AC/DC – 1er mars 2009 – Antwerpen

AC-DC_Sportpaleis_1mars2009__001.jpg
J’ai aujourd’hui trois fois l’âge que j’avais lorsque je vis pour la première fois Angus débarquer en culottes courtes sur scène; 29 ans plus tard, me revoilà face à mes Australiens préférés ! L’Histoire retiendra sans doute qu’il n’aura fallu que 20 minutes l’automne dernier pour que les entrées aux deux concerts du Sportpaleis s’arrachent comme des billets d’un concert d’AC-DC à Anvers. Est-il dès lors politiquement correct d’écrire que je ressors de ce concert avec une légère frustration, en l’occurrence celle de ne pas avoir été surpris, celle de ne pas avoir été pris à contre-pied ?
Photos (c) – Use only with mention of www.intensities-in-tens-cities.eu
AC-DC_Sportpaleis_1mars2009__035.JPG AC-DC_Sportpaleis_1mars2009__026.JPG AC-DC_Sportpaleis_1mars2009__049.JPG AC-DC_Sportpaleis_1mars2009__067.JPG

AC-DC nous délivre le show parfait, nous assène la sono parfaite, nous réserve la set-list parfaite, nous offre la mécanique parfaitement huilée. Trop huilée, peut-être – où rien n’est laissé au hasard, où la moindre parcelle d’improvisation est réduite à sa plus simple expression. Les gimmicks, les solos, les clichés, les jeux de scène, tout est la copie conforme de ce que la band nous offrait il y a 30 ans déjà. Même le solo improvisé (?) de Let There Be Rock est la copie strictement conforme à celui sur If You Want Blood de… 1978. Des morceaux qui s’enchaînent mais moins rapidement que par le passé, Angus qui ne se trémousse que l’une ou l’autre fois par terre, il s’agit là de signes qui ne trompent pas : nos lascars ne semblent plus insensibles au poids des ans…

AC-DC_Sportpaleis_1mars2009__097.jpg AC-DC_Sportpaleis_1mars2009__135.jpg AC-DC_Sportpaleis_1mars2009__164.JPG AC-DC_Sportpaleis_1mars2009__187.jpg
Photos (c) – Use only with mention of www.intensities-in-tens-cities.eu
Mais ne boudons pas non plus notre plaisir, car ce concert est une véritable délectation : AC-DC joue sur du velours dans un Sportpaleis plein comme un œuf et totalement acquis à sa cause. 20h55: la clameur de la salle monte furieusement jusqu’à l’extinction des feux : les écrans géants s’animent alors d’un manga pour le moins hot avant que la gigantesque locomotive de Run Away Train ne vienne se poster au-dessus de la batterie. Le show est lancé comme un train fou : roulez casquette, c’est la foire aux chapeaux 115 minutes durant ! Brian la casquette vissée sur la tête, Angus avec sa mythique dégaine, Malcolm en marcel et Phil l’Asperge entourant tous deux Cliff les lunettes sur le nez et… la cigarette au bec : les deux front men sont secondés à merveille par la meilleure rythmique rock’n’rollienne de l’hémisphère sud (normal pour des Australiens) mais de l’hémisphère nord également (normal pour des Ecossais).

AC-DC_Sportpaleis_1mars2009__233.jpgPhotos (c) – Use only with mention of www.intensities-in-tens-cities.eu
AC-DC_Sportpaleis_1mars2009__194.JPG AC-DC_Sportpaleis_1mars2009__206.jpg AC-DC_Sportpaleis_1mars2009__218.JPG AC-DC_Sportpaleis_1mars2009__226.jpg AC-DC_Sportpaleis_1mars2009__232.jpg AC-DC_Sportpaleis_1mars2009__275.JPG AC-DC_Sportpaleis_1mars2009__276.jpg AC-DC_Sportpaleis_1mars2009__285.jpg

La cloche, les canons, le strip-tease, la poupée Rosie, le moon-walk (non, ça c’est Michaël Jackson !) et l’ambiance de Dieu le Père, tout y est : l’highway to hell est pavée de bonnes intentions et parsemée de Marshall qui nous délivrent une puissance de feu peu commune doublée d’un son d’une pureté qui en ferait frémir plus d’un. La grande fête se termine par la magistrale claque que nous assènent les six canons surplombant les deux murs de Marshall crachant quant à eux leurs tonitruant feu roulé : un nouveau show parfait se clôture comme il a commencé, dans une furia démoniaque où le dieu Rock’n’Roll copule bestialement avec la déesse Décibel(le). Dans 10 ans et plus, AC-DC nous refourguera encore la même recette (camelotte?) un brin surannée c’est sûr – et pour notre plus grand plaisir, ça c’est certain ! C’est ce qu’on appelle sans doute un mythe. Bien vivant, le mythe, bien vivant. On en oublierait presque la superbe première partie (The Answer), malheureusement desservie par une sono lamentablement pourave – dommage.
Photos (c) – Use only with mention of www.intensities-in-tens-cities.eu
AC-DC_Sportpaleis_1mars2009__267.JPG

AC-DC – 15 octobre 2000 – Amnéville (France)

AC-DC_2000
Mes retrouvailles avec la bande à Angus. Depuis le temps ! Je découvre le Galaxie d’Amnéville qui se prête à merveille pour cette soirée very high voltage. AC-DC de retour sur la route, pour mon plus grand plaisir. Je dois grosso modo correspondre à la moyenne d’âge de la salle, bien que pas mal de petits jeunes sont de la partie – sans doute accompagnant leurs parents ou plus simplement parce qu’AC-DC est un mythe et reste une icône pour plusieurs générations de rockers. Angus, le crâne dégarni et le cheveu restant coupé court et net, arpente la scène comme il le fait depuis 30 ans, à l’époque avec sa longue crinière bouclée, sans que l’âge ne ramollisse ce monstre parmi les monstres. La rythmique la plus extraordinaire au monde reste aussi impressionnante et unique avec Malcolm, Phil et Cliff en toile de fond – ou plutôt en mur de fond, un mur de béton armé. Bref, cette soirée se résume à un bain de jouvence, un bain de décibels, un bain de bonne humeur, un bain de simplicité à l’occasion d’une grand messe, d’une communion, d’un partage… Le public de 7 à 77 ans (quasi) sort conquis et arbore un sourire jusqu’aux oreilles : il est rare de voir autant de gens de bonne humeur au sortir d’un show. AC-DC devrait être prescrit, avec ordonnance à la clé, c’est sûr. Comme déstresseur et antidépresseur, il n’y a pas mieux, foi de moi.

AC / DC – 25 janvier 1986 – Forest National

AC_DC_1986
Ma 4ème rencontre déjà avec AC-DC en 6 ans : faut-il croire à une certaine continuité (stabilité ?) dans mes goûts musicaux ? Assurément, assurément – qu’il est riche finalement d’être le contemporain d’artistes qu’il est dès lors possible de suivre dans leur cheminement et dans leur évolution tout au long de leur carrière – à l’inverse de grandes figures du passé dont l’entièreté de l’œuvre est d’ores et déjà connue, voire figée pour l’éternité. C’est ce que devront peut-être se dire mes petits-enfants en contemplant, atterrés ou charmés, la discographie de nos Australiens de choc. Le ticket mentionne une première partie dont je n’ai malheureusement plus souvenance. Après tout qu’importe, c’est bien la bande à Angus qui est au centre de toutes les attentions. Moment particulier pour ma mère et mon oncle que j’emmène avec moi, pour leur premier concert rock. Eux qui veulent comprendre ma passion et vivre ces moments intenses au moins une fois en ma compagnie, je pense que la soirée est particulièrement bien choisie. Ainsi que les Boules Quies de circonstance…! Let there be rock…!

MONSTERS OF ROCK – 1 sept. 1984 – Karlsruhe

Monsters_of_Rock_1984
Mon premier "vrai" festival, dans le stade – impressionnant – de Karlsruhe (Allemagne) avec AC-DC en tête d’affiche – 3ème fois que notre route se croise, et pour mon plus grand bonheur. Que du beau monde sur scène au préalable – enfin, presque: ACCEPT (berk !), MOTLEY CRUE (argh !), puis quand même Gary MOORE (qui vient alors de quitter Thin Lizzy et qui n’a pas encore sombré dans un blues (?) soporiphique et commercial), mais surtout Ronnie James DIO (une des plus belles voix du rock ?) inaugurant son Last in Line , notre cinglé d’Ozzy OSBOURNE (toujours capable du meilleur comme du pire…), et enfin nos compères de VAN HALEN à la grande époque – l’unique époque, finalement: celle de David LEE ROTH: on aime ou on n’aime pas, en tous cas ce sont ceux qui n’aiment pas qui regrettent le plus de l’avoir raté en son temps, allez-y comprendre. Feu d’artifice et tout le toutim en fin de prestation acédécienne: vivement la prochaine…!

AC / DC – 6 décembre 1982 – Forest National

Nos kangourous jouent à Saint-Nicolas dans un Forest National sold out et surchauffé. Nous arrivons de LLN tout juste au début de l’insipide concert de Y&T qui ouvre pour les Australiens, et quittons l’antre au dernier monstrueux coup de canon de For Those About To Rock, We Salute You – avant même que les lampes ne se rallument – pour reprendre le dernier train (…merci les trains-trams-bus). Second show d’AC-DC en trois ans, sans comparaison aucune avec les débuts de Brian JOHNSON à Arlon en 1980. Le show et les décibels sont de la partie – rien à redire, tout y est. Les bourdonnements dans les oreilles pendant quelques dizaines d’heures encore également.

ACDC_1982

AC / DC – 2 juillet 1980 – Arlon

La célébrité d’une personne se mesure, parait-il, à la souvenance que l’on a des circonstances de l’annonce de sa mort… Si tel est le cas, Bon SCOTT doit être une de ces célébrités. Dans le cas contraire, la musique n’aura perdu qu’un leader & chanteur charismatique et légendaire hors pair. Et à jamais irremplaçable.
Le concert d’AC-DC à Arlon en juillet 1980 tout bonnement le… second du band avec Brian JOHNSON en lieu et place de feu Bon SCOTT, manière de roder le rouleau compresseur AC-DC à l’occasion de petits gigs provinciaux en vue de retrouver bien vite sa place au firmament du rock’n’roll circus.
Après Trust, AC-DC à Arlon: la racaille et l’anti-culture au centre du débat public et politique (v. article). Ou quand la quatrième dimension est plus surréaliste que la troisième. En tous cas, quel concert ! Et merci à Malcom, Cliff et Phil: la meilleure – oui, la meilleure ! – section rythmique qu’il m’ait été donné d’apprécier bien des fois depuis lors.
L’affiche pour le moins vintage de ce mémorable concert est consultable au Chapitre 2 de "All The World is a Stage", en cliquant sur le lien en haut de la colonne de droite : http://www.intensities-in-10s-cities.eu

ACDC_1980