Tokyo Tapes, 1978 – premier album live de The SCORPIONS, à la fois fondateur et aboutissement d’un parcours initiatique sans faute. Tokyo Tapes, 1978 – tournée au Japon qui s’avère être la dernière d’Ulrich ROTH au sein du combo avant de partir fonder son propre groupe Electric Sun. 1978: nous allions naïvement mais gaillardement sur nos 14 ans quand ce double live nous explose à la gu…



Près de 50 ans plus tard, c’est ce même Uli Jon ROTH qui nous téléporte dans notre juvénile passé seventies. Polar Nights, Hell Cat, Sun in my Hand, autant de titres chantés par ROTH sur Tokyo Tapes qu’il nous délivre ce soir sur un plateau d’argent en nous performant l’intégrale de l’album Virgin Killer (1976) et une bonne partie de In Transe (1975) pour célébrer le demi-siècle d’existence de ces deux albums fondateurs de The SCORPIONS à l’époque où il en était encore le copilote.



Virgin Killer joué intégralement en live pour la première fois, et sans doute la dernière également. Avec en apothéose In the Park jamais performé par SCORPIONS en plus de 5 décennies de tournées intercontinentales, que ROTH nous offre à l’occasion de sa tournée mondiale qui fait halte à Ittre. Il nous gâte, le coquin lutin qui semble être resté musicalement et vestimentairement coincé dans le labyrinthe du temps. Frissons… Les longs extraits de In Transe dont il nous gratifie ensuite clôturent en beauté un set explosif au parfum à la fois suranné, mélancolique et nostalgique. Comme pour nous rappeler que les Allemands, avant de virer guimauve et balades sirupeuses dans les années ’80 et connaître un prestige planétaire, ont contribué dans les seventies à consolider les fondations d’un rock’n’roll encore jeune, avant de revenir depuis peu à leur recette traditionnelle quatre décennies plus tard et fêter l’année dernière leur 60ème anniversaire – excusez du peu.



La soirée avait toutefois extrêmement mal commencé avec un premier set des plus soporifiques, voire des plus pathétiques qui soient – pour rester respectueux envers ce personnage au parcours hautement respectable. Seul sur scène, accompagné d’une bande-son pitoyable comme pas possible (cordes, claviers et percussions), Uli Jon ROTH nous balance ses arpèges au travers d’une espèce de Rondo Veneziano du pire effet trois-quart d’heure durant, avant la délivrance qu’apporte un intermède annonciateur d’un second set d’anthologie. Entouré d’une belle brochette de performers, le lascar se fait ainsi pardonner tout en permettant à Virgin Killer et à In Transe de demeurer à dater de ce soir albums plus fondateurs que jamais…




