Le "Are you still there ?!" lancé par Calaghan en milieu de set pour sortir le public de sa torpeur lève néanmoins un coin du voile…

Anathema_30sept2014_0087.JPG Anathema_30sept2014_0006.JPG Anathema_30sept2014_0066.JPG

MOTHERS’CAKE fait office de parfaite mise en bouche, ici à Esch comme pour toute la tournée européenne d’ANATHEMA. Enfantés de Grand Funk Railroad, ils ont dû téter du Primus à la maternité avant d’avoir les Red Hot comme nurse. Si ce n’est pas ça, c’est néanmoins une excellente maladie.

MothersCake_Kufa2014.jpg

Hey Baby ! It’s time to WANGO TANGO or what the f**k ?!

Nugent_Sweden_2014_0092.JPG
Intensities_tedNugent_2014MG_3250.JPG
Seul concert du Nuge sur le Vieux Continent en 2014, nous avons eu le privilège d’être backstage à ses côtés lors du Sweden Rock Festival cet été (more pix & reviews here online). En sus, trois clichés supplémentaires de médiocre qualité certes car tirés d’une vidéo (… diffusion restreinte…) que nous avons tournée backstage lors de l’arrivée de Gonzo sur scène. Oui, le rock’n’roll peut demeurer flamboyant par la grâce du panache que conservent certains, même s’ils ne vivent probablement que sur leurs acquis. Mais n’est-ce d’ailleurs pas la définition d’une icône…?! (just click to enlarge !)

Nuge_Sweden2014_backstage_1.jpg Nuge_Sweden2014_backstage_2.jpg Nuge_Sweden2014_backstage_3.jpg

Nugent_Sweden_2014_0083.JPG