Gouvy Blues Festival 2015 : Candye KANE, Joe Louis WALKER, Leburn MADDOX, WILLE & the BANDITS

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Ex-star hardeuse du porno, Candye KANE n’hésitait autrefois pas en concert à jouer du clavier avec sa poitrine pour le moins proéminente (140DD-96-122 pour être précis). Mais ça, c’était avant…

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Aujourd’hui, après deux interventions pour la sauver d’un cancer du pancréas dont elle n’est pas encore tirée d’affaire comme elle nous le rappelle, c’est une toute autre dame de 50 berges, marquée par la maladie et un parcours de vie des plus atypiques, qui se produit sur la grande scène de Gouvy.

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D’une santé aussi fragile qu’une éphémère, elle avoue que ce soir est un jour « avec », à l’inverse d’hier et de peut-être demain. Séquence émotion, et un tout, tout grand moment de blues bien électrique comme on les aime. Et quelle voix, cette Candye (… serait-ce à force d’avoir sucé des b**** ?) ! Et que dire lorsque sa complice de guitariste, Laura Chavez, envoie la gomme et met toute la sauce – pour rester dans le sujet. Une prestation tarifée (X ou XXXL, c’est selon) véritablement jouissive et orgasmique…

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L’on peut dire qu’elle en a entre les jambes, cette Chavez, une espèce de croisement entre Popa Chubby et Bernie Marsden – et l’on ne parle pas que de son style de jeu et/ou de jambes. Vous faites la paire, mesdames, une belle paire assurément. Congrats, Candye KANE Blues Quartette: quelle prestation, quelle pèche, quelle élégance, quelle classe ! Take care on you, Madam…

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Lu dans le programme du festival: "Nous sommes fiers de vous présenter une icône légendaire de la scène blues mondiale: Joe Louis WALKER. En 2013, la ‘Blues Foundation’ intronisait ce musicien d’exception pour le Blues Hall of Fame. Chanteur et guitariste américain de blues, il est né à San Francisco le 25 décembre 1949. Inlassable compositeur, il a commencé la guitare à l’âge de huit ans et a partagé la scène avec des géants comme BB KING, JOHN LEE HOOKER, BUDDY MILES, MUDDY WATERS, JIMI HENDRIX, JOHN MAYALL, …C’est donc un géant de plus qui sera présent pour le final de cette 36ème édition du festival de Gouvy. Que du bonheur ! ". Nous, on ne fait que citer: pas d’accès facilité pour tirer le portrait des artistes à l’oeuvre, pas de raisons dès lors de se casser le c… à pondre une review: on se contente du service minimum en copiant-collant le programme.

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Et à propos de programme précisément, celui-ci de présenter ainsi Leburn MADDOX’S Blues Band (USA): La carrière professionnelle de Leburn a commencé au milieu des années ‘70 en tant que jeune guitariste de 20 ans pour « Atlantic Records ». Il a notamment enregistré avec Jimmy Castor et partagé la scène avec des artistes mondialement connus comme Larry Graham, Lionel Ritchie, Yellow Man, Burning Spear, Steel Pulse,… Autant vous dire qu’il connait la scène et que ça va être un vrai régal de le voir jouer à Gouvy !

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Quant à WILLE AND THE BANDITS (UK), le programme de les présenter ainsi: Les (sic !) Wille and the Bandits sont considérés par la presse internationale comme l’étoile montante du Blues/Rock européen. Ils ont été remarqués, il y a quelques années, après avoir partagé la scène avec des groupes comme STATUS QUO, DEEP PURPLE ou JOE BONAMASSA. La voix toute particulière du chanteur amène certains à les comparer au John Butler trio même si, pour nous, ils ont réussi à se constituer une identité propre pour les supplanter. Un jeu de guitare impressionnant, des paroles en béton et un duo basse-batterie qui cartonne… Ils sont connus de la maison et ont promis un « show » d’enfer pour cette 36e édition pour fêter la sortie de leur 6e album « LIVE IN GOUVY » enregistré dans le club l’année dernière ! Si vous ne les connaissez pas encore, accrochez vos ceintures !
Pour y ajouter notre grain de sable, déplorons quant à nous la sonorisation – ou plutôt un lamentable sonorisateur – tout à fait incapable de mettre en valeur et de donner tout le relief nécessaire à un exceptionnel jeu de basse qui vaut effectivement le détour. Mais bon…

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Donkey Rock Festival 2015 : An ORANGE CAR Crashed – The CARROLLS – TAGADA JONES – SIDILARSEN

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DONKEY ROCK FESTIVAL, 10ème ! Ou quand un village d’irréductibles bénévoles se la joue Woodstock depuis 10 ans par la grâce, la magie et le charisme de ses joyeux doux-dingues (ou fous-furieux) organisateurs. Sélange ? C’est le bled au festival où les têtes d’affiche de ce vendredi 07 août 2015 te font la bise backstage pour te saluer alors que t’es uniquement là pour prendre mine de rien quelques clichés, incognito. Ca donne franco le ton: on fait couleurs locales sans s’prendre la tête ni l’bourrichon ici au Donkey, on est en famille, entre potes.

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A l’affiche du premier des trois jours de cette édition 2015, quatre groupes dont la trajectoire se confond presqu’avec la jeune histoire du festival : les Français de SIDILARSEN et ceux de TAGADA JONES, ainsi que les locaux d’AN ORANGE CAR CRASHED (AOCC) et les brusseleers de CRIBLESS. Ajoutons en ouverture de festival quatre jeunes du cru arlonais/néo-louvanistes (The CARROLLS) et la messe est dite. Si les garnements de CARROLLS à la coiffe indienne ne font pas dans la dentelle ni ne se prennent surtout pas au sérieux niveau lyrics (on est étudiants LUX ou on ne l’est pas…), AOCC continue au contraire d’utiliser la scène pour distiller sa propagande musicale à tout crin contre l’industrie du disque, contre les majors, etc. Si An Orange Car Crashed est une arme de destruction massive et vomit sur tout le système, la richesse de son approche musicale compense largement pour qui n’adhère pas au discours, ou pour qui ne vient tout simplement pas ici pour se prendre la tête…

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Donkey, 10 ans d’existence, TAGADA JONES: 20 années. Deux décennies de conscience sociale, d’engagement politique et d’indépendance. Avec leur chant enragé et engagé, avec leurs textes militants, les thèmes de TAGADA JONES restent graves, la vision terriblement lucide, et l’ensemble brosse un portait plutôt sombre de la société actuelle (dixit le programme).

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Et de continuer: "entre conscience sociopolitique affûtée et virulence sonore, porté par des refrains fédérateurs et des guitares mordantes, TAGADA JONES demeure plus violent, plus revendicateur, plus pertinent et plus incisif que jamais ".

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Et que dire des Bretons côté backstage… TAGADA JONES est à l’image d’une fratrie faisant montre d’une complicité fusionnelle au moment de franchir le rideau noir qui les sépare de la scène. Puis toi, t’es là incognito pour tirer quelques clichés, et ils t’entraînent parmi eux au milieu de leurs effusions comme si tu pouvais apporter plus d’énergie encore à ce volcan en ébullition. Le temps d’un instant, tu es TAGADA JONES. Fort. Puissant…

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Dans le stress ou plutôt dans l’excitation du moment, celui de passer de la pénombre à la lumière, ils s’épaulent, s’accoladent, trinquent, fument, s’émulationnent, se congratulent, se frictionnent… Mental & physical training d’un escadron en passe de livrer un nouveau combat victorieux.

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SIDILARSEN: rock, métal ou electro? Il y a un peu plus, je vous l’ mets? Le Donkey annonce une orgie de son et de sens dans ta face, et de fait: après les textes et l’énergie brut de décoffrage d’OACC et de TAGADA JONES, les Toulousains continuent de fournir au Donkey une caisse de résonance sans nulle pareille. Le message est amplifié – au propre comme au figuré – par une sono qui porte ce soir le message bien au-delà des frontières communales.

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SIDILARSEN est à TAGADA JONES ce que les amphétamines sont à l’acide, ce que le Lolo est au Bots, ce que le souffre est au salpêtre et ce que la menthe est au rhum: bien conjugués et bien dosés, c’est une bombe. Effets dévastateurs d’une salvatrice et rédemptrice tuerie…

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STATUS QUO @ Beaufort Rock Classics – 27 juillet 2015

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Certains groupes n’existent que dans la célébration de leur passé. C’est chiant et pathétique. Comment pourrions-nous dès lors être encore surpris par un set du QUO, tant les papys ont par le passé tout montré et démontré? Et bien que nenni: STATUS QUO parvient encore à faire du neuf avec du vieux. Et si ce n’est pas du neuf, c’est en tous cas du bon vieux bien rémoulé ! Rentré de nuit de 2 jours d’un ex-cep-tion-nel Ramblin’ Man Fair en Angleterre (voir par ailleurs), nous étions en phase pour poursuivre au Grand-Duché cette vintage celebration

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Que n’avons-nous pu encore écrire au sujet d’un concert de STATUS QUO ?! Probablement le fait que jamais nous n’avons assisté à un set au devant d’une assistance aussi clairsemée. D’autant plus regrettable (pour les absents, bien sûr) que ce concert se tient en la circonstance au pied des majestueuses ruines du château de Beaufort, dont le light show dynamique en arrière-plan semble parfois même être en phase avec celui du band sur les planches ! Le décorum est en outre rehaussé par une sonorisation aussi exceptionnelle que l’amphithéâtre naturel dans lequel elle se déroule, comme si la configuration des lieux lui donnait plus d’ampleur et d’ampli(tude) encore sous une voûte étoilée.

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La bande à Francis ROSSI commence très fort avec d’entrée de jeu un Caroline qui met tout le monde d’accord – même s’il ne se fait pas que des amis en imputant (au second degré ?) l’origine d’un problème de guitare à une composante d’origine allemande, voire française. Humour british ou private joke, allez savoir…

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En définitive, rien ne ressemble plus à un concert du QUO qu’un autre concert du QUO. C’est d’ailleurs la première raison de s’y rendre et ça fait 50 ans que ça dure. Il est de ces valeurs sûres qui valent leur pesant d’or, a fortiori en cette saison (f)estivale de concerts où trop souvent le paraître, le succès éphémère et le mainstream prennent le pas sur le reste.

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Le jour où STATUS QUO disparaîtra, ce sera un peu comme le jour où la Terre perdra sa Lune: à force de la côtoyer, inchangée, depuis notre naissance, on n’en croira pas nos yeux (ni nos oreilles) lorsque les nuits seront devenues tout à coup plus ternes et moins fun. STATUS QUO ne sait rien faire d’autre que du bon rock’n’roll qui secoue le bassin. STATUS QUO rocks more than ever, et on ne lui demande rien de plus: c’est parfait (par-fait) comme ça…

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UK’s RAMBLIN’ MAN FAIR 2015 – (jour 2) : Blues Pills, Rival Sons, Solstafir, The Temperance Movement, The Quireboys, Gregg Allman, Marillion, Bernie Marsden, Ian Anderson, Aaron Keylock, Riverside, The Pineapple Thief.

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Les organisateurs de ce premier RAMBLIN’ MAN FAIR ont sorti et poli l’argenterie. Et véritablement mis les petits plats dans les grands en limitant volontairement à only 15.000 festivaliers sur les deux journées (!) la capacité maximale et optimale d’un site pouvant en accueillir au moins 10 fois plus… chaque jour. C’est dire le confort et les conditions idylliques de participation d’un public choyé et gâté aux petits oignons (sauce menthe) de par cette approche qualitative assez unique en son genre.
Ramblin’ jour 1, midnight – fin :

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Ramblin’, jour 2 : ainsi sommes-nous bienheureux, aux antipodes des marchands du temple qui transforment la plupart des festivals en pompes à fric. Ailleurs, on profite de l’imbécilité complice du festivalier lambda qui apprécie semble-t-il se transformer volontairement en poule de batterie et/ou en bestiaux tout juste bons à cracher son pognon sur les 50 cm² de terre battue qui lui sont dévolus. Ici non, c’est tout le contraire et de surcroit sur un gazon british please: chapeau-melon bas Messieurs les Anglais de TeamRock Radio, UK, where rock music is born comme vous le dites si bien ("If rock’n’roll is a drug, TeamRock is the dealer ").

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Cependant, Angleterre oblige, le soleil radieux d’hier samedi fait place ce dimanche matin à une pluie parfois dense, parfois plus insidieuse et subtile, mais en tous cas continue en ce jour du Saigneurs. Les promoteurs annoncent que le ciel devrait redevenir clément vers 18h00, et le ciel fut: la météo leur donne totalement raison à 18h07’ précises. L’organisation est décidément parfaite…

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Bénéficiant d’un accès en primeur au site de ce Festival of Classic Rock, Prog, Blues & Country dès 10h00, c’est dans un parc totalement vide mais sous un costaud crachin que nous assistons aux premiers soundchecks. Et la baffe de la journée sera confirmée à 13h00 lors de la 1ère prestation sur la main stage : BLUES PILLS est une véritable tuerie. Une tuerie, qu’on vous dit ! La claque dans la figure durant le soundcheck, et la baffe officielle et magistrale en lever de rideau du festival: un dimanche qui commence par un tsunami. Coup de cœur absolu pour ce quatuor suédois abondamment programmé par ailleurs sur TeamRock Radio qui ne s’y est pas trompé. Une basse monstrueusement présente qui bucheronne en cadence avec une batterie bombastique, un guitariste aux riffs plus psychés que ça tu meurs. Et aux vocals, mama mia les vocals !

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BLUES PILLS, c’est la réincarnation du Grand Funk Railroad qui aurait consommé encore plus d’acide pour virer psyché grave. Les Suédois ont carrément réinventé la recette explosive du r’n’r avec aux vocals une espèce de tigresse plus proche de Janis Joplin dopée aux amphet’ que de Dolly Parton. Cette prestation de 35 (?!) minutes seulement pour débuter le dimanche sur la grande scène vaut tous les bâtons de dynamite du monde. Un quatuor réellement ex-cep-tion-nel, assurément la claque absolue de ce dimanche et THE découverte de la journée (voire du weekend).

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Rien qu’à compter le nombre de blondasses qui débarquent backstage en début de soirée pour assister au show de RIVAL SONS, on a compris. On a compris qu’elles cherchent à s’abriter de la pluie. Ou qu’on à affaire à quelque chose de très particulier. Révélation de la décennie et incarnation du renouveau rock’n’roll, ou plutôt plongée en plein revival à mettre à l’actif de frimeurs et de poseurs qui exploitent 5 décennies de r’n’r sans rien véritablement y apporter? L’avenir nous le dira.

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Un son de batterie live très Bonham, une guitare qui arrache bluesy-rock 60’s, tout ça est très riche et relevé par un chanteur charismatique. Le fils naturel et/ou spirituel de Jim Morison? Sa quasi-réincarnation en chair et en os mène tout ça de main de maître. Pour notre part, on préfère manifestement écouter RIVAL SONS – et les apprécier – plutôt que de les regarder. Il y a de ces groupes, comme ça, dont l’allure énerve ou irrite alors que musicalement parlant ils méritent un total respect. Peut-être pas (encore) une totale admiration, mais bien un total respect présentement…

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SOLSTAFIR : notre coup de cœur / découverte du Sweden Rock Festival 2014 confirme amplement tout le bien que nous pensions d’eux il y a un an. La surprise en moins, c’est néanmoins derechef une prestation qui nous entraîne dans de longs loops parfois hypnotiques d’inspiration à la fois de Monster Magnet et d’Anathema. Pas possible, allez-vous dire ?! Effectivement. Sauf quand on sait marier le feu et la glace, ce qui est un jeu d’enfant quand on provient du pays icelandais du même nom. Élémentaire.

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Même scène, autre mo(ve)ment: The TEMPERANCE MOVEMENT : un chanteur qui tient 45’ à ce rythme, on n’en découvre pas tous les jours. Est-ce lui qui entraine le band, ou est-ce le groupe qui le pousse à cette paroxysmique démonstration!? Une combinaison littéralement explosive, comme une espèce de Blues Travellers qu’on aurait tuné ou survitaminé. On a-do-re.

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Festif et entraînant, le rock des QUIREBOYS est celui des bistros où l’on danse. Pas le pub-rock guindé de Dr. Feelgood, mais plutôt celui où l’on met un peu moins les formes et où la Guinness coule à flot.

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Un clavier qui donne le tempo, et c’est presque c’est tout le Maidstone Mote Park qui se transforme en immense piste de danse-sur-boue: 200% rock’n’roll on stage et 100% frontstage. On a beau se contenir et se dire que ce n’est pas pour nous, mais c’est plus fort que tout: les QUIREBOYS, pinte en main, parviennent à faire dodeliner une enclume et swinguer un paraplégique…

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Too old to rock’n’roll, too young to die ? Ian ANDERSON ne pense pas si bien dire: l’homme à la flûte rassemble devant la "Prog Stage" un parterre convenu de cinquantenaires (et plus si affinités) retrouvant probablement les sensations d’une jeunesse en fleurs. Il est de ces mélodies qui traversent plus difficilement que d’autres les âges, les époques et les décennies, et la set list de Ian ANDERSON mâtinée de Jethro Tull en fait ce soir comme qui dirait partie…

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Au flûtiste unijambiste, nous préférons les accords rugueux blues-rock des premières heures du Whitesnake en la ronde personne de son digne représentant Bernie MARSDEN. Le marquee estampillé Outlaw Country Stage hier samedi est étiqueté aujourd’hui Blues Stage: même endroit, même matos mais autre style. Et à l’applaudimètre de ce dimanche, la tête d’affiche des lieux Bernie MARSDEN remporte la victoire absolue.

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De fait, l’ex-Whitesnake attire la grande foule dans un marquee décidément trop petit pour contenir son énergie et la foule qu’elle draine. MARSDEN nous réserve en outre la surprise d’être accompagné par un autre comparse provenant de la congrégation du Serpent Blanc : Neil MURRAY himself. Autant dire que le chapiteau déborde en cette fin de journée comme la panse d’un bavarois à l’Oktoberfest, et la toile dégouline comme le string d’une escort girl en plein taf.

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MARSDEN, tout en rondeur(s) et en bonhomie, nous distille son heavy blues high voltage de derrière les fagots, et la clameur monte encore d’un cran lorsqu’il s’embarque avec Murray dans l’une ou l’autre de ses compos qui ont porté Whitesnake au firmament. Une hystérie collective à en faire pâlir Coverdale himself, fore sure. Avec The SCORPIONS hier, MARSDEN est le seul act à s’offrir un rappel. Non: à nous offrir un rappel…

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Après un tel set, après une telle énergie, la tête d’affiche sur la Main Stage Gregg ALLMAN (en UK exclusive siouplait) ne casse pas trois pattes à un canard. Presque pathétique, comme éteint ou momifié, ALLMAN ne brûle plus. Le soufflé est semble-t-il retombé depuis longtemps. Les cuivres et backgrounds ne parviennent pas à faire décoller le vaisseau ALLMAN. Pire, les interminables vides, langueurs et longueurs entre deux morceaux contrastent d’autant plus violemment avec un MARSDEN pathologiquement hyperactif.

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Ce grand monsieur qu’est Gregg ALLMAN excelle assurément mais n’est manifestement pas ce soir the right man at the right place at the right moment. Le début de son set est couvert par la clameur de la prestation de MARSDEN qui se termine dans le marquee, pour ensuite être cannibalisé par la puissante sonorisation en provenance de MARILLION qui débute sur la Prog Stage en qualité de 3ème tête d’affiche…

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MARILLION, certes irréprochable, ne parviendra cependant pas non plus à faire oublier la prestation de MARSDEN ni celle d’autres belles et grandes pointures qui se sont succédées à l’affiche ce dimanche. Sans revenir sur la bombe BLUES PILLS qui a ouvert les hostilités à 13h05 (quelle étrange heure pour débuter un festival…) et les prestations remarquées du jeune prodige de la gratte Aaron KEYLOCK. Mention spéciale aux Polonais de RIVERSIDE (du Dream Theater en meilleur et moins pompant) et, un ton nettement en dessous, de Pineapple Thief.

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Steven WILSON – L’Impérial @ Québec, Canada – 29 juin 2015

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De : Jean-Louis Croteau <drummeux66@gmail.com>
Date : 25 juin 2015 21:58
Objet : Steven Wilson
À : contact@intensities-in-10s-cities.eu
Cc : Jérôme Déchêne <jdechene@headlineproductions.ca>

Bonjour Monsieur,
j’accepte votre demande d’accréditation photo pour la spectacle de Steven Wilson à l’Impérial.
Une passe de presse sera disponible à votre nom à l’entrée du théâtre. Cela vous donnera accès au parterre debout mais pas à un siège réservé.
Bonne journée.
Jean-Louis Croteau JLJ Musik

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SLASH – Rockhal @ Esch-s/-Alzette – 17 juin 2015

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Les oreilles encore bourdonnantes de la prestation de Judas Priest il n’y a même pas 24 heures au même endroit, nous pénétrons dans l’antre du célèbre n°5, Avenue du Rock’n’Roll à Esch-sur-Alzette (… une adresse pareille, ça ne s’invente pas). Le charme de notre Monsieur Muscle de la 6/12/18 cordes a manifestement plus d’effets sur le sexe (dit) faible que la calvitie d’Halford hier soir vu l’affluence féminine de belle(s) tenue(s). Mais il n’est pas vraiment question de charme(s) en ce qui nous concerne: le face-à-face avec SLASH fut à chaque fois une véritable claque dans la figure, et ce soir ne fait à nouveau pas exception.

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Au risque de nous répéter, SLASH demeure assurément un personnage hors du commun: flamboyant et magnétique à la fois, il irradie les scènes qu’il foule et la foule (qu’il) aimante. Il transcende ses morceaux déjà géniaux conçus par un cerveau gargantuesque. Il se roulerait une clope seul au milieu d’une scène vide, assis sur un tabouret dans le noir le plus absolu, qu’il réussirait encore à dégager ce quelque chose qui magnétise tout ce qui bouge. SLASH a l’étoffe des Héros, la prestance des Empereurs, l’inspiration des Génies et le doigté des Orfèvres.

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Il ne se contente non seulement pas d’être déjà un génial et prolixe compositeur, tout aussi prolifique qu’inspiré, mais il faut en plus qu’il nous éclabousse. Car c’est bien sur les planches que ses compositions revêtent toute la démesure de son génie. Sa version live démesurément folle et inspirée de Rocket Queen demeure à chaque fois un moment de bravoure renouvelé pendant les plus de 20 minutes que dure sa démonstration de force: toujours la même, et pourtant chaque fois différente. La magie fonctionne encore et toujours, et même de plus belle serions-nous tenté d’écrire. SLASH, c’est la maestria à l’état pur, l’esbroufe au kilo, la grandiloquence en concentré et la flamboyance en veux-tu en voilà.

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Saul "SLASH" Hudson transforme en or tout ce qu’il touche et en diamants tout ce qu’il conçoit et compose. C’est l’alchimiste des temps modernes: sorcier en studio et magicien sur scène, ce type est un extra-terrestre. Et ses Conspirators menés tambour battant par Myles fucking Kennedy sont devenus le rouage intime d’une machine parfaitement huilée qui tourne toutes aiguilles dans la zone rouge 130 minutes durant.

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Même pas un blanc pour souffler. Même pas un court temps mort pour récupérer, même pas une pause pour recharger les batteries ou réapprovisionner le magasin de la sulfateuse à un ou deux manches: un concert de SLASH, c’est des morceaux qui s’enchaînent sans même vous laisser le temps de réaliser qu’on est passé de l’un à l’autre. Ce sont 130 minutes d’un train fou lancé à pleine vapeur, au point de s’inquiéter de la manière avec laquelle il va réussir à s’arrêter. Vous n’avez jamais vu SLASH ? Sans doute vous manque-t-il le frisson d’une expérience hors normes… Oui, au risque de nous répéter derechef, SLASH est un génie, une véritable bête de scène, un de ces fous-dangereux qui donnent à la folie ses lettres de noblesse et sa raison d’être.

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Merci Luxembourg, merci…: un des 10 ou 12 mots lâchés par la Bête ce soir en prenant plaisir à ne pas quitter directement la scène à l’issue de son set, comme pour profiter le plus longtemps possible encore de cet échange complice de fluide. SLASH, nous c’est quant tu veux, hein: même si la surprise de l’emballage n’est plus vraiment là (…quoique…), c’est pour profiter plus encore du contenu.

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JUDAS PRIEST – Rockhal @ Esch-sur-Alzette, 16 juin 2015

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Non, la BWOHM n’est pas morte – même si elle est en phase terminale de sa perpétuelle apogée. La British Wave of Heavy Metal a secoué la planète à la fin des seventies et au tout début des eighties en prenant la relève des Black Sabbath et autres icônes fondatrices. Elle disparaitra avec ses derniers dinosaures, qu’il se nomment Iron Maiden, qu’ils s’appellent Saxon ou qu’ils se prénomment encore JUDAS PRIET pour n’en citer que quelques étendards encore bien verts. Avec le JUDAS à l’affiche ce soir, c’est donc une page d’Histoire qui se lit à livre ouvert sur la scène de la Rockhal. Et au terme "dinosaures", nous préférons quant à nous l’appellation "valeur sûre" ou "monstre sacré"…

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Quelle autre vague, quelle autre tendance, quel autre genre musical a en effet pu traverser autant de décennies en renouvelant d’une part continuellement son public devenu maintenant intergénérationnel, et en conservant d’autre part intacte toute sa force de frappe (au propre comme au figuré) ainsi que son succès de foule? Même les plus grand festivals mainstream européens et nord-américains ont de tous temps conservé comme headliner ces légendaires noms de la BWOHM, que cette British Wave Of Heavy Metal soit de la première heure ou de la seconde vague…

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Le groove metal de Five Finger Death Punch est une honnête pâtée pour les rock’n’roll dogs présents ce soir à la Rockhal, et pour les chiennes toutes de noir et de cuir revêtues. Une demi-heure est néanmoins suffisante pour rôder les tympans avant un cours intermède houblonné. L’immense drap estampillé JUDAS PRIEST qui masque la scène tombe ensuite à l’heure précise, découvrant un impressionnant décorum principalement constitué d’écrans LED. Outre quelques animations, ils exhiberont surtout les pochettes de la vaste discographie dans laquelle les prêtres de Judas puisent ce soir, baladant leur public à travers les glorieuses périodes de leur carrière constituée de hauts et de plus bas.

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La Harley Davidson que chevauche Rob HALFORD en fin de set tient de la scénographie et de l’iconographie JUDAS PRIEST qui a traversé les âges sans ride aucune prendre – ce qui n’est pas particulièrement son cas. Son cuir non-chevelu n’est pas de l’étoffe de celui de ses oripeaux, mais qu’importe le flacon pour autant qu’on ait l’ivresse. Celle, à l’instar d’une madeleine de Proust, qui nous replonge une centaine de minutes durant dans l’étuve d’un Forest National plein comme un oeuf par un beau, grand et mémorable soir de 1983 (peut-être parce qu’un certain Ted NUGENT en partageait l’affiche?). Après tout qu’importe, la BWOHM a encore de beaux restes et est promise à la poursuite d’un bel avenir – même si celui-ci n’est que fonction de l’espérance de vie de ceux qui la constituent… A l’image d’une vieille pute dont la bouteille compense peut-être la vieillesse, mais qui n’a plus rien non plus à prouver.

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THREE DAYS GRACE – KulturFabrik @ Esch-s/-A., 09 juin 2015

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Un pourcentage impressionnant de – jeunes – représentantes de la gente féminine peuple une KulturFabrik chaude comme une baraque à moules – pardon: à frites. Le fait est suffisamment peu courant dans ce registre métal alternatif / post-grunge que pour être souligné. Ce, d’autant plus que le parcours et le succès mainstream des Canadiens de THREE DAYS GRACE sont manifestement davantage nord-américains qu’européens. Bizarre plus qu’étrange donc ce succès de foule (notamment féminin(e)), alors que les médias semblent quant à eux bouder la soirée: une seule autre accréditation que la nôtre pour la circonstance et, faut-il le souligner, celle… d’une jeune photographe. Décidément.

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Tant pis pour les absents qui auront à regretter une prestation à laquelle il n’est pas donné d’assister tous les ans sur le Vieux Continent – que du contraire. THREE DAYS GRACE ne parcourt pas l’Europe chaque été, et un coup d’oeil sur les dates de cette tournée 2015 rappelle ô combien le cinquet de quatre musicos est une valeur sûre outre-Atlantique. Raison suffisamment appréciable donc que pour profiter pleinement d’un set énergique avec – une fois n’est pas coutume non plus, décidément – un répondant optimal de la part d’une audience en parfaite symbiose avec ce quatuor à cinq. Ils ont la frite, et les moules apprécient.

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Pour peu, l’on se serait cru le temps d’un soir quelque part entre Toronto et Norwood, Ontario: comme quoi le dépaysement est parfois au coin de la rue. La précédente (et première) visite européenne des Canadiens remonte à 2008, lors d’une courte et intimiste tournée de 8 dates, dont 7 en Allemagne. Nos lascars seraient-ils à ce point germanophiles dans l’âme qu’ils estampillent la Kulturfabrik de Esch-sur-Alzette d’un stampel "Germany" sur le programme de leur European Tour…?! Faut croire que SLASH est tout aussi doué pour la géographie, annonçant son concert de la semaine prochaine à Luxembourg Rockhal, Germany. Peuvent pas être bons dans tout, m’enfin..

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Une soirée et une prestation peu banales donc, oscillant parfois entre le meilleur de Nickelback (… et le meilleur est rare…) et le moins pire de Greenday (… il faut également le chercher…), avec cependant la THREE DAYS GRACE‘s touch qui, là, fait toute la différence. Et c’est bien cette différence qui justifie le fait qu’il fallait en être ce soir à Esch-sur-Alzette, Germany. L’indie punk rock des locaux de THOUGHTS OF THE 4 qui ouvraient pour TDG était déjà un bon présage en soi…

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ALBERT BLUES BAND – Release Party – Arlon, 05 juin 2015

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Prétendre que des pensionnés arrivent à maturité, est-ce un compliment ou pas?! Toujours est-il que nos deux papys-font-de-la-résistance-et-du-rock-and-roll (aka Albert Pemmers et Denis Richard) démontrent ce soir une maîtrise parfaite de la scène, de ses artifices et de ses artefacts. Entourés de François "Coco" Lamand, de Vincent Racelle et de Mickaël Fays, ALBERT BLUES BAND semble avoir effectivement atteint une maturité reflétant comme une espèce de symbiose et d’alchimie parfaite entre ses rouages et ses composantes intergénérationnelles. Car les p’tits jeunes du band sont maintenant secs derrière les oreilles, abreuvés à satiété du lait de jouvence de leurs deux pères maternels et (très) spirituels – voire même spiritueux, on l’a encore vu…

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Le CD tout juste pressé est gorgé de vitamines, à l’instar d’oranges génétiquement modifiées dont on aurait boosté la teneur énergétique. Délivrée live on stage, cette auto-production répond – of course – à toutes les attentes et à toutes les promesses que la scène luxembourgeoise nourrissait (voir conférence de presse ci-dessous). Pour ceux qui en auraient douté ou qui sont nés de la dernière pluie, infirmes des yeux et des oreilles, c’est effectivement sur scène que l’ADN d’ALBERT BLUES BAND dégage tout son fumet de saucisson gaumais: le CD "Hey hey Rock’n"Roll" consiste donc davantage en un couronnement plutôt qu’en un aboutissement en soi. Sans doute est-ce l’apanage de ceux qui, dans le fond, n’ont plus rien à prouver si ce n’est à eux-mêmes.

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Un étouffant 30° au-dehors de l‘Entrepôt, et bien plus à l’intérieur: la fournaise s’en trouve encore attisée par un ALBERT BLUES BAND qui nous sert donc en première partie de concert l’intégrale de son dernier CD. A peine le temps de s’hydrater que s’enchaîne la seconde mi-temps dans un déluge de standards. Le visuel est à la hauteur de la prestation, et la mise en scène à l’image de l’événement. Il est de ces soirs où l’on se dit que ce n’est quand même pas pour rien ni un hasard qu’il fut une époque où The SCORPIONS, à leurs débuts, ont assuré la première partie de feu STEEL, la première formation de l’Albert. Pfiouuuu, ça ne rajeunit pas les neurones tout ça…!

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Sweden Rock Festival 2015 : ce que vous ne verrez pas…

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Le célèbre label Napalm Record nous envoie un sympathique mail relatif au Sweden Rock festival 2015: (…) After discussing this with the band, we would be fine giving you backstage & stage access for the show. It would be of course also great to get some shot with band & audience in the end of their set. 😉 (…).
Blast Management nous écrit également: "Hi, that’s not a problem for pictures. I would ask only one thing, and that is could you provide us with 10 photo’s to use for promotion and a album/dvd release free of charge, we of course give you full credit (…) One of the shots I’d really like to do with you (If that’s OK) is the traditional shot after the bands set, with all of them in a line, with the crowd behind them. Might the above be possible? If so, please just ask for me before the band play and we can exchange contacts etc. Regards" »."
"(…) You are allowed to take pictures of Morbus Chron’s set at Sweden Rock Festival 2015, as long as you won’t be visible for the audience (within reason of course) and taking photos from the stage area itself. Pit and back/sidestage is fine. Best regards (…)".

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Ainsi donc, à l’instar de Ted Nugent ou de Foghat en 2014, quelques bands et labels nous ont fait l’amitié et témoigné leur confiance en nous permettant de leur tirer le portrait depuis les différentes scènes de l’édition 2015 du festival. Mais il n’en sera finalement rien: pour cause d’impondérable nous empêchant de rejoindre la Suède cette année, pas de clichés de derrière les fagots, pris front mais aussi backstage et depuis les différentes scènes du Sweden. Nous le regrettons et, surtout, présentons avec regrets nos excuses aux bands qui nous ont témoigné leur confiance et leur intérêt.

Foghat_Sweden_2014_0175.JPG (Foghat @ Sweden Rock Festival 2014)

Unfortunetely, we will not be able to share this year some pictures from Sweden Rock Festival 2015, shot from frontstage and beside the bands on stage while performing.
Sorry – and thank you to bands like DELAIN, KAIPA DACAPO, LUCIFER’s FRIEND, DARK TRANQUILITY, YARDSTONES, SPIKES’s FREE HOUSE and many more for their interest & comprehension.

ALBERT BLUES BAND fait son coming out ! Arlon, 05 juin 2015

18 ans après sa fondation, le moins blues de tous les blues bands – aka ALBERT BLUES BAND – présente à la presse l’enfantement de son dernier né: "Hey hey Rock’n’Roll". Nous avons eu le privilège et goûté la primeur d’une 1ère écoute, et cette galette est conforme à ce qu’on attend d’elle. Couillu comme un bâtard, le bébé se révèle être encore plus poilu à la seconde écoute – de ces poils bien gras et rugueux d’un monstre hirsute bestialement mis bas.
En prélude au concert release party de ce 05 juin 2015 (voir annexe ci-dessous pour le programme détaillé), conférence de presse rock’n’roll ce 29 mai 2015 pour ceux qui ont (ou n’ont pas/plus) le blues !
– Communiqué de presse – Press release :

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Communiqué de presse:
Sur la pochette de notre nouvel album, le nom Albert Blues Band apparaît … avec le mot blues barré et remplacé par le mot rock de ‘Hey hey rock’n’roll’. Nous devons donc bien avouer que nous ne sommes définitivement pas un groupe de blues pur et dur mais plutôt de classic rock 70’s où l’influence du blues reste cependant majeure.
Et nous avons voulu cet album dans la lignée des grands albums des 70’s où tous les styles musicaux s’entrechoquaient sans que personne n’y trouve à redire, bien au contraire. Chacun de ces grands albums de Deep Purple, Led Zeppelin voire Black Sabbath et un peu plus tard de groupes comme Lynyrd Skynyrd contenaient un paquet de titres bourrés d’énergie avec chaque fois 1 ou 2 morceaux plus calmes ou simplement bluesy.
Nous ne prétendons certainement pas que cet album arrive au niveau d’un Fireball, Masters of Reality ou Led Zepp III, loin de là, mais nous expliquons simplement que l’approche a été similaire. C’est du rock couillu, plein de guitares et nous sommes extrêmement fiers et heureux de vous le présenter en détail.
Albert joue de la guitare depuis sa prime adolescence, et bien qu’encore très jeune, il a stocké physiquement sur bandes ou dans sa tête des dizaines voire des centaines de riffs depuis ses débuts. La majorité des titres de l’album sont issus de ces trésors aux influences diverses … et il en reste encore beaucoup !
Donc sauf explication contraire, et à part l’une ou l’autre anecdote le concernant, il sera inutile de préciser qu’Albert est le compositeur majeur de cet album même si chaque autre membre du groupe a aussi contribué efficacement à chacun des morceaux. A part le cover de UFO, tous les textes sont de Denis.

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1. Freedom
Une intro à la basse digne de Cliff Williams, un riff instantané et c’est parti. La première phrase (« Ridin’ on a horse with no name ») est venue tout naturellement, avec en tête l’une des premières images du film Woodstock où l’on voit un des organisateurs, torse nu, les longs cheveux au vent rejoindre la scène en construction à cheval … bon ok la musicalité des mots vient du titre ‘A horse with no name’ d’America.
Et le titre dans tout ça, et bien encore une fois, la liberté qu’on pensait avoir trouvée après Woodstock .. et puis aussi surtout la liberté d’écrire un peu n’importe quoi comme paroles … il fallait juste qu’elles sonnent musicalement.

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2. Impossible love
Un morceau pop-stoner, c’est plutôt rare : ça démarre par une chouette mélodie et ça se termine par un final époustouflant aux relents sabbathiens (ou sabbathiques) et zeppeliens.
Le texte parle très sérieusement de ces nombreux cas d’amour difficile voire impossible. L’idée est venue de ces 2 jeunes à Sarajevo, elle musulmane, lui serbe qui voulaient tout simplement vivre ensemble. C’est un vieux thème récurrent : Roméo et Juliette, Harold et Maude, un Noir et une Blanche (ou l’inverse) aux USA dans les 50’s ou 60’s ou en Afrique du Sud, des homosexuels dans de nombreux endroits du monde, un extra-terrestre et une pompe à essence…

3. Hey hey rock’n’roll.
Du rock sudiste ? Ben oui on vient du Sud, non ? Il y a un peu de Lynyrd Skynyrd là-dedans ? Oui absolument … et c’est voulu, c’est un des groupes préférés du chef. Pour ce qui est des paroles, au départ, Denis voulait raconter l’histoire du rock en une chanson … mais même sur la longueur d’un cd (70’) ça aurait été trop juste. Il a donc résumé ça en quelques temps forts : les débuts dans les 50’s, la profession de foi de John Miles sur ‘Music’, le trou noir des 80’s au niveau de l’énergie ‘rock’n’rolliène’ et puis finalement 2 des grands sauveurs grunge, Kurt (Cobain) et Eddie (Vedder) : du rock avec à nouveau des guitares en avant.

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4. Rock’n’roll girl.
Ou ‘The canari song’. Albert a composé la musique de ce morceau dans sa cuisine, il y a longtemps déjà … et sa perruche sifflait en même temps.
On préface souvent ce morceau en concert en expliquant que lorsqu’on était ados (dans les années … euh…), dans le coin, il n’y avait quasiment que des mecs qui aimaient le rock, les filles étaient branchées sur les chanteurs à minettes (Frédéric François, Frank Michaël, Mike Brant, Art Sullivan et cie). Trouver une fille (pas trop moche de surcroît) qui aimait le rock à cette époque relevait quasi de l’impossible (bon Albert et Michèle font un peu figure d’exceptions). Alors que maintenant … waouh plein de filles aiment le rock … et c’est génial.
Au niveau musical, c’est plutôt un morceau pop … et le chant très bas au début est un clin d’œil à la cold wave … des années 80.

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5. Nothin’ to win.
LE blues de l’album. Morceau composé il y a pas mal de temps par Albert et Bernie (notre ancien guitariste). Albert y va d’un solo à la Mark Knopfler à faire tomber toutes les filles (cfr. Ci-dessus).
Le thème et la 1ère partie du morceau sont fortement influencés par le film ‘American beauty’, la 2° partie est un final alternatif du film … où Kevin Spacey est beaucoup moins cool que dans la version originale.

6. Back to the Middle Ages.
Tout d’abord, on aurait dû dire ‘Middle Age’ au singulier … mais ça sonnait mieux avec le pluriel … et puis merde on fait du rock, on fait ce qu’on veut.
Morceau très énergique comme la plupart des titres du cd, mais aussi plein de colère contre toutes les abominations que l’on rencontre dans le monde aujourd’hui aussi bien par des terroristes sauvages qui n’ont aucune excuse pour les décapitations, l’esclavagisme, la destruction de cultures ancestrales … que pour un monde ultralibéral, ultra-capitaliste qui poussent des milliers voire des millions de gens à la rue … juste comme au Moyen-Âge.

7. Music.
Idée de Denis d’un morceau psychédélique avec de la wawa et tout et tout dans lequel tout fan absolu de musique se reconnaîtra au niveau du texte. A l’arrivée, ce n’est pas si psychédélique que ça mais c’est un morceau léger qui contraste avec le précédent et qui en est finalement l’antidote nécessaire.

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8. You are a winner.
L’année dernière, on a sorti le titre ‘We are the winners’ pour l’équipe nationale belge de foot (cfr. n°12). Comme ce titre reprenait les noms des joueurs présents à la Coupe du Monde 2014, on savait très bien que sa durée de vie serait limitée … mais on avait déjà prévu d’en faire une autre version destinée à celles et ceux qui ont un petit coup de mou dans la vie.
Soit on se laisse aller, soit on se bat : nous proposons la 2° solution (testée et vérifiée) : on doit se dire qu’on est un ‘winner’ et pas un ‘loser’. Et la mélodie entraînante du morceau doit donner envie de se remotiver à faire quelque chose de bien de sa vie. Méthode Coué en fait. On a donc appelé cette version la version « psychologique » à défaut d’un autre terme plus approprié… c’est vrai finalement, on pourrait l’appeler la « Version Coué ».

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9. A life.
Au départ, on voulait faire notre ‘Stairway to heaven’ tant au niveau musical qu’au niveau des paroles. Vincent s’est donc isolé ¼ h pour pondre cette superbe mélodie sur laquelle Albert a tout de suite trouvé de magnifiques accords en arrière-plan, idem pour Coco et Mickaël qui se permettent même un simili solo chacun en fin de cette version longue. Par contre, Denis ne parvenait pas à trouver une mélodie chant convenable pour une aussi belle chanson. Par contre, les paroles qui auraient dû avoir un double sens mystique similaire à celui de Robert Plant sont venues plus naturellement mais aussi de manière beaucoup plus prosaïque : elle parle tout simplement de notre vie (version masculine) …
…et la mélodie chant dans tout ça ? Ben c’est aussi Vincent qui l’a trouvée, dans un univers plus pop que le reste de l’album …
… et à propos finalement, ça n’a pas sonné comme du Led Zepp mais plus comme du Scorpions … et c’est très beau aussi.

10. Prince Kajuku.
Seule reprise de l’album alors qu’on s’était dit il y a quelques années que faire un album avec 5 compos et 5 reprises serait déjà pas mal. On est donc extrêmement content de notre travail.
Ce morceau est extrait du 2° album du groupe UFO : UFO 2 Flying … avec comme sous-titre ‘One hour space rock’ qui décrit exactement le style musical de la période 69-72 de UFO (l’autre grand space rock band à l’époque étant Hawkwind avec un certain Lemmy à la basse). Les paroles sont à l’unisson de la musique, très orientées science-fiction.

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11. A life (Radio Edit version)
Une version écourtée de ‘A life’ au cas où les radios trouveraient la version originale trop longue … mais ça serait dommage de ne pas passer la version longue avec l’intro à la guitare et le duo basse-batterie à la fin du morceau.

12. We are the winners
Ca faisait déjà longtemps (bien avant la Coupe du Monde en Afr. Du Sud) que Denis voulait écrire un hymne en l’honneur des Diables Rouges, même aux pires moments de l’équipe nationale, histoire de rebooster le moral des troupes.
Par une belle nuit de l’automne 2013, il a rêvé une mélodie et des paroles pour cette chanson … à noter que c’est aussi dans ses rêves que sont nés les refrains de Hey hey rock’n’roll et de Rock’n’roll girl ainsi que l’intro de Music.
Cette fois, c’était donc plus concret et il a proposé le morceau aux autres membres du groupe qui ont été assez enthousiastes … sauf Albert qui avait peur que le groupe perde sa crédibilité rock’n’roll. Mais le but était justement de faire un morceau de rock pour une équipe de foot comme ça se fait souvent en Angleterre où rock et football sont intimement liés. Après moult palabres, tout le monde s’est mis au boulot et ce morceau est vraiment le résultat d’un travail d’équipe même si la mélodie de départ, le texte et la structure viennent de Denis.

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Cette chanson est sortie l’année dernière mais avait déjà été enregistrée fin 2013 et a donc été écrite en l’honneur des ‘Diables…’ euh de l’équipe nationale belge de football. Universal ne nous ayant pas autorisés à utiliser le surnom de l’équipe nationale belge, nous avons dû changer les paroles d’un couplet…
… et comme certains joueurs ont été repris en dernière minute, une dernière version a été remise à jour, juste avant la Coupe du Monde.
On espérait (sans trop y croire quand même) que ce titre deviendrait l’hymne officiel de l’équipe belge … ils ont préféré Stromae dont le morceau n’a absolument rien à voir avec le foot … mais bon ça, c’est le business … on est quand même passé quelques secondes lors d’une des émissions foot de la RTBF et ce morceau nous a permis d’enchaîner 4 concerts en moins de 21 heures lors des fêtes de la musique 2014 dont le dernier à Izel juste après le but d’Origi contre la Russie.
Rendez-vous donc ce 5 juin 2015 à l’Entrepot (Arlon) pour la release party !

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En annexes: 3 doc from the band
– Programme de la Release Party @ Arlon le 05 juin 2015
– "Albert Blues Band en quelques lignes"
– "Historique Albert Blues Band"