Now online : NASHVILLE PUSSY @ Sjock Festival 2025

Now online et toujours dans notre GALERY de portraits Intensities in 10s Cities : From Backstage to Frontstage, All The World Is A Stage. Et, as usual, pas de chipotage ni de bidouillage avec les photos comme vous en voyez partout ailleurs. Non: ici, c’est NO f*cking Photoshop. NO damn Ligthroom. NO bullshit RAW format. NO holy crap numeric nor digital overdub. NO a.i. feature (artificial intelligence sucks) : ONLY pure one-shot JPEG. Parce que shooter live, c’est comme le real rock’n’roll: c’est spontané, c’est brut de décoffrage et surtout ça doit le rester…

NASHVILLE PUSSY @ SJOCK Festival, Gierle – 13 juillet 2025

Op sjock gaan. Ou, en patois local: partir en ribote. Ce qu’a manifestement fait NASHVILLE PUSSY – du moins Blaine Cartwright – déjà présent sur site vendredi avant même l’heure d’ouverture des portes du festival alors que le band ne monte sur les planches que le surlendemain dimanche en début d’après-midi. C’est dire combien Cartwright n’est pas né de la dernière pluie en matière de working hard playing hard, évoluant ici en terrain connue en qualité d’habitué du SJOCK (non seulement avec NASHVILLE mais également avec son projet parallèle NINE POUND HAMMER) et toujours accompagné de sa chère Ruyter Suys qui lui partage les vocals et les guitares au sein des PUSSY.

Le quatuor tue le temps backstage juste avant de monter sur scène en se gargarisant au Jack Daniels dont la bouteille passe de bouches en lèvres et de glottes en amygdales, entre deux rasades de bière et quelques (impressionnants) étirements pour Ruyter Suys qui s’échauffe le corps, plus féline que jamais avant de bondir sur scène à l’instar d’une tigresse en chaleur…

The DARTS ne sont pas en reste backstage en taquinant la bouteille en compagnie de NASHVILLE PUSSY. Restées manifestement au SJOCK alors qu’elles jouaient hier samedi, ça rigole ferme avec Peter van Elderen (de Peter Pan Speedrock) qui se joint aux deux bands pour passer du bon temps et prendre la pause. C’est que les lascars semblent bien se connaître et plus encore s’apprécier. Cette complicité continue de plus belle backstage une fois Blaine, Ruyter & compagnie partis à l’assaut d’un public tout acquis à leur cause.

NASHVILLE PUSSY, plus nasty et dirty que jamais, reste fidèle à sa réputation et à son image de rock’n’roll sale et salissant, entre giclées de Jack Daniel’s dans le public et à-fonds de bière au chapeau. Sex, fun and dirty nasty rock’n’roll from Atlanta, Georgia : what else, George ?! Il n’y a qu’un NASHVILLE PUSSY car on ne saurait tout simplement pas en concevoir deux de la même trempe. Et ce n’est pas le plateau de fromages belges qu’ils se font servir en milieu de soirée avant le set de MOTHERWOLF dans leur container-dressing room qui est le plus anecdotique…

Now online : WOLFMOTHER @ Sjock Festival 2025

Now online et toujours dans notre GALERY de portraits Intensities in 10s Cities : From Backstage to Frontstage, All The World Is A Stage. Et, as usual, pas de chipotage ni de bidouillage avec les photos comme vous en voyez partout ailleurs. Non: ici, c’est NO f*cking Photoshop. NO damn Ligthroom. NO bullshit RAW format. NO holy crap numeric nor digital overdub. NO a.i. feature (artificial intelligence sucks) : ONLY pure one-shot JPEG. Parce que shooter live, c’est comme le real rock’n’roll: c’est spontané, c’est brut de décoffrage et surtout ça doit le rester…

WOLFMOTHER @ SJOCK Festival, Gierle – 13 juillet 2025

Op sjock gaan. Ou, en patois local, partir en ribote, sortir faire la fête. A la veille de sa 50ème édition, on peut dire que le festival fait perdurer le mythe et que op sjock gaan n’est pas une simple vue de l’esprit une fois les grilles franchies. Quant à la bande à Andrew Stockdale, elle les franchira et arrivera dans l’Artists Village sur le tard, en début de soirée seulement, pour honorer leur place en haut de l’affiche de cette troisième et dernière journée de SJOCK Festival.

Un power trio n’est jamais décevant. Jamais ! Et WOLFMOTHER ne fait pas exception à la règle, même si la configuration du band articulé autour de l’indétrônable Stockdale n’est plus identique à celle de notre dernier face-à-face au Cabaret Vert il y a 2 ans où le band était encore quatuor. Le caractère dépouillé, totalement dépouillé de la scène impressionne, interroge: hormis la batterie, la basse et la guitare qui attendent leurs propriétaires, hormis deux ou trois retours également, la scène est vide, totalement vide. Pas le moindre ampli, pas la moindre tête d’ampli, pas le moindre caisson. Backstage, derrière le rideau de fond de scène ? Pas la moindre trace non plus. Dissimulés sous la scène ? Probablement…. Cette sobriété visuelle et ce dépouillement le plus absolu rendent la scène plus impressionnante encore que l’effet d’un mur d’amplis planté de part et d’autre de la batterie. La sobriété et la distinction par le dépouillement sont ce soir signe de top-classe master-chef pour WOLFMOTHER.

Arrivés backstage une chope à la main tous les trois, Andrew Stockdale – sa guitare en bandoulière – et ses deux acolytes s’en partent à l’assaut de la mainstage. La démonstration de force peut commencer et se prolongera une bonne heure durant, clôturée par le seul rappel du festival. Inclassable, à la croisée des chemins entre hard-rock, psychédélique, stoner, blues-rock et heavy metal, WOLFMOTHER réussi à nous surprendre et à nous prendre à contre-pied à chacune de ses prestations. C’est pour cette singularité et pour son indéniable charisme qu’on l’apprécie tant…

Ruyter Suys, plantée à nos côtés et ne perdant pas une miette du show, rejoint finalement Stockdale sur scène quelques secondes pour le bouquet final en compagnie de sa tour manager qu’elle accompagne un court instant sur scène jusqu’au micro d’Andrew avant de les laisser tous deux aux vocals. Trop donné ce weekend, pas envie d’en rajouter encore, nous hurle-t-elle à l’oreille quand on lui demande pourquoi ne pas être restée plus longtemps sous les projecteurs. Le plateau de fromages servi peu avant le concert, par contre, elle et ses complices de NASVHILLE PUSSY ont grandement apprécié, nous glisse-t-elle en se pourléchant les doigts.

WOLFMOTHER peut terminer son show et clôturer le SJOCK # 49: Alexx McConnell, le bassiste, m’étreint au sortir de scène comme s’il devait partager au plus vite avec le premier venu tout son surplus d’énergie qu’il a du mal à contenir encore, et le communiquer physiquement, tactilement pour décharger tout son trop-plein de satisfaction et d’excitation. Ce 49ème SJOCK se termine en beauté après avoir tenu toutes ses promesses et bien plus encore. Mais que nous réserve sa cinquantième édition qui semble entourée d’un si grand secret déjà dans les coulisses et backstage…?!

Now online : The BELLRAYS & REFUSED @ Sjock Festival 2025

Now online et toujours dans notre GALERY de portraits Intensities in 10s Cities : From Backstage to Frontstage, All The World Is A Stage. Et, as usual, pas de chipotage ni de bidouillage avec les photos comme vous en voyez partout ailleurs. Non: ici, c’est NO f*cking Photoshop. NO damn Ligthroom. NO bullshit RAW format. NO holy crap numeric nor digital overdub. NO a.i. feature (artificial intelligence sucks) : ONLY pure one-shot JPEG. Parce que shooter live, c’est comme le real rock’n’roll: c’est spontané, c’est brut de décoffrage et surtout ça doit le rester…

REFUSED & The BELLRAYS @ Sjock Festival, Gierle – 12 juillet 2025

On peut s’étonner que REFUSED soit tête d’affiche du SJOCK #49 alors que les Suédois ne sont pas vraiment en phase ascensionnelle et même plutôt en sacré perte de vitesse comparativement à d’autres pointures à l’affiche qui auraient bien mieux fait l’affaire. On peut même avouer qu’ils nous déçoivent grave et même qu’ils nous pompent le dard avec leur rock-militant sous bannière palestinienne.

Ce n’est pas que leur ligne de conduite socialiste révolutionnaire straight edge et militante soit antinomique à nos valeurs, mais il y a l’esprit et la lettre. Peut nous chaut leur combat en faveur des droits des animaux ou d’une quelconque autre bonne cause moyen-orientale, si au moins leur ligne musicale tenait la route. Mais ce n’est malheureusement pas vraiment le cas: entre splits, ruptures et reformations, les séquelles sont manifestes et le band n’en porte plus que le nom sous des apparences trompeuses et une carrière en dent de scie. Ils se démènent, les bougres, mais la sauce ne prend pas – à moins que ce ne soit nous qui soyons totalement disruptif à leur égard ? Un set qui ne marquera pas les annales du SJOCK qui peut se prévaloir de beaucoup mieux au cours de ses 49 éditions.

Tout l’inverse de The BELLRAYS. Leur ligne de conduite annonce la couleur sans ambage : Maximum rock’n’soul : punk is the preacher, blues is the teacher. Avec leur mélange de rock ‘n’ roll puissant, de jazz et de soul influencé par le punk-rock et le hard-rock, les Californiens envoient du lourd avec du matériel très basique loin d’un son propre et léché. Du gras et du sale comme on aime, avec une âme et de la consistance…

A l’image d’une version bêta de Mother’s Finest, The BELLRAYS annoncent la couleur mais en moins trash et en moins déjanté, compensant au moyen d’une même puissance de feu et d’une force de frappe à peine inférieure. Un set et un band qui s’inscrivent parfaitement dans la philosophie op sjock gaan qui nous tient tant à coeur depuis que l’appellation du SJOCK Festival nous a été révélée comme les Tables de la Loi…

COSMIC PSYCHOS, AGNOSTIC FRONT,… @ SJOCK Festival – 06 juillet 2024 (part 1)

La 48ème édition du SJOCK est probablement semblable à ce que fut la 32ème ou à ce que sera la 64ème. L’ADN du plus ancien festival belge en est sans doute l’explication : punk, rock, rockabilly, garage et roots, le tour d’horizon est large tout en étant à la fois excessivement restreint. Il n’y a qu’un SJOCK et ce qu’on y trouve et ce qu’on y entend tient à la fois de l’originalité et de la spécificité quand pas tout simplement du mainstream – mais de ce mainstream qu’on ne rencontre que dans ces festivals un rien décalés, un peu déjantés et tout à fait hors des sentiers battus.

Au SJOCK, on est aux antipodes de ce que le commun des festivaliers attend et espère trouver où que ce soit ailleurs qu’au SJOCK. Et c’est bien pour cette raison que le plus vieux festival belge demeure encore et toujours Your Rock’n’Roll Highight of the Year ! Sans se prendre la tête, sans gros coup et sans chichi, le staff et le crew du SJOCK sont de ceux (et de celles) qui ne se la pètent pas. Pas plus que les stars et les bands qui n’ont ici pas de caprices à formuler. Ici, on est en famille, punt aan de lijn.

Backstage, tout le monde est logé à la même enseigne et partage la même cantine et le même bar : la sécurité, les roadies, les guests, les crews, les techniciens, le staff, les photographes… et les bands. On s’abreuve à la même pompe à bière, on se fait servir les mêmes pistolets fourrés à la demande, et on remet en peinture les mêmes urinoirs. Certes, les bands bénéficient bien de « loges » dans les baraquements constituant le modeste Artists Village (qui n’en porte que le nom), mais c’est comme s’ils préféraient la cantine partagée pour boire un verre avant de monter sur scène ou s’enfiler un spaghetti bolo à l’issue de leur set. Et c’est pour ça qu’on adooooore le SJOCK, qu’on adoooooore son staff et son crew, et qu’on adooooore tout ceux qui gravitent autour et alentours de ce festival sans nul pareil dans notre petit Royaume.

Notre samedi sera égayé de bien des moments chauds-boulette, rock’n’roll ou complètement décalés, et de de bien des rencontres à haute-valeur ajoutée toujours. Sans conteste aucun, tiennent le haut du pavé AGNOSTIC FRONT d’abord (que nous découvrons live on stage) et COSMIC PSYCHOS (que nous retrouvons deux ans après leur dernière prestation ici-même) qui décrochent notre palme absolue. Quelle palme ? THE palme !

Le blouson noir à capuche de Vinnie Stigma qui, comme nous, attend sagement son sandwich arbore un fier New York Hardcore 1982. Ce qu’on peut voir de ses membres supérieurs et inférieurs est couvert de tatouages à l’instar de son crâne incrusté d’une belle araignée dans sa toile. Et dire que cette petite boule d’énergie brute arpentait rageusement (mais le sourire aux lèvres) la scène de long en large il n’y a que quelques minutes encore, quand ne fonçait pas dans le public sa guitare en bandoulière et, entouré (protégé) de ses gardes-du-corps, orchestrait un mosh pit / pit-circle, planté en son centre comme au calme dans l’oeil d’un cyclone dévastateur.

Le hard-core d’AGNOSTIC FRONT est, à l’inverse de quantité d’autres, intéressant. Intéressant car plaisant, festif, joyeux, second degré, tout le contraire de ces bands hard-core qui, pour leur grande majorité, jouent à faire peur, jouent les méchants garçons. Les gars d’AGNOSTIC FRONT le sont : pas besoin pour eux de jouer à faire comme, ni de simuler. A l’instar de COSMIC PSYCHOS qui s’en suit sur la mainstage, ils sont de la trempe de ceux dont on s’imbibe et dont on s’imprègne, de ceux qu’on vit live on stage, pas de ceux qu’on écoute sur sa platine confortablement installé dans son living.

D’ailleurs, qu’est-ce qui a moins de saveur qu’un COSMIC PSYCHOS sur CD une fois (une seule fois!) qu’on a pu voir ce power-trio en live ?! Avec AGNOSTIC FRONT from New York City et COSMIC PSYCHOS from Down Under, c’est comme si ces extrêmes géographiques s’étaient donné rendez-vous à mi-chemin chez nous pour faire trembler la planète Terre.

Toujours une bière à la main (quand pas une dans chaque main) tant sur scène que backstage, on a pu observer nos Australiens préférés passer l’après-midi à pinter de-ci de-là. Et quand on lit attentivement les quelques photos ci-dessous, on comprend mieux de quoi il en retourne…! Le trio n’a ainsi pas changé d’un iota depuis leur dernier passage ici-même. Ah si, le visage de John Mad Macka McKeering est maintenant garni d’une généreuse barbe grise bien fournie à la manière d’un bushman ayant passé plusieurs mois dans l’outback. Ross Knight boite quelque peu, comme si à force de jouer avec leurs flingues il s’était accidentellement tiré une balle dans le genou. Dean Muller quant à lui semble plus cow-boy fringant que jamais, même si ses multiples tentatives (ratées) de récupérer ses baguettes lancées en l’air depuis sa batterie n’avaient comme seul but que de le rendre plus hilare encore.

Car sur scène, COSMIC PSYCHOS demeure de l’entertainement pur jus, voire pur gras lorsque Mad Macka exhibe sa panse sur l’avant-scène pour nous la jouer danse-du-ventre du plus crade effet. Côté sonorisation, ça mouline ferme dans les chaumières et la bande-son est à l’image de la mise en scène : simple, simpliste, et même simplissime mais foutrement efficace et bougrement destructrice. A l’instar d’AGNOSTIC FRONT, COSMIC PSYCHOS nourrit son homme à la manière d’un spaghetti sur table, les mains dans le dos : t’en prends plein la tronche avec finalement pas grand chose – aux antipodes d’un cinq services présenté dans de la vaisselle de porcelaine.

Mais au moins, tu sors de table rassasié – pas comme avec la nouvelle cuisine. Cassoulet garni versus cuisine moléculaire : au SJOCK Festival, on est dans l’authentique qui te cale l’estomac. Au SJOCK, on est plus dans le bouchon lyonnais que dans le léché de chez Bocuse : ils ne sont pourtant pas loin l’un de l’autre, géographiquement parlant, mais tellement sur une autre planète. Planet rock’n’roll. Merci la famille SJOCK – et surtout: total respect.

SJOCK Festival – feat. GRADE2, Ty SEGALL, NOBRO, The CHATS,… 06 juillet 2024 (part 2)

Le SJOCK, Your R’n’R Highlight of the Year (48ème du nom), a une nouvelle fois tenu toutes ses promesses, même si notre passage sur le site se limite à la seule journée du samedi 06 juillet 2024. Mais avec les fêlés bushmen de COSMIC PSYCHOS à l’affiche sur la mainstage précédés des fous furieux d’AGNOSTIC FRONT (voir par ailleurs), la journée ne pouvait s’annoncer que fortement houblonnée, méchamment destructrice et foutrement déjantée (voir ici). Et de fait: le pire n’est jamais décevant. Mais avant le plat de résistance, quelques amuse-gueules et autres gâteries en dessert…

Les belles de NOBRO chauffent les esprits avec un set propret mais énergique qu’elles délivrent sur la mainstage en ce milieu d’après-midi, avant que GRADE2 ne prenne le relai avec un punk-rock aussi classique qu’authentiquement british. THE COUNTRY SIDE OF HARMONICA SAM amène un peu de calme, sous le chapiteau surchauffé cette fois.

Ty SEGALL délivre quant à lui un set de toute beauté à la nuit maintenant tombée, comme un ovni de technicité énergique et de virtuosité précautionneusement emballée. Le band groove et emballe efficacement, mais surtout contraste de propreté et de préciosité avec le reste de l’affiche. The CHATS clôturent quant à eux la soirée du samedi d’une bien pâle manière avec un punk-rock aussi poussif que soporifique et creux, à l’instar de l’erreur de casting Eagles of Death Metal de la précédente édition, serions-nous tentés d’écrire. Mais il est vrai qu’après AGNOSTIC FRONT et plus encore COSMIC PSYCHOS,…

Now online : SJOCK FESTIVAL 2023 – Your Real R’n’R Highlight of the Year !

Le SJOCK festival reste incontestablement unique d’année en année, et depuis des décennies maintenant (bientôt 5 !). Sans pareil non seulement de par son affiche qui annonce des formations à la prestation parfois unique ou quasi en Europe. Et sans équivalent car le SJOCK est avant tout comme une grande famille où, d’un côté comme de l’autre de la scène, les mêmes têtes sont fidèles à ce rendez-vous annuel: que ce soit pour faire la fête ou pour bosser, le SJOCK demeure bel et bien Your R’n’R Highlight of the Year.

Now online et plus encore dans notre galerie de portraits : last & latest footages, shootings & reviews « From backstage to frontstage ». NO Photoshop. NO Ligthroom. NO RAW format. NO numeric nor digital overdub : ONLY pure one-shot JPEG !

SJOCK Festival 2023 : Fu Manchu, Marky Ramone, Zeke, The Spits, Eagles Of Death Metal,… 08 juillet 2023

Comme on l’apprécie, notre annuel et sans pareil R’n’R Highlight of the Year! Le thermomètre affiche 34° à l’ombre et, une fois n’est pas coutume, la soirée campinoise sera d’une anormale douceur. Et quand on parle de douceur, on ne fait référence qu’à la température – pas à l’affiche de cette 47ème édition qui, ne nous y détrompons pas, oscille toujours entre garage-rock, punk et punk-rock quand pas bluesy ou tout simplement boogie et vintage. Seule ombre au tableau de ce samedi 08 juillet 2023, un mièvre, mou et tout bonnement soporifique EAGLES OF DEATH METAL qui officie pourtant en tête d’affiche de cette seconde journée.

Erreur de casting de la part de la programmation ? On ne le saura jamais, même si le public réserve néanmoins un accueil chaleureux aux rescapés du Bataclan, pourtant si éloignés de l’ADN du Sjok. D’ailleurs sans doute vivent-ils aujourd’hui davantage sur leur « acquis », sur leur macabre et lugubre renommée que sur leur production pour le moins inégale et leurs mièvres prestations (comme nous l’avions déjà tristement constaté lors de l’édition 2019 du Hellfest).

Un show affligeant tant sur le fond que sur la forme – le cheveu dans la soupe de cette programmation qui affiche pourtant traditionnellement un sans faute. Depuis le drame du Bataclan, on savait Jesse Hughes parano ou mytho – quand pas tout simplement gros con (oui, gros con, après ses lamentables prises de position limite complotistes postévénements): ce soir, c’est escorté de deux gardes du corps qu’il quitte son tour-bus pour monter sur scène alors qu’il s’est baladé tout l’aprèm backstage comme si de rien n’était. Soit. Soit.

Hormis ce faux pas, le samedi 08 juillet 2023 affiche néanmoins un tableau de chasse pour le moins relevé. A tous seigneurs, tous honneurs – au pluriel car deux formations briguent incontestablement la palme de l’auteur de la claque de la journée: FU MANCHU ou Marky RAMONE ? Marky RAMONE ou FU MANCHU ?

Longtemps encore nous souviendrons-nous de ce premier face-à-face avec le quatuor californien qui met littéralement le feu aux planches du SJOCK. Les maîtres du stoner (parmi certes quelques autres pointures de classe mondiale de leur acabit) nous assènent une trempée de derrière les fagots en délivrant le set parfait – ou quasi.

Une puissance de feu redoutable, un mur du son impénétrable et une rythmique métronomique pour une prestation ébouriffante sans chichi sans manière qui balaye une bonne partie de leur discographie. Ce dernier concert clôture de main de maître un European Tour rikiki mais totalement maousse costaud. FU MANCHU décape. FU MANCHU dépote. FU MANCHU règne. Ô my Godness.

Autre règne, autres temps, autres lieux, autres moeurs : sur la côte Est cette fois, règnent à New York de manière impériale dès les mid-seventies les frères RAMONE’S. Le dernier des survivants de cette glorieuse épique époque (et tic et toc) se prénomme Marky. My name is RAMONE, Marky RAMONE. Après quelques pompes devant la porte de sa dressing room pour se chauffer les muscles, notre fringuant septuagénaire moulé dans un short legging noir se dirige alertement vers la scène. On ne perd pas une miette de ces moments sans pareils et collons (discrètement) aux basques d’une de ces dernières légendes vivantes de la grande époque du punk-rock US.

La tignasse plus qu’abondante, noire de jais comme c’est Dieu pas possible, le lascar (extravagamment perruqué, faut pas pousser) n’a rien perdu de sa superbe ni surtout de sa forme jouvencelle. Efficacement entouré de trois acolytes du meilleur ton, bien à l’image, en symbiose et dans le moule parfait de leurs illustres prédécesseurs qui tiraient plus vite que leur ombre, le Marky RAMONE’s Blitskrieg nous déroule le plus que parfait best-of de la discographie RAMONES.

Comme un moment d’intemporalité… Flash back et madeleine de Proust, plongée en profondeur presqu’en apnée dans nos plus tendres années R’n’R High School non sans une encombrante boule au ventre en repensant à toutes ces années écoulées depuis. Coup d’oeil sur la set-list scotchée sur les planches avant que le set ne commence: le rappel mentionné avec un point d’interrogation restera sur papier, et uniquement sur papier: ce n’est pourtant pas faute d’avoir été réclamé à corps et à cri par un public chaud comme une baraque à frites…

Les Amerloches sont décidément à la fête ce samedi, et d’une côte à l’os – pardon: d’une côte à l’autre. Retour sur la West Coast: c’est de Seattle qu’arrive un autre quatuor dans la plus pure veine des 4 frères New-Yorkais : ZEKE. Comment dire, comment dire…? ZEKE doit être l’enfant caché de MC5 et des Stooges concu lors d’une partouse avec les Ramones – quant à connaître l’identité de la mère porteuse présente à cette partie de jambes en l’air….

Un set d’un seul tenant empêchant le plus affûté des néophytes de comptabiliser le nombre de morceaux joués tant ils s’enchaînent à la ramasse. Ca vous situe le niveau, ça te situe le style, ça situe l’intensité de la rafale? de quoi ramener la plus performante des sulfateuses au niveau de la cadence de tir d’un lance-pierre…

De quoi faire passer The BOOGIE BEASTS qui prestent dans le chapiteau pour des enfants de choeur à qui l’on donnerait le Bon Dieu sans confession. Le trio qu’on avait vu la dernière fois sous cette formule à trois est maintenant quatuor devenu, et la formule est 200% gagnante. Si passer de 100 à 200% est toutefois une vue de l’esprit, la formation n’en manque pas non plus, et ce n’est pas peu dire sous un chapiteau que The BOOGIE BEASTS transforment en fournaise. 100° ne brûle pas moins que 200° quand on met le doigt dedans la flamme…

From Kalamazoo, Michigan, (avant de migrer à Seattle, eux aussi) encore des Ricains qui ont traversé l’Atlantique rien que pour nous: en ouverture d’après-midi, tâche souvent ingrate, The SPITS lacent les hostilités de cette seconde journée de Sjock. Basique voire élémentaire, sans trop de relief non plus, leur leur folk-garage-punk est à l’instar du titre de leurs six premiers albums très savamment prénommés I, II, III, IV, V et VI. Du petit lait pour commencer la journée, quoi. Qu’on terminera le lendemain même heure quasi avec HOLY GHOST qui nous revient du Danemark, sur la mainstage cette année contre le marquee lors d’une précédente édition.

Your Rock’n’Roll Highlight Of The Year a une fois de plus tenu toutes ses promesses et n’a pas démenti sa réputation. Comme le bon vin, il bonifie avec l’âge en se dirigeant à petit pas vers sa 50ème édition en pulvérisant même son record d’affluence le dimanche en accueillant pas moins de 11.000 festivaliers. Ou comment rester convivial et familial, Petit Poucet dans la cour des Ardentes et autres Baudet’stival qui, le même weekend, ne jouaient manifestement pas dans la même catégorie: on parle ici de Your R’n’R Highlight Of The Year, pas de guimauve, de soupe ni d’insipide variété électronique pour adolescent(s) pas encore secs derrière les oreilles …

Now online : SJOCK Festival 2022 (established 1976)

Il aurait tant et tant à dire au sujet du SJOCK, le plus vieux festival toujours en activité du Plat Pays. Il y aurait tant et tant à raconter que, ma foi(e), on va vous le raconter ici-même – et nulle part ailleurs, puisque vous aurez constaté qu’aucun média mainstream ne s’en fait l’écho.

Affiché dans le backstage :STAGE RULESFirst rule : respect the time schedule ! If the change over is 30 minutes, be ready to start your show after these 30 minutes. We don’t care if it takes 60 minutes to set up and check out your gear, monitors, sound, backdrop, merchandise stand,… socializing with fans, comb your hair or wig, go to the toilet… These extra 30 minutes will be taken out from you set — your playing time wille be shortened !! Our stage crew can and will stop your show.

Second rule : remember why you are standing on this stage. Play like it’s the last time you’ll ever set a foot on a stage. Kill them all !! Cheers and enjoy you show !

Kill them all ! Il n’y a vraiment qu’au SJOCK qu’on peut lire ces stages rules affichées sur les rampes qui mènent aux scènes. Et vous savez quoi ? Nous, on adooooooore le SJOCK FESTIVAL. Tout simplement parce qu’il est unique en son genre, ou plutôt en ses genres. Now online et au jour le jour dans notre galerie de portraits ! Pure one-shot JPEG, of course. No Photoshop. No Lightroom. No .raw format !