GIRLS in HAWAI + « F*****G MYSTERY BAND » + BABYLON CIRCUS + VISMETS @ Ward’in Rock Festival 2014

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Quand on entend des réflexions du style « Les ruraux sont de sortie, les bouseux font la fête » (sic), on sait directement à qui on à affaire. En l’occurrence, à des citadins pour le moins boursoufflés de préjugés ringards, à l’image de leur 4×4 qui n’a jamais sans doute affronté la moindre once de boue ni jamais quitté les bouchons de l’Avenue Louise. A l’instar de leurs conducteurs demeurés tout aussi englués dans leur snobisme pédant de fin de lignée, de fin de race. Car, oui Môssier, on sait s’amuser sur le Plateau Ardennais. La preuve en est: le Ward’in Rock Festival, 18ème du nom et donc bien rodé, reste une bien belle fête champêtre agrémentée de bien beaux noms – basta.

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Les cuivres survoltés de BABYLON CIRCUS sont la première des deux têtes d’affiche du vendredi soir, dans un marquee où la condensation qui suinte de la toile du chapiteau résume à elle seule la densité du show et la sueur qui s’en dégage. GIRLS IN HAWAI clôture l’affiche de ce premier soir en offrant l’avant-dernier concert d’une série de près de cent dates – excusez du peu.

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Le groupe ayant sérieusement gagné en maturité et en assurance depuis leur dernière prestation ici-même il y a quelques années, notre souvenir d’un groupe gentillet de pop-rock sans beaucoup de relief en a pris pour son grade. GIRLS IN HAWAI, quand il se lâche, peut en effet sortir les griffes, et de gentil Garfield se muer en vilain matou qui renoue avec son instinct de félin et de prédateur. Pas assez souvent à notre goût certes, mais là n’est pas non plus la destinée de GIRLS IN HAWAI

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Que penser des Français de F.M.B. ? Nous les appellerons en effet de la sorte: FUCKING MYSTERY BAND, par sarcastique respect de leur droit à la non-image qu’ils revendiquent. Après le « Pas de bras? Pas de chocolat…« , inaugurons le « Pas d’image? Pas de nom…« . Ce collectif dont nous tairons donc le nom – puisqu’il s’agit d’un collectif – clôture le festival le lendemain samedi en offrant une prestation entachée de trois coupures électriques en début de set. Pas l’idéal alors que le band n’a pas encore atteint sa vitesse de croisière – au propre comme au figuré. Et c’est en ces circonstances que la bouteille et l’expérience parlent, lorsqu’il faut occuper l’espace, remplir et meubler les temps morts en affrontant les sifflements de mécontentement du public. Ils auraient affoné leurs chopes comme les y invitait l’assistance au lieu de les siroter, certain qu’ils auraient gagné des points les jeunots!

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Mais ces points perdus, Fucking Mystery Band les récupère bien vite, prestant finalement une démonstration de force bien plus convaincante pour nous qu’il y a 2 semaines au Cabaret Vert. Ce FMB clôture de la sorte en bouquet final une tournée qui s’achève, elle aussi, sur les hauteurs du plus haut festival du Royaume. Si aucun photographe n’était autorisé à officier frontstage au Cabaret Vert, ce n’est plus le cas ici – mais c’est du pareil au même puisqu’aucun de nos clichés n’a été validé par le management du groupe. Sous prétexte soi-disant de ne pas éclipser la musique et le message au profit d’images d’un collectif à géométrie variable. Décidément, coup sur coup, tout fout l’camp au pays du Camembert – quels que soient les motivations, arguments et prétextes avancés. Si ce Fucking Mystery Band craint tant que son image éclipse son message, sans doute celui-ci ne vaut-il pas plus? Quand on craint que le contenant déprécie ou altére le contenu, faut-il en déduire que celui-ci est de bien petite facture…?

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VISMETS, en after sur la grande scène, nous réconcilie par un show parfait et sans faille : notre découverte coup de coeur du weekend assurément, retrouvant par la même occasion à la basse le guitariste de CHATEAU qui officiait ici-même l’année passée. Bon sang ne sait mentir, et ce n’est pas KIDNOIZE qui pointe son museau sur scène qui nous contredira…

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♪ A venir – Coming soon – A venir ♪

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WARD’in ROCK Festival 2013 – feat. EIFFEL, CALI, KING PRAWN, PUGGY, SAULE, SKARBONE 14, BRNS,…

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3ème festival en 8 jours: notre haute-saison (f)estivale se termine en force et en beauté avec le bouquet final du Ward’in Rock Festival. La Grande Famille des bénévoles & organisateurs nous réserve derechef un accueil qui fait du Wardinne ce qu’il est devenu au fil des (17) années de son existence: une vaste garden party à laquelle on se rend en famille. Synonyme de convivialité, de simplicité et de chaleur bien ardennaise tant front-stage que back-stage, on y retrouve avec plaisir(s) d’années en années les mêmes têtes. L’affiche proposée est au demeurant toujours aussi éclectique, leitmotiv pour drainer la toute grande foule sur le Plateau.

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CALI éclabousse la soirée du samedi avec une prestation tonitruante et véritablement détonante. Transformé en véritable bête de scène, excité comme une puce, le show qu’il offre aux 5.000 festivaliers est une over-dose sur-vitaminée que finalement bien peu de showmen – et apothicaires – français sont en mesure de délivrer. Le qualificatif "rock’n’roll" n’est même pas usurpé pour ceux – comme nous – qui se prennent dans la figure un étonnement à l’image de l’énergie communicative dont il éblouit l’assemblée.

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CALI est là en véritable entertainer mais aussi en excellent public-relation devenu maître dans la technique d’entretenir malicieusement et de promouvoir habilement son image. Et si c’est en misant sur la consentante et lâche complicité de votre serviteur, pourquoi s’en cacher…?!

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Cependant, le fait que CALI ait passé une bonne partie de la journée sur le site avant même sa prestation de fin de soirée est synonyme de la simplicité et de la chaleur du gars qui ne se prend toutefois pas la tête: notre coup de coeur / découverte de cette seconde soirée du Ward’in 2014 !

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Coup de coeur prévisible et attendu de la veille: EIFFEL, qui méritait (très) haut la main de figurer en tête d’affiche sur la mainstage en lieu et place de celle du marquee. L’espace de la "petite" scène est trop réduit que pour contenir toute la rage boulimique du quatuor français manifestement en forme, les gredins.

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Au menu de cette prestation explosive: un Nico toujours aussi impressionnant et showman à la guitare nous réservant les meilleurs effets qui soient en jonglant pieds et mains avec ses pédales, une Estelle percutante à souhait et des percussions toujours aussi claquantes entourant un Romain en leader quant à lui toujours aussi charismatique.

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Charismatique, voilà un terme qui lui convient parfaitement. Rencontré l’année dernière déjà au festival Terres-Rouges chez le Grand-Duc (voir lien ci-contre), il conserve toujours le souvenir de notre courte rencontre – et n’a pas perdu non plus son sens de l’humour d’ailleurs. A moins que notre look l’ait franchement definitively marqué pour qu’il s’en souvienne à ce point!?

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EIFFEL est devenu grand et adulte, au point de rendre maintenant superflues et franchement déplacées les éternelles références à NOIR DESIR (ou allusions à NO ONE IS INNOCENT) dont "on" continue à les affubler: fuck off! Coincés dans le programme entre les deux autres têtes d’affiche plus soft et propres du vendredi, les Français tamponnent de leur cachet real rock’n’roll cette première journée du Ward’in.

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L’énergie brute de CHATEAU et sa merveilleuse section de cuivre font trembler le marquee le samedi. Z’iront loin, ces petits gars – s’ils arrêtent de laisser tomber leur guitare et de casser les cordes de leur basse – à moins que ce ne soit effectivement là le signe d’une énergie à peine contenue et difficilement canalisable?!

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Les constructions complexes et alambiquées de BRNS marquent notre objectif et notre ouïe: avec un peu plus de décontraction et d’échanges avec l’audience, sûr qu’on aurait davantage encore pris notre pied.

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Gibier et délices de la mer au menu : les locaux d’ARDENNE HEAVY et leur hure (!) explosent les tympans en nous offrant un bon pâté ardennais et font de nous de la tête-pressée avant que la carte nous dirige vers les fruits de mer avec les Anglais de KING PRAWN et à nouveau une section cuivre des plus ronflantes. Les rois de la crevettes anglais étrennent même sur scène un tout nouveau morceau dont les lyrics à ce point fraîches défilent sur l’iPod nécessaire au lead singer. Partager ensuite backstage un Jack Daniel’s dans la fraîcheur de fin de soirée avec ces Anglais et ces Ardennais demeure la meilleure manière de clôturer une bien belle édition: "After a day drinking ferociously strong Belgian beer, Ward’in festival is still able to stand up for some wildstyle…" posteront-ils le lendemain…

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La veille avait permis à PUGGY de déchainer une foule semblant n’être venue en grande partie que pour ces trois beaux âtres qui, musicalement, restent toutefois totalement inoffensifs. Plaisants certes, les trois playboys, mais au doux venin inoffensif à l’instar d’un trio d’eunuques en virée au bordel. Saluons néanmoins le Matcheu qui, after show, passe une éternité à signer autographes et à répondre en toute gentillesse à mille questions que lui posent une grappe de jeunes fans backstage: attitute franchement impressionnante de patience, de gentillesse, de douceur et d’attention, aux antipodes de certains qui feraient bien d’en prendre de la graine.

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Peu auparavant, le grand échalas de SAULE occupe les lieux sans démériter, que du contraire même: le dusty man tient toutes ses promesses avec en sus la palme de la simplicité sur scène.

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Loin de nous l’idée de passer sous silence et de jeter le voile sur d’autres formations, mais il est vrai qu’à côté de l’énergie époustouflante de SKARBONE 14 et plus particulièrement celle de son bassiste, les sets de (notamment) Balimurphy et de Pale Grey font – comme leur nom l’indique et en toute sévère subjectivité – pâle figure…

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Rendez-vous pour une 18ème édition en 2014, mêmes endroits & mêmes heures front & backstage, hein les gars?! On ne va quand même pas s’arrêter en si bon chemin, non peut-être: alleï, remets une drache, c’est moi qui régale… !

* Soon on line – Bientôt en ligne * : — WARD’in ROCK FESTIVAL 2013 —

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Avec entre autres. Cali, Eiffel, Saule, Puggy, Chateau, BRNS, King Prawn, Ardenne Heavy,…

WARD’IN ROCK Festival : SKIP THE USE, BLACK BOX REVELATION,… – 31 août & 1er septembre 2012 –

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Deux des quatre têtes d’affiche tiennent toutes leurs promesses – pour peu qu’ils en aient faites : SKIP THE USE (vendredi) et BLACK BOX REVELATION (samedi), quelque peu perdus au milieu d’une gentillette affiche bien électrop-pop qui passe en comparaison pour de la roupille de sansonnet. Car c’est un puissant capharnaüm bien bordélique que déclenche SKIP THE USE pour leur seconde venue au Ward’in. Tout auréolés de leur triomphe aux Victoires de la Musique en France et justifiant pleinement leur titre de "Groupe – Révélation Scène", ils incendient un chapiteau en érection qui n’attend d’ailleurs que ça, comme une Durex prête à exploser. A quand donc les Lillois sur la mainstage qu’on semble leur refuser pour la seconde fois ? Sans doute manière de ne pas faire d’ombre aux autres têtes d’affiche du festival, for sure…

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Même s’il ne reste que peu de leur pourtant récente punkitude, ce sont de beaux restes. SKIP THE USE hypnotise un public chaud-boulette qui lui obéit aux doigts et aux yeux, telle la bête Motörhead arborée sur un t-shirt du meilleur effet pour déclencher l’hystérie à coup de vumètres et l’entretenir à coup de disto. Telles les injonctions d’un grand-prêtre satanique, le public obéit, se soumet puis se prosterne devant le quintet en s’asseyant comme un seul homme (même s’ils sont des centaines, que dis-je? des milliers) sur l’herbe maculée avant d’exploser de plus belle. Le public est une bombe ce soir, et SKIP THE USE en est le détonateur.

Même endroit, même heure le lendemain samedi : mission 100% accomplie pour BLACK BOX REVELATION (RevOLUtion, même !) et plutôt deux fois qu’une avec une formule toujours aussi basique de chez basique mais ô combien efficace et tueuse, diantre. Ou comment décoiffer à la manière d’un trio quand on n’est que deux.

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D’ailleurs, la question de l’utilité d’une basse dans un trio ne se pose-t-elle pas face à ce cas de figure qui illustre le fait qu’on peut faire à deux autant de ravage qu’à trois ? Le flamish power, la solution finale à la sauce flamoutch ! Leur reste néanmoins à apprendre peut-être à communiquer un tantinet avec leur public, tant qu’à faire ça ne mange pas de pain pour ces bouffeurs de patates. Pour votre troisième venue au Ward’in, c’est la mainstage que vous méritez, les gars, y a pas à ch… mais pour autant que vous puissiez une fois nous dire un mot entre deux détonations. A look @ http://www.youtube.com/watch?v=vATzLF-vbsc

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"Bonsoir Wardinne ! " : telle est la manière d’entrer ou de quitter la scène, même en plein après-midi, à Wardinne. Pardon : à Wardin (ou au Ward’in Rock, c’est kif-kif, comme dirait le bourriquot). Parmi ce florilège subjectif et partisan d’une vingtaine de concerts commencés dans la froidure d’un vendredi bien ardennais, les (presque) locaux de AN ORANGE CAR CRASHED débutent fort en dédiant un morceau aux "Pussy Riot", scandant un virulent "Poutine, dégage!‘ repris en choeur par un public encore clairsemé. La pluie a rendu la plaine boueuse, mais ce n’est que pour mieux glisser, mon enfant, sur cette belle et chaude prestation d’AOCC. Leurs inconditionnels sont aux premiers rangs pour faire monter la pression, et il ne s’agit pas que des BBBofferding c’est sûr. Bien les gars, bien… Allez, on prend la pause en baissant la tête pour les photos maintenant.

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L’électro de SEXTEEN CHAPEL (qui se donne des airs de Human League) puis celle de NAIVE NEW BEATERS prend la relève à coups de synthé sortis tantôt tout droit des eighties, tantôt d’un espace-temps ou d’une quatrième dimension bien up-to-date qui atteindra son paroxysme avec The SUBS parmis d’autres douceurs plus suaves, sirupeuses et/ou plus pop. Comme pour mieux contredire les quatre lettres r-o-c-k qui sont au coeur du "Ward’in Rock Festival"…

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L’extra-terreste Cédric GERVY débarque, et sur la mainstage s’il vous plait cette année ! Toujours aussi décalé, déjanté et fouteur d’ambiance, mais comment fait-il donc pour coller toujours d’aussi près à l’actualité qu’il revisite d’une plume acerbe et caustique, toujours aussi impertinente et hilarante ? Dommage, Gamin, que tu gâches tout avec ta prise de position à la noix contre les clarisses de Malonne, fruit d’une démagogie déplacée et inutile et d’un poujadisme de bas étage qui n’a pas sa place ici. Là, tu ne l’as pas jouée très fine, fieu.

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INIMIKALL, pure fucking metal (sic), prend le relais dans le marquee pour faire trembler le sismographe d’Uccle à défaut d’en disposer d’un sur place. Brut de décoffrage, leur heavy a l’avantage de frapper aussi fort qu’un soleil complice qui commence à échauffer les esprit, mais ô combien surtout les corps : du moshing à Wardinne, n’est-ce pas une première avec ce viril "wall of death" ?!

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The EXPERIMENTAL TROPIC BLUES BAND poursuit cette montée en ébullition du marquee. Pour le moins turbulent, le trio sème ses guitares sur la scène comme d’autres y jettent un bon mollard bien gutural. Autant cependant éviter d’y mettre le pied sous peine de mauvaise surprise.

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La découverte de ce 16ème Wardinne n’a de blues et de tropical que le nom, semblant plutôt jouer à eux trois leur Révolution Black Box sauce liégeoise. L’effet irradiant est le même sur les midinettes locales qui, invitées, finissent par envahir en pagaille la scène pour un final à la Iggy Pop dans un joyeux melting pot assaisonné de larsens et autres déchirures acoustiques…

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ORFEO, PERCUBABA,… ainsi que 300 bénévoles et un staff de Dieu le Père ont fait de ce Ward’in 2012 ce que les suivants seront, à l’image de ce que les précédents ont été : le plus high de Belgique. De quoi retomber donc bien bas l’effet Wardinne terminé. Les groupes électrogènes vont souffler jusque l’année prochaine – et quand il y a de l’électrogène, y a pas de plaisir. Non peut-être ?!

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(Autres photos & reviews de précédents Ward’in Rock au chapitre 1 de Intensities in Tens Cities – All the World is a Stage, The Vintages Years 1978-2011 @ http://www.intensities-in-tens-cities.eu )